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Full text of "Expositions internationales de Londres, 1874. France, Catalogue spécial de l'exposition de la ville de Paris : Renseignements sur les services exposants et sur les objets exposés"

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EXPOSITIONS INTERNATIONALES DE LONDRES 



1874 



FRANCE 



CATALOGUE SPÉCIAL 



DE L'EXPOSITION 




DE LA VILLE DE PARIS 



RENSEIGNEMENTS SUR LES SERVICES EXPOSANTS 
ET SLR LES OBJETS EXPOSÉS 




PARIS 

IMPRIMERIE CENTRALE DES CHEMINS DE FER 
A. CHAIX ET C<» 

«CE BERGERE, 20, t B & S DU BOULEVARD MONTMARTRE 

1874 



BIBLIOTHEQUE 
SAINTE | 

GENEVIEVE 




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EXPOSITIONS INTERNATIONALES DE LONDRES 



18 74 



FRANCE 



V^VviK- 2 



CATALOGUE SPÉCIAL 



DE L'EXPOSITION 



DE LA VILLE DE PARIS 



RENSEIGNEMENTS SUR LES SERVICES EXPOSAJSIS^^ 
ET SUR LES OBJETS EXPOSÉS 





PARIS 

IMPRIMERIE CENTRALE DES CHEMINS DE FER 
A. CHAIX ET O 

RDE 1; 1. H (.; ]. H 1 , 20, PRÈS 1IU HOULE VARD MONTMARTRE 

1874 



BIBLIOTHEQUE 
SAINTE | 

GENEVIEVE 



EXPOSITIONS INTERNATIONALES DE LONDRES 



18 74 



CATALOGUE SPECIAL 



DE L'EXPOSITION 



DE LA VILLE DE PARIS 



M. FERDINAND DU VAL, 0. #, Préfet 
M. TAMBOUR, Secrétaire Général 



M. ALPHAND, C. *, Inspecteur général des Ponts et 

Chaussées, Directeur des Travaux de Paris. Médaille 

de progrès (Vienne 1873). 
M. BELGRAND, C. $, membre de l'Institut, Inspecteur 

général des Ponts et Chaussées, Directeur du service 

des eaux et égouts, diplôme d'honneur (Vienne 1873). 
M. GRÉARD, O. $, Inspecteur général de l'Instruction 

publique, Directeur de l'Instruction primaire. Diplôme 

d'honneur (Vienne 1873). 
M. DE NERVAUX, O. $, Directeur de l'Assistance 

publique. 



ORGANISATEURS DÉLÉGUÉS 

M. MICHAUX, $, Chef de la Division des Beaux-Arts. 
M. BOUVARD, architecte, Inspecteur, chargé des tra- 
vaux d'installation. 



DIRECTION 



DES 



TRAVAUX DE PARIS 



DIPLOME D'HONNEUR (Vienne 1873) 



M. ALPHAND, C. %, Inspecteur général des Ponts et 
Chaussées, Directeur des Travaux de Paris. 

MÉDAILLE DE PROGRÈS (Vienne 1873) 



PLAN DE PARIS 



DIRECTION DES TRAVAUX DE PARIS 



PLAN DE PARIS 



Renseignements généraux. 






A partir de 1850, le développement des chemins de fer 
aboutissant à Paris ayant créé de nouveaux besoins de 
circulation dans cette grande ville, il a paru nécessaire 
de ne plus se borner, pour les satisfaire, à réaliser seu- 
lement des opérations de voirie isolées ne constituant que 
des améliorations partielles, indépendantes de tout plan 
d'ensemble. 

Dès lors, le système adopté a consisté à ouvrir dans 
Paris un réseau de grandes artères destinées à relier 
entre eux les principaux quartiers, en y portant l'air et la 
lumière, et à faciliter les grands courants de circulation, 
tout en divisant la surface entière en mailles d'une sur- 
face à peu près équivalente. 

Mais, dès 1859, ce réseau est étendu jusqu'aux quartiers 
de la banlieue annexés à Paris. 

Par suite, on a cru devoir commencer d'abord par exé- 
cuter divers percements excentriques, plus faciles à réali- 
ser sans obstacle et avec moins de frais, sur les terrains 
à peu près nus des nouveaux territoires. 



— 10 — 

D'ailleurs, les percements dans le centre de Paris de- 
vant entraîner de nombreuses démolitions de maisons, il 
était indispensable, avant de priver la population de ses 
anciens logements, de lui créer de nouveaux abris sur 
des voies publiques nouvelles, rapidement bordées de 
constructions appropriées à tous les besoins. 

D'autre part, presque toutes les rues de Paris étant 
perpendiculaires ou parallèles à la Seine et se trouvant 
trop étroites dans le centre de la Ville, il a fallu remédier 
à leur insuffisance par la création de voies nouvelles 
orientées à peu près dans les mêmes directions que les 
anciennes et telles que : 

Sur la rive droite : les rues de Rivoli, aux Ours, de 
Réaumur, du Quatre-Septembre, du Louvre, les boule- 
vards de Sébastopol et de Strasbourg; 

Sur la rive gauche : la rue des Écoles, les boulevards 
Saint-Michel et de La Tour-Maubourg, les avenues Rapp 
et Rosquet. 

Mais ces voies nouvelles ne suivant pas les diagonales 
des rectangles formés par les rues parallèles perpendi- 
culaires au fleuve et étant, par conséquent, peu propres à 
abréger les longs parcours, les boulevards Malesherbes, 
Haussmann, de Magenta, Voltaire, les avenues d'Antin, 
de l'Opéra, les rues Auber, de Lafayette, de Mau- 
beuge, Monge, de Rennes , Gay-Lussac et des Feuillan- 
tines ont dû être ouverts afin de mettre à la disposition 
du public des chemins plus directs et plus commodes. 

En outre, le percement du boulevard Saint-Germain est 
venu continuer sur la rive gauche le circuit des boule- 
vards de la rive droite, en se reliant à ceux-ci par les 
places de la Concorde et de la Bastille. 

Extérieurement à ce premier circuit, les boulevards 
Arago, de Port-Royal et Saint-Marcel ont complété, en la 



— 11 — 

régularisant, une deuxième ligne de ceinture commençant 
à l'Esplanade des Invalides et se reliant par les rues 
Lacuée et de Lyon à la place de la Bastille, et par le 
boulevard Mazas à la place du Trône. 

Au delà de cette seconde circonférence, les territoires 
annexés eu 1859 se rattachaient en général aux quar- 
tiers du centre par des voies convenables, à l'exception, 
toutefois, des XVIII e , XIV e , XIII e et XII e arrondissements, 
restés insuffisamment accessibles. 

Le percement du boulevard Ornano, des rues Caulain- 
court et Danremont, des avenues des Gobelins et Dau- 
mesnil a fait cesser cet isolement relatif. 

II fallait en outre, dans ces quartiers nouveaux, assurer 
aussi la facilité des communications avec les centres 
populeux des anciennes communes, tout en tenant compte 
des difficultés présentées par le sol accidenté de cette 
partie du nouveau Paris. 

C'est dans ce but que les rues Michel-Ange, Molitor, 
Mirabeau, Mozart, les voies rayonnant autour de la place 
de l'Étoile, les avenues de la plaine Monceau, les perce- 
ments dans Montmartre, les rues de Puebla, Michel-Bizot, 
de Tolbiac, d'Alésia et les rues de dégagement du parc de 
Montsouris, ont été exécutés. 

Tels sont, dans leur ensemble, les principaux résultats 
de la transformation de l'ancien Paris, transformation 
basée sur le système des grands percements substitué 
aux anciens procédés d'élargissement successif des voies 
insuffisantes. 

Il n'est pas sans intérêt d'indiquer rapidement pour- 
quoi ce nouveau système a été préféré, et il convient de 
faire .remarquer que l'élargissement d'une voie bâtie est 
toujours une opération très-dispendieuse, subordonnée à 
l'acquisition coûteuse de terrains considérables et à des 



— 12 — . 

démolitions de constructions dont les travaux plus ou 
moins prolongés ont pour effet de porter le trouble clans 
toutes les industries riveraines. 

D'ailleurs, si l'on peut ainsi rectifier et élargir une rue, 
on ne peut pas en modifier radicalement les pentes. 

Enfin, en enlevant à des propriétés bâties et aménagées 
le plus convenablement possible, sur un sol donné, une 
portion notable de terrain, on amène les propriétaires, 
pour tirer parti du terrain et des constructions restantes, 
à adopter de mauvaises dispositions aussi bien au point 
de vue de la salubrité que sous le rapport de la commo- 
dité des habitations. En perçant, au contraire, de nou- 
velles voies, on assure une plus-value considérable à des 
terrains de fonds d'une moindre valeur; on est libre du 
profil à donner à la voie, et on livre à la construction 
d'anciennes cours ou des jardins, sur lesquels peuvent 
s'édifier des habitations salubres et suffisamment vastes. 

Les nouveaux percements ont été tracés, autant que pos- 
sible, en ligne droite ; en général, leur profil longitudinal 
a été disposé de telle sorte que de chaque extrémité et 
de tous les points du parcours, toute la chaussée fût 
visible. 

Les dépenses nettes des parties exécutées de ces grandes 
opérations ne s'élèvent pas à moins de Fr. 884.400.213 
auxquels il faut ajouter, pour les prome- 
nades, plantations, viabilité, égouts, éclai- 
rage, trottoirs 352.935.957 

Ensemble Fr. 1.237.336.170 



Pour terminer l'ensemble de ces travaux, il reste à 
exécuter : 

1° Le percement de la rue Réaumur, entre la rue Saint- 



— 13 — 
Denis et la place de la Bourse, et son élargissement entre 
les rues de Turbigo et Saint-Martin; 

2° Le percement de la rue aux Ours, entre la rue Mon- 
torgueil et la place des Victoires, et son élargissement 
entre la rue Saint-Martin et le boulevard de Sébastopol; 

3° La rue du Louvre; 

4° L'achèvement des Halles centrales, à l'ouest; 

o° Le complément de l'avenue de l'Opéra (déjà exécutée 
à ses deux extrémités); 

6° L'élargissement des rues Aubry-le-Boucher et de La 
Reynie ; 

7 U Le percement du boulevard Henri IV; 

S" L'élargissement des rues Saint-Jacques et Soufflot ; 

9° L'achèvement du boulevard Saint-Germain, entre la 
rue Hautefeuille et la rue Saint-Dominique; 

10° L'achèvement du percement de la rue de Rennes 
jusqu'au quai Conti ; 

11° Le complément du boulevard Haussmann ; 

12° L'achèvement des rues de la Butte-Chaumont, 
d'Abbeville et de Saint-Quentin; 

13° Le complément de l'avenue Parmentier, entre les 
rues Saint-Ambroise et Corbeau ; 

14° Le percement des rues d'Alésia et de Tolbiac, le 
prolongement de la rue Nationale et des rues Barrault et 
de l'Espérance; 

15° L'achèvement des avenues de Montsouris et Reille; 

16° Le prolongement des avenues de Ségur, de Suffren 
et de Breteuil ; 



— 14 — 

17° L'achèvement des rues Mozart et de la Municipalité 
et le percement de l'avenue Benjamin-Delessert; 

18° L'achèvement de l'avenue du Prince-Jérôme et du 
prolongement de la rue Legendre; 

49° Le complément des percements dans le XVII e arron- 
dissement (en vue de l'exécution desquels percements une 
grande partie des propriétés atteintes sont déjà acquises ;) 

20° Enfin, l'achèvement des rues de la Dhuis, Sorbier 
et du Jourdain ainsi que l'élargissement partiel de l'an- 
cienne rue Militaire. 



— 15 — 



N° 625 du Catalogue français. 

SERVICE DU PLAN DE PARIS. 

Collaborateurs actuels: MM. Duchesse, chef de service; 
Fauve, géomètre on chef; — Wuhrer, graveur. 

PLANS DE PARIS 

(Médaille de mérite à l'Exposition de Vienne.) 
lie de 1/5,000 

1" PLAN LAVÉ, TENDU SLR CHASSIS, FIGURANT LES BOIS DE 
BOULOGNE ET DE VINCENNES. 

Ce plan indique, par des lisérés au carmin, la division 
par arrondissements et par quartiers ; et par des teintes 
jaune pâle, les opérations de voirie devant compléter le 
réseau des grands percements entrepris depuis 1850, et 
dont il est parlé dans la notice précédente. 

2° MÊME PLAN NON TEINTÉ, EN ATLAS. 

3° PLAN RÉTROSPECTIF TENDU SUR CHASSIS (PÉRIMÈTRE RES- 
TREINT A LA VILLE SEULE). 

Ce plan indique, par des teintes jaunes et par des 
lisérés rouges, les percements exécutés dans Paris 
depuis 1850 ; et par des teintes rouges, les monuments et 
établissements publics construits dans la même période. 

4° ATLAS DU PLAN DE PARIS PAR ARRONDISSEMENT. 

Plan chromo-lithographie obtenu au moyen d'un report. 

5° PLAN DE PARIS AU 1/10,000. 

Réduction du plan au 1/5,000. 



I 
I 



16 



NOTA. 



Les plans ci-dessus ont été établis à l'aide de la trian- 
gulation générale et des plans d'ensemble partiels levés 
par les géomètres du service du Plan de Paris, en vue 
de l'exécution des grands percements. 

Ces plans d'ensemble partiels étaient rapportés d'abord 
à l'échelle de 1/500, puis au \/\W sur le parcours des 
voies projetées, pour arriver à l'établissement le plus exact 
possible des surfaces prises et restantes des propriétés 
atteintes (1). 



(1) Ils ont été préparés sous la direction de M. E. Deschamps, chef de ser- 
vice, par les soins de MM. de Lussenay, Ross, Chevigny, géomètre trian- 
gulateur; Berger, Moutry, Picard, Dobré et Pozier, géomètre en chef des 
brigades topographiques, et par M. Fauve, géomètre en chef de la brigade 
intérieure, chargé de la réduction. MM. Avril frères ont exécuté la gravure 
sur pierre. Le frontispice a été dessiné et gravé sur acier par M. Sam 



I 



VOIE PUBLIQUE - VOIRIE 










DIRECTION DES TRAVAUX DE PARIS 



VOIE PUBLIQUE - VOIRIE. 
Renseignements généraux. 

Les grands percements dont la description sommaire 
vient de prendre place dans la notice précédente, consa- 
crée au service du Plan de Paris, ont eu pour conséquence 
l'exécution d'importants travaux de viabilité appliqués : 

1° Aux tronçons des voies nationales traversant Paris; 

2° Aux lignes de ceinture dont il a été déjà parlé pré- 
cédemment; 

3° Aux voies d'accès des chemins de fer ; 

4° Et aux voies d'utilité générale. 

Voici le détail de ces travaux en ce qui concerne : 

1° LES TRONÇONS DES VOIES NATIONALES 



La rue de Rivoli, entre les rues du Louvre et Saint-Antoine, 
formant le complément de la grande ligne partageant Paris de 
l'est à l'ouest. 

Les boulevards de Strasbourg, de Sébastopol, du Palais 
et de Saint-Michel, autre grande ligne de partage, du nord 
au sud, formant le prolongement du chemin de fer de 



— 20 — 
l'Est, et établissant une communication facile entre les 
deux rives de la Seine. Cette communication n'avait lieu 
précédemment que par des rues étroites, tortueuses, d'un 
nivellement très-défectueux, présentant, sur la rive gau- 
che, jusqu'à 0"',0G de pente par mètre, et devenues insuffi- 
santes en présence de l'accroissement de circulation 
occasionné par le développement des chemins de fer 
aboutissant à Paris. 

Ces deux grandes lignes forment les tronçons auxquels 
viennent se souder toutes les voies nationales pénétrant 
dans Paris. 

2° LES L1CNES DE CEINTURE. 



Le boulevard Henri IV, sur la rive droite (exécuté sur 
une petite longueur), et le boulevard Saint-Germain, sur 
la rive gauche (dont deux tronçons seulement sont ter- 
minés), complètent la première ligne de ceinture des bou- 
levards intérieurs de la rive droite. 

Le boulevard Haussmann (dont une petite section reste à 
exécuter), et l'avenue Friedland, qui lui fait suite, mettent 
la partie médiane des boulevards intérieurs en communi- 
cation directe avec l'Arc-de-Triomphe et le Bois de Bou- 
logne. Ces voies forment à l'ouest, avec l'avenue José- 
phine partant de la place de l'Étoile et aboutissant au 
pont de l'Aima, la deuxième ligne de ceinture dont il 
vient d'être parlé dans la précédente notice et à la- 
quelle correspond sur la rive gauche un autre circuit 
formé par les avenues Bosquet et Duqucsne, les boule- 
vards des Invalides et du Montparnasse (d'ancienne" créa- 
tion), et par les voies neuves de Port-Royal et Saint-Marcel. 
Cette dernière aboutit à la gare d'Orléans et à la Seine, en 



— 21 — 
empruntant une petite section du boulevard de l'Hôpital, 
et en reliant ainsi les gares de Montparnasse et d'Orléans. 

Les boulevards Mazas et Voltaire complètent, à l'est, cette 
deuxième ceinture. 

Les boulevards extérieurs et les chemins de ronde intérieurs 
de l'ancienne enceinte, réunis et transformés sur pres- 
que toute leur longueur en voies spacieuses à double 
chaussée séparée par un large promenoir sablé et planté 
de deux rangées d'arbres, forment la troisième ligne de 
ceinture. 



3* LES VOIES D'ACCÈS AUX CHEMINS DE FER. 

La rue Lafayette, prolongement de la rue d'Allemagne 
et de la route nationale n' J 3, met les chemins de fer du 
Nord et de l'Est en communication avec le quartier du 
nouvel Opéra et avec la gare de l'Ouest, rive droite, soit 
par la rue de Chàteaudun et par la rue Saint-Lazare 
élargie, soit par le boulevard Haussmann et la rue de 
Rome. 

Le boulevard Magenta, grande ligne de jonction de 

ces mêmes chemins de fer et des gares de Lyon et 

d'Orléans, par les boulevards intérieurs et la rue de 
Lyon. 

Le boulevard Ornano, faisant suite au précédent et abou- 
tissant à la porte de Clignancourt, après avoir traversé tout 
le XVIII e arrondissement. 

La rue de Maubeuge, autre dégagement des lignes du 
Nord et de l'Est, dans le IX e arrondissement, et reliant ces 



— 22 — 
lignes au chemin de fer de l'Ouest par les rues de Châ- 
teaudun et de Saint-Lazare élargie. 

La rue de Rome, voie de dégagement du chemin de 
fer de l'Ouest, dans le centre de Paris, par le boulevard 
Haussmann, et vers les Batignolles jusqu'au chemin de 
fer d'Auteuil. 

La nie de Hennés, prolongement du chemin de fer de 
l'Ouest, rive gauche, s'arrêtant à la place Saint-Germain- 
des-Prés, mais devant se bifurquer à partir de cette place 
et aboutir, d'une part, au pont du Carrousel, et, d'autre 
part, en face delà rue du Louvre, située sur la rive droite. 



4° VOIES D'UNE GRANDE UTILITÉ GÉNÉRALE. 

L'avenue de l'Opéra, de la place de ce nom au Théâtre- 
Français, exécutée seulement dans la traversée de la 
place du Théâtre-Français et du boulevard des Capucines 
à la rue Louis-le-Grand. 

La rue du Quatre-Septembre, de la Bourse à la place 
de l'Opéra. (Se soudera plus tard à la rue Réaumur, tra- 
versant le III e arrondissement. ) 

La rue de Turbigo, prolongement de la rue du Faubourg- 
du-Temple, traversant diagonalement les quartiers les plus 
populeux des III e et IV e arrondissements et aboutissant 
aux Halles centrales. 

La rue du Pont-Neuf, du Pont-Neuf à la pointe Saint- 
Eustache, en traversant les Halles. 

La rue des Halles, voie de communication entre ce 
grand marché central, la place du Châtelet et le pont 
au Change. 



— 23 — 
L'avenue Victoria, dans l'axe de la place de l'Hôtel-de- 
Ville. 

L'avenue des Gobelins, prolongement de la route natio- 
nale n° 7, formant l'une des grandes voies aboutissant 
à la place d'Italie ; — elle remplace, sur un parcours de 
800 mètres, l'étroite et sombre rue Mouffetard. 

Les rues des Feuillantines et Gay-Lussac, formant à 
l'ouest la bifurcation de l'avenue des Gobelins et aboutis- 
sant au boulevard Saint-Michel près la rue Soufflot et 
à l'Odéon, par la nouvelle rue de Médicis, en isolant le 
Luxembourg au nord. 

La rue Monge, formant la bifurcation à l'est de l'avenue 
des Gobelins, et contournant la montagne Sainte-Gene- 
viève par une succession d'alignements droits. — Cette 
voie a nécessité des déblais fort importants à la hauteur de 
la rue Rollin, rendue accessible par un escalier monumental. 

La rue des Écoles, prolongement de la rue de l'École- 
de -Médecine dans le V e arrondissement, dégageant un grand 
nombre d'établissements universitaires. 

Les voies nouvelles dans le Luxembourg, servant de 
communication entre le V e et le VI e arrondissements et 
encadrant la grande avenue de rObscrvatoire. 

Le boulevard Latour-Maubourg, du pont des Invalides 
à l'École militaire. 

L'avenue Rapp, du Champ de Mars au pont de l'Aima. 

Les avenues de Ségur et de Suffren, prolongées récem- 
ment dans le quartier de l'École militaire. 



— 24 — 
La rue de Solférmo, s'arrétant actuellement à la rue 
Saint-Dominique; — elle doit être prolongée jusqu'au bou- 
levard du Montparnasse, eu face de l'avenue du Maine. 
Elle dégage le palais de la Légion d'honneur. 

Les avenues Abbé-la-Salle et de Saint-François-Xavier, se 
détachant de l'avenue Duquesne et se dirigeant parallèle- 
ment vers le boulevard des Invalides, en encadrant la 
nouvelle église Saint-François-Xavier. 

Les voies nouvelles sur l'emplacement des Petits-Ménages.— 
Communications toutes locales et très-utiles. 

Le boulevard Matesherbes, de la Madeleine à la porte 
d'Asnières, voie d'une très-grande importance ayant né- 
cessité la transformation complète de quartiers jusque-là 
très-délaissés. 

Les voies de dégagement du Marché de l'Europe. 

L'avenue de Messine, du boulevard Haussmann au parc 
Monceau dont elle forme l'accès au sud. 

L'avenue de la Reine-Hortense, accès ouest du parc 
Monceau, l'une des douze grandes voies aboutissant à la 
place de l'Étoile. 

La rue de Courcelles, élargie et prolongée, les rues de Lis- 
bonne, de Vigny, Rembrandt eiMurillo, desservant les abords 
du parc Monceau. 

Les voies annexes du boulevard Haussmann : rues de 
Berry prolongée, de la Baume, de la Pépinière, d'Anjou, 
de l'Arcade et Neuve-des-Mathurins. 

Les voies annexes de la rue de Rome ■ rues de Vienne 



— 25 - 
prolongée, Copenhague, Andrieux, Bernouilli, de Moscou, 
Clapeyroa, Mosnier, de Bruxelles et de Madrid. 

La rue de Morny, faisant suite, dans le quarLier de Chail- 
lot, à la grande ligne formée à droite des Champs-Elysées 
par les rues Saint-Lazare, de la Pépinière et Abbatucci. 

La rue François I et , reliant le pont de l'Aima à la par- 
tie haute des Champs-Elysées. 

La place du Nouvel-Opéra et les voies nouvelles qui 
entourent cet édifice. 

Les voies annexes de la rue de Maubeurje: rues Hippo- 
lyte-Lebas, Choron, Milton, Condorcet, Belzunce et 
d'Abbeville. 

Le boulevard des Amandiers, de la place du Chàteau- 
d'Eau au cimetière du Père-Lachaise, ouvert sur 224 
mètres de longueur seulement. 

L'avenue Philippe-Auguste, prolongement du boulevard 
Ménilmontant jusqu'à la place du Trône. 

L'avenue Daumesnil, de la rue de Lyon au bois de Vin- 
cennes, voie latérale à la ligne de Vincennes jusqu'à la 
rue de Charenton. — Cette avenue s'infléchit à droite, à 
partir de ce dernier point, pour aboutir au bois de Vin- 
cennes, par la porte de Picpus. 

Le boulevard Ârago, du boulevard Saint-Marcel, dont 
il forme le prolongement, jusqu'à la place d'Enfer. 

L'avenue de l'Empereur, de la place de l'Aima au bois 
de Boulogne, par la porte de la Muette. Voie très-impor- 



— 26 — 
iante et dont l'exécution a présenté de grandes difficultés. 

L'avenue d'Iéna, de la place de l'Étoile au Trocadéro, 
l'une des douze avenues aboutissant à la place de 
l'Étoile. 

L'avenue du Roi-de-Rome, de la place de ce nom à 
celle de l'Étoile. 

La place du Roi-de-Rome, vaste place circulaire au 
sommet du Trocadéro. 

Le Trocadéro, de la Seine à la place du Roi-de-Rome, 
dans la largeur du Champ de Mars, avec création de voies 
accessibles aux voitures et d'un escalier monumental 
ayant nécessité des déblais considérables. 

L'avenue d'Eylau, de la place de l'Étoile à la porte de 
la Muette, au bois de Boulogne. 

L'avenue Uhrich, voie unique en son genre, communi- 
quant de l'Arc- de-Triomp beau bois de Boulogne, dont elle 
constitue le principal accès. 

L'avenue du Prince-Jérôme, de la place de l'Étoile à la 
place de Courcelles. 

L'avenue de Wagram, de la place de l'Étoile à la place 
de Wagram. 

L'avenue de Villiers, du boulevard des Batignolles à la 
porte de Champerret. 

Le boulevard Perdre, de la rue de Rome à l'avenue de 
la Grande-Armée. — Voie bordant le chemin de fer d'Au- 
teuil. 



— 27 — 
Les rues de Mexico et de Vera-Cruz, voies se dégageant 
de la rue de Puebla au parc des Buttes-Chaumont et con- 
tournant ce parc, la première au nord et jusqu'au bou- 
levard Sérurier ; la seconde, jusqu'à la rue de Crimée. 

La rue de Puebla, de la rue de Meaux au cours de Vin- 
cennes, traversant les XIX e et XX e arrondissements, 
sur un parcours de 4,080 mètres. 

La rue Michel-Bizot, faisant suite à la précédente et 
aboutissant à la rue de Charenton, à la jonction de 
cette dernière avec le chemin de fer de Ceinture. 



Indépendamment des voies qui viennent d'être énumé- 
rées, de nombreux prolongements et élargissements de 
voies secondaires, des raccordements importants de voies 
anciennes adjacentes aux voies principales, ont été opérés. 

Le tableau suivant indique, d'ailleurs, les dimensions 
des voies principales, • ainsi que la dépense à laquelle 
elles ont donné lieu. Ce renseignement fait défaut pour 
les opérations dont les comptes ont été détruits à la 
suite des événements de 1871. 

La colonne d'observations de ce tableau contient des 
indications détaillées qui complètent l'énumération précé- 
dente. 



— 28 — 



— 29 



DÉSIGNATION 




LARGEUR 


NATURE 






des 
LOCALITÉS 


LONGUEUR 


« ""S 
ta 

jj a 

M 

u 


en 
» o 

« H 
O 


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O 
H 


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S o 

u H 

o 

a 

H 


SURFACE 




Rue de Rivoli, 


















entre les rues 


















du Louvre et 


















Saint-Antoine 


1.450 


12 » 


10 » 


22 » 


Pavage 


Granit 


31.900 




Boulevard de 


















Sébastopol, 


















entre le bou- 


















levard Saint- 


















Denis et la 


















Seine. . . . 


560 


14 » 


16 » 


30 » 


Pavage 


Bitume 


16.800 




Boulevard du 


















Palais, dans 
la traversée de 
la Cilé . . . 


247 


14 » 


16 » 


!0 » 


Mixte 

cmpierrem' 

et pavage 


Bitume 


7.410 






La rue de Rivoli s'arrêtait à la rue du Louvre; son prolongement jus- 
qu'à la rue Saint-Antoine, à travers des quartiers très-populeux et sillon- 
nés de rues étroites, sombres, tortueuses ne permettait qu'une circulation 

insuffisante. 

Le percement de cette voie a nécessité la transformation presque com- 
plète du quartier de l'Hôtel de Ville, et la création ou l'élargissement d'un 
grand nombre de voies aux abords. 



Cette grande voie forme, avec les boulevards du Palais et de Saint-Michel 
qui lui font suite, et avec la rue de Rivoli qu'elle traverse perpendiculairement, 
le tronçon de toutes les voies nationales pénétrant dans Paris. - Elle sert 
de débouché aux chemins de fer du Nord et de l'Est, et constitue une voie 
rapide et sûre, pour les voitures et pour les piétons, qui ont, de 
chaque coté de la chaussée, deux larges contre-allées plantées de 8 mètres 

chacune. , , 

Les voies aux abords ont été élargies ; d'autres voies ont été ouvertes, 
notamment aux abords des Halles et des Arts- et -Métiers, comme consé- 
quence de la création du boulevard de Sébastopol. 



Toute la partie de la Cité comprise entre les rues d'Arcole et de la Cite 
a été entièrement rasée. - On a remplacé les rues misérables de ce quar- 
tier par l'avenue de Constantine et le boulevard du Palais. - Ce dernier 
boulevard sert de trait d'union entre les boulevards Sébastopol et Saint- 
Michel, en formant avec ces derniers la grande ligne qui divise Pans du 
nord au sud, en deux parties à peu près égales. 



DESIGNATION 

des 
LOCALITÉS 



Boulevard St- 
Michel, de la 
Seine au bou- 
levard du 
Montparnasse 



Avenue de l'O- 
péra .... 



LONGUEUR 



1.520 



276 



— 30 — 



LARGEUR 



31 



U 



li- 



16 



30 



30 



NATURE 



Mixte 

empierrem' 

et pavage 



Mixte 

empierrem' 

et pavage 




Bitume 



Bitume 



45.600 



8.280 



Avant les grands travaux de voirie présentement décrits, la circulation 
du nord au sud sur la rive gauche était desservie seulement par deux 
voies étroites et tortueuses présentant des pentes gui atteignaient jusqu'à 
m ,06 par mètre. 

On comprend par suite l'importance de l'ouverture (sur la rive gauche) 
du boulevard Saint-Michel, qui relie la Seine avec la ligne des grands bou- 
levards intérieurs du Montparnasse, de Port-Royal, etc., et qui forme le 
prolongement des boulevards de Strasbourg, de Sébastopol et du Palais , 
sur la rive droite. 

La plus forte pente du boulevard St-Michel est de m ,03 par mètre, et 
la plus faible de m , 00G. — La chaussée avait été établie primitivement en 
empierrement, avec caniveaux pavés de 4 m ,50 sur toute sa longueur. — 
Depuis 1871, elle a été convertie en pavage, entre les quais et la rue 
Soufflot. 

Annexes du boulevard Saint-Michel : place Saint-Michel, boulevard Saint- 
André et place de Médicis. 



L'avenue de l'Opéra, qui doit relier les Tuileries au nouvel Opéra, est 
ouverte sur deux tronçons seulement. 

Le premier tronçon, sur la place du Théâtre-Français, n'a que 125 mètres 
de longueur. — Le second tronçon, exécuté entre le boulevard des Capu- 
cines et la rue Louis-le-Grand, a loi mètres. 

Cette avenue, dont les deux extrémités seules sont exécutées, deviendra, 
lorsque les circonstances permettront de l'achever, [une voie magistrale 
traversant un quartier de luxe et de haut commerce. 



DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS 



Rue du Quatre- 
Septembre. . 



Rue de Tur- 

BIGO 



Rue du Pont- 
Neuf . . . . 



Rue des Hal 

LES. . . . . 



Avenue Victo- 
ria . . . . . 



LONGUEUR 



549 



1.164 



540 



273 



— 32 — 



LARGEUR 



12 



12 » 



12 » 



12 » 



U » 



8 » 



8 » 



1G » 



20 



20 » 



20 » 



20 » 



30 » 



NATURE 



Pavée 



Pavée 



Pavée 



Pavée 



Pavée 



Granit 



Granit 



Granit 



Granit 



Bitume 



SURFACE 



23.280 



10.800 



8.190 



33 — 



OBSERVATIONS 



La rue du Quatre-Septembre a été ouverte entre la place de la Bourse 
et la place de l'Opéra, avec laquelle se raccorde l'avenue de l'Opéra dont 
il vient d'être parlé. — Cette voie met en communication les quartiers 
Vivienne et de la Chaussée-d'Anlin avec la place de la Bourse. 

Elle constitue ainsi une voie directe entre le boulevard et la place 
de la Bourse, centre de nombreuses et importantes affaires industrielles 
et commerciales; son exécution a présenté de sérieuses difficultés en ce qui 
concerne le raccordement avec le niveau des rues de Port-Mahon et Louis- 
le-Grand, situées en contre-bas de près de 1 mètre et qu'on ne pouvait 
remblayer sans s'exposer à payer des indemnités considérables. 

La rue Turbigo relie les Halles centrales avec le boulevard du Temple. 
— Cette voie, d'une très-grande importance pour l'approvisionnement des 
Halles, traverse les quartiers les plus populeux des 1 er , 111° et IV e arron- 
dissements, et elle fait suite à la rue du Faubourg-du-Temple. 

Cette rue met en communication le Pont-Neuf et les Halles centrales. 
Sa création était indispensable pour faciliter l'approvisionnement de ce 
grand marché central. 

La rue des Halles aboutit aux Halles centrales et au pont au Change, 
par la rue Saint-Denis élargie et la place du Chàtelet; elleest aussi d'une 
grande utilité pour les approvisionnements des Halles. 

L'avenue Victoria est ouverte dans l'axe de l'Hôtel de Ville, parallèle- 
ment aux quais. — Elle s'arrête à la rue des Lavandières. 

Elle facilite l'accès de l'Hôtel de Ville et de ses annexes, et elle com- 
plète la physionomie donnée au quartier par la rue dé Rivoli, le boulevard 
de Sébastopol et le square Saint-Jacques. 

Établie primitivement en empierrement avec caniveaux pavés, puis 
asphaltés, la chaussée de l'avenue Victoria a été convertie en pavage depuis 
1871. 




Rue Gay-Lis- 

SAC 



Rue des Feuil- 
lantines . . 



680 



610 



\i 



20 



20 » 



Pavée 



Pavée 



Granit 

et bitume 



Granit 
et bitume 



13.600 



12.200 



La rue Gay-Lussac commence au boulevard Saint-Michel, près de la 
rue Soufflot; elle pénètre, en coupant les rues Royer-Collard et Saint-Jac- 
ques jusqu'au quartier du Val-de-Grûce. — La rampe moyenne est de 
m ,0i:>j par mètre jusqu'à la rue Saint-Jacques, et de ln ,008S au delà. 

Prés du boulevard Saint-Michel, les déblais ont atli int t mètres environ. 
Les touilles ont mis à découvert les vestiges d'une villa romaine, dont on 
n'a retrouvé que les fondations; le niveau de ces fondations correspondait 
avec celui de la voie romaine trouvée dans les déblais du boulevard Saint- 
Michel. 



La rue des Feuillantines, dans sa partie neuve, (ait suite à la rue Gay- 
Lussae ; elle établit une communication directe entr. 1 les quartiers du Val- 
de-Grâce et Saint-Marcel, en traversant de grands terrains jadis improduc- 
tifs et qui sont aujourd'hui couverts de belles constructions. 

Les pentes de cette rue varient entre 0"',016 et (P,038 par mètre. Les 
remblais exécutés ont atteint 3=»,90 de bauteur à la rue de Lourcine. 

L'ouverture de la rue des Feuillantines, indépendamment des communica- 
tions qu'elle a étal lies entre les rues qu'elle traverse, a facilité l'accès 
direct de l'est à l'ouest entre les rues Moufletard et Saint-Jacques, séparées 
l'une de l'autre par une distance de 7Ù0 mètres. 




DÉSIGNATION 



Rue Monge, de 
la place Hau- 
bert à l'ave- 
nue des Go- 
belins. . . . 



1.340 



12 



20 



Pavage 



Granit 
et bitume 



47.000 
(y com- 
pris la 
place 
Monge 
et les 
tron 
çonsde 
voies 
nou- 
velles) 



Sur la rive gauche de la Seine, la Montagne Sainte-Geneviève rend 
très-difficile l'ouverture de voies à pentes faciles, partant de la Seine, pour 
aboutir directement vers le Panthéon. Pour résoudre cette difficulté, on a 
créé, à l'ouest de la Montagne, les rues Gay-Lussac et des Feuillantines, 
dont il vient d'être parlé, et à l'est la rue Monge. Cet ensemble de voies 
constitue, avec une partie du boulevard Saint-Michel et de la rue des 
Écoles, une ceinture complète autour du point culminant et facilite toutes 
les communications, en reliant entre elles les voies anciennes et nouvelles. 

La rue Monge commence à la place Maubert; elle contourne à l'est 
la Montagne Sainte-Geneviève, en s'enfonçant dans le versant situé au 
delà des Fossés-Saint-Yictor, à une profondeur variant entre 6 et 9 moires. 
A. sa rencontre avec la rue Rollin, le déblai est de G'",G0 ; à la rue Lacé- 
pède, il est encore de 3 m ,7G. C'est au droit de la caserne Mouffetard (où a 
été dégagée une place spacieuse appelée place Monge) que se trouve le 
point culminant de la rue Monge qui, depuis la place Maubert, s'élève 
avec des rampes variant de m ,002 à m ,0328 par mètre ; elle descend 
l'autre versant par des pentes variant de m ,004 à m ,0327, jusqu'à sa 
jonction avec l'avenue des Gobelins, sur laquelle elle s'embranche symétri- 
quement à la rue des Feuillantines. 

Le tronçon de la rue Rollin, situé à droite de la rue Monge, a été raccordé 
avec celle-ci, au moyen d'un escalier monumental en granit, briques 
et pierres ; le tronçon de gauche a été abaissé et raccordé par une rampe 
de O m ,0S avec la voie principale. 

La rue Monge dégage, sur son passage, l'École Polytchniquc, la prison 
Sainte-Pélagie, la caserne Mouffetard ; à l'est, le marché des Patriarches et 
l'église Saint-Médard. Elle distribue l'air et la lumière dans un quartier 
où une population pauvre et nombreuse était autrefois entassée dans un 
dédale de petites rues étroites et malsaines. 

Les dépenses totales pour la viabilité se sont élevées à 1,342,000 francs. 











- 38 










DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS 


LONGUEUR. 


LARGEUR 


NATURE 


SURFACE 




W 

■H 

es m 

en 

tB 


es 

S o 

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H 




Rue des Éco- 


















les, entre le 


















boulevard St- 


















Michel et la 










Mixte 








rue du Cardi- 

■ 

nal-Lemoine. 


800 » 


12 » 


8 >» 


•20 » 


empierrem 1 
et pavage 

Mixte 


Granit 
et bitume 


20.000 




Boulevard St- 
Germain. . . 


1.725 » 


U » 


16 » 


30 » 


empierrera' 
et pavage 


Bitume 


56.750 
(y com- 
pris le* 
amor- 
ces et 
les é- 
largis- 
sem tt 





— 39 



OBSERVATIONS 



La rue des Écoles continue la rue de l'École-de-Médecine; elle met à la 
disposition du public et de la jeunesse qui fréquente les Ecoles des com- 
munications directes avec tous les établissements utiles aux études. En 
effet, grâce à cette voie et à la rue Monge, on peut se rendre directement à 
l'École de Médecine, à la Clinique, au Collège de France, à l'Ecole Poly- 
technique, au Jardin des Plantes, à la Pitié, etc. 

La chaussée est formée d'un empierrement central de 5 mètres et de deux 
caniveaux de 3 m ,50 chacun. 

La dépense, entre les rues Jean-de-Beauvais et Saint-Nicolas-du-Char- 

donnet, s'est élevée à Fr - 33 - 000 " 



Cette grande ligne doit être, sur la rive gauche, l'équivalente de la ligne 
des boulevards intérieurs ; de la rive droite elle s'étendra, sans interrup- 
tion, du pont de la Concorde au pont Saint-Germain en construction à 
l'extrémité de l'île Saint-Louis; finalement, elle aboutira à la Bastille par 
le boulevard Henri IV, amorcé sur cette dernière place. 

Jusqu'à présent, deux tronçons importants sont seulement achevés aux 
deux extrémités. Celui du V e arrondissement s'étend jusqu'à la rue Haute- 
feuille dans le VI e arrondissement, et l'autre tronçon, dans le VII arron- 
dissement, va du pont de la Concorde à la rue Saint-Dominique. 

Les pentes varient entre m ,0035 et m ,0104 par mètre; le point le 
plus élevé at à la rue Saint-Jacques. 

Les revers pavés de la chaussée ont 4 m ,5t) chacun. 

La dépense s'est élevée à Fr. 1.103.000 » 

pour terrassements, pavage, empierrement et asphalte de la voie propre- 
ment dite, entre le quai de la Tournelle et la rue Saint-Jacques dans 
le V e arrondissement, et de la section ouverte dans le VII e arrondi-sement. 

L'ouverture de la rue de Solférino et les raccordements des voies adja- 
centes sont compris dans cette dépense. 



— 40 — 



— 41 



DÉSIGNATION 

d s 
LOCALITÉS 



Boulevard de 
Port -Royal, 
entre le carre- 
four de l'Ob- 
servatoire et 
l'avenue des 
Gobelins. . . 



LOSGCEUR 



1.170 



LARGEUR 



a H 



11 



26 



10 



NATURE 



Mixte 

empierrera 1 

et pavage 



Bitume 



SURFACE 



46.800 




La partie la plus peuplée et la plus commerçante de la rive droite de 
la Seine est limitée par un arc de cercle formé par la ligne des grands bou- 
levards intérieurs et dont la corde est le fleuve lui-même; sur la rive gau- 
che, la symétrique de cette ligne circulaire n'existait qu'en partie, parce que 
le tracé des boulevards des Invalides et du Montparnasse s'arrêtait au 
carrefour de l'Observatoire. Pour aller de ce carrefour au Jardin des Plan- 
tes, aux chemins de fer d'Orléans et de Lyon, et pour pénétrer dans le 
quartier Saint-Marcel, il fallait parcourir des rues étroites et tortueuses à 
pentes très-fortes. 11 a donc été jugé utile de compléter la grande ligne des 
boulevards de la rive gauche par l'ouverture de voies importantes s'éten- 
dant entre le carrefour de l'Observatoire et le pont d'Austerlitz. 

Le percement du boulevard du Port-Royal a été le point de départ de 
ces grands travaux; sa longueur est de 1,170 mètres; il forme trois 
alignements droits dont les sommets d'angle sont à la rue Saint-Jacques 
et à la rue de Lourcine. 

Les pentes varient entre m ,02o2 et m ,012 par mètre. La traversée de 
la vallée de la Bièvre a nécessité un remblai de 6 mètres à la rue de 
Lourcine, et un autre remblai de S' n ,88 à la rue Pascal. Ces deux voies 
ont été franchies au moyen de deux ponts en fer. 

Les trottoirs, le long des maisons, ont 3 m ,o0. Chaque contre-allée sablée 
et plantée a 9 m ,50, et les caniveaux pavés de chaque côté de la chaussée 
ont i, mètres chacun. 

Les dépenses se sont élevées, savoir: 
Pour déblais , trottoirs , empierrement, 

pavage, à Fr. 822.000 

pour construction de deux ponts, à . . . 359.000 



1.181.000 




DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS 



Boulevard St- 
Marcel, entre 
l'avenue des 
Gobelins d le 
boulevard de 
Port-Royal. . 



Boule var d 
Arago, du 
boulevard St- 
Marcel à la 
place d'Enfer. 



Avenue des 
Gobelins, de 
la rue Mouf- 
fetard à la 
place d'Italie. 



42 



LARGEUR 




830 



1.31! 



800 



NATURE 



U 



14 



14 



26 



m 



2G 



'.0 



40 



10 



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H 


Mixte 




empierrera' 




et pavage 


Bitume 


Mixte 




empierrem' 




et pavage 


Bitume 


Mixte 




ompierrem' 




et pavage 


Bitume 




33.200 



52.000 



32.000 



— 43 



OBSERVATIONS. 



Le boulevard Saint-Marcel forme la continuation du boulevard du 
Port-Royal; il suit un alignement droit, entre l'avenue des Gobelins et le 
boulevard de l'Hôpital, auquel il aboutit, vis-à-vis de la place de la Salpû- 
trière. L'ouverture du boulevard Saint-Marcel a complété la ligne des bou- 
levards de la rive gauche ; cette ligne est un arc de cercle dont une extré- 
mité aboutit au pont d'Austerlitz et l'autre à l'esplanade des Invalides. 

La chaussée est presque horizontale sur toute sa longueur, qui est de 
630 mètres. 

L'achèvement des boulevards Saint-Marcel et de Port-Royal a établi une 
communication facile et directe entre les Invalides et les chemins de fer de 
Versailles, de Sceaux, d'Orléans et de Lyon. Ces voies nouvelles donnent 
des débouchés à plus de 25 rues secondaires qu'elles traversent. Les trot- 
toirs ont 3 m ,o0, les contre-allées 9 m ,50, et les revers pavés 4 mètres. 

Dépense de viabilité Fr. 920.000 » 



Le boulevard Arago, prolongement du boulevard Saint-Marcel, dans les 
XIII e et XIV e arrondissements, a une chaussée de li mètres, dont 6 mètres 
d'empierrement et 8 de caniveaux; des trottoirs de 3 m ,50 le long des 
maisons, et des contre-allées sablées de 9 m ,50. 

Cette voie est destinée, avec le boulevard de Port-Royal, à déterminer 
la transformation des quartiers traversés. 



L'avenue des Gobelins met en communication les boulevards Arago, de 
Port-Royal, Saint-Marcel, les rues Mouffetard, des Feuillantines, Monge, 
Censier, Fer-à-Moulin, Pascal; elle fait suite à la route nationale n° 7. 

Cette avenue a remplacé une partie de la rue Mouffetard; elle ne s'ar- 
rête qu'à la place d'Italie, en passant devant la manufacture des Gobelins. 



DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS 



Rue de Ren- 
nes, entre la 
rue de Vau- 
girard et la 
place de l'Ab- 
baye .... 



LONGCEUR 



952 



LARGEUR 



[2 



20 



NATURE 



Pavage 



SURFACE 



Granit 



19.040 



OBSERVATIONS. 



La rue de Rennes établit une communication directe entre le chemin 
de fer de l'Ouest (rive gauche) et la rive droite de la Seine; elle com- 
mence au boulevard Montparnasse, au droit de la gare du chemin de fer 
en question; elle aboutira au quai Conti, entre l'Institut et l'hôtel des 
Monnaies. Sur ce point, son raccordement avec la rive droite serait assuré 
par un pont construit en face la rue du Louvre. 

La partie de la rue de Rennes, actuellement terminée et livrée à la cir- 
culation, se divise en deux sections distinctes, ouvertes à des époques 
assez éloignées l'une de l'autre: la première section, livrée à la circulation 
en 1854, s'étend du boulevard Montparnasse au carrefour formé par les 
rues du Regard, Notre-Dame-des-Champs et Vaugirard, sur une longueur 
de 432 mètres. La deuxième section, partant de ce même carrefour, s'ar- 
rête à la place de l'Abbaye, en empruntant la place Saint-Germain-des- 
Prés; sa longueur est de 952 mètres. Les travaux, commencés en octobre 
1867, ont été complètement terminés le 10 août 1870. 

A l'origine, la chaussée des deux sections était établie dans le système 
mixte des revers pavés avec chaussée centrale empierrée; mais depuis 1871, 
la partie empierrée a été supprimée et remplacée par un pavage. 

La pente longitudinale de la première section est uniformément de 
m ,0188 par mètre. 

Le nivellement de la deuxième section présente d'abord une pente uni- 
forme de m ,00177, sur une longueur de 693 m ,25, depuis la rue de Vaugi- 
rard jusqu'à la rue du Four-Saint-Germain ; puis une rampe de m ,005 de 
la rue du Four à la rencontre du boulevard Saint-Germain, sur une lon- 
gueur de 179 mètres. La place Saint-Germain-des-Prés est traversée, jusqu'à 
la rue de l'Abbaye, avec une pente de m ,01G4. 

L'adoption de ce nivellement a nécessité un déblai de m ,49 à la rue 
Cassette, un déblai de m ,6o à la rue du 'Vieux-Colombier, un remblai de 
l m ,67 à la rue du Four, et un remblai de 2 m ,37 à la rue Bernard-Palissy. 

La dépense totale nécessitée par l'ouverture de la deuxième section de la 
rue de Rennes s'est élevée à Fr. 639.000 » 



46 — 




des 
LOCALITÉS 



Rue de Médi- 
cis 

Rue Bona- 
parte. . . . 

Rue de l'Abbé- 
de-l'Épée . . 

Rue I, à l'est 
de l'Avenue . 

RueJ, à l'ouest 
de l'Avenue . 

Rue Lamé . . 

Rue Charles- 
Nodier . . . 

Rue de Staël 

Rue Augustin- 
Thierry. . . 



2.590 



39.400 



Le palais et le jardin du Luxembourg occupaient autrefois une super- 
ficie fermée considérable, qui ne peut être évaluée à moins de 450,000 
mèlres carrés. Cet ensemble présentait, du nord au sud, une longueur de 
plus de 900 mètres; sa largeur, de l'est à l'ouest, était d'environ 700 mètres, 
en y comprenant les maisons de la rue Madame et de la rue Monsieur-le- 
Prince qui se trouvaient enclavées dans le jardin. Cette situation constituait 
une entrave sérieuse pour la circulation des voitures et même pour celle 
des piétons, puisque cette immense surface était toujours inaccessible la nuit. 

C'e.-t en raison de cette gêne que fut conçu le projet de prolonger la 
rue de l'Abbé-de-l'Épée, entre le boulevard Saint-Michel et la rue d'Assa», 
et de créer, entre cette nouvelle rue et le carrefour do l'Observatoire, un 
quartier neuf, tout en conservant la grande avenue de l'Observatoire. 

Le quartier neuf, dont il vient d'être question, forme un triangle limité 
au nord par la rue de l'Abbé-de-l'Épée prolongée, à l'ouest par la rue 
d'Assas, à l'est par le boulevard Saint-Michel; ce triangle est traversé dans 
son milieu par la belle avenue de l'Observatoire. Perpendiculairement à 
cette avenue on a ouvert quatre rues à largeurs variables, de 12 à 20 mètres. 
Parallèlement à l'avenue, à droite et à gauche, on a établi deux rues bor- 
dées de plantations; enfin, une dernière voie de 20 mètres a été tracée 
pour relier la rue de l'Abbé-de-l'Épée à la rue Carnot. Toutes ces rues sont 
pavées; les trottoirs sont inachevés, sauf ceux qui longent le nouveau jar- 
din. Les chaussées, à droite et à gauche de l'avenue, sont en asphalte. 

Ce quartier devant créer un vaste débouché au sud du Luxembourg, il 
a fallu compléter l'isolement du jardin par l'ouverture de la rue de Médicis, 
qui p;irt de l'Odéon et qui aboutitau boulevard Saint-Michel, vis-à-vis la rue 
Soufflot; elle a 20 mètres de largeur et 273 de longueur. Les trottoirs sont 
en bitume et ont 8 mètres chacun. La chaussée a 10 mètres, dont 5 d'em- 
pierrement et 5 de revers pavés. La pente unique est de ra ,02i2 par mètre. 

Le prolongement de la rue Bonaparte, entre la rue de Vaugirard et la 
rue Yavin, a complété autour du Luxembourg une ceinture non inter- 
rompue de voies larges, rendant la circulation très-facile dans tout le quar- 
tier. Longueur : 400 mètres ; largeur : 20 mètres, se divisant en une chaus- 
sée de 12 mètres et deux trottoirs de 4 mètres chacun. Pentes sur l'axe, 
variant entre m ,00766 et m ,02 par mètre. 

pour la rue Médicis Fr. 197.000 

pour les autres voies 622.000 



Dépense s 



819.000 francs. 



— 49 



DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS 



Boulevard La* 
tour-Mau- 
bourg, du 
pont des In- 
valides à l'a- 
venue de La- 
motte-Piquet. 



Avenue Rapp, 
entre le pont 
de l'Aima et 
le Champ de 
Mars .... 



Avenue 
quet. . 



Bos- 



AVENUE DU- 
QUESNE . . . 



LONGIiEUR 



1.050 



540 



960 



635 



LARGEUR 



12 » 



■13 » 



13 » 



13 



14 » 



23 



23 >> 



23 » 



NATURE 



26 » 



36 



36 » 



36 » 



Mixte 

empierrera 1 
et pavage 



Mixte 

empierrem' 

et pavage 



Mixte 

empierrem- 

et pavage 



Mixte 
empierrern 1 
et pavage 



S 



Bitume 



SURFACE 



27.300 



Bitume 



Bitume 



Bitume 



19.440 



34.560 



22.860 



OBSERVATIONS. 



Le boulevard Latour-Maubourg, ouvert dans l'axe du pont des Invalides, 
se prolonge en ligne droite jusqu'à l'avenue de Tourville, derrière l'hôtel 
des Invalides. Sa largeur, de 26 mèlres, se compose de deux trottoirs de 
7 mètres, avec un rang d'arbres sur chacun, et d'une chaussée de 12 
mètres, dont 5 d'empierrement et 7 de caniveaux pavés. 

Dépense (terrassements, pavage et empierrement). . . Fr. 406.000 » 

L'avenue Rapp met en communication le pont de l'Aima avec le Champ 
de Mars. Sa largeur, de 36 mètres, se décompose en deux trottoirs, lon- 
geant les maisons, de 3 m ,50; deux contre -allées plantées de deux rangs 
d'arbres, 8 mètres. 

Chaussée : 13 mètres S reV6rS pavé de * m6lreS chacun • • • 8 mèlres - 
( zone centrale en empierrement ... 5 — 

Dépense (terrassements, pavage et empierrement). . . Fr. 196.000 » 

L'avenue Bosquet et l'avenue Duquesne forment une grande ligne qui, 
partant du pont de l'Aima, traverse le quartier de l'École-Militaire et celui 
des Invalides. L'avenue Bosquet occupe, par rapport à l'axe du pont de 
l'Aima, une position symétrique de celle de l'avenue Rapp. Elle a été con- 
struite très-hâtivement, en 1867, de manière à être terminée avant l'ou- 
verture de l'Exposition universelle. L'avenue Duquesne, qui y fait suite, se 
termine actuellement à la rue Éblé; mais elle doit être prolongée jusqu'au 
boulevard des Invalides, en complétant la grande ligne de ceinture des 
boulevards de la rive gauche. 
Ces deux voies ont une largeur de 36 mètres, ainsi décomposée : 
Contre- l troUoirs longeant les maisons, 2 de 3 m ,50 7 m ,00 ) 
allées 1 contre - al| ées plantées de deux rangées > 23 mèlres. 

( d'arbres, 2 de 8 mètres 16 m ,00 ; 

Chaussée S caniveaux P av és de 4 mètres chacun . . 8 m ,00 ) . 

( chaussée macadamisée 5 m ,00 j mètres. 

Elles ont coûté, ( l'avenue Bosquet Fr. 169.000 » 

non compris les trottoirs ; ( l'avenue Duquesne 345.000 • 

4 



50 — 




des 
LOCALITÉS 



Avenues Abbé- 
la-Salle et 
St- François- 
Xavier . . . 



Prolongement 
des Avenues 
de Ségur et 

DE SUFFREN . 



Rue de Solfé- 

RINO 



Voies nouvelles 
ouvertes sur 
l'ancien Hos- 
pice des Mé- 
nages. . . . 



OùO 



715 



320 



500 



7.20 



so 



-20 



-4.80 



85 



iO 



20 



12 



NATURE 



Asphalte 



Pavage 



Asphalte 



Pavage 



Bitume 



Bitume 



Granit 



Bitume 



SURFACE 



28.000 



28.600 



6.400 



6.000 



SI 



OBSERVATIONS. 



A l'avenue Duquesne se rattachent les voies entourant la nouvelle église 

Saint-François-Xavier, et les élargissements de chaussée opérés à cette 

occasion sur le boulevard des Invalides et l'avenue de Villars. 

Dépense de terrassements, de pavage et d'empierrement Fr. 476.000 » 

Les promenoirs sablés ont chacun 21 m ,50 de largeur, et sont comptés 

dans les dimensions ci-contre. 



Dans le même quartier, les prolongements des avenues de Ségur et de 
Suffren ont été ouverts récemment. Ils ont donné lieu à une dépense 
de Fr. 294.000 » 



La rue de Solférino (prolongement du pont du même nom) a été ouverte 
en même temps que le boulevard Saint-Germain qu'elle traverse. 

Cette rue doit se continuer jusqu'au boulevard du Montparnasse, au dé- 
bouché de l'avenue du Maine ; elle se termine actuellement à la rue Saint- 
Dominique. C'est une voie de 20 mètres, en asphalte comprimé, avec 
trottoirs de 4 mètres et chaussée de 12 mètres. 

La dépense spécialement faite pour cette rue est comprise dans l'en- 
semble des frais occasionnés par l'ouverture du boulevard Saint-Germain. 



11 convient de signaler ici l'ouverture des voies de lotissement tracées 
sur l'emplacement de l'ancien hospice des Ménages, et qui ont 
coûté Fr. 112.000 » 



— .>2 — 



53 



DÉSIGNATION 




LARGEUR 


NATURE 






des 
LOCALITÉS 


LONGUEUR 


05 

Q < 
W 


en 

S c 
o 

H 


H 

< 

H 

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H 


H 


es 

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E- 


SURFACE 




Boulevard 


















Malesherbes- 


















entre la Ma- 


















deleine et la 










Mixte 








poi te d'Asniè- 










empierrem 1 








res 


2.C40 


14 « 


20 » 


31 • 


et pavage 


Bitume 


90.000 




Raccordement 


















des voies ad- 


















jacentes au 


















Boulevard 












Granit 






Malesherbes. 


3.500 


7.20 


4.80 


12 » 


Pavage 


et bitume 


42.000 




Rue Yézelay. 


172 » 


7.20 


4.80 


12 » 


Pavage 


Granit 


2.664 




Voies de déga- 


















gement du 


















nouveau Mar- 


















ché de l'Eu- 












Granit 






rope .... 


491 » 


7.20 


4.80 


12 » 


Pavage 


et bitume 


5.892 






Le boulevard Malesherbes s'étend de la place de la Madeleine à la porte 
d'Asnières. 11 paît de la place de li Madeleine, en suivant une direction 
symétrique à celle des anciens boulevards. 

Sa largeur totale, qui est de 31 mètres, se compose de deux trottoirs de 
10 mètres chacun et d'une chaussée de 14 mètres, formée elle-même d'une 
zone centrale en macadam de 9 mètres, et de deux caniveaux pavés de 
2™, 50 chacun. La voie est pourvue de deux rangées d'arbres. 

L'ouverture du boulevard Malesherbes a entraîné l'abaissement de tout 
le quartier qu'elle traverse : des déblais considérables ont été effectués, 
tant pour le percement de l'artère principale que pour le raccordement des 
voies adjacentes, à droite et à gauche. Ces déblais ont atteint, en plu- 
sieurs points, jusqu'à 13 mètres de hauteur, et tout l'espace compris entre 
le boulevard Malesherbes, le boulevard Haussmatin, la rue dp Courcelles 
et le parc Monceau a été complètement rasé, nivelé et reconstruit à neuf. 

Ladépense, dans le VIII e arrondissement, s'est élevée à Fr. 1 .702.000 » 

Celle des îlots compris entre les voies dans le quartier ci-dessus men- 
tionné s'est élevée à Fr. 2.143.000 » 

Les raccordements des voies adjacentes, ou plutôt la reconstruction de 
ces voies après abaissement du quartier (rues Malesherbes, de Miroménil, 
de Monceaux, de Rovigo, de Lisbonne, de Téhéran, de N'aples et Delaborde) , 
ont coûté Fr. 1.618.000 » 

Enfin les voies neuves se rattachant à cette opération sont les suivantes : 
Rue Vézelay Dépense Fr. 98.000 » 



Rues de dégagement du nouveau Marché de l'Europe . . 781.000 



54 — 



DESIGNATION 

des 
LOCALITÉS 



Abords du Parc 
Monceau. . . 



Avenue de Mes- 
sine 



Avenue de la 
Reine - Hor- 
tense. . . . 



LONGUEUR 



400 » 



800 » 



LARGEUR 



il 



!3 



16 



23 



30 



30 



NATURE 



Mixte 

empierrem 1 

et pavage 



Mixte 

empierrem 8 

et pavage 



Bitume 



Bitume 



SURFACE 



12.000 



28.800 




Le parc Monceau, qui est aujourd'hui l'une des plus belles promenades 
de Paris, était autrefois une propriété privée. — Sur le parcours de l'an- 
cien parc ont été détachés des terrains destinés à permetlre l'ouverture 
de voies nouvelles et à recevoir d» j s constructions. Le parc a maintenant 
quatre entrées : une sur le boulevard de Courcelles, une sur le boulevard 
Malesherbes, les deux autres aux extrémités de deux voies nouvelles créées 
spécialement pour abouùr à cette promenade. 



L'avenue de Messine part de la porte sud du parc et aboutit sur le bou- 
levard Haussmann, à peu de distance du carrefour Saint-Augustin.— 
Elle forme à peu près la limite ouest du quartier, qui a été entièrement 
déblayé par suite de l'ouverture du boulevard Malesherbes. 

La chaussée, de 14 mètres, est formée d'une zone centrale en macadam, 
de 6 mètres, et de deux caniveaux pavés, de 4 mètres chacun. — La voie 
est pourvue de deux rangées d'arbres. La dépense s'élève à Fr. 20G.000 » 



L'avenue de la Reine-Hortense relie la porte ouest du parc Monceau à 
l'Arc-de-Triomphe de l'Etoile; c'est l'une des douze voies magistrales 
rayonnant à partir de la place de l'Étoile. La largeur totale de 36 mètres 
se décompose en : 

2 trottoirs de 3 m ,50 chacun 7 m ,00 

2 contre-allées de 8 mètres chacune . 16 ,n ,00 

\ zone centrale d'empierrement. . . . S m ,0l) 

2 caniveaux pavés de 4 mètres chacu. 8 m ,00 



30 mètres. 



La dépense s'est élevée à F r - 



301.000 














- 56 ■ 










DÉSIGNATION 




LARGEUR 


NATURE 






des 
LOCALITÉS. 


LONGUEUR. 


— « 

ai £> 

Q < 
X 
U 


03 

M 

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S 

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a 


SURFACE. 




Rue de Cour- 


















celles, élar- 


















gie à 20 mè- 


















tres et prolon- 


















gée jusqu'au 










Mixte 








boulevard ex- 










empierrem 1 


Granit 






térieur . . . 


450 


12 » 


8 » 


20 >■ 


et pavage 


rtbitume 


9.000 


Rue de Lis- 


















bonne prolon- 












Granit 






gée 


250 


9 » 


» 


do )> 


Pavage 


et bitume 
Granit 


3.750, 




Rue de Vigny. 


lia 


9 » 


G » 


15 » 


Pavage 


et bitume 


2.1751 




Rues de Rem- 


















brandt et 


















Mur.il i.o. . . 


496 


7 20 


4 80 


12 » 


Pavage 


Granit 


5.952 


' 


B OUI. E VAHD 


















Haussmann et 


















avenueFried- 


















LAND .... 










Mixte 








Avenue Fried- 










empierrem 1 








LAND .... 


670 


14 


26 


40 


et pavage 


Bitume 


26.8C0 






Les voies ci-contre forment les abord; du parc Monceau. — La dépense 

de ces voies s'est élevée à Fr. 242.000 » 

Voies de lotissement, dont la dépense s'est élevée à. . Fr. 152.500 » 



Cette grande voie, qui part de l'Arc-de-Triomphe et qui est actuelle- 
ment ouverte jusqu'à la rue Taitbout, est destinée à être prolongée jus- 
qu'au carrefour de la rue de Richelieu et des boulevards intérieurs, où 
elle formera le prolongement direct du boulevard Montmartre. Elle met 
ainsi la partie médiane des boulevards intérieurs en communication di- 
recte avec l'Arc-de-Triomphe et le bois de Boulogne, de même qu'à l'autre 
extrémité de Paris le boulevard Voltaire forme également une ligne de 
communication directe avec la barrière du Trône et le bois de Vincennes. 

L'avenue Friedland est l'une des douze voies rayonnant à partir de la 
place de l'Étoile. Sa largeur totale est de 40 mètres, composée de deux 
trottoirs de 3°, 50 chacun, deux contre-allées de 9 m ,50 chacune, deux cani- 
veaux pavés de 4 mètres chacun et de 6 mètres de chaussée macadamisée. 
Elle a coûté Fr. 371.000 » 

Les raccordements des voies latérales (quartier Beaujon, rue du Bel-Res- 
piro, déblais de terrains) ont coûté Fr. 185.000 » 

































— 58 








DÉSIGNATION 




LARGEUR 


NATURE 






des 
LOCALITÉS 


LONGUEUR 


a 


ce 

m O 

a £ 
o 
a 


a 

< 
H 
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« «ï 

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5 

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SURFACE 




Boule vard 


















Haussmann, 


















entre le Fau- 


















bourg -Saint- 










Mixte 








Honoré et la 










empierrem' 








rue Taitbout. 


2.281 


14 » 


16 » 


30 » 


et pavage 


Bitume 


66.650 


i 


Rue de Berri, 












Granit 






prolongée . . 


180 


7.20 


1.80 


12 » 


Pavage 


et bitume 


2.160 




Rue de la 


















Baume. . . . 


315 


7.20 


4.80 


12 » 


Pavage 


Bitume 


3.780 




Rue de la Pé- 


















pinière, élar- 


















gie à 20 mè- 












Granit 






tres 


350 


12 » 


8 » 


20 » 


Pavage 


ctbitume 


7.000 




Rues d'Anjou, 


















de l'Arcade 


















et Neuve-des- 












Granit 






Mathurins. . 


£25 


7.20 


4.80 


12 » 


Pavage 


etbitume 


2.7O0 





— 59 



OBSERVATIONS. 



Le boulevard Haussmann présente une largeur de 30 mètres, se décom- 
posant en deux trottoirs bitumés et plantés, de 8 mètres chacun, et en 
une chaussée de 14 mètres, composée d'une zone empierrée de 6 mètres 
et de deux revers pavés de 4 mètres chacun. 

Les dépenses se décomposent de la manière suivante : 

1° Entre le Faubourg-Saint-Honoré et la rue du Havre. (Terrassements, 
pavage et empierrement.) Fr. 1.477.000 » 

2° Entre les rues du Havre et Caumartin. (Viabilité et 
assainissement.) 60.000 » 

3° Entre les rues Caumartin et de la Chaussée-d'Antin. 
(Viabilité, assainissement et éclairage.) 378.000 ■ 

4° Entre les rues de la Chaussée-d'Antin et Taitbout. (Via- 
bilité, assainissement et éclairage.) 186.000 » 

Les dépenses ci-dessus s'appliquent, indépendamment du boulevard pro- 
prement dit, à un certain nombre de voies adjacentes, savoir : 



Rue de Berri , prolongée ; 



Rue de la Baume ; 



Rue de la Pépinière, élargie ; 



Prolongements des rues d'Anjou, de l'Arcade et Neuve-des-Mathurins. 



— 60 — 



61 



DÉSIGNATION 




LARGEUR 


NATURE 






des 
LOCALITÉS 


LONGUEUR 


a * 


2 
» o 

o H 
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05 
H 


H 

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2 

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O 
05 


SURFACB 




Rue de Rome, 


















entre le bou- 


















levard Pereire 


















et le boule- 


















vard Hauss- 










Empierrée 








mann. . . . 


1.64S 


12 » 


8 » 


20 « 


et pavée 


Granit 


32.900 




Rue de Vienne 












Granit 






(prolongée). . 


75 


7.20 


4.80 


12 » 


Pavage 


etbitume 


900 




Rue de Copen- 


















hague. . . . 


90 


7.20 


■4.80 


12 » 


Pavage 


Granit 


1.080 




RuesAndrieux 


















etBernouilli 


265 


7.20 


4.80 


12 » 


Pavage 


Granit 


3.180 




Rue longeant 


















le Bassin Mon- 


















ceau .... 


90 


6.60 


3.40 


10 » 


Pavage 


Granit 


900 




Rues de Mos- 


















cou, Clapey- 


















RON ET MOS- 












Granit 






NIER .... 


700 


7.20 


4.80 


12 » 


Pavage 


et bitume 


8.400 





OBSERVATIONS. 



La rue de Rome est destinée à relier le quartier des Batignolles à celui 
de la Madeleine. Elle" a été ouverte à travers le quartier de l'Europe, qui a 
subi, par suite de ce percement, d'importantes modifications. — Cette 
voie s'étend du boulevard Haussmann au boulevard Pereire, en longeant 
le chemin de fer de l'Ouest (rive droite). 

Cette opération a nécessité de nombreux raccordements : l'ancienne place 
de l'Europe, sous laquelle passait le souterrain du chemin de fer, est au- 
jourd'hui remplacée par un vaste pont métallique établi par la Compagnie 
de l'Ouest. Au point de vue de l'art, ce pont est l'un des plus remarquables 
de Paris. Il forme, à lui seul, une place de dimensions plus restreintes 
que l'ancience et sur laquelle s'ouvrent les amorces de six voies rayon- 
nantes Dépense. . Fr. 101.000 » 

Trois de ces voies, coupées par la rue de Rome avec un fort déblai, 
ont donné lieu à des travaux de raccordements s'élevant à Fr. 190.000 » 

Des déblais ont été aussi effectués dans des terrains riverains pour une 
somme de Fr. 322.000 - 

Dans le VIII e arrondissement, les percements des voies nouvelles sui- 
vantes ont été la conséquence de ces divers travaux : 

Rue de Vienne prolongée Dépense . . Fr. 80.000 » 

Rue de Copenhague » .. Fr. 50.000 » 

Rues Andrieux et Bernouilli, entourant les nouveaux bâtiments du col- 
lège Chaptal Dépense. . . Fr. 98.000 » 



Rue longeant le bassin de Monceau (voie de lotissement). Fr. 36.000 



Rues de Moscou, Clapeyron etMosnier (voie de lotissent). Fr. 238,000 






— 62 



— Ikî — 



DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS 



Ruesde Madrid 
et portalis . 

Rue de Bru- 
xelles . . . 



Quartier de 
Chaillot . . 



Avenue José- 
phine .... 



LOKl'EER 



530 
190 



945 



LARGEUR 



9 
7.20 



14 




4.80 



26 



18 
12 



40 



NATURE 



Pavage 
Pavage 



Mixte 
empierrem' 
et pavage 



Granit 

etbitume 

Granit 
etbitume 



Bitume 



SURFACE 



7.950 
2.280 



37.800 




Rues de Madrid et Portalis, mettant en communication directe la place 
de l'Europe et le boulevard Malesherbes. Dépense . . Fr. 210.000 » 

Rue de Bruxelles (actuellement rues Larribe et de Florence) Fr . 33 . 000 » 

Ces deux dernières voies passent à 7 mètres en contre-bas de la rue 
du Rocher, dont l'ancien niveau a été conservé ; un pont métallique, à 
poutres droites, couvrant le carrefour des rues de Madrid et Portalis, et 
un escalier latéral mettent ce carrefour en communication avec la rue du 
Rocher, ont coûté Fr. 181.000 » 

Ce quartier, comme celui du boulevard Malesherbes, a subi, par suite 
des percements [qui y ont été effectués, une transformation radicale : à 
l'exception de la rue Marbeuf, qui est encore à son ancien niveau, tout 
l'espace compris entre la rue de Chaillot et le quai a été considérablement 
exhaussé, de manière à former des pentes régulières ; et les remblais 
ainsi effectués ont atteint, en certains points, jusqu'à 14 mètres de 
hauteur. 

Les principales voies nouvelles sont l'avenue Joséphine et l'avenue de 
l'Aima, qui relient le pont de l'Aima à l'Arc-de-Triomphe et à l'avenue 
des Champs-Elysées. 

L'avenue Joséphine forme, dans sa partie haute, l'une des douze avenues 
rayonnant à partir de la place de l'Étoile ; puis, par deux déviations d'ali- 
gnements, elle aboutit à la place de l'Aima, sur laquelle elle a un dé- 
bouché commun avec l'avenue de l'Empereur. 

Sa largeur, de 40 mètres, se décompose en deux trottoirs de 3 m ,50, deux 
contre-allées sablées et plantées de 9 m ,50 et en une chaussée de 14 mètres 
formée d'une zone en empierrement de 6 mètres, et de deux revers pavés 
de 4 mètres chacun. 

Elle a coûté, pour terrassement, pavage et empierrement . Fr . 430 . 000 » 



64 — 



DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS 



Avenue 
l'Alma 



DE 



Rue de Morny, 
entre l'avenue 
des Champs- 
Elysées et 
l'avenue de 
l'Empereur . 



Rue François- 
Premier. . . 



Rue d'Albe. . 

Rues Nouvel- 
les, sur l'em- 
placement de 
Ste-Périne. . 



LONGCECU 



775 



850 



870 



170 



965 



LARGEUR 



14 



12 



7.20 



7.20 



7.20 



-20 



4.80 



4.80 



4.80 



40 



20 >; 



12 



12 



12 



NATURE 



Mixte 

empierrem 1 
et pavage 



Pavage 



Pavage 



Pavage 



Pavage 



o 



Bitume 



Granit 
et bitume 



Bitume 



Granit 



Granit 



SURFACE 



31.000 



17.000 



10.440 



2.040 



11.580 



63 — 



OBSERVATIONS. 



L'avenue de l'Aima, ouverte dans l'axe du pont de l'Aima, s'étend, sui- 
vant un seul alignement droit, de la place de l'Aima à l'avenue des 
Champs-Elysées. Même profil en travers que celui de l'avenue Joséphine. 



La rue de Morny, ouverte en même temps que l'avenue de l'Aima, s'é- 
tend de l'avenue des Champs-Elysées à l'avenue de l'Empereur. — Cette 
voie fait suite à la grande ligne formée par les rues Saint-Lazare, de la 
Pépinière et Abbatucci. 

L'avenue de l'Aima et la rue de Morny (VIII e arrondissement) ont coûté 
(pavage, empierrement et terrassements,) Fr. 577.000 » 



La rue François-I er relie le pont des Invalides à la partie haute de l'a- 
venue de l'Aima, et, par suite, à l'avenue des Champs-Elysées. L'établis- 
sement de cette voie a coûté, pour terrassements et pavage. Fr. 243.000 » 

Elle passe au-dessus de la rue et de l'avenue Marbeuf, au moyen de 
deux ponts à poutres droites de 8 mètres d'ouverture. Ces ponts et les murs 
de soutènement qu'il a fallu établir, sur une certaine longueur de la rue, 
pour éviter d'empiéter sur les terrains riverains, ont coûté. Fr. 257.000 » 



Enfin, il a été ouvert, dans le quartier de Chaillot, des voies de lotis- 
sement de 12 mètres de largeur, savoir : 

Rue d'Albe, entre la rue François-I« et l'avenue des Champs-Elysées. 
Dépense Fr. 40.000 » 

Rues nouvelles sur l'emplacement de l'ancien hospice Sainte-Périne, 
entre les avenues de l'Aima et Joséphine. Dépense. . Fr. 151.000 » 



— 60 




DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS 



Avenue de 
l'Empereur, 
de la place de 
l'Aima à la 
porte de la 
Muette . • . 



Avenue d'Iéna, 
entre l'Arc-de- 
Triomphe et 
laruedePassy 



Avenue du Roi- 
de-Rome, en- 
tre l'Arc-de- 
Triomphe et 
la place du Roi- 
de-Rome. . . 



Avenue d'Ey- 
lau, de l'Arc- 
de- Triomphe 
à la porte de 
la Muette . . 



2.700 



1.115 



18 » 



m 



13 » 



I.IOU 



1.900 



23 » 



40 » 



Mixte 

empierrera' 

et pavage 



Bitume 



99.000 



36 » 



14 



13.30 



m 



10 » 



Mixte 

empierrera 1 

et pavage 



40 



23.30 



Mixte 
empierrera 1 
et pavage 



Bitume 



40.000 



Mixte 
empierrera' 
et pavage 



Bitume 



Bitume 



44.000 



44.000 



— 07 — 




L'avenue de l'Empereur forme le prolongement du Cours-la-Reine, vers le 

l bois de Boulogne, en traversant tout le quartier de Chaillot, et notamment 

la place du Roi-de-Rome. Elle se compose de deux trottoirs de 6 mètre.-, 

de deux chaussées de 9 mètres chacune et d'un plateau central sablé et 

Jplanté, de 10 mètres. 

L'exécution de cette avenue a présenté de grandes difficultés de nivelle- 
ment et a exigé des mouvements de terre extrêmement importants. 



L'avenue d'Iéna part de l'Arc-de-Triomphe , traverse le quartier de Chaillot 
par une section d'alignements dont le dernier coupe le Trocadéro par une 
ligne parallèle au quai. — A sa rencontre avec la rue de Morny et l'avenue 
de l'Empereur, on a formé une vaste place rectangulaire de 170 mètres de 
longueur et 70 de largeur. — Tout l'espace compris entre cette place et le 
Trocadéro est occupé par la direction des phares. 



Cette avenue part de l'Arc-dc-Triomphe de l'Étoile et aboutit à la place 
du Roi-de-Rome. — ■ C'est une grande voie formant un seul alignement 
droit d'une longueur totale de 1,100 mètres, — l'une des douze 
grandes avenues rayonnant à la place de l'Étoile. 



L'avenue d'Eylau établit une communication directe, à travers le quar- 
tier de Chaillot, entre l'Arc-de-Triomphe et la porte de la Muette. — Elle 
suit un seul alignement droit ayant 1,900 mètres de longueur. Elle est le 
prolongement de l'avenue de la Reine-Hortense. 



— 68 — 







LARGEUR 


NATURE 






DÉSIGNATION 




-~^_s^**~ 










• des 
LOCALITÉS 


LONGUEUR 


H 
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2 % 

s 
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P. B 
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SURFACE 




Boulevard de 


















Magenta, en- 


















tre la place 


















du Château- 


















d'Eau et l'an- 


















cienne bar- 


















rière Poisson- 


















nière .... 


1.950 


14 » 


16 » 


30 ». 


Pavage 


Bitume 


54.340 




Boulevard Or- 


















nano, du bou- 


















levard Roche- 


















chouart à la 










Mixte 








porte de Cli- 










empierrerai' 








gnancourt . . 


730 »• 


H » 


16 » 


30 .. 


et pavage 


Bitume 


21.900 




Place du Nou- 


















vel Opéra, à 


















l'est des boule- 


















vards .... 


76 y 


50 »> 


10 » 


60 ». 


Pavage 


Granit 
Granit 


3.200 




Rce Gluck . . 


154 » 


12 » 


8 » 


20 ». 


Pavage 


etbitume 
Granit 


2.900 




— Meyerbeer 


103 »» 


12 » 


8 » 


20 ». 


Pavage 


etbitume 
Granit 


2.000 




— Halévy. . 


269 » 


13 » 


8 » 


21 »» 


Pavage 


etbitume 
Granit 


3.700 




— Auber . . 


528 » 


12 » 


8 » 


20 » 


Pavage 


etbitume 
Granit 


8.640 




— Scribe . . 


348 » 


14 s 


8 » 


22 » 


Pavage 


etbitume 


8.636 





— 69 — 



OBSERVATIONS. 



Le boulevard Magenta forme la suite du boulevard Ornano (qui traverse 
tout le XVIII e arrondissement, de l'ancienne barrière Poissonnière à la porte 
de Clignancourt) . Il aboutit sur la place du Château-d'Eau en traversant le 
X 6 arrondissement. Le boulevard Magenta met en communication les che- 
mins de fer du Nord et de l'Est avec ceux de Vincennes, de Lyon et d'Or- 
léans; il dégage plusieurs établissements importants et un très-grand nombre 
de voies secondaires. 



Le boulevard Ornano, faisant suite au boulevard de Magenta, dégage les 
chemins de fer du Nord et de l'Est, à travers le XVIII e arrondissement. 

Cette voie aboutit à la porte de Clignancourt et à la roule départe- 
mentale n° 20. 



Le dégagement des abords du nouvel Opéra n'a pu se faire qu'au prix 
de très-grands sacrifices, en raison de la valeur des immeubles de ce 
quartier. — Les rues indiquées ci-contre sont toutes en communication 
avec le boulevard Haussmann ou la rue Lafayette, et la rue Auber forme, 
en outre, une ligne directe avec la rue de Rome prolongée et aboutit ainsi 
au chemin de fer de l'Ouest (rive droite). 



70 



71 — 



DÉSIGNATION 

des 

LOCALITÉS 



RueLafayette 
entre le Fau- 
bourg-Pois- 
sonnière et la 
rue de la 
Chaussée- 
d'Antin . . . 



LONGUEUR 



1.270 



LARGEUR 



-20 



NATURE 



Pavage 



ô 




Granit 



24.000 




La route nationale n° 3 pénétrait dans Paris en empruntant la rue 
d'Allemagne et la rue Lafayette jusqu'à la rue du Faubourg-Poissonnière. 
— L'accroissement énorme de circulation produit par les chemins de fer 
du Nord et de Strasbourg rendait absolument nécessaire le prolongement 
de la rue Lafayette jusqu'au boulevard Haussnvum et jusqu'au nouvel 

Opéra. , 

Le percement de cette voie, dans un quartier fort riche, a nécessité de 
très-grandes dépenses en expropriations d'immeubles et en indemnités de 
raccordements. — Il a présenté de grandes difficultés d'exécution, par suite 
de la nature du sol et des questions contentieuses à résoudre. 

A cette opération se rattache la création du square Montholon, qui a 
nécessité des déblais fort considérables, ainsi que l'ouverture des rues de 
12 mètres (Mayran, Rochambeau et Baudin). 

L'une des conséquences de l'ouverture de la nouvelle rue Lafayette a été 
l'abaissement de la partie ancienne de cette rue, entre le Faubourg-Pois- 
sonnière et le Faubourg-Saint-Denis.— Une grande portion des immeubles 
en bordure a été déchaussée, et il a fallu payer des indemnités impor- 
tantes aux propriétaires et locataires. 

La rue Lafayette est l'une des voies les plus fréquentées de Paris ; elle 
absorbe la circulation principale entre les chemins de fer du Nord et de 
l'Est et celui de l'Ouest, soit par les rues de Châteaudun et Saint-Lazare 
(élargie), soit par le boulevard Hamsmann et la rue de Rome. 

Une partie de la chaussée de la nouvelle rue a été établie en empierre- 
ment; mais on a dû le remplacer par du pavage, afin de réduire les 
dépenses d'entretien, qui étaient considérables. 

La dépense pour viabilité, assainissement et éclairage 
s'est élevée à ^- 1.600.000 » 



— 72 



— 73 — 







LARGEUR 


NATURE 






DÉSIGNATION 




— — - 




, i ___ — ^_ 






de» 
LOCALITÉS. 


LOJiGBEUR. 


à 
S S 

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H 






Rue de Mau- 


















beuge, entre 


















les rues du 


















Faub. -Mont- 


















martre et Ro- 


















cliechouart. . 


440 


9 60 


6 40 


16 >. 


Pavage 


Granit 


8.879 




Rue de Cha- 


















TEAUDUN. . . 


839 


12 » 


8 » 


20 » 


Pavage 


Granit 


15.400 




Rues Hippo- 


















lyte-Lebas, 


















Choron et 


















Milton . . . 


530 


7 20 


4 80 


12 » 


Pavage 


Granit 


5.640 




Rue Saint-La- 


















zare, élargie 


















entre la rue 


















de la Chaus- 


















sée-d'Antin et 


















la rue du Ha- 




















398 


12 » 


8 » 


20 » 


Pavage 


Granit 


7.950 




Rue de Mau- 


















beuge, entre 


















la rue Roche- 


















chouart et le 


















boulevard de 










' 








Magenta. . . 


1.060 


9 60 


6 40 


16 » 


Pavage 


Granit 


14.664 




Avenue des 


















Amandiers, de 


















la place du 


















Château-d'Eau 


















au cimetière 










Mixte 








du Père-La- 










empierrem 1 








chaise. . . . 


224 


14 » 


8 » 


30 » 


et pavage 


Bitume 


6.720 






L'ensemble des percements indiqués ci-contre a constitué une seule opé- 
ration dont la dépense pour viabilité, assainissement 
et éclairage ressort à Fr. 1.122.000 » 

Il suffit de jeter les yeux sur un plan de Paris pour voir de quelle uti- 
lité sont ces percements pour la circulation générale. — En effet, la rue 
de Maubeuge établit une communication facile entre les gares du Nord et 
de l'Ouest, en traversant en diagonale une partie du IX e arrondissement. 

La rue Saint-Lazare ne pouvant plus suffire à l'accroissement de circu- 
lation produit par les percements des rues de Maubeuge, Lafayette et Châ- 
teaudun, a dû être portée à 20 mètres, au prix de très-grands sacrifices 
d'argent. 

La rue de Châteaudun relie la rue Saint-Lazare à la rue Lafayette, en 
complétant la ligne de communication entre les gares du Nord, de l'Est et 
de l'Ouest (rive droite). 

Enfin, les rues Hippolyte-Lebas, Choron et Milton facilitent des com- 
munications locales très-utiles et forment le dégagement des établissements 
publics projetés en ce point. 



Cette opération comprend, en outre, l'ouverture des rues Baudin, Con- 
dorcet, de Belzunce et d'Abbeville. 

La rue Baudin, partant de la rue Lafayette, passe sous la rue Bellefond, 
au moyen d"un pont métallique. 

La dépense de cette partie de la rue de Maubeuge et de ses annexes 
s'est élevée à Fr. 782.000 » 



L'une des cinq grandes voies aboutissant à la place du Château-d'Eau. 
— Elle traverse une grande partie du XI e arrondissement, pour aboutir au 
cimetière du Père-Lachaise. — Elle s'arrête actuellement au boulevard 
Richard-Lenoir. 



DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS. 



Boule var d 
Voltaire, de 
la place du 
Château-d'Eau 
à la place du 
Trône. . . . 



Boulevard Bi- 
chard-Lenoir, 
de la place de 
la Bastille à 
l'avenue des 
Amandiers . 



Avenue Dau- 
mesnil . . . 



Boulevard Ma- 
zas, entre le 
chemin de fer 
de Vincennes 
et la place du 
Trône. . 



74 — 



10NGDEHR. 



2.952 



1.460 



3.030 



1.250 



LARGEUR 



14 » 



28 



14 » 



14 



16 » 



32 » 



8 » 

et 

26 » 



17 80 



30 



et 



10 



60 » 



30 

et 
40 



31 80 



NATDRE 



Mixte 

empierrem' 
et pavage 



Mixte 

pavage et 
empierrem 1 



Mixte 

pavage et 

empierrem' 



Mixte 
pavage et 
empierrem' 



Bitume 



Bitume 



SURFACE. 



90.000 



87.600 



Bitume 



Bitume 



99.000 



3T.500 



10 — 




Le boulevard Voltaire met Vincennes en communication directe 
avec la caserne du Prince-Eugène, sur la place du Châtcau-d'Eau, les 
boulevards intérieurs, la rue de Turbigo et le boulevard de Magenta. 

Sa largeur est de 30 mètres sur 2,742, et de 40 mètres sur 210 vers la 
place du Trône. La chaussée comporte une zone centrale empierrée de 
6 mètres et deux revers pavés de 4 mètres chacun. 



Le boulevard Richard-Lenoir a été établi sur le canal Saint-Martin. 11 
comporte deux chaussées de 1 4 mètres chacune, avec revers pavés de 
3 mètres, deux trottoirs le long des maisons, ayant ensemble 6 mètres 
de largeur, et, enfin, un promenoir central sablé et planté de 32 mètres. 



L'avenue Daumesnil se détache de la rue de Lyon, vers la gare de Vin- 
cennes, longe ce chemin de fer jusqu'à la rue de Charenton, s'infléchit 
ensuite à droite, dans la direction de la porte de Picpus, par laquelle elle 
pénètre dans le bois de Vincennes. 

Sa largeur est de 30 mètres entre la rue de Lyon et la place Daumesnil, 
et de 40 mètres au delà. 



Voie importante de communication entre la place du Trône et les che- 
mins de fer de Lyon et d'Orléans. 

Sa largeur est de 31 m ,80, dont 14 mètres de chaussée empierrée, avec 
revers pavés de 4 mètres chacun et, 17 m ,80 de contre-allées. 

Le boulevard Mazas traverse le XII arrondissement et dégage les che- 
mins de fer désignés ci-dessus, l'hospice Sainte-Eugénie, la caserne de 
Reuilly et la prison Mazas. 






— 76 



DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS 


LONGUEUR 


LARGEUR 


NAT 


URE 

s S 

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ni 
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SURFACE 


U 
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De la 

CHAUSSÉE 


Rue Michel- 
















Bizot, de la 
















porte de Cha- 
















renton au 
















Cours de Vin- 
















cennes. . . . 


1.680 


12 » 


8 » 


20 » 


Pavage 


Bitume 


33.600 


Rue de Pué- 
















bla, de la rue 
















Michel - Bi- 
















zotàlarueLa- 
















fayette .... 


4.080 


12 » 


8 • 


20 » 


Pavage 


Bitume 


81.600 


Rue Vera-Cruz 
















de la rue de 
















Puebla à la 
















rue de Crimée 


860 


U » 


10 » 


2i '» 


Pavage 


Bitume 


20.640 


Rue de Mexico, 
















de la rue de 
















Puebla à la 
















porte de Pan- , 
















tin 


1.800 


12 » 


8 » 


20 » 


Pavage 


Bitume 


36.000 


Avenue Phi- 
















lippe-Au- 
















guste, de la 
















place du Trône 










Mixte 






au boulevard 
Ménilmontant 


1.040 


14 » 


16 • 


30 » 


empierrem' 
et pavage 


Bitume 


31.200 



OBSERVATIONS 



Cette voie suit à peu près parallèlement le chemin de fer de Ceinture, 
sur deux alignements droits dont le sommet d'angle est à l'avenue Dau- 
mesnil. — Ce percement établit des communications très-utiles dans le 
XII e arrondissement. 



La rue de Puebla fait suite à la précédente et aboutit à la rue Lafayette, 
) après avoir traversé les XIX e et XX e arrondissements. 
| Cette voie dégage un très-grand nombre de rues secondaires. 



La rue Vera-Cruz se détache de la rue de Puebla au parc des Buttes- 
Chaumont et limite ce parc jusqu'à la rue de Crimée. 



La rue Mexico a le même point de départ que la précédente; elle con- 
tourne le parc, à l'ouest, et se raccorde avec la route d'Allemagne à la 
porte de Pantin. 



( L'avenue Phi lippe- Auguste a été ouverte sur des terrains non bâtis, 
\ entre la place du Trône et le boulevard de Ménilmontant, dont elle forme 



I 



le prolongement. 



DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS. 


LONGUEUR. 


LARGEUR 


NAT 


URE 

en 

3 

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SURFACE. 


en 
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1 

De la 

CHAUSSÉE. J 


Avenue du 
















Prince- Jé- 
















rôme, de l'Arc 
















de- Triomphe 




13 » 


23 » 


36 » 


Mixte 






de l'Etoile à la 




et 


et 


et 


empierrem' 






place Pereire. 


1.087 


14 » 


16 » 


30 » 


et pavage 


Bitume 


35.000 


Boulevard de 
















Villiers, du 
















boulevard ex- 
















térieur de 
















Courcelles 










Mixte 






à la porte de 










empierrem 1 






Charnperret. . 


1 . 775 


14 » 


16 » 


30 » 


et pavage 


Bitume 


33. 230 


Avenue deWa- 
















gram, de l'ave- 
















nue des Ter- 










Mixte 






nes à la porte 










empierrem 1 






d'Asnières. . 


1.480 


14 » 


16 » 


30 » 


et pavage 


Bitume 


44.400 


Boulevard Pe- 
















reire, de la 
















rue de Rome 
















à l'avenue de 
















la Grande-Ar- 
















mée etau bou- 




10 » 


14 » 


24 » 


Mixte 






levard Gou- 




et 


et 


et 


empierrem 1 






vion-St-Cyr . 


2.400 


14 » 


26 » 


40 » 


et pavage 


Bitume 


53.600 



70 



OBSERVATIONS. 



L'une des douze voies magistrales partant de l'Arc-de-Triomphe corres- 
pondant à l'avenue d'Iéna. 

Cette voie traverse une partie du XVII e arrondissement, qui n'était 
pourvue jusque-là que de rues ne suffisant plus à l'accroissement de la 
circulation. 

Elle aboutit à une station du chemin de 1er de Ceinture. — Sa largeur 
est de 36 mètres, de la place de l'Étoile à l'avenue des Ternes, et de 
30 mètres au delà . 



Ce boulevard fait suite à la rue de Constantinople, traverse le XVII 
arrondissement en coupant sur son passage les avenues de Wagram et du 
Prince-Jérôme, la place Pereire, et aboutit à la porte de Charnperret, en 
suivant l'alignement du boulevard Bineau. 



L'une des douze avenues partant de la place de l'Étoile et construite 
anciennement jusqu'à l'avenue des Ternes a été prolongée jusqu'à la porte 
d'Asnières, où elle se réunit au boulevard Malesherbes en débouchant place 
Wagram. — Elle correspond , au nord de l'Arc-de-Triomphe, à l'avenue du 
Roi-de-Rome au sud. 



Le boulevard Pereire, suivant latéralement le chemin de er d'Auteuil, 
au nord et au sud , forme ainsi deux voies distinctes. 

La largeur de chaque voie est de 20 mètres sur 1,000 mètres de longueur, 
de la rue de Rome à la place Pereire, et de 12 mètres de cette place à 
l'avenue de la Grande-Armée et au boulevard Gouvion-Saint-Cyr. 



— 80 



DÉSIGNATION 

des 
LOCALITÉS. 



Boulevards 
Extérieurs . 



LOMCEUR. 




19.300 




Empierrem' 
et pavage 



Bitume 



815.000 



— 81 



OBSERVATIONS 



Les chemins de ronde et les boulevards extérieurs de l'ancienne enceinte 
ont été réunis et transformés presque entièrement en un seul boulevard 
à doubles chaussées, séparées par un promenoir central sablé et planté de 
deux rangées d'arbres. 

Les boulevards d'Italie et Saint- Jacques ont 70 mètres de largeur. — Le 
boulevard d'Enfer 38 m ,i0. 

Le boulevard de Vaugirard, 56 mètres sur une partie de sa longueur. 

Tous les autres boulevards ont 12 mètres. 

Sur quelques-uns de ces boulevards, les deux chaussées sont pavées; 
sur d'autres, l'une des chaussées est en empierrement. 

Ces chaussées ont 9 mètres; les trottoirs, le long des maisons, 3™,50, et 
le promenoir central 17 mètres. 



— 82 — 



Nos 626 ET 627 DU CATALOGUE 



FRANÇAIS. 



VOIE PDBIIQDE, VOIRIE, SERVICE VICINAL. 

M. HUBERT, Chef de Division, M. JARRY, Chef 
de Division. 



PONT DE LA RUE DE LOURCINE 

DONNANT PASSAGE AU BOULEVARD DE PORT-ROYAL. 

MODÈLE ET DESSIN. 

Auteurs : MM. Vaissière, $5, ingénieur en chef ; — Buffet, $, 
ingénieur ordinaire ; — Joret, constructeur. 

La disposition de l'ancien sol du quartier Saint-Marcel 
et son affaissement près la rivière de Bièvre ne permet- . 
taient de franchir la vallée de ce cours d'eau, par le boule- 
vard de Port-Royal, qu'à des hauteurs considérables au- 
dessus des voies qui y étaient établies. La traversée de 
ces voies en remblai aurait eu pour conséquence, ou leur 
interception ou l'expropriation d'une grande partie des 
immeubles qui les constituaient. Cette solution aurait né- 
cessité une dépense considérable en même temps qu'elle 
aurait eu pour effet immédiat de donner au boulevard 
de Port-Royal une pente relativement excessive (la pente 
actuelle varie de m ,01 à ffi ,02). 

Le système des ponts paraissant préférable à tous les 
points de vue, les ouvrages d'art établis, l'un sur la rue 



— 83 — 

Pascal, l'autre sur la rue de Lourcine, furent exécutés 
en 1867. 

Pont sur la rue de Lourcine. — Fondations. — Maçonnerie. 

Les fondations des culées sont au plus de 3 mètres de 
profondeur; elles sont installées sur l'emplacement d'an- 
ciennes caves. Les maçonneries ont été assises sur une 
couche générale de béton de 1 mètre d'épaisseur ; elles sont 
faites en moellons durs et en mortier de chaux hydrau- 
lique. Leur parement est en moellons piqués d'appareil 
régulier ; des bandeaux en pierre de taille régnent à la 
naissance des arcs des fermes. — Les socles des culées sont 
revêtus d'un parement en pierre de taille ; il en est de 
même des encadrements des enfoncements ménagés aux 
extrémités des culées pour recevoir quatre urinoirs à 
stalles; les rampants des escaliers sont également en pierre 
dure, et leurs marches sont en pierre de Chàteau-Landon. 



Ossature métallique. 

L'ossature métallique du pont est constituée des parties 
principales suivantes: 

1° Dix-sept fermes métalliques de 42 mètres d'ouver- 
ture normale et de l m ,S0 de flèche. — Chacune de ces 
fermes est formée d'un arc en fer à double T et d'un 
tympan rigide composé de montants en fer spéciaux ju- 
melés, raidis et maintenus par un treillis en fer plat, qui 
assure la solidarité des trois parties de la ferme. — Quatre 
de ces arcs s'appuient par l'intermédiaire de sabots en 
fonte, permettant un calage régulier ; les longerons repo- 
sent librement sur la partie supérieure des culées, au 
moyen de deux cornières accolées à l'âme de la pièce et 



destinées à augmenter la surface de contaet. Les treize au- 
tres fermes sont assemblées avec une poutre métallique ; 

2° Cette poutre métallique a pour but de permettre 
à la lumière du jour de pénétrer sous le pont par l'orifice 
des escaliers. — Dans ce but, le parement des culées est 
reculé de toute la largeur des escaliers et, sur toute leur 
longueur, la poutre dont il vient d'être question repose sur 
des colonnes en fonte. — Elle est reliée aux culées par 
des entre-toises métalliques ; 

3° Les fers destinés à supporter les voûtes en bri- 
ques, dans la partie qui recouvre l'escalier, sont à double T 
reposant d'une part sur la poutre, d'autre part sur le haut 
des culées; 

4° Onze cours de poutrelles transversales, en forme de 
double T, reçoivent à leurs extrémités les parties de 
la corniche sur laquelle sont fixés les montants du garde- 
corps. — Ces poutrelles reposent directement sur les lon- 
gerons des fermes intermédiaires et viennent s'assembler 
en bout sur les fermes de rive; cette disposition a eu pour 
but de donner un aspect plus satisfaisant à l'ensemble, en 
augmentant la surface des tympans en treillis des fermes 
de rive; 

5° Les pièces d'entretoisement et de contre-ventement, 
telles que croix de Saint-André verticales, sont en fer à 
simple T, les barres d ecartement ou entretoises sont en 
fer à double T ; 

6° Aux extrémités du pont, un garde-corps en fer se 
raccordera aux angles des maisons contiguës, quand 
ces maisons seront construites. — Un garde-corps de même 
modèle entoure l'entrée des escaliers sur le boulevard. 






— 8S — 



Chaussées. 



Les voûtes destinées à supporter la chaussée sont en 
briques de O m ,ll d'épaisseur et recouvertes d'une chape 
en ciment. La chaussée est constituée d'une couche de 
béton de m ,30 d'épaisseur recouverte d'une couche d'as- 
phalte comprimé de jO m ,05. 

Escaliers. 

Les escaliers sont établis parallèlement à la rue de 
Lourcine; leur développement est pris suivant la longueur 
des culées; à chacune d'elles correspondent deux escaliers 
qui ont un palier commun au niveau de la rue de 
Lourcine. Les marches, au nombre de 38 par escalier, 
sont en pierre de Chàteau-Landon, et les rampants en 
pierre de roche dure. 

L'ossature métallique a été établie en vue de supporter 
les voûtes en brique recouvertes d'une chaussée de m ,35 
d'épaisseur moyenne, et aussi le passage d'un cylindre 
à vapeur de 30 tonnes. Les piècesen fer ont été calculées 
de façon à ce que, sous les charges précitées, le travail 
d'aucune d'entre elles ne dépasse 6 kilogrammes par mil- 
limètre carré de section. 



Dépense. 

La dépense totale, pour la construction du pont de 
Lourcine, s'est élevée à la somme de 194,700 francs. 

Savoir : 
d° Maçonneries, partie métallique, peinture Fr. 193,300 
2° Urinoirs 1,400 



Total 



égal 



Fr. 194,700 



— 86 — 



Épreuves. 



Pour faire les épreuves, on a employé un rouleau com- 
presseur du poids de 31,100 kilogrammes que l'on a fait 
passer lentement, d'abord sur le milieu de la chaussée 
puis sur les côtés: 1« épreuve, sur l'axe, flèche maxima' 
3V m , flèche conservée 0-/-5 ; 2° épreuve, sur le côté 
droit, maxima 6 m /'\ flèche conservée 1 V m ; 3 e épreuve, 
sur le côté gauche, maxima 5 m /"\ flèche conservée m / m s'. 

Comme on le voit, les flèches conservées par les fermes, 
aussitôt après le passage du rouleau, étaient très-faibles; 
toutefois, on a cru devoir maintenir ce rouleau pendant 
quatorze heures sur le pont; mais pendant tout ce temps 
la flèche constatée sans variation appréciable fut de 
3y m 1/2 ; après le départ du rouleau, la flèche conservée 
n'était plus que de 1/2 millimètre seulement. 

En résumé, toutes ces épreuves ont donné, dans leur 
ensemble, le plus satisfaisant résultat. 

La construction des ponts de Lourcine a été confiée à 
la maison Joret, à Paris. 






— 87 — 



N° 628 du Catalogue français 



MACHINE BALAYEUSE 

SPÉCIMEN 

Auteurs : MM. VaissiÊre, &', ingénieur en chef, médaille de mérite 
(Vienne 1873 ) ; — Grégoire, $, ingénieur ordi- 
naire, médaille de mérite (Vienne 1873) ; — Bi.ot, 
constructeur et inventeur, médaille de progrès 
(Vienne 1873). 

La machine balayeuse Tailfer-BIot a été inventée par 
M. Tailler, en 1864, mais elle n'a été employée d'une 
manière générale qu'après de longs et minutieux essais 

dirigés par: 

M. Michal, inspecteur général des Ponts et Chaussées 
et directeur du service municipal ; 

M. Homberg, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées 
et de la voie publique de Paris ; 

MM. Buffet et VaissiÊre, ingénieurs ordinaires des 
Ponts et Chaussées et de la voie publique, à Paris. 

Cette machine est très-simple et d'un fonctionnement ré- 
gulier. Elle occupe peu d'espace et se compose d'un bâti 
à deux roues, traîné par un cheval, avec un siège destiné 
au cocher ; à l'arrière se trouve l'appareil balayeur, com- 
posé d'un rouleau incliné, de l m ,85 de longueur, armé de 
brins de piazzava affectant une forme hélicoïdale. 

Le mouvement est imprimé directement au rouleau 
balayeur par une roue dentée montée sur l'essieu, paral- 
lèlement à l'une des roues, engrenant avec un pignon 
conique fixé à l'extrémité de ce rouleau. 

La mise en travail et le relevage du balai se font à 
l'aide d'un embrayage et d'une vis sans lin dont le levier 
et la manivelle sont placés bien à la main du cocher. 



— 88 — 
La machine s'emploie par tous les temps, et aussi bien 
sur les chaussées pavées que sur celles en empierrement 
et en asphalte. La boue recueillie est poussée de pas en 
pas de 1 hélice du balai et rejetée sur la chaussée, où elle 
forme un tas continu. Ces tas sont repris par un second 
parcours de la balayeuse et repoussés successivement de 
1 ,60 a chaque passage jusqua ce qu'ils soient ramenés 
sur Je bord du caniveau. 

L'appareil entier pèse 750 kilogrammes. Un seul cheval 
suffit a sa traction. 

La vitesse de la balayeuse est celle du pas du cheval ■ 

elle balaie une superficie de 5,500 mètres à l'heure 
Le travail d'un homme est de 550 mètres à l'heure 
Une machine équivaut donc à dix ouvriers, mais dix 

ouvriers toujours prêts, toujours dociles, toujours exacts 

et qu aucune température n'arrête. 

La machine Tailfer-BIot coûte Fr. 1.000 

Son entretien annuel revient à ' vqq * 

indépendamment du renouvellement du rouleau-brosse 
Ce rouleau, du prix de 70 francs, dure de 160 à 180 

heures. 

Cette machine rend d'excellents services à Paris, et elle 
est très-appréciée du public. 



N° 629 du Catalogue français 

TONNEAU D'ARROSEMENT 

MODELE 
Auteurs: MM. Vaiss.êre, *, ingénieur en chef; _ Grégoire, *, 
ingénieur ordinaire; _ Sohy, constructeur et 
inventeur. 



89 



N° 630 du Catalogue français 

CYLINDRE COMPRESSEUR A VAPEUR 

POUR CYLINDRAGE DES CHAUSSÉES D'EMPIERREMENT, ACTUELLEMENT 
EMPLOYÉ POUR LE SERVICE MUNICIPAL DE PARIS 

Exécuté au 110. 

Auteurs: MM. Vaissière, %, ingénieur en chef; — Allard, ingé- 
nieur ordinaire; — Gellerat, constructeur et 
inventeur. 



L'appareil à vapeur pour cylindrage des matériaux 
d'empierrement employé sur les chaussées macadamisées 
de Paris, a été inventé par M. Ballaison, en 1860, et per- 
fectionné par MM. Gellerat et O, qui l'exploitent. 

La machine repose sur deux rouleaux compresseurs en 
fonte, indépendants l'un de l'autre, et disposés de 
manière que leurs axes puissent être rendus conver- 
gents; ce qui permet à l'appareil de décrire des courbes. 
On peut ainsi, sans difficultés, lui faire suivre un parcours 
quelconque, lorsqu'on veut le transporter d'un point à un 
autre et le faire changer constamment de piste dans le 
mouvement de va-et-vient qu'on lui imprime, pour le 
cylindrage des matériaux répandus sur les chaussées. 

Dans les machines construites en dernier lieu par 
MM. Gellerat et C ie , la chaudière, à foyer pendant, 
est surmontée de l'appareil moteur consistant en deux 
cylindres à vapeur accouplés qui commandent, au moyen 
de deux manivelles, un arbre situé à la partie supérieure 
de la machine près de l'une de ses extrémités. Cet arbre, 
parallèle aux axes des rouleaux compresseurs, transmet 



— 90 — 
le mouvement, par l'intermédiaire d'un arbre oblique et 
de deux engrenages coniques, à un autre arbre qui lui 
est parallèle et qui est situé à la partie inférieure de la 
machine entre les deux rouleaux compresseurs. Ce dernier 
arbre actionne les rouleaux compresseurs, au moyen d'un 
pignon qui met en mouvement deux arbres latéraux 
parallèles sur lesquels sont calés des pignons conduisant 
chacun une chaîne de Galles. Chacune de ces chaînes 
transmet le mouvement à une roue dentée tournant 
librement autour de l'essieu de l'un des rouleaux com- 
presseurs. Une tige cylindrique de fort diamètre qui 
traverse le rouleau de part en part, parallèlement à son 
essieu, et qui est invariablement fixée à ce rouleau, se 
prolonge jusqu'à la roue.de la chaîne et pénètre dans un 
coussinet solidement relié au bras de cette roue. Cette 
tige, désignée par le constructeur sous le nom de toc, 
permet à la roue à chaîne de transmettre le mouvement 
au rouleau, quelle que soit la position qu'il occupe, 
lorsqu'on fait converger les essieux. Cette convergence 
s'obtient de la manière suivante : du côté de la machine 
où s'opèrent les transmissions de mouvement au moyen 
de chaînes de Galles et du toc, l'essieu de chaque rou- 
leau est fixé au bâti par une rotule sphérique. Du côté 
opposé, la machine repose sur chaque essieu par l'inter- 
médiaire de deux galets, et les essieux sont reliés l'un à 
l'autre par une tige horizontale terminée à ses deux 
extrémités par deux vis sans fin à filets inverses; au 
milieu de cette tige se trouve un engrenage conique qui 
lui imprime un mouvement de rotation et que le mécani- 
cien peut actionner à la main, au moyen d'une manivelle 
située sur la plate-forme. Ce mécanisme permet d'écarter 
ou de rapprocher les extrémités mobiles des essieux, tan- 
dis que les autres extrémités, dont l'écartement est inva- 



— 91 — 

riable, tournent simplement dans leurs rotules. Quant 
au toc, qui reste toujours parallèle à l'essieu, son déplace- 
ment angulaire est rendu possible au moyen d'un évase- 
ment ménagé dans le coussinet de la roue à chaîne dans 
lequel il pénètre, et la transmission de mouvement entre 
la roue à chaînes et le rouleau continue ainsi à s'effectuer 
sans difficulté par l'intermédiaire du toc. 

En vertu du marché que MM. Gellcrat et C ie ont 
passé avec la Ville de Paris, pour six ans, à partir du 
1 er février 1872, ils doivent tenir six machines à la dis- 
position du service municipal. Ils en ont sept qui sont de 
trois modèles différents : 

Machines grand modèle pesant 30 tonnes; 

— moyen modèle, pesant 24 tonnes ; 

— petit modèle pesant 18 tonnes (1). 

Le cylindrage est rétribué en raison composée du 
poids de la machine et de la distance utile parcourue. 
La tonne kilométrique est payée fr. 50 pour les 



(1) Le tableau suivant donne les principales dimensions de ces 
trois modèles : 













FC'ItTMKT 








C0CRSB 


riïos mime» 








I5MCAI10K 


POIDS 


DUÏBIRI 


LOSfiCELR 


Ses 


i.osGtmii 


LlRGKl'Il 


DlSTiKt 


msiinium 


degiration 








du 




des 


de 


lies des 


du 


du 




des galets 


^— ' 


OBHRUTIOSS 








moTGn 












pour un degr' 1 


de delialiotl 












modèle 




nlindres 


gcDératrici 


«il mires 

(2 d) 


bit! 


bitl 

(2 1) 


du compteur 


des aies 
(2 8) 


gauche 

(R) 


droit 

|K) 






























Les ravonsde gi- 






Grand 
Modèle 






















ration sont déter- 






3OUO0 


1™4 50 


1™ 900 


1-500X2 


6""250 


2 m 700 


1"7G7 


o™-uo 


I9»76 


17™06 


minés par l'axe 
longitudinal de la 




























machine, d'après 






Moyen 
Modèle 


2S l 050 


1 450 


1 500 


1 644X2 


6 000 


2 200 


1 767 


420 


18 32 


16 12 


les formules tu- 
dessous : 

R = 1 * — „— 






Petit 

Modèle 


1 8'000 


t 200 


1 400 


1 360X2 


5 200 


1 900 


1 342 


380 


14 55 


42 65 


R'-lx - e 





— 92 — 

400,000 premières tonnes, et fr. 35 pour les suivantes, 
faites dans une même année. 

Le poids de. chaque machine est déterminé une fois 
pour toutes et inscrit sur la machine. 

L'espace parcouru se détermine au moyen d'un comp- 
teur indiquant le nombre de tours des rouleaux. 

Les nombreux cylindrages exécutés dans Paris démon- 
trent que le nombre de tonnes kilométriques nécessaire 
pour cylindrer, avec une même machine, un mètre cube 
de matériaux de même espèce, semble être à peu près 
indépendant de l'épaisseur du rechargement, lorsque 
eelle-ci ne sort pas des limites ordinaires, c'est-à-dire 
reste comprise entre m ,0o et m ,15. Du moins, les 
variations de ce nombre de tonnes kilométriques sont sans 
corrélation avec les variations d'épaisseur et paraissent 
provenir surtout de la diversité d'appréciations des agents 
qui dirigent les cylindrages sur le moment où la prise des 
matériaux peut être considérée comme complète. 

Cette diversité ne permet pas de tirer des documents 
statistiques recueillis des conclusions rigoureusement 
exactes en ce qui concerne la comparaison des machines 
des différents modèles. Toutefois, les résultats moyens 
d'un grand nombre d'opérations sont résumés dans le 
tableau suivant. 



94 — 



NATURE 
des 

MATERIAUX, 



CUBE 




H 


des 


SCRFAC! 


m os 


mater in m. 


cylindrée . 




12] 


(31 


(i) 



Porphyre . . 
Meulière. . . 
Caillou . . . 

Totaux ET 
Moyennes . . 



Porphyre 
Meulière . 
Caillou . 



totaux et 
Moyennes . , 



Porphyre . . 
Meulière. . 
Caillou. . . . 

Totaux et 
Moyennes . . 



Porphyre . . 
Meulière. . . 
Caillou . . . 

Totaux et 
Moyennes. . . 



CUBE 


lOSMBIR 


DE SABLE 


DE 




PAR 


génératrice 




MKTRE 




TOTAL. 


CUBE 
DE 


DU 




matériaul 


cylindre. 


[S) 


(6) 


17] 




OBSERVATIONS 



MACHINES GRAND 



10.000 


109.708 


0.091 


2.105 


0.21 


3.80 


30'4 


8 r 00 


2.579 k 638 


9.346.024 


85 


737 


3.500 


4.053 


49.862 


0.081 


658 


0.16 


3.80 


30.4 


8.00 


963 059 


3.694.510 


74 


292 


3.298 


« 


" 


» 


s 


» 


» 


1 


s 


» 


" 


» 


s 


a 


14.035 


159.570 


0.087 


2.763 


0.211 


3. R0 


30 l 4 


S 1 00 


3. 542. 697 


13.041 .134 


82 


I .029 


3.443 





























MACHINES MOYEN 



4.526 


41 .604 


0.108 


1.079 


0.24 


3.00 


24' » 


S'OO 


1.504 k 745 


4.694.235 


112 


386 


4.053 


9.859 


113.831 


0.080 


1.590 


0.16 


3.00 


24.» 


8.00 


3.401 433 


10.204.295 


89 


860 


3.955 


4.408 


60.316 


0.073 


735 


0.16 


3.00 


24.» 


8.00 


1.397 301 


4.191.903 


69 


330 


4.230 


18.793 


215.771 


0.087 


3.404 


0.19 


3.00 


24'» 


S 1 00 


6.363 479 


19.090.433 


89 


1.576 


4.038 



MACHINES PETIT 



2.037 


28.147 


072 


4.3 


0.22 


2.80 


17.1 


6.100 


762 l 554 


2.135.152 


75 


229 


3.334 


3.496 


49 967 


069 


608 


0.17 


2.80 


16.6 


6.000 


1.306 075 


3.057.008 


73 


411 


3.180 


2.613 


26.590 


0.098 


439 


0.15 


2.80 


16.1 


5.83 


1.010 792 


2.830.172 


106 


330 


3.063 


8.146 


I04.704 


0.077 


1.460 


0.18 


2.80 


16.6 


6.00 


3.079 k 421 


8.625.332 


82 


970 


3 175 



CYLINDRES A 



431 


6.465 


0.067 


129 


0.29 


1 .29 


5.2 


4.00 


9.888 


125 072 


0.079 


2.152 


0.22 


1.15 


5.9 


5.10 


3.066 


55-863 


0.055 


063 


0.21 


1.15 


5.7 


5.00 


13.385 


187.400 


0.071 


2.944 


0.22 


1.20 


5.6 


4.70 



462.748 
7.338.030 
2.520.382 



10.521.160 



592.761 
8.561.769 
2.892.546 



12.047.076 



64 



278 
4.094 
1.364 



5.736 



1 664 
1.841 
1.717 



1.834 



(25) 



MODELE. 



0.446 


78.421 


71 


7 84 


41 


112 46 


23.393 


40 


9.082 03 


74 


18S 


55 


08 


7 42 


0.46S 


29 477 


0.39 


7 27 


15 


214 22 


7.909 


OS 


3.027 64 


2» 


210 


•il 


0.32 


0.46 


» 


» 


• 


» 




» 


» 


— 


» 




V 








0.449 


I07.R9S 


o 68 


T.lïT 


i-, 


.326 68 


31.302 


12.710 27 


ton 


::nii 


V.> 


0.03 


7.14 



Col. 10 x Col. : 

Colonne n . 

Colonne 12 = 



Col. 11 
Colonne 

Colonne 14 = 



Cuionne 3. 
Colonne 10. 



Colonne 15 



Colonne 13 
Colonne 2. 
Col. 8 X Col. 14 
)1. 19 = Col 16 X 0,30 4 

les liais de barrage et de 
gardiennage. 



MODELE. 

0.489 37.478 
0.479 81.378 
0.359 33.424 


o.ao 

0.71 
0.33 


8.28 
8 2'. 
7.3s 


19.578 19 
42.825 51 
16.574 16 


8.977 32 

22. '.'.m; 57 


4.934 20 
7.313 0S 
3.37S 70 


33.509 91 
72.035 16 
25.092 59 


0.80 
. C ', 
0.42 


7.44 
7.30 

5 . s: 


488 


152.280 


0.70 


8 II 


7S.977 86 


37.213 S2 


13.645 98 


131.837 00 


0.61 


7 . 29 



MODELE. 



0.339 
0.310 
0.490 



0.590 



13.033 
21 .709 
16.317 



51.121 



II.', 6 
0.4.i 
Il . 1 



6.2 
0.2 



7.221.17 
12.141.09 

8. SC. 83 



28.207.09 



7 


317 


00 


6 


751 


II 


5 


2S0 


85 


19 


348 


96 



1.S98.42 
2.793.88 
2.009.05 



0.713.3: 



16.436 59 


. 38 


8.07 


21.698 08 


0.42 


6.2li 


16.134 73 


O.iïu 


6.11, 


5». 2011 40 


0.52 


0.06 



CIIEYALX.. 



0.297 
0.413 
0.3S9 



2.446 
44.116 
14.549 



61.111 



0.33 



5.67 
4.46 

4.71 



1 


337 


22 


III 


636 


26 


6 


674 


33 


27 


647 


81 



1 .441 .OS 


499.79 


18.047.62 


9.K9S.28 


7.159.08 


3.05I.U4 


27.247.78 


13.449.71 



3.278 00 


0.51 


7.61 


48.IS2 11' 


0.38 


4.91 


16.885 05 


0.29 


5.3:< 


08.345 30 


0.36 


5.03 



— 96 — 

Il paraît ressortir de ce tableau que les machines du 
plus petit modèle sont les plus avantageuses, c'est-à-dire 
que pour obtenir un même résultat, il faut moins de 
tonnes kilométriques avec ces machines qu'avec celles d'un 
des modèles supérieurs. 

Quant au cylindrage par les chevaux, il semble, d'a- 
près le tableau qui précède, être plus économique que le 
cylindrage à vapeur ; mais il y a lieu de remarquer que, 
dans les opérations dont ce tableau est le résumé, les 
cylindrages à vapeur ont été exécutés de nuit, tandis que 
la plupart des cylindrages par les chevaux ont été effec- 
tués pendant le jour ; le prix de revient de ces derniers 
cylindrages devrait donc être augmenté dans une certaine 
mesure, pour tenir compte de la différence entre le tra- 
vail de nuit et le travail de jour. Malgré cette correction, 
une légère différence subsisterait encore en faveur du 
cylindrage par les chevaux, sous le rapport de l'économie; 
mais le cylindrage à vapeur présente des avantages inap- 
préciables pour des voies très-fréquentées comme celles 
de Paris, parce qu'il permet d'obtenir un résultat plus com- 
plet avec une rapidité beaucoup plus grande et en impo- 
sant une gêne beaucoup moindre à la circulation. Aussi, 
le cylindrage par les chevaux n'est plus employé que dans 
des circonstances tout à fait exceptionnelles, et l'appareil à 
vapeur de MM. Gellerat et O est désormais exclusivement 
affecté au cylindrage de la presque totalité des recharge- 
ments sur les voies empierrées de Paris. 



PONTS 



— 99 — 

N° 631 du Catalogue français 

PONTS DE BILLANCOURT ET DE COURBEVOIE 

ALBUMS. 

Auteur du projet : M. Legrand, ingénieur civil, médaille 
de mérite (Vienne, 1873). 

Collaborateur : M. Bellom, #, agent voyer en chef du département 

de la Seine. 



N° 632 du Catalogue français 

PONT DE SURESNES 

ET CONSTRUCTIONS SUR LA SEINE 

MODÈLE EN RELIEF. 

Auteur du projet : M. Legrand, ingénieur civil. 
Collaborateur : M. de Fontanges, $î, ingénieur des Ponts et Chaussées. 



N° 633 du Catalogue français 
cinq photographies dans un cadre. 

1° Ponts de Billancourt, deux projets : grand et petit 
bras de la seine ; 

2 ,J Pont de Chennevières (sur la Marne) ; 

3° Pont de Courbevoie : montage du pont, élévation 

générale, dessous du pont. 

Auteur des projets : M. Legrand, ingénieur civil. 

Collaborateurs : MM. de Fontances, ^, et Philippe, ingénieurs des 
Ponts et Chaussées. 



— 100 — 
N° 634 du Catalogue français 

PONTS CONSTRUITS EN FRANCE 

PAR LE SERVICE VICINAL 
NOMENCLATURE. 



Auteur : M. Legrand, ingénieur civil. 



— 103 — 



SERVICE DES PROMENADES ET DES PLANTATIONS 

Renseignements généraux . 



PROMENADES DE PARIS 

Le programme adopté pour satisfaire, sous le rapport 
des promenades, aux besoins de la capitale agrandie 
jusqu'aux fortifications, a consisté à créer quatre grandes 
promenades, aux quatre points cardinaux attenant à la 
périphérie, en dehors ou en dedans de l'enceinte, savoir : 

Le bois de Boulogne, 

Le bois de Vincennes, 

Le parc des Buttes-Chaumont, 

Le parc de Montsouris; 

Puis à développer ou à créer au moins un jardin ou 
un square dans chaque arrondissement de Paris. 

Ce programme, aujourd'hui exécuté, donne à la popu- 
lation, en dehors des quatre grandes promenades, un ensemble 
de soixante-douze emplacements couverts de végétaux et 
qui ne présente pas moins d'une surface de 570,662 mq 32, 
soit plus de 57 hectares. 

Bois de Boulogne. 

Le bois de Boulogne a été cédé par l'État à la Ville de 
Paris, en vertu d'une loi du 8-13 juillet 1852. 

La superficie, entièrement en forêts, avec quelques 
routes droites, était, à l'époque de la cession, de 676 hec- 
tares; mais, par suite d'acquisitions et de ventes de 
parties se trouvant en dehors du périmètre primitif, la 
surface a été portée à 873 hectares. 



— 104 — 

La longueur totale des allées est de 95 kilomètres, celle 
des ruisseaux de 9 kilomètres, et celle de la canalisation 
d'eau, pour l'alimentation des lacs et l'arrosement des 
routes et pelouses , de 70,700 mètres. Le nombre des bou- 
ches d'eau est de 1,915. 

Le volume des eaux employées par jour, en été, pour 
l'arrosement, est de 7,000 mètres cubes, et celui des eaux 
employées à l'alimentation des lacs et cascades, de 
8,000 mètres cubes. 

Les dépenses se sont élevées à 16,206,253 fr. 50 c; 
mais la Ville a vendu pour 10,401,483 fr. 84 c. de 
terrains et a reçu de l'État une subvention de 2,410,313 fr. 
27 c, ce qui a réduit à 3,694,255 fr. 94 c. les dépenses 
à sa charge. 

La transformation du bois de Boulogne a été entreprise 
en 1853 et terminée en 1858. 



Bois de Vincennes. 

Le bois de Vincennes a subi une transformation 
analogue à celle du bois de Boulogne. On a acquis, pour 
la réunir à cette promenade, la partie des plaines de Bercy 
et de Saint-Mandé comprise entre les anciennes limites du 
bois et le mur d'enceinte des fortifications de Paris. Le 
bois de Vincennes, comme le bois de Boulogne, com- 
mence aux portes de Paris. 

Les travaux, entrepris en 1858, sont terminés depuis 1864. 

Les pièces d'eau du bois de Vincennes sont alimentées 
et l'arrosage est fait au moyen des eaux de la Marne, 
élevées, sur le plateau de Gravelle, par une turbine' 
placée dans la chute des moulins de Saint-Maur. 

La surface du bois est de 921 hectares. 

La longueur totale des routes et allées est de 70,053 mè- 
tres; celle de la canalisation d'eau forcée de 45,416 m ,51. 



— 103 — 
et celle des ruisseaux de 9,900 mètres. Le nombre des 
bouches d'eau est de 917. 

Le volume journalier des eaux de la Marne, servant à 
l'arrosementet à l'alimentation des lacs, rivières et cascades, 
est de 15,000 mètres cubes. 

Les dépenses faites s'élèvent à 5,695,000 francs, non 
compris les acquisitions de terrains qui seront couvertes 
en partie par la revente d'une superficie de 125 hectares, 
que la loi de cession du bois de Vincennes par l'Etat à la 
Ville de Paris, en date du 24 juillet 1860, permet de 
revendre au profit de la Ville. 

Parc des Buttes- Chaumont. 



Le parc des Buttes-Chaumont est situé sur l'emplace- 
ment de l'ancienne voirie de Montfaucon et des carrières 
à plâtre ouvertes au pourtour. Il forme un triangle curvi- 
ligne d'une superficie de 25 hectares, compris entre la 
rue de Crimée et deux boulevards courbes reliant Belle- 
ville à la rue de Puebla. Avant la création du parc, le ter- 
rain, coupé par le chemin de fer de Ceinture et par la rue 
Fessard, n'offrait à la vue que des monticules de terre 
glaise, d'une aridité complète, et des excavations profondes 
constituant de véritables précipices. On songea à utiliser 
cette vaste superficie, si accidentée, pour en faire une 
promenade publique, en y ajoutant l'eau et la verdure qui 
manquaient. 

Pour obtenir ce résultat, on a dû, dans la partie la plus 
voisine du centre de Paris, prononcer plus fortement un 
système de vallées, tracer des allées suivant les pentes, 
régulariser le sol, y répandre de la terre végétale, faire les 
semis et les plantations nécessaires. Les travaux d'amélio- 
ration n'ont eu une très-grande importance, sur ce [joint, 



— 106 — 
que parce qu'il a fallu raccorder le parc, dans presque 
tout son parcours, avec le boulevard de Ceinture, ouvert 
en tranchée de 17 mètres de profondeur. 

L'autre portion des Buttes-Chaumont, où se trouvaient 
la tranchée ouverte pour le chemin de fer de Ceinture et 
les carrières à plâtre, et qui forme aujourd'hui la partie 
la plus pittoresque du parc, a exigé des travaux considé- 
rables. La ligne des falaises qui présente, dans son en- 
semble, un front vertical de 35 mètres d'élévation, était 
heureusement, mouvementée par un grand promontoire 
surplombant les terrains inférieurs anciennement exploités. 
On a détaché ce promontoire de la masse, de manière à 
en faire un rocher dominant à pic un lac qui l'environne 
de tous côtés. 

Ce lac est alimenté par deux ruisseaux qui parcourent 
les deux vallons du parc. L'un de ces ruisseaux sort de 
la base du mur de soutènement du boulevard supérieur 
et tombe, à travers une vaste grotte, en formant une 
cascade de 32 mètres d'élévation. Ce mur et cette grotte 
ont été établis pour maintenir les terrains voisins de 
Belleville, qui glissaient dans les excavations creusées 
pour les carrières. Les marnes qui surmontaient la pierre 
à plâtre, sur une épaisseur de 15 mètres environ, et dont 
les talus, presque verticaux, se dégradaient sous les in- 
fluences atmosphériques, ont été généralement tranchées 
suivant des pentes permettant au sol de se soutenir, et de 
recevoir la terre végétale nécessaire aux plantations. Sur 
la pointe du promontoire, où il importait de conserver une 
grande masse surplombant au-dessus des eaux, un revê- 
tement en maçonnerie, imitant les rochers de la base, 
maintient le terrain peu consistant. 

Un pont suspendu, de 65 mètres de portée, jeté au- 
dessus du lac et de l'allée qui l'entoure, relie cette portion 



— 107 — 
du parc à l'autre, en évitant aux promeneurs de longs 
détours. 

Plusieurs allées carrossables, de 7 mètres de largeur 
et dont les pentes ne dépassent pas 6 centimètres par 
mètre, permettent aux voitures de parcourir toute l'éten- 
due du parc, malgré les différences énormes de niveau 
qu'il présente. 

Des sentiers, dont les pentes n'excèdent pas 10 centi- 
mètres par mètre, mais qui exigent parfois des escaliers, 
permettent aux piétons de prendre des raccourcis entre les 
allées à voitures, et de s'élever jusqu'aux sommets du 
parc. 

Quatre ponts ont été établis pour franchir les bas-fonds : 
une passerelle, en treillis de fer, sur le chemin de Cein- 
ture ; un pont en maçonnerie et en plein -cintre de 
12 mètres d'ouverture, construit à 20 mètres au-dessus 
d'une route et d'un petit bras du lac; le pont suspendu 
de 65 mètres de portée, déjà cité, et un pont biais en arc 
de cercle, de 18 mètres d'ouverture, exécuté en fer sur 
culées en maçonnerie. 

Les eaux qui alimentent les cascades et les conduites 
de distribution pour l'arrosage , sont refoulées , par 
une machine spéciale, du canal de l'Ourcq dans un 
réservoir situé le long du boulevard supérieur qui entoure 
le parc. 

Le parc des Buttes-Chaumont, étant entouré de voies 
spacieuses, est clos par des grilles, afin qu'aucun obstacle 
ne vienne en masquer la vue. 

Les travaux, entrepris dans les premiers mois de l'année 
1864, sont entièrement exécutés depuis 1869. 

La dépense des travaux des ponts et chaussées et de 
jardinage s'élève à la somme de 2,936,760 fr. 56 c. 

La dépense des travaux d'architecture, comprenant 



— 108 — 
un restaurant, de premier ordre, deux de second ordre, 
huit maisons de garde, une maison de garde double, une 
rotonde, la grille de clôture, s'élève à la somme de 
475,859 fr. 80 c. 
La dépense totale est donc de 3,422,620 fr. 36 c. 

Parc de Montsouris. 

Dans les projets généraux de transformation de la Ville 
de Paris, on avait arrêté en principe, ainsi qu'on l'a déjà dit, 
que la capitale, indépendamment des nouveaux squares et 
boulevards intérieurs, serait comprise entre quatre grandes 
promenades publiques. Trois ont déjà été exécutées : les 
bois de Boulogne et de Vincennes, à l'ouest et à l'est ; le 
parc des Buttes-Chaumont, au nord ; celui de Montsouris, 
situé à l'extrémité sud de Paris, constituera la quatrième 
grande promenade. Les terrains sur lesquels on l'établit 
sont situés à flanc de coteau, au-dessus de la vallée que 
parcourt la Bièvre, dans une position d'où l'on jouit, sur 
Paris, d'une vue très-étendue, et où l'on utilise ainsi des 
terrains qui, coupés par deux chemins de fer, eussent 
été d'un lotissement très-difficile pour y ouvrir des rues 
et y élever des constructions. 

La surface totale du parc, après son exécution, sera 
de 15 hectares 84 ares 76 centiares. 

Les dépenses prévues au projet monteront à la somme 
totale de 1,750,000 francs. 

Ce parc est actuellement en cours d'exécution, en ce 
qui concerne les terrassements, le jardinage et la réédifi- 
cation du palais du Bey de Tunis, lequel avait été con- 
struit au Champ de Mars, lors de l'Exposition universelle 
de 1867. 

Ce palais, reconstruit sur une base en maçonnerie, est 
entièrement édifié en bois dans toute la hauteur de son 



109 — 



grand étage. Il est de style mauresque, avec pàtis ou cour 
centrale. Il a 25 mètres de longueur sur 23 mètres de 
largeur, sans y comprendre les perrons. 



Parc Monceau. 



Le nouveau parc Monceau, créé en 1861 par l'Admi- 
nistration municipale de la Ville de Paris, est l'une des 
plus vastes promenades parmi celles qui ornent l'intérieur 
de la capitale. Elle occupe, en partie, l'ancien domaine de 
Monceau , dont l'origine remonte au milieu du siècle 
dernier. 

Deux grandes voies carrossables, qu'on a ouvertes en 
ménageant autant que possible les plantations anciennes, 
traversent le parc dans toute sou étendue et forment le 
prolongement des boulevards qui viennent y aboutir. Des 
grilles monumentales décorent les entrées de ces voies. 

La superficie du parc de Monceau est d'environ 8 hec- 
tares 56 ares, dont 4 hectares 89 ares pour les pelouses 
proprement dites, 1 hectare 41 ares pour les massifs 
d'arbres ou arbustes, 16 arcs pour la rivière et I hectare 
97 ares pour les allées. 

La dépense totale de transformation et d'aménagement 
du parc a été de 1,190,000 francs. 

Les travaux, commencés au mois de janvier 1861, 
étaient à peu près terminés le 13 août suivant. 

Voici maintenant la description sommaire des princi- 
paux squares du nouveau Paris. 



110 — 



SQUARES DE PARIS 

Square de la Tour-Saint-Jacques. 

Le square de Ja Tour-Saint-Jacques, d'une superficie de 
5,222 mètres carrés, est situé au carrefour de la rue de 
Rivoli et du boulevard de Sébastopol, et bordé d'autre 
part par la rue Saint-Martin et la rue Victoria. Il tire son 
nom de la tour Saint-Jacques qu'il entoure, et dont la 
construction remonte à 1508. 

Les dépenses se sont élevées à la somme de 141,700 
francs. 

Square des Innocents. 

Le square des Innocents, construit en 1859 et en 1860, 
sert d'entourage à la fontaine des Nymphes. Construite 
en 1550 par Pierre Lescot, et décorée par Jean Goujon, 
cette fontaine a subi, en 1860, une restauration complète. 

La superficie intérieure du square des Innocents est de 
2,008 m \66. 

Les dépenses d'établissement du square se sont élevées 
à la somme totale de 201,581 fr, 78 c, dont 178,513 fr. 
92 c. pour les travaux d'architecture. 



Square du Temple. 

Le square du Temple, créé en 1857, sur l'emplacement 
de l'ancien enclos de ce nom, se compose de trois 
pelouses principales, dont l'une renferme une pièce d'eau 
surmontée d'un rocher artificiel. La superficie intérieure 
est de 7,038^,86. 

La dépense totale de construction a été de 148,581 fr. 72 c. 



— 111 — 

Square Vintimille. 

Le square Vintimille, installé au centre de la place de 
ce nom, ne présente qu'une étendue peu considérable, sa 
superficie est de 807'"% 11. 

Les dépenses faites pour la transformation et la restau- 
ration de ce petit jardin, se sont élevées à la somme de 
13,500 francs. 

Square Sainte-Clotilde. 

Le square Sainte-Clotilde est situé sur la place Belle- 
chasse, devant la nouvelle église Sainte-Clotilde, élevée, 
il y a quelques années, dans le style architectural du 
XIII e siècle. 

Le peu d'étendue de cette promenade rendait néces- 
saire l'adoption de dispositions fort simples, ne pouvant 
nuire, en rien, à l'aspect du monument situé en arrière. 

La surlace intérieure du square est de l,738" ll| ,15. 

La dépense du square Sainte-Clotilde a été de 32,220 
francs. 

Square Louvois. 

Le square Louvois a été installé, en 1859, sur l'ancienne 
place Louvois, au milieu de laquelle s'élève la fontaine 
Visconti. 

Cette place était déjà garnie de plantations qui ont été 
respectées. 

La surface enclavée par la grille est de 2,263 mq ,25. 

Les frais de transformation de la place en square ont été 
de 55,645 fr. 45 c. 

Square de la Chapelle expiatoire. 

Le square de la Chapelle expiatoire, situé entre le bou- 
levard Haussmann et les rues d'Anjou, Boissy-d'Anglas 



— 112 — 

et Neuve-des-Mathurins, entoure la chapelle élevée, en 
1825, sur l'emplacement du cimetière où furent inhumés 
les restes de Louis XVI et ceux de la reine Marie-Antoi- 
nette. 

La superficie totale est de 6,165 ra<1 ,22, dont 4,041 mq ,16 
seulement sont livrés au public. 

La dépense a été de 183,000 francs. 

Les travaux ont été exécutés dans le courant de 
l'année 1865. 

Square de Belleville. 

Au centre de l'ancienne place des fêtes de Belleville, 
plantée de tilleuls taillés en berceau, existait un espace 
vide de 85 mètres de longueur sur 50 de largeur. C'est 
cet emplacement que l'on a transformé en jardin, en val- 
lonnant le terrain et en y plantant des fleurs et des 
arbustes. 

La surface totale de ce square est de 1 hectare 12 ares 
72 centiares. 

Exécutés pendant l'année 1861, les travaux ont coûté 
une somme totale de 19,908 fr. 61 c. 

Square Montholon 



Le square Montholon, situé au carrefour de la rue du 
même nom et de la rue Lafayette, a été établi en 1863. 

Il se compose d'une pelouse centrale, en cuvette, ornée 
d'un rocher qui laisse échapper une nappe d'eau dans un 
petit bassin. 

La superlicie totale de ce square est de 4,323 mq ,21. 

Les dépenses d'établissement se sont élevées à la somme 
de 185,000 francs. 



— 113 — 

Square de Montrouge. 

Le square de Montrouge a été installé sur la place exis- 
tant devant la nouvelle mairie du XIV e arrondissement. 
Il se compose : 

1° D'un jardin proprement dit, de forme quadrangu- 
laire, clos par une grille en fer et orné de trois pelouses 
plantées, dans l'une desquelles se trouve un groupe en 
bronze; 

2° De deux plateaux plantés de chaque côté du square, 
devant les bâtiments des écoles. 

La surface totale de cette promenade est de 3,886 raq ,75. 

Les travaux exécutés pendant les années 1862 et 1863 
ont coûté 101,472 fr. 39 c. , non compris la grille de 
clôture. 

Square des Arts-et-Métiers. 



Le square des Arts-et-Métiers est situé sur un terrain 
situé entre le boulevard de Sébastopol et la rue Saint- 
Martin. Il se compose principalement d'une plantation 
régulière de marronniers, disposés de manière à présen- 
ter, au centre, une avenue conduisant à la principale 
porte d'entrée du Conservatoire des Arts et Métiers, d'où 
le square tire son nom. 

Deux bassins , entourés de gazon , ornés au milieu 
d'effets d'eau, de figures assises, dues au ciseau des 
sculpteurs Crauck, Ottin et Gumery, sont situé» dans les 
allées latérales de la plantation. 

Ce square mesure 4,044 mq ,89 de surface. 

La dépense totale s'est élevée à 320,000 francs. 

8 



114 — 






Square des Batignolles. 

Le square des Batignolles, établi sur l'ancienne place 
de l'église de cette commune, est le plus vaste et le plus 
pittoresque des squares dont on ait doté le nouveau Paris. 
Sa contenance est de 1 hectare 50 ares, non compris les 
larges contre-allées plantées extérieurement à la grille 
d'enceinte. Sa forme est celle d'un rectangle. Une longue 
pelouse en pente , entourée d'une allée circulaire , plantée 
d'arbres de choix et arrosée par un ruisseau à cascades 
surgissant de terre, au-dessous d'une éminence qui repose 
sur des roches aux formes singulières : tel est l'aspect 
d'ensemble de cette promenade. 

La dépense totale s'est élevée à la somme de 155,071 fr. 
75 c. 

Les travaux, commencés en 4862, ont été terminés dans 
l'année 1863. 



Square de la Trinité. 

L'église de la Trinité a été construite dans l'axe de la 
rue de la Chaussée-d'Antin , entre les rues Blanche et 
de Clichy. On a dû reculer le monument en arrière de 
la rue Saint-Lazare, afin de trouver un espace suffisant 
pour développer la façade entre les deux rues qui l'en- 
serrent. L'espace triangulaire compris entre l'église et 
la rue Saint-Lazare a été utilisé par sa transformation 
en jardin. On a apporté ainsi un peu de verdure dans 
ce quartier, et l'on a créé un lieu de repos pour les pro- 
meneurs et les enfants , sans masquer l'aspect du 
monument. 

L'exécution des travaux a eu lieu en 1865 et 1866. 

La surface totale occupée est de 3,117 mq ,69. 

Les dépenses se sont élevées à 430,000 francs. 



— IIS — 
Square Monge. 

L'ouverture de la rue Monge a laissé un îlot trian- 
gulaire entre cette rue, celle des Écoles et les bâti- 
ments de l'École polytechnique. Il était très-difficile, par 
suite d'une différence de niveau considérable, de rappro- 
cher l'École de la nouvelle voie, et il n'était pas non plus 
convenable de masquer, par des constructions particulières, 
un édifice aussi important. On prit alors le parti de 
limiter, par une terrasse, les terrains de l'École poly- 
technique, et d'affecter l'espace triangulaire, en contre- 
bas, à la création d'un square qui est très-utile pour les 
habitants si nombreux de ce quartier. 

Le square Monge a été exécuté dans le cours de 
l'année 1868. 

La surlace totale qu'il occupe est de 3,!J17 mq ,62. 

Les dépenses s'élèvent à 132,072 fr. 18 c. 



Square Victor. 

Lors de la construction du chemin de fer de Cein 
turc, la portion en remblai , sur la rive gauche de la 
Seine, entre le quai de Javel et la porte de Sèvres, a 
limité, d'un côté, un espace de terrain triangulaire, qui 
était bordé, des deux autres côtés, par la rue Militaire 
et le quai. Ce terrain, qui se trouvait très en contre-bas 
tlu chemin de fer, était peu propre à être vendu pour y 
établir des constructions particulières. La Ville de Paris a 
pensé qu'il était préférable d'y construire un jardin public 
qui donnerait un peu de verdure à ce quartier qui en . 
était déshérité, et attirerait la population de ce côté, 
jusque-là très-désert. Ce jardin, établi et entretenu éco- 
nomiquement, n'est pas clos ; d est composé simplement 



— 116 - 

de pelouses entourées d'allées et plantées de quelques 
massifs. Il a été exécuté en même temps que l'élargisse- 
ment à 40 mètres de la rue Militaire qui le borde d'un 
côté, entre le quai et la porte de Sèvres. La dépense 
spéciale occasionnée par cette création a été confondue 
dans les frais d'exécution du projet général, qui se sont 
élevés à 419,203 fr. 19 c. 

La surface totale du square est de 21,000 mètres. 

Les travaux, commencés en 1865, ont été terminés en 
1867. 



Trocadéro. 

Les terrains du Trocadéro qui s'étendaient entre 
Chaillot et Passy, ayant été abandonnés depuis long- 
temps, étaient devenus un réceptacle d'immondices de 
toutes sortes. Un pareil état de choses ne pouvait être 
maintenu en face de l'Exposition universelle qui de- 
vait s'ouvrir au milieu du Champ de Mars. On se décida 
alors à exécuter les projets prévus depuis plusieurs an- 
nées par la Ville de Paris, lesquels consistaient à créer une 
vaste place, descendant en pente douce sur la Seine, et 
dont la partie élevée était terminée par un demi-cercle, 
sur lequel venaient déboucher neuf boulevards traversant 
les quartiers de Passy et de Chaillot. En cours d'exécu- 
tion, le projet primitif a été modifié : on a élargi la place, 
de manière à lui donner le môme développement que le 
Champ de Mars, et les pentes ont été augmentées de ma- 
nière à constituer un vaste amphithéâtre, où la population 
de Paris tout entière peut se grouper pour voir les fêtes 
du Champ de Mars. Cette surface a été recouverte de 
pelouses, entourées de parterres qui égaient la vue et qui 
évitent l'aridité qu'aurait présentée un emplacement aussi 
considérable dépourvu de toute verdure. 



— 117 — 

L'exécution des travaux a eu lieu en 1866 et 1867. 

La surface totale occupée par cette place est de 
93,620 m<, ,96. 

Les dépenses faites pour l'exécution des travaux se sont 
élevées à la somme totale de 3,228,240 fr. 02 c. 

Fleuriste de la Muette. 

L'extension donnée par la Ville de Paris à ses jar- 
ins publics, le développement des plantations de ses 
avenues, l'aménagement des grandes promenades des 
bois de Boulogne et de Vincennes exigeaient une quantité 
toujours croissante d'arbres, d'arbustes et de fleurs. En 
s' adressant à l'industrie privée, la Ville de Paris eût trouvé 
difficilement les fournitures qui lui étaient nécessaires, 
surtout en ce qui concerne les nouvelles espèces végétales, 
qu'elle voulait développer dans ses jardins et qui n'exis- 
taient pas en quantité suffisante chez les horticulteurs de 
profession. Dans tous les cas, on a pensé que l'Adminis- 
tration obtiendrait facilement tout ce qui convenait à des 
besoins aussi divers ; qu'elle pourrait donner au dévelop- 
pement des végétaux la direction la meilleure ; qu'elle 
obtiendrait ces résultats avec des dépenses moindres 
en créant de vastes établissements horticoles, véritables 
manufactures de plantes. 

Le plus important est le jardin fleuriste organisé en 1855* 
à côté de la Muette, dans les terrains du clos Georges, 
détachés du bois de Boulogne et remis par l'État à la Ville 
avec cette promenade. Il comprend : les logements et les 
bureaux du jardinier en chef et des principaux chefs de 
culture, qui doivent habiter à côté îles serres ; une oran- 
gerie , une serre à multiplications , une serre dite de 
sevrage, dix-sept serres de dimensions diverses, dix-huit 
petites serres pour l'éducation des plantes annuelles, cou- 



— 118 — 
vrant ensemble une surface de 6,867 mètres; une surface 
de 5,000 mètres de châssis de couches, un hangar pour 
les tulipes, divers bâtiments de service et 6,587 mètres 
de jardins pour la culture des plantes de plein air. 

Le Fleuriste contient enfin de vastes caves établies dans 
les anciennes carrières de Passy, au-dessous du clos 
Georges. 

Il renferme diverses collections très-remarquables de 
camélias, d'azalées, de palmiers et de tulipes, acquises 
anciennement par la Ville, et qui couvrent en partie 
les frais de leur entretien par les produits à retirer de 
la vente de leurs fleurs. 

Les frais de premier établissement des diverses con- 
structions et l'arrangement du sol ont coûté 400,000 francs. 
Le Fleuriste peut produire, par an, 3,000,000 de plantes 
environ, qui ne reviennent qu'à fr. 13 c. en moyenne, 
tandis que la valeur marchande des plantes de choix, sor- 
ties du Fleuriste, dépasse fr. 50 c. 

Cet établissement, qui a une réputation dans le monde 
horticole, a reçu des élèves jardiniers venant de toutes 
les nations. 

Il a rendu d'importants services à la science horticole, 
en vulgarisant l'emploi dans nos jardins des grandes 
plantes colorées, très-décoratives, et qui n'étaient pas 
acclimatées dans notre pays. Il a obtenu, du reste, ce 
résultat important à peu de frais, par des échanges avec 
tous les établissements horticoles étrangers, et par les 
dons de voyageurs qui ont parcouru l'Australie, la Chine, 
la Cochinchine et le Japon. 



Pépinières. 

La Ville possède trois pépinières pour élever les arbres 
et les arbustes qui lui sont nécessaires. 



— 119 — 

La première, située au milieu t du bois de Boulogne, 
près de la route d'Auteuil, a été créée en 1859. Elle con- 
tient 32,088 mètres superficiels et produit les arbres et 
arbustes à feuilles persistantes nécessaires à l'ensemble du 
service. 

La seconde, installée également au bois de Boulogne, 
mais dans la plaine de Longchamps, est destinée à l'éle- 
vage des arbres et des arbustes de toute nature, à feuilles 
caduques, la nature argileuse du sol qu'elle occupe étant 
très-propre à la végétation de ces plantes. Elle occupe une 
surface de 45,000 mètres. 

Enfin la troisième, destinée à l'éducation des arbres d'a- 
lignement, est située à Bry-sur-Marne, sur un vaste ter- 
rain de 184,000 mètres superficiels, acquis par la Ville en 
1869, moyennant 60,000 francs, et qui en vaut au moins 
le double aujourd'hui. On y élève, en grand nombre, des 
arbres bons à transplanter en mottes et qui fourniront 
dans quelques années, à la Ville, de grands et beaux 
arbres pour combler les vides des plantations de ses ave- 
nues et de ses boulevards. 



123 



SERVICE DES PLANTATIONS 



Renseignent ents généraux. 

Les anciens boulevards de Paris étaient autrefois garnis 
de plantations chétives, confiées à des entrepreneurs qui 
répondaient de leur reprise et qui étaient chargés aussi 
de l'entretien et de l'abatage des arbres qui ne pouvaient 
vivre dans un sol d'ailleurs tout à fait impropre à la 
végétation. Ce système ne donnait que des résultats 
insuffisants. 

Aussi, lorsque l'Administration municipale voulut met- 
tre ses plantations en rapport avec les améliorations qu'elle 
apportait à L'état des voies publiques de Paris, elle crut 
devoir former un service spécial des promenades. Elle re- 
nonça au système de l'entreprise pour la plantation et l'en- 
tretien des arbres, et elle y substitua l'exécution directe 
par un personnel de jardiniers et de cantonniers compé- 
tents et intéressés au succès des végétaux qu'ils plantent 
et qu'ils ont mission de faire prospérer. 

Trois conditions principales sont indispensables à la vie 
des arbres : un bon sol ; — la faculté laissée aux racines 
de se développer dans ce sol, proportionnellement à l'ac- 
croissement de l'arbre et au développement des branches 
à l'extérieur; — l'éloignement des éléments contraires à 
la végétation. 

Le sol de Paris est formé, en général, de détritus de 
toute nature, impropres et souvent hostiles à la végéta- 
tion. La première précaution à prendre, pour la réussite 
des arbres, consiste donc à leur préparer un terrain artifi- 
ciel dans lequel ils puissent développer leurs racines ; on 
l'obtient en creusant des tranchées continues de trois mètres 



f 



— 124 — 

de largeur sur un mètre de profondeur, tranchées qu'on 
remplit ensuite de terre végétale. 

Pour faire arriver l'eau aux racines des arbres, on com- 
mence d'abord par réserver, à leur pied, une vaste cuvette 
qu'on recouvre d'une grille, pour que le sol reste toujours 
perméable. Lorsque les racines se sont éloignées du tronc 
et se sont répandues au loin, l'eau ne peut pénétrer par 
la surface du sol, parce qu'il a été rendu imperméable au 
moyen du bitume ou du pavage, ou parce qu'il a acquis, 
d'une manière quelconque, la consistance qu'on doit lui 
donner dans l'intérêt de la circulation. C'est alors qu'il 
faut amener l'humidité à l'extrémité des radicelles, à l'aide 
d'un système général de drains qui enveloppent les arbres 
et se relient entre eux par un drain conducteur, commu- 
quant avec les branchements d'égout. En ouvrant un cla- 
pet qui ferme la communication des drains avec l'égout, 
lorsqu'ils servent à l'arrosage, l'ensemble du réseau se 
transforme, pendant l'hiver et au moment des pluies abon- 
dantes, en un vaste système de drainage. 

Pour préserver les végétaux des atteintes du public et 
de l'action du vent, on a supprimé l'ancien tuteur, ainsi 
que l'épinage, qui est très-défavorable à la croissance des 
arbres et dont l'aspect disgracieux ne convient pas dans 
les promenades d'une capitale. On l'a remplacé par un 
corset-tuteur, en bois ou en fer, peint en couleur verte, et 
formé de neuf branches de deux mètres de hauteur, forte- 
ment recourbées à la base, engagées dans le sol et réunies 
entre elles par sept liens circulaires. 

Pour arrêter les effets délétères des fuites du gaz, on a 
obligé la Compagnie concessionnaire à envelopper ses con- 
duites dans un drainage en cailloux, et ses branchements 
dans des drains ordinaires mis en communication avec 
l'air extérieur ; ce qui permet au gaz de s'échapper, et ce 



— 125 — 

qui facilite la recherche des fuites révélées par l'odeur qui 
s'échappe des orifices ménagés au pied de chaque appareil, 
où aboutit le branchement. 

Tels sont les principaux procédés à l'aide desquels il a 
été possible de doter Paris des plantations qui constituent 
aujourd'hui l'un de ses principaux ornements et qui 
contribuent puissamment à l'agrément et à la santé des 
habitants. Il est facile de comprendre que l'ensemble des 
précautions qui viennent d'être décrites ait occasionné une 
assez forte dépense ; aussi, le prix d'un arbre ordinaire 
d'alignement ne revient pas à moins de 180 francs (1). 



(1) PRIX D'UN ARBRE AVEC FOURNITURE DE TERRE VEGETALE 



MÈTRES (ULES DE DÉBLAIS 

3°'X5'"X I = 



MÈTRES CUBES DE TERRE VÉGÉTALE 

Même cube 



Perche pour tlteur : 
De 5 à 6 mètres de hauteur 

IOXAL 

A déduire un rabais moyen de 15 %. 

Reste 

Drainage : 

Drainage complet pour un arbre, com- 
prenant fourniture de tuyaux deo n \05 
et 0"\n8, la colonne montante), les rac- 
cords, etc 

Fontuinerie nécessaire (estimation 
moyenne pour un arbre) 

Total 



Grille ai: pied de l'ardre : 

GriJle grand modèle, de. . . . 

A déduire le rabais de 17 %. 

Reste. . 



Transport à pied d'eeuvre. . 
Pose, piquets compris. . . . 
Total. 



Corset en fer : 
Corset en fer de 2™, 30 de hauteur, avec 
barreaux de ,n ,0 1 3, y compris peinture. 

Ardre : 

Fourniture de l'arbre 

Main-d'œuvre de plantation 



Total pour un arbre. 



0,23 






f)0 f » 

00 » 
t 50 



121 50 
18 23 



1 1 i :; 

2 50 



13 


0:; 


50 


25 


9 


50 


46 


eu 


2 


» 


3 


» 


:,\ 69 



1 09 



103' 27 



51 69 



8 70 



5 » 
1 69 



184 » 



— 126 — 
Mais cette dépense n'a rien d'excessif, étant donnés les 
services rendus par les plantations. En effet, celles-ci sont 
indispensables pour renouveler l'air vicié de la grande 
cité, en absorbant l'acide carbonique qu'elles décomposent 
et qu'elles transforment en oxygène ; elles procurent de 
l'ombre au public qui circule sur les voies magistrales 
de Paris; enfin, elles contribuent puissamment à la déco- 
ration de la ville. 

On a planté sur les voies principales, lorsqu'on a voulu 
obtenir immédiatement de l'ombrage et un aspect déco- 
ratif, de grands arbres qu'on trouvait dans les environs 
de Paris ou dans les jardins expropriés, et qu'on trans- 
plantait avec leurs mottes , au moyen de chariots spé- 
ciaux. Cette opération, grâce à la bonne construction des 
chariots, est devenue possible dans des conditions de prix 
accessibles, la dépense, suivant la dimension des arbres, 
variant de 25 à 120 francs et ne dépassant jamais ce der- 
nier chiffre, même pour les arbres de 10 à 15' mètres de 
hauteur. On peut assurer aujourd'hui la reprise des neuf 
dixièmes des arbres ainsi plantés, à la condition de choisir 
des sujets qui ne soient pas pris au milieu des forêts, et 
dont il ne faille pas couper les grosses racines. Cependant, 
ces arbres restent toujours sans végéter pendant plusieurs 
années, et ne valent jamais, dans la suite, ceux qui 
ont été transplantés dans leur jeune âgé. 

Les voies plantées ont acquis un développement con- 
sidérable dans ces dernières années. Aujourd'hui , toute 
voie de plus de 26 mètres de largeur est bordée, sur chaque 
contre-allée, d'une rangée d'arbres. A partir de 36 mètres, 
il y en a deux; pour les largeurs de plus de 40 mètres, 
on établit, en général, un plateau planté au milieu, séparé, 
de chaque côté de la façade des maisons, par une chaussée 
et un trottoir. Dans tous les cas, les lignes d'arbres sont 



— 127 — 
placées à S mètres au moins de la façade des maisons ; 
l'intervalle qui les sépare est aussi de 5 mètres, et elles 
sont éloignées de l m ,50 de la bordure des trottoirs. 

Les secondes lignes d'arbres, plantées jadis beaucoup 
plus près des maisons, sur un assez grand nombre de voies 
anciennes, ont été abattues pour le chauffage des habitants 
pendant le siège, notamment dans les quartiers des Champs- 
Elysées et des Invalides. Elles ne seront pas remplacées, et 
les jeunes arbres conservés seront employés à compléter 
les premières lignes. 

Le choix des essences à adopter pour les plantations de 
Paris présente de sérieuses difficultés. Il faut choisir des 
arbres qui poussent rapidement, qui donnent de l'ombre, 
qui aient un bel aspect et qui ne soient pas atteints faci- 
lement par les insectes xylophages. Les seules espèces qui 
réunissent toutes ces conditions sont le platane et le mar- 
ronnier. 

Le platane pousse vite, s'élève aune grande hauteur et 
donne des ombrages touffus. 

Le marronnier est plus lent à se développer au début ; 
mais la magnificence de son port, la beauté de son feuil- 
lage et de ses fleurs, lui donnent le premier rang dans la 
décoration des avenues. 

L'orme est aussi un très-bel arbre d'alignement; mais 
il a l'inconvénient d'être très-accessible au ravage d'un 
insecte, le scolyte, qui le détruit souvent, malgré les pro- 
cédés ingénieux mis en usage par la science pour le pré- 
server de ses atteintes. 

Le tilleul, très-bel arbre d'alignement, a l'inconvénient 
de produire des fleurs précieuses, que le public cherche à 
se procurer en dégradant l'arbre. 

L'acacia et le vernis du Japon, très-rustiques, n'ont que 
des feuilles étroites, ne donnant pas d'ombre. 






— 128 — 

Les diverses essences de peuplier, de tulipier, et autres 
arbres analogues, exigent des terrains humides et ont un 
bois cassant. 

Les érables de diverses espèces ne donnent que des 
arbres de seconde grandeur. 

On vient d'essayer, sur l'avenue en face de l'Opéra, une 
nouvelle essence, le planera, déjà employée sur le boule- 
vard de l'Hôpital, et qui paraît de nature à donner de belles 
plantations d'alignement. 

Le nombre des arbres d'alignement, dans Paris, s'élève 
aujourd'hui à 102,154. 

Les bancs, complément obligé de la voie plantée, sont 
au nombre de 8,428. 

Les dépenses annuelles d'entretien des plantations et 
des bancs s'élèvent (chap. 14, § 4, 2°, art. 7 du budget) à 
190,000 francs, représentant environ une dépense de 
1 fr. 49 c. par arbre, et de 4 francs par banc, y compris 
le remplacement des arbres morts et des bancs brisés et 
la peinture à renouveler chaque année. 



— 129 — 

N° 635 du Catalogue français 

PROMENADES DE PARIS 

2 Volumes. 

M. HUBERT, Chef de Division. 

Auteur : M. Alphand, C. $*, Inspecteur général des Ponts et Chaus- 
sées, Directeur des Travaux de Paris, médaille 
de progrès (Vienne 1873). 

Collaborateurs : MM. Darcel, $, ingénieur en chef du service des 
Promenades, médaille de coopération (Vienne 
1873); — Giiégoire, ^, ingénieur ordinaire du 
service des Promenades, médaille de coopéra- 
tion (Vienne 1873); — Davioud, $£, architecte 
en chef des Promenades de Paris, médaille de 
coopération (Vienne 1873); — Barillet, j $, 
jardinier en chef des Promenades de Paris, 
médaille de coopération (Vienne 1873); — 
IIochereau, ^, architecte, Inspecteur des Pro- 
menades de Paris; — J. Rothschild, éditeur. 



N° 636 du Catalogue français 
QUINZE PLANCHES DANS UN SEUL CADRE 

1° Titre de l'ouvrage : Les Promenades de Paris (1), 
par M. Alphand, C. ^, Inspecteur général des Ponts et 
Chaussées, Directeur des Travaux de Paris. 



(1) Voir Renseignements généraux, page 103 et suivantes. 



— 130 — 
2° Plans généraux : Le Bois de Vincennes (1). — Les 
Champs-Elysées. — Les Buttes-Chaumont (2). 

3° Architecture : Café restaurant aux Buttes-Chau- 
mont (3). —Porte Dauphine. — Tribunes de Longchamps. 

— Kiosque de l'Empereur. — Grilles du parc Monceau (4). 

— Grilles des squares de la Trinité et de Montholon. 

4° Vues pittoresques : Vue du square de la Trinité (5). 

— Avenue Daumesnil. 

5° Chromolithographies : Bégonia rex Solanum. — Wars- 
cenwiczii. 






(1) Voir page 104. 

(2) Voir page 105. 

(3) Voir page 105. 

(4) Voir page 109. 

(5) Voir page 114. 






ARCHITECTURE 






SERVICE DES TRAVAUX D'ARCHITECTURE 



M. MENSAT, Chef de Division. 



N° 637 du Catalogue français. 



PALAIS DE JUSTICE 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION ET DIVERSES VUES 
PHOTOGRAPHIQUES. 



Auteurs des projets : MM. 



Duc (Joseph-Louis), C. $s, architecte en 
chef, prix de Rome 1862, membre de 
l'Institut, grandprix de l'Empereur (1869), 
Inspecteur général du service d'Architec- 
ture de la Ville de Paris; — Dommey, 
architecte en chef, décédé; — Daumet,^, 
prix de Rome (1835), architecte ordi- 
naire, médaille 3° classe (1867, Exposi- 
tion universelle) . 



Collaborateurs 



MM. 



Lassus (décédé), — LENOiR(Albertï, — Gode- 
beuf, — Galand, — Lebouteux, — Bonnet, 
— Guillaume, — Ollier (décédé), — 
d'Herbecourt, — Chaudet , Inspecteurs. 

LeHJIANN (de l'Institut), — BONNAT, — 

Ulmann, — Lefebvre; peintres. 
Dumont, de l'Institut, — Jouffroy, de l'In- 
stitut, — Jaley, de l'Institut, — Lemaire, 
de l'Institut, — Duret, de l'Institut, — 
Perraud, de l'Institut, — Toussaint 
(décédé), — Gumery (décédé) ; statuaires. 

• Dennelle, artiste décorateur. 
Le Palais de Justice est l'un des monuments les plus 
importants et les plus intéressants de Paris. 

Il centralise les Tribunaux de première instance civile 



— 134 — 

et correctionnelle ; la Cour d'appel civile et correctionnelle, 
et la Cour de cassation. 

Le périmètre de l'édifice est un quadrilatère de 180 mètres 
sur 200. La surface couverte est de 9,000 mètres, dont 
1,550 sont occupés par la nouvelle Préfecture de police (1). 

L'aspect général du Palais de Justice est d'un caractère 
architectonique assez complexe, mais qui détermine suf- 
fisamment l'histoire des diverses transformations d'un 
monument commencé au moyen âge, continué sous 
Louis XIII, sous Louis XIV, et destiné à être terminé à 
notre époque. Les travaux contemporains d'isolement et 
d'agrandissement ont été entrepris en 1840, pendant 
le préfcctorat de M. de Rambuteau. Leur achèvement 
exigera encore près de dix années; ils auront donc duré 
quarante-quatre ans environ. 

La configuration de l'îlot qui renferme le Palais de Jus- 
tice a été subordonnée à l'alignement des quais abou- 
tissant au terre-plein du Pont-Neuf. 

D'autre part, le niveau du sol du monument, élevé 
sur un soubassement général, a été déterminé par les 
anciennes constructions et par la Sainte -Chapelle. Ce 
niveau, conservé par les architectes aux époques de 
Louis XIII et de Louis XVI, s'est nécessairement imposé 
aux travaux de l'époque moderne. 



(1) Les façades de cet édifice départemental se développeront sur la place 
Dauphine, sur le quai des Orfèvres, et, en retour, sur la rue de la Sainte- 
Chapelle. Sur le quai, la façade principale aura 87 m ,27 de longueur, et les 
trois façades réunies présenteront un développement total de 138 m ,20. Elles 
s'élèveront à 20 mètres de hauteur, divisés en quatre étages, savoir : le 
rez-de-chaussée à arcades, contenant les grandes salles destinées aux services 
publics; le premier étage, consacré aux appartements de réception et aux 
services administratifs ; et, enfin, le comble habitable, pouvant servir aux 
archives et aux logements des employés. Les travaux sont dirigés par M. Diet. 
La dépense prévue s'élèvera à la somme totale de 8,340,544 francs. 



— 133 — 
La dépense totale, y compris les achats de terrains, de 
maisons et les travaux d'appropriations provisoires, attein- 
dra probablement un chiffre de 35 millions de francs . 



N 638 du Catalogue français 



TRIBIMAL DE COMMERCE 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION, DIVERSES VUES. 

Auteur du projet : M. Baii.ly (Antoine-Nicolas), 0. $, Architecte en 
chef. 

Collaborateurs : MM. Laisné, — Hermant , Inspecteurs. 

Robert Fleury, de l'Institut ; — Jobbé Duval , 

— DENUELLE, — CoLLIGNON' , — CHAUVIN ; 

peintres. 
Chevallier, — Saluson, — Elias Robert, — 
Eudes, — Carrier-Belleuse, — Pascal Mi- 
chel, — Chapu , — Cabet, — Mai>-dron ; 
statuaires. 

Le Tribunal de commerce était installé dans le palais 
de la Bourse. Les locaux affectés à son service étant 
devenus insuffisants, un édifice spécial a été élevé dans la 
Cité, vis-à-vis' du Palais de Justice, sur une partie de rem- 
placement occupé autrefois par le Marché aux Fleurs. Cet 
emplacement est limité par le boulevard du Palais (sur 
lequel s'ouvre l'entrée principale), et par le quai Desaix, 
la rue du Marché-aux-Fleurs et la rue Constantine. 

Le style du monument rappelle l'époque de la renais- 
sance italienne au seizième siècle. 

Les travaux, commencés en 18G0, ont été achevés en 
cinq années. 



— 136 — 

La dépense totale des constructions et des décorations 
intérieures s'est élevée à 3,437,816 fr. 72 c. 

Conformément au programme tracé à l'architecte, le 
dôme du Tribunal forme point de vue sur l'axe du bou- 
levard de Sébastopol (rive droite). 

Les parties en façades sur les voies publiques réservent 
des espaces occupés par des bouliques à location. 

Le rez-de-chaussée est affecté aux quatre Conseils de 
prud'hommes, et le surplus du palais est spécialement 
approprié pour les importants et noubreux services du 
Tribunal de commerce. 






N° 639 du Catalogue français. 

PRISON DE LA SANTÉ 



DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION, DIVERSES VUES. 

Auteur du projet: M. Vaudremer, $, (prix de Rome), médaille 

pour l'art (Vienne 1873). 

Collaborateurs : MM. Thomas, Auburtik, Inspecteurs, médailles de 

coopération (Vienne 1873). 

La nouvelle maison d'arrêt et de correction située rua 
de la Santé (XIV e arrondissement), dans l'ancien enclos 
de la Charbonnerie, a été construite en remplacement de 
la prison des Madelonnettes, démolie pour livrer passage à 
la rue de Turbigo. 

Elle peut contenir 1,000 détenus, savoir: 500 préve- 
nus soumis au régime de l'isolement, et 500 condamnés 
vivant en commun pendant le jour, et isolés pendant 
la nuit. 



— 137 — 

L'ensemble des bâtiments se divise en quatre parties : 
l'administration et ses dépendances, — le quartier des 
prévenus, — l'infirmerie des condamnés , — et le quar- 
tier des condamnés. — Les bâtiments d'administration 
sont aménagés au pourtour de la cour d'entrée. Ils ont 
deux étages sur rez-de-chaussée. Le quartier des pré- 
venus, disposé suivant le système cellulaire déjà appliqué 
à Mazas, se compose de quatre constructions rayonnant 
autour d'un bâtiment central. 

Les quartiers des condamnés sont installés autour de 
deux préaux. — Les ateliers, les chauffons, réfectoires et 
promenoirs sont au rez-de-chaussée. Les dortoirs cellu- 
laires occupent les étages supérieurs. 

Toute la maison est chauffée par un appareil unique. 

La superficie des bâtiments est de 10,000 mètres 
environ. 

La surface occupée, de 128,000 mètres. 

La dépense totale des travaux exécutés par M. Vau- 
dremer, architecte de la Ville de Paris, s'est élevée à 
6,500,000 francs. 



r 



— 138 — 



CASERNES. 






Renseignements généraux . 

La Ville de Paris a fait construire, depuis 1850 (1): 
Pour la Garde de Paris et les Sapeurs-Pompiers, la 
grande caserne de la Cité. 

Et pour le service de l'octroi de Paris les casernes spé- 
ciales ci-après indiquées, savoir : 



Dans le XII me 


arrondissement, 


1 


caserne. 


Dans le XIIF 10 


— 


3 


T H l 


Dans le XIV me 


— 


3 


__ 


Dans le XV me 


— 


1 


^_ 


Dans le XVI me 


— 


3 


_^_ 


Dans le XVI I me 


— 


3 


— _ 


Dans le XVIII™ 


— 


2 


__ 


Dans le XIX me 


— 


3 


__ 


Dans le XX me 


— 


3 






(1) Il est utile d'ajouter que le département de la Seine a fait édifier, 
pendant la même période de temps, des casernes de gendarmerie à Sceaux, 
à Saint-Denis, à la Belle-Épine, à Nanterre, à Joinville et à Neuilly. 



139 



N° 640 du Catalogue français 



CASERNE DE LA GITE 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION ET DIVERSES VUES 
Auteur du projet: M. Caillât (Victor), *, architecte. 
Collaborateurs : M. Cernesson, Inspecteur. 

MM. Maindron, Leboeuf, statuaires. 

La caserne de la Cité et les deux hôtels qui y sont an- 
nexés sont destinés à concentrer, à proximité de la Pré- 
fecture de police, un régiment de sapeurs-pompiers avec 
son état-major, ainsi qu'un corps important d'officiers et 
de soldats de la garde municipale. 

La façade principale est située rue de la Cité, vis-à-vis 
l'église cathédrale de Notre-Dame. 

Les côtés latéraux se développent, au Nord, sur l'ave- 
nue de Constantine, et au Sud, sur le quai du Marché- 
Neuf. 

La façade postérieure occupe une rue d'isolement, entre 
la caserne elle-même et les hôtels d'état-major qui s'éten- 
dent sur le boulevard du Palais, en face du Palais de 
Justice. 

Le style de ces différentes constructions rappelle cer- 
tains édifices d'une destination analogue, bâtis à Florence 
et à Gênes au dix-septième et au dix-huitième siècle. 

La surface occupée est d'environ 6,000 mètres carrés ; 
les cours absorbent près de 3,000 mètre. 

Des caves aérées et spacieuses existent sous tous les 
corps de bâtiment, dont les cinq étages sont consacrés aux 



— 140 — 

logements des officiers, sous-officiers et soldats mariés ou 
célibataires. 

Les travaux, commencés en 186i, ont été achevés en 
avril 1867. 

La dépense totale s'est élevée à 7,400,000 francs. 



— 141 — 



EGLISES. 



Renseignements généraux . 

Depuis l'année 1850, la Ville de Paris a terminé la 
contraction des églises : 
Sainte-Clotilde, 
Saint- Vincent de Paul, 
Saint-Jean-Baptiste , 
Saint-Bernard, 
Notre-Dame de Clignancourt, 
Notre-Dame de la Gare, 
Saint-Eugène. 
Saint-Martin des Champs , 
Saint-Éloi, 
Saint-Marcel, 
Saint-Michel des Batignolles. 

Elle a construit les églises de : 
La Trinité, 
Saint-Augustin, 
Saint-Ambroise, 
Saint-Joseph, 
Notre-Dame de la Croix. 
Notre-Dame des Champs, 
Saint-François-Xavier. 

Les temples réformés : 

Du Saint-Esprit (rue Boquépine), 
Et de la Bésurrection (à Grenelle). 

Les temples israélites : 
De la rue des Victoires, 
De la rue des Tournelles. 



— 142 — 

Elle a restauré la plupart des vieilles églises et notam- 
ment : 

Saint-Étienne du Mont, 
Saint-Leu, 

Saint-Germain l'Auxerrois, 
Et Saint-Laurent. 

De plus, la Ville de Paris a construit de nombreux 
presbytères. 



143 



N° 641 du Catalogue français 



EGLISE SAINT-AMBROISE 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION ET MONOGRAPHIE 

Auteur du projet : M. Ballu (Théodore), 0. ^, membre de l'Institut, 
Inspecteur général du service d'Architecture 
de la Ville de Paris, médaille pour l'art 
(Vienne 1873) . 

Collaborateurs: MM. Deperthes, — Picq, — Gion, Inspecteurs. 

MM. Lenepveu, peintre, membre de l'Institut; 
Ouri, artiste décorateur; 
Devers, peintre sur émail ; 
Soulacroix, cartons desdites peintures. 

OUDINÉ , — LOISON, — ClIATROUSSE, — CAMB0S , — 

Taluet, — Jacquemart, — Travaux; statuaires. 
M. Maréchal (de Metz) (Vitraux). 



L'église Saint-Ambroise, située dans le XI e arrondisse- 
ment et consacrée au culte catholique, a remplacé une 
ancienne église qui portait le même nom et dont les 
dimensions étaient devenues insuffisantes. 

Le nouvel édifice, isolé de tous les côtés et dont l'aspect 
rappelle le style du douzième siècle, est construit sur un 
terrain d'une superficie de 4,500 mètres environ. Il en 
occupe la plus grande partie, environ 2,900 mètres. 

Du côté du chevet, un emplacement de 1,500 mètres a 
été réservé pour la construction d'un presbytère, d'une 
salle de catéchisme et de diverses dépendances. 

Les travaux ont duré six années et la dépense a atteint 
le chiffre de 2,117,000 francs. 



— 144 



N° 642 du Catalogue français 

ÉGLISE SAINT-AUGUSTIN 

PLAN, CObPE, ÉLÉVATION ET DESSINS 

Auteur du projet : M. Baltaud (Victor), prix de Rome, 
0. ^, membre de l'Institut (décédé). 

Collaborateurs : M. Train, — Radigon, — Capitaine, — Lheureux, 
Roger, Inspecteurs. 

MM. Bezard, — Si gnol, de l'Institut, — Bouguereau, — 
Brisset. — Paul Balze ; 

Denuelle, artiste décorateur ; 

Jouffroy, membre de l'Institut, — Jaley, membre 
de l'Institut, — Cavelier, membre de l'Institut, — 

SCHRODER, — CaRRIER-BeLLEUSE, — CORDIER, — 

Jacquemart, — Millet, — Gilrert, — Schoene- 
werk, — Travaux, — Perrey, — Farochon, — 
ChARDIGNY, — OTTIN, — DESrREZ, — Brunet, — 
Taluet, — Lepère, — Bonnassieux, membre de 
l'Institut ; statuaires. 

MM. Lequesne, — Chamrard, — Gruyère, — Leharivel ; 
statuaires. 

MM. Maréchal (de Metz), — Ch. Lavergne, — Oudinot, — 
Nicod (Vitraux). 

L'église Saint-Augustin, consacrée au culte catholique, 
est située boulevard Malesherbes et en perspective sur l'axe 
de la première partie de ce boulevard. — Son périmètre 
est de 2,573 mètres superficiels. — La nef a 35 mètres 
de hauteur, et le dôme 60 mètres jusqu'à la naissance du 
campanile. 

Le hauteur totale de ce dôme atteint 80 mètres. 

Les travaux ont duré depuis 1860 jusqu'en 1870. 

La dépense totale est évaluée à 5,700,000 francs. 



- 145 — 



N° 643 du Catalogue français. 

ÉGLISE SAINT-BERNARD. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION. 

Auteur du projet : M. Magne (Auguste-Joseph), #, Inspecteur général 
du service d'Architecture de la Ville de 
Paris, médaille pour l'art et le mérite 
(Vienne 1873). 

Collaborateurs : MM. Margue.ue, - Loustau, - Vibert ; peintres ; 
Laurent Gsell, — Oudinot (Vitraux) ; 
Perrey père, - Geoffroy de Chaume, — 
Michel Pascal ; statuaires. 

L'église Saint-Bernard, située dans le XVIII e arron- 
dissement, est consacrée au culte catholique. 

Elle occupe une surface de 17,000 mètres. 

L'édifice se compose d'une . nef, de bas-côtés et de 
quatorze chapelles, y compris celle du transept et celle 
de la Vierge. 

Pour augmenter la surface intérieure accessible aux 
fidèles, diverses tribunes ont été disposées dans l'étage 
du triforium. 

Le style de l'église Saint-Bernard rappelle celui du 
seizième siècle. 

Les travaux, commencés en 1858, ont été terminés 
eu 1861. 

La dépense s'est élevée à 1,600,000 francs. 



10 



146 — 



N° 644 du Catalogue français. 



ÉGLISE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION. 

Auteurs du projet : commence par M. Lusson, architecte, continué par 
M. Uchard, ^ (Prix de Rome). 

Collaborateurs: MM. Faure, Inspecteur; 

Bonnassieux, de l'Institut ; 

Thomas, — Falguiêre, — Sakson, — Fran- 

ceschi, — M me Bertaux ; statuaires ; 
Romain-Cazes, — Delaunay, — Jules Lefebyre, 
Denuelle, artiste décorateur ; 
Maréchal, — Ottin (Vitraux). 

Cette église, consacrée au culte catholique, est située sur 
le boulevard des Invalides. 

Elle est destinée à desservir l'une des paroisses de Paris 
formée par le VI e arrondissement et par certaines portions 
du VI e et du XV e . 

Son périmètre extérieur occupe environ 240 mètres. — 
La surface couverte est de 2,775 mètres, et la surface 
intérieure de 1,330 mètres. — La largeur de la façade, y 
compris les tours, est de 31 mètres, et la longueur totale 
de l'édifice de 93 m ,30. 

La hauteur des voûtes de la nef est de 22 m ,30. Celle 
de la coupole, de 25 m ,30. 

Le vide intérieur de l'église représente environ 30,000 

mètres cubes. 

L'architecture de Saint-François-Xavier rappelle le style 
de diverses constructions analogues dont l'origine remonte 
au commencement de la renaissance italienne. 



- 147 — 

Les travaux, commencés à la fin de 1861, d'après les 
plans de M. Lusson, ont été une première fois suspendus 
en 4863 jusqu'en mai 1863 , puis une seconde fois inter- 
rompus, depuis 1869 jusqu'en 1872. — Actuellement 
dirigés par M. Ucliard, architecte de la Ville de Paris, ils 
seront probablement terminés à la fin de 1875, après avoir 
coûté environ 3,463,183 francs. 

Il est à propos de faire remarquer que l'orientation de 
Saint-François-Xavier a été subordonnée à l'exécution 
d'un boulevard qui, partant du pont des Saints-Pères, 
devait venir longer la façade latérale droite du monument. 

Ce projet n'ayant point été exécuté, la direction de l'axe 
de l'église présente une irrégularité qu'on ne s'explique 
pas aujourd'hui, bien qu'elle ait eu sa raison d'être. 



N° 645 du Catalogue français. 



EGLISE SAINT-JOSEPH 



Auteur du projet 



Collaborateurs 



PLAN, COUPE, ÉLÉVATION. 

: M. Ballu (Théodore), 0. >& (Prix de Rome), 
membre de l'Institut, Inspecteur général 
du service d'Architecture de la Ville de 
Paris. 

MM. Salaud, Inspecteur ; 

Pichon, — Savinien Petit; peintres; 
Paul Balze, peintre sur émail ; 
Oudinot (Vitraux); 

Maillet, — Baujault, — Moreau-Vauthiek; 
statuaires. 

L'église Saint-Joseph, consacrée au culte catholique et 
située rue Saint-Maur-Popincourt, est destinée à rempla- 






— 148 — 
cer une chapelle provisoire installée rue Corbeau (X e ar- 
rondissement) et devenue insuffisante. 

Cette église sera incessamment terminée et livrée au 
culte. Son caractère architectural, d'une grande simplicité, 
rappellera le style du douzième siècle. Les colonnes delà 
nef sont en pierre noire polie, provenant des carrières de 
Soignies (Belgique). 

La surface occupée par les constructions est de 2,293 
mètres. 

La dépense n'excédera pas 1,500,000 francs. 



N° 646 du Catalogue français 

ÉGLISE SAINT-LAURENT. 



FAÇADE ET FLÈCHE 

Auteur du projet: M. Dufeux (Constant), (décédé). 

Collaborateurs : M. Auburtin, Inspecteur ; 

M me Bertaux, — MM. Leveel, — Dantan aîné, — 
Fulcokis, — Gruyère, — Perrey père, — 
Courtet, — Geoffroy de Chaume ; statuaires 
M- Paul Balze, peintre sur émail. 

L'ancienne église Saint-Laurent (du xv e siècle) ayant été 
dégagée par le percement du boulevard de Strasbourg et 
du boulevard de Magenta, sa façade s'est ainsi trouvée placée 
en reculement sur la place , à l'intersection des deux 
grandes voies nouvelles. Mais les dimensions de l'édifice 
étant insuffisantes pour les besoins du culte de la paroisse, 
et, d'autre part, le portail, qui datait du xvi e siècle, étant 
loin d'être en harmonie avec les autres parties de l'église, 



— 149 — 

l'Administration municipale a chargé M. Constant Dufeux 
d'agrandir Saint-Laurent, d'établir une flèche dans l'axe 
de la rue de la Fidélité et, enfin, de reconstruire un portail 
en harmonie avec le corps de l'église. 

Le style du xv e siècle a été conservé à l'ensemble de 
l'église ; mais l'époque actuelle a été caractérisée aussi 
par quelques détails d'aspect contemporain, notamment 
par l'introduction, dans le système ornemental, de certaines 
fleurs qui n'étaient pas connues autrefois (le dahlia et 
l'hortensia, par exemple), et par divers détails décoratifs 
du tympan et du rinceau de la corniche. 

Les travaux ont été terminés en -1867. 

La dépense s'est élevée à 644,338 francs. 



N° 647 du Catalogue français 

ÉGLISE NOTRE-DAME DE CLJGNANCOURT. 



PLAN, COUPE, ÉLÉVATIONS, PHOTOGRAPHIES 

Auteur du projet : M. Lequeux, $, prix de Rome, 1834. 

Collaborateurs : MM. Dodin, Inspecteur; 

Romain-Cazes, — Dumas, — Emile Lafon, 

— M me Nélie Jacquemart; peintres; 
Schrodeu, — Lepère, — Ottin ; sculpteurs; 
Denuelle, artiste décorateur. 

Cette église mesure 78 mètres de l'entrée du porche au 
fond du chœur. Sa longueur totale, y compris la chapelle 
de la Vierge, est de 93 mètres. Sa largeur, prise au tran- 
sept, est de 36 mètres. 

L'édifice affecte la forme d'une croix latine. L'archi- 
tecture rappelle l'époque de la renaissance italienne. 



ISO — 



N° 648 du Catalogue français 



ÉGLISE NOTRE-DAME DE LA CROIX. 



PLAN, COUPE, ÉLÉVATION 



Auteur du projet : M. Héret, architecte. 

Collaborateurs : MM. Dionis du Séjour, Inspecteur; 

Barthélémy, — Chambard, — Leenhoff, — 
Denecheau ; statuaires. 

Le porche de cette nouvelle église est situé en regard 
de la rue Julien-Lacroix. Sa façade latérale est parallèle 
à la chaussée de Ménilmontant. La plus grande longueur 
du monument est de 96 m ,85, et sa plus grande largeur, de 
37 m ,85. La surface totale des constructions est de 3,195 
mètres. 

La façade principale est dominée par un clocher en 
pierre dont la hauteur atteint 78 mètres. Ce clocher est 
flanqué à droite et à gauche de quatre tours carrées ter- 
minées par des clochetons décorés de colonnes. 

L'église Notre-Dame de la Croix rappelle le style roman 
du xi e au xn e siècle. 

Ce caractère d'architecture a été subordonné à la des- 
tination actuelle de l'édifice. L'emploi du fer apparent, 
assemblé et orné, a été adopté notamment clans les nervures 
des voûtes de la grande nef. Les travaux principaux, 
retardés par diverses circonstances, ont duré six années. 

La dépense totale s'élèvera à 2,36-1,855 francs. 



— 151 



N° €49 du Catalogue français 



ÉGLISE NOTRE-DAME DES CHAMPS. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION 

Auteur du projet : M. Ginain (Léon) (Prix de Rome), Architecte. 

Collaborateurs : MM. DurnÉ, Inspecteur; 

Le Père, — Thomas (Jules) ; statuaires. 

Cette église est située près de la gare du chemin de 
fer de l'Ouest, sur le boulevard du Montparnasse, entre les 
rues du Montparnasse et Stanislas (VI e arrondissement). 

Sa construction, commencée en 1867 et interrompue 
à plusieurs reprises, est aujourd'hui fort avancée. 

L'intérieur, composé d'une grande nef (coupée par un 
transept) et de deux bas-cùtés, a 81 mètres de longueur 
depuis la porte d'entrée jusqu'au fond de la chapelle de 
la Vierge. 

La nef a 20 mètres de hauteur. 

La surface bâtie est d'environ 2,000 mètres carrés. 

Les systèmes de construction les plus économiques 
ayant été employés, la dépense n'atteindra que le chiffre 
relativement restreint de 1,728,768 francs. 



152 — 



N° 650 du Catalogue français 



ÉGLISE SAINT-PIERRE DE MONTROUGE 



PLAN, COOPE, ÉLÉVATION 

Auteur du projet : M. Vaudremer, $ (Prix de Rome), architecte, 
médaille pour l'art et le mérite (Vienne 1873). 

Collaborateurs : MM. Noguet, Inspecteur; 

Leharivel, — Maniglier; statuaires. 

L'église Saint-Pierre de. Mon trou ge, consacrée au culte 
catholique, occupe un espace triangulaire dont le sommet 
aboutit au carrefour des Quatre-Chemins. Cet espace est 
limité à l'est et à l'ouest par l'avenue d'Orléans et par la 
chaussée du Maine. 

La nouvelle église présente une longueur totale de 70 mètres 
du clocher à l'abside; — la nef, entre les axes des colon- 
nes qui la supportent, mesure 13 mètres; la distance entre 
les murs des bas-côtés dans œuvre atteint 23 mètres; 
celle entre les deux murs des transsepts est de 38 mètres. 
— Le clocher est d'une hauteur de 38 mètres. 

La couverture de l'édifice est en tuiles à emboîtement. 

La charpente, visible à l'intérieur, est en sapin coloré 
en rouge, sur les faces apparentes. 

Chacun des murs de la nef est supporté par huit arca- 
tures, pleins cintres portant sur des colonnes en granit. 

La dépense s'élève à environ 4,900,000 francs. 



153 



N° 651 du Catalogue français 



EGLISE DE LA TRINITÉ. 

PLANS, COUPE, FAÇADE, PHOTOGRAPHIES 

Auteur du projet : M. Ballu (Théodore) 0$, architecte, prix de Rome, 
membre de l'Institut, Inspecteur général du 
service d'Architecture de la Ville de Paris, 
médaille pour l'art (Vienne 1873). 

Collaborateurs : MM. Rocuet, — Lorain ; Inspecteurs; - Duret, de 
l'Institut, — Cavelier, de l'Institut, — 
Maillet, — Crauck, — Carpeaux, — Guil- 
laume, de l'Institut, — Loison, — Vit al- 

DURRAY, — MANIGLIER, — M0REAU, — DûURLE- 
MARD, — AlZELIN, — CUGNOT, — GAUTHIER, — 
GlLBERT, — FESQUET, — L.EROURG, — HÉRERT, 

— Truphème, — Varnier, — Frison, — 
E. Thomas, — Chatrousse, — Lescorné, — 
Dantan jeune, — Bosio, — Demesmay, — 
Denecheau, — Gumery, — Paul Durois; 
statuaires ; 

MM. Barrias, — Jobré-Duval, — Emile Lévy, — 
Delaunay ; peintres ; 

MM. Oudinot, — Xicod (Vitraux), — Paul Balze 
(Émail); — Denuelle, décorateur. 

La paroisse de la Trinité n'était autrefois desservie que 
par une chapelle provisoire insuffisante établie dans le 
IX e arrondissement, à l'entrée de la rue de Clichy. 

La nouvelle église est située en perspective à l'extrémité 
de la rue de la Chaussée-d'Antin. 

Elle occupe une surface de 3,000 mètres environ. Les 
travaux ont duré six années et la dépense s'est élevée à 
3,950,000 francs. 



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— 154 — 

N° 652 du Catalogue français. 

SYNAGOGUE. 

RUE DE LA VICTOIRE. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION 

Auteur du projet: M. ALDaoPHE, 0. $£, architecte. 
Collaborateur : M. Eyerre, Inspecteur. 
(Voir ci-après le Temple israélii;e de la rue des Tournelles. 



N° 653 du Catalogue français 

TEMPLE ISRAÉLITE. 

PL\CE ROYALE ET RUE DES TOURMELLES 

PLAN, COUPE, FAÇADE, PHOTOGRAPHIES. 
M. Varcollier, architecte. 

Le Temple israélite de la place Royale, actuellement en 
construction, a été commencé avant la guerre de 1870 ; 
les travaux, plusieurs fois interrompus, seront probable- 
ment achevés dans le courant de l'année 4875. 

Cet édifice couvre un espace d'environ 4,485 mètres 
superficiels, compris entre la place Royale et la rue des 
Tournelles. C'est sur cette dernière rue, malheureusement 
fort étroite, que s'élève la façade principale du temple. 
Cette disposition, peu favorable à l'effet et même à l'accès 



— 155 — 

de l'édifice, résulte du désir de conserver intact., sur la 
place Royale, l'ancien bâtiment du temps de Louis XIII, 
qui fait partie de l'ordonnance régulière de cette place. 

Le bâtiment en façade sur la place Royale, reste de 
l'ancien hôtel Dangeau, occupé naguère par la mairie du 
VIII e arrondissement (ancien Paris), a été utilisé dans le 
projet actuel pour y placer l'appartement destiné au 
grand-rabbin de France. La façade en a donc été con- 
servée et restaurée avec soin, ainsi que l'escalier principal, 
dont la belle rampe en fer forgé est un des spécimens 
les plus importants que nous ayons de l'art industrieux 
des ferronniers du xvn e siècle. 

Le Temple proprement dit est disposé à peu près sur les 
mêmes données générales que celui de la rue de la Vic- 
toire; c'est-à-dire qu'il se compose d'une grande nef 
accompagnée de deux étages de tribunes desservies par 
cinq escaliers différents. 

Quant au style de l'édifice, il résulte, soit des disposi- 
tions mêmes de l'édifice, soit des emblèmes et des inscrip- 
tions propres au culte Israélite, soit enfin de l'emploi rai- 
sonné des matériaux modernes (la fonte et le fer). 

La surface intérieure du temple est de 700 mètres envi- 
ron, y compris le sanctuaire, mais non compris les dépen- 
dances. La surface des tribunes du 1 er étage est de 430 
mètres et celles du 2° étage ont environ 295 mètres super- 
ficiels. Le nombre des sièges fixes, à raison de un demi- 
mètre de surface par personne, sera d'environ 1,350, tant 
au rez-de-chaussée que dans les tribunes. 

Enfin la dépense générale de cette construction, non 
compris l'estimation du terrain, ne dépassera pas, avec le 
mobilier fixe, la valeur de 1 ,000,000 francs que le Consistoire 
israélite et la Ville de Paris fournissent à frais communs. 



— 1S6 — 



N° 654 du Catalogue français 



TEMPLE DE GRENELLE. 



PLAN, COUPE, ÉLÉVATION. 

Auteur du projet: M. Godeboeuf (Eugène), #, médaille de mérite 

(Vienne 1873). 

A cet édifice affecté au culte consacré par la confes- 
sion d'Augsbourg, et dont la façade est située en bordure 
sur la rue Quinault, est annexé un groupe scolaire com- 
prenant une école de garçons, une école de filles et un 
asile. 

Par suite de l'exiguïté du terrain (comportant seulement 
la construction d'une petite tribune installée dans la partie 
antérieure de la nef), on a dû utiliser au rez-de-chaussée et 
au premier étage les parties latérales des trois écoles, en 
y établissant des tribunes supplémentaires pour les jours 
de grande cérémonie. 

A cet effet, de grandes ouvertures, ordinairement clo- 
ses par des parties en menuiserie, viennent s'ouvrir 
à l'occasion de certaines solennités. 

L'église et le groupe scolaire occupent une surface 
de 941 mètres, dont 744 sont couverts, tandis que 197 for- 
ment les cours. 

Les travaux ont duré trois ans, et la dépense s'est 
élevée à la somme de 240,000 francs. 



— 157 — 



N° 655 du Catalogue français. 



ÉDIFICES CONSACRÉS A L'ENSEIGNEMENT 



SORBONNE. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION, PHOTOGRAPHIE. 

Auteur du projet : M. Lheureux, architecte. 

Le projet de restauration de la Sorbonne comporte : 

La construction d'une salle monumentale destinée aux 
grandes solennités universitaires et notamment à la dis- 
tribution des prix du Concours général. On y arrivera par 
une rue projetée contiguë à la Sorbonne, par la rue Saint- 
Jacques et par la grande cour de la Sorbonne. — Cette 
salle sera précédée d'un vestibule et d'une galerie de déga- 
gement; elle contiendra 1,500 personnes. 

La durée des travaux sera de deux années. 

La dépense s'élèvera à 800,000 francs. 



N° 656 du Catalogue français. 

ÉCOLE DE MÉDECINE DE PARIS. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION, PHOTOGRAPHIE. 
Auteur du projet : M. Ginain (Léon), architecte, prix de Rome. 

La reconstruction des bâtiments de la Faculté de 
médecine de Paris a eu pour but de donner à cet édifice 
l'extension nécessitée par le nombre toujours crois- 



— 158 — 

sant (dépassant aujourd'hui 4,500) des élèves qui le fré- 
quentent. 

Le projet d'ensemble divise les travaux en deux sec- 
tions : la première, comprenant les bâtiments affectés aux 
études générales et à l'administration, dans un espace cir- 
conscrit par la rue de l'École-de-Médecine, la rue Haute- 
feuille et le boulevard Saint-Germain. Les nouvelles cons- 
tructions devant se raccorder avec les anciens bâtiments 
de l'École de médecine, terminés en 1786, comportent la 
conservation du grand amphithéâtre actuellement existant, 
des amphithéâtres et des laboratoires de chimie, des salles 
de collections, d'une vaste bibliothèque, des bureaux et du 
logement du doyen de la Faculté. 

La surface occupée par cette première section est d'en- 
viron 7,000 mètres. 

La deuxième section, destinée à l'installation des ser- 
vices d'études pratiques, comprendrait les bâtiments de 
l'hôpital des cliniques dans l'ancien couvent des Corde- 
lière et les espaces affectés actuellement aux pavillons de 
dissection. Les principales distributions se composent : 
d'un grand amphithéâtre pour les cours de la Faculté, de 
diverses salles pour l'enseignement libre, des grands 
laboratoires de physiologie, d'une cour pour les animaux, 
des aquariums, etc., des services de l'anatomie pratique 
comprenant des salles de dissection, des laboratoires d'his- 
tologie, de chimie pathologique et autres dépendances, du 
musée d'anatomie pathologique installé dans l'ancien réfec- 
toire des Cordelière, des laboratoires particuliers pour les 
professeurs et de divers logements. 

L'édifice sera limité par la rue de l'École-de-Médecine, 
la rue Antoine-Dubois, la rue Monsieur-le-Prince et la rue 
Racine. La zone de constructions particulières existant sur 
ces deux dernières rues est conservée par économie , en 



— 159 — 
même temps que pour dissimuler à la vue du public 
l'aspect intérieur des locaux destinés aux services ana- 
tomiques. 

La surface occupée par l'École pratique est d'environ 
12,000 mètres. 

La dépense totale atteindra probablement le chiffre de 
9,500,000 francs. 



N° 657 du Catalogue français. 



COLLEGE C1IAPTAL. 



DEUX PLANS, ÉLÉVATION, VUE INTÉRIEURE ET DIVERSES VUES. 

Auteur du projet : M. Train, architecte, médaille de mérite 
(Vienne 1873). 

Collaborateur : M. Hue, Inspecteur, médaille de coopération 
(Vienne 1873). 

Le Collège municipal Chaptal est destiné à recevoir 
1,000 élèves, dont 600 internes et 400 externes. Il est 
divisé en trois sections distinctes, savoir : le petit collège, 
le moyen collège et le grand collège. 

Les quatorze corps de bâtiments qui composent l'en- 
semble de l'édifice occupent une superficie de 5,312 mètres. 

La surface couverte est de 6,992 mètres. 

La surface développée par tous les étages réunis est de 
21,245 mètres. 

Les travaux, commencés en juillet 1866, complètement 
suspendus en juillet 1870, ont été repris au mois de sep- 
tembre 1871. 



— 160 — 

La dépense, par élève (terrain et construction), est 
évaluée à 5,000 francs ; le mètre superficiel de construc- 
tion coûtera 500 francs. 

Les plans du Collège Chaptal ont été subordonnés 
au programme d'ensemble le plus simple et le plus 
propre à laisser pénétrer partout l'air et le soleil. 



N° 658 du Catalogue français. 

COLLÈGE ROLLLN. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION. 

Auteur du projet : M. Rogeh (Alexandre), $, architecte, médaille 
de mérite (Vienne 1873). 

Collaborateur : M. Suffit, Inspecteur. 

Le Collège Rollin, destiné à contenir 1,000 élèves, occupe 
une surface de 15,700 mètres, dont le périmètre est encadré 
par quatre voies spacieuses. 

Les bâtiments sont séparés par deux cours principales 
et par deux cours accessoires dont la superficie est d'en- 
viron 8,400 mètres. 

La surface couverte est de 7,280 mètres. 

D'anciennes carrières de gypse existant sous le sol de 
l'édifice ont nécessité des substructions qui n'ont pas 
moins de 10 à 11 mètres de profondeur. 

Le caractère des constructions ne peut être rattaché à 
aucune classification architectonique bien définie. Il est 
la résultante du mode de construction employé et de l'af- 
fectation spéciale des bâtiments. 

Les dépenses du gros œuvre, aujourd'hui presque ter- 
miné, s'élèveront à 5,000,000 de francs. 



— 101 — 
N° 659 du Catalogue français. 

FAÇADE DU LYCÉE SAINT-LOUIS. 

FAÇADE, PHOTOGRAPHIES. 

Auteur du projet: M. Bailly (Antoine-Nicolas), 0. $!, Inspecteur gé- 
néral honoraire du service d'Architecture de 
la Ville de Paris. 

L'ouverture du boulevard Saint-Michel ayant entraîné 
la démolition des bâtiments du Lycée Saint-Louis, autre- 
fois situés en bordure sur la rue de la Harpe, la façade 
de ce Lycée a dû être reconstruite sur le nouvel aligne- 
ment. / 

Elle offre un développement de 118 mètres environ. 

Le style, d'un caractère contemporain, est approprié à 
la destination de l'édifice. 

Les travaux ont duré un peu plus de deux années. 

La dépense s'est élevée à 992,666 francs. 



N° 660 du Catalogue français. 

FAÇADE DU LYCEE CONDORCET. 

FAÇADE, PHOTOGRAPHIES. 

Auteurs du projet : M. Duc (Joseph-Louis), C. >& (Prix de Rome), 

membre de L'Institut, grand prix de l'Em- 
pereur (1869), diplôme d'honneur (Vienne 
1873; ; — M. Roger (Alexandre), $. 

Le caractère de cette façade est subordonné aux dis- 
tributions intérieures de l'édifice, en raison desquelles 
l'économat et un grand réfectoire occupent le rez-de- 
chaussée, tandis que le premier étage est consacré aux 
appartements du proviseur et du censeur. 

11 






— 162 



N° 661 du Catalogue français. 



ÉCOLE MUNICIPALE TU11GOT. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION. 

Auteur du projet : M. Chat, architecte, médaille de mérite 
(Vienne 1873). 

Collaborateur : M. Maillet, artiste sculpteur. 

Cfette école est destinée à donner aux jeunes gens qui 
se préparent au commerce ou à l'industrie, l'enseignement 
primaire supérieur. 

Les salles et les amphithéâtres de l'édifice actuel peu- 
vent recevoir 2,000 élèves. 

L'ensemble des constructions occupe une surface de 
4,882 mètres. La surface couverte est de 3,422 mètres. 

Les préaux et les cours ont un développement de 
4,460 mètres. 

Les divers étages de l'école sont desservis par deux 
larges escaliers placés aux extrémités d'une galerie paral- 
lèle à la façade, et par trois autres escaliers conduisant 
aux amphithéâtres et au service spécial de chimie. 

Le bâtiment d'administration situé au centre de la façade 
est consacré aux bureaux et aux logements des directeurs 
et des divers employés. 

Le grand amphithéâtre contient 250 à 300 élèves. 

Les travaux, commencés à la fin de 1866, interrompus 
par la guerre, n'ont pu être achevés qu'en 1874. 

La dépense s'est élevée à 1,375,000 francs. 



— iG3 — 
N° 662 du Catalogue français. 

ÉCOLE COLBERT. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION. 

Auteur du, projet : M.\illain (François-Alphonse) (Prix de Rome), 
architecte, médaille démérite (Vienne 1873). 

Collaborateurs : MM. Lacombe, Inspecteur, médaille de coopération 
(Vienne 1873); 

Consanove, sculpteur d'ornements. 

Cetle École est spécialement consacrée aux jeunes gens 
qui se destinent au commerce et à l'industrie. Les études 
durent trois ans. — Les élèves, externes, sont au nombre 
de 500. 

Les amphithéâtres de physique, de chimie, d'histoire 
naturelle, les salles de dessin, de modelage, d'enseignement 
religieux, etc., sont installés au premier étage. 

Les salles d'études, les classes qui ne comportent pas 
un mobilier spécial, sont situées au rez-de-chaussée. 

La surface occupée par les constructions est d'environ 
,550 mètres. Les travaux ont duré trois années. 

La dépense s'est élevée à 1,447,365 francs. 



N° 663 du Catalogue français. 

ÉCOLE DE LA RLE ÉBLÉ. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION. 
Auteur du projet: M. Hérard, architecte, médaille de 3 e classe (1851). 

L'école de la rue Éblé est destinée à donner gratuite- 
ment l'instruction à 300 jeunes filles et à recueillir dans 
une salle d'asile 200 enfants dont les familles habitent 
cette partie du VII e arrondissement. 



— 164 — 

Indépendamment des classes et des préaux couverts, 
cet édifice comprend : deux logements pour les directrices 
de l'école et de l'asile; deux logements pour les sous- 
directrices, et le logement du concierge. 

Les jeunes filles, divisées en quatre classes, ont un 
préau couvert commun ; les enfants de l'asile ont une 
classe et un préau couvert et spécial. 

Le style de l'édifice rappelle, dans une certaine mesure, 
l'architecture du moyen âge. 

Les travaux, commencés le 20 janvier 1872, ont été 
terminés au mois de décembre de la même année. 

La surface occupée par le bâtiment est de 026 mètres; 
la surface des préaux découverts est de 1,398 mètres. 

La dépense s'est élevée au chiffre de 292,031 francs. 



N° 664 du Catalogue français. 

ÉCOLE, AVENUE DE LA MOTTE-PIQUET. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION. 
Auteur du projet : M. Flament, architecte. 

Le groupe scolaire, élevé sur l'avenue de la Motte-Pi- 
quet et dirigé par des professeurs laïques, renferme une 
école de filles et une école de garçons qui peuvent rece- 
voir chacune 250 enfants. Les directeurs et les professeurs 
sont logés dans l'étage d'attique. 

La superficie occupée est de 1,530 mètres. Les préaux 
découverts en occupent 850. Le caractère de la construc- 
tion rappelle l'architecture de la fin du xvi e siècle. 

Les travaux, commencés le 1 er septembre 1868, ont été 
terminés le 1 er avril 1869. 

La dépense s'est élevée à 384,000 francs. 



165 



N° 665 du Catalogue français. 

ÉCOLE, AVENUE DAUMESNIL. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION. 

Auteur du projet : M. Cordier, architecte. 

Ce groupe scolaire occupe une superficie de 2,200 mètres 
environ, limitée par le boulevard Mazas, l'avenue Daumes- 
nil et l'impasse Bouton. Il contient une école pour 370 
garçons, une école pour 36a jeunes tilles, et un asile pour 
165 enfants. 

Il est composé de deux bâtiments parallèles et perpen- 
diculaires à l'axe longitudinal de l'emplacement. Chacune 
de ces deux constructions comprend six classes de 60 
places, en moyenne. 

Le style des bâtiments est approprié à leur destination. 

Les travaux ont duré une année. 

La dépense s'est élevée à 530,000 francs, soit à environ 
590 francs par élève. 



N° 666 du Catalogue français. 



ÉCOLE, HUE DALESIA. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION. 

Auteur du projet . M. Yaudremlr, j $, prix de Rome, médaille pour 
l'art et le mérite (Vienne 1873). 



— 166 — 



MAIRIES. 



Renseignements généraux. 



■ 



La Ville de Paris a fait construire, depuis 1850, neuf 
mairies affectées aux services municipaux des I er , III e , IV e , 
VII e , XI e , XIII e , XV e , XVI e et XX e arrondissements. Les 
dispositions intérieures de ces neuf édifices ont été admi- 
nistrativement déterminées par un même programme, 
conformément auquel chaque mairie doit contenir : 

1° Une justice de paix et tous les locaux quelle com- 
porte; c'est-à-dire le prétoire public, la salle d'attente, 
le greffe, le cabinet du juge, etc., etc.; 

2° Le bureau de bienfaisance et ses dépendances, telles 
que le cabinet de consultations médicales, la salle d'at- 
tente et son entrée spéciale, les salles de commissions pour 
les Administrateurs, les bureaux, les caisses, le cabinet 
du trésorier, etc., etc.; 

3° Les locaux affectés au service de la mairie elle-même, 
savoir : une grande salle de réunion publique, une salle 
des mariages , des cabinets pour le maire et les adjoints, 
les bureaux de l'état civil , des décès, des mariages, des 
sociétés de secours mutuels, de la Caisse d'épargne, des 
ingénieurs de la voie publique, du gaz, des eaux, ainsi 
que les logements des secrétaires et des garçons de bu- 
reau, et, enfin, des corps de garde pour les sergents de 
ville et les pompiers. 



— 167 — 
N° 667 du Catalogue français. 

MAIRIE DU IIP ARRONDISSEMENT. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION. 

Auteurs du projet: M. Calliat ("Victor), $, architecte ; — M. Chat. 
Collaborateurs: M. Ignace , Inspecteur, médaille de coopération 
(Vienne 1873); 

MM. Pascal, — Lagrange; statuaires. 

La Mairie du III e arrondissement est située en avant 
du square du Temple. 

Elle occupe une superficie de 3,160 mètres, dont 1 ,233 de 
surface en constructions, et 1,233 de cours et de jardins. 

L'aile gauche contient tous les services de la mairie 

La justice de paix, la salle des fêtes et les salons qui en 
dépendent, la grande salle des commissions, les bureaux 
de l'octroi, etc., etc., sont installés dans l'aile droite. 

Les travaux ont été commencés en 1864 et achevés 
en 1867. 

La dépense s'est élevée à 1,677,257 francs. 



N° 668 du Catalogue français. 

MAIRIE DU IV e ARRONDISSEMENT. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION ET VUES DIVERSES. 

Auteur du projet: M. Bailly, 0. &, architecte. 

Collaborateurs : MM. Laisné, — Dussourd ; Inspecteurs. 

Cet édifice, destiné à concentrer les services munici- 
paux du quartier de l'Hôtel-de-Villc, est de forme trapé- 
zoïdale. Il occupe une superficie de 2,300 mètres envi- 



— 168 — 
ron, délimitée par les rues de Rivoli, Vieille-du-TempIe, 
Saint-Antoine et par la place Saint- Jean, sur laquelle se 
trouve l'entrée principale; son style, approprié à sa desti- 
nation, est d'un caractère tout contemporain. 

Les travaux ont duré cinq ans. 

La dépense s'est élevée à 4,781,001 francs. 



N° 669 du Catalogue français 

MAIRIE DU XI e ARRONDISSEMENT. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION MODÈLE. 

Auteurs du projet : MM. Gancel, architecte, médaille de mérit 

(Vienne 1873). 

Collaborateurs: MM. Villain, — Hénard ; Inspecteurs; 
Maniglier, statuaire. 

La nouvelle Mairie du XI e arrondissement (l'un des 
plus populeux de Paris), est située au centre même de 
cet arrondissement, à la rencontre du boulevard Voltaire 
et de l'avenue Parmenlier. La superficie occupée est 
d'environ 2,400 mètres. 

Le style de la renaissance, adopté pour la façade princi- 
pale, a été modifié dans les autres parties de l'édifice et 
approprié à leur destination. 

Les différents services de la mairie sont installés à l'en- 
trée, sur la place Voltaire. 

La justice de paix et ses dépendances occupent la par- 
tie postérieure. 

Les travaux ont duré un peu plus de trois ans. 

La dépense s'est élevée à 2,300,000 francs. 



— 109 — 
N° 670 du Catalogue français 

MAIRIE DU XVI ARRONDISSEMENT. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION. 

Auteur du projet : M. Godebeuf (Eugène), >&:, médaille de mérite 

(Vienne 1873). 
Collaborateur : M. Thierry, Inspecteur, médaille de coopération 

(Vienne 1873). 

La configuration du terrain sur lequel est élevé cet édi- 
fice présente un angle aigu à la jonction de deux grandes 
voies publiques. 

Par suite, une forme particulière a dû être donnée à la 
cour principale dont le côté gauche est parallèle aux 
façades situées sur la rue de la Pompe. 

La surface occupée est de 4,952 mètres. Les construc- 
tions couvrent 2,383 mètres. 

Les travaux ont duré quatre années. 

La dépense atteint le chiffre de 2,346,762 francs. 



N° 671 du Catalogue français 

MAIRIE DU XX e ARRONDISSEMENT. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION 

Auteur du projet : M. Salleron, architecte, médaille de mérite 

(Vienne 1873). 
Collaborateur : M. Bouvard, Inspecteur, médaille de coopération 
(Vienne 1873). 

La nouvelle Mairie du XX e arrondissement a été con- 
struite au centre de la nouvelle place de Puebla, au point 
de jonction de quatre voies projetées qui doivent rattacher 



— no — 

cette place à l'intérieur de Paris et aux communes de 
Romainville et de Bagnolet. 

La surface totale de l'emplacement occupé est d'environ 
4,000 mètres, dont 2,400 de surface construite, et 811 mè- 
tres de cours. 

Le style, approprié à la destination de l'édifice, est 
d'une grande simplicité. 

Les travaux, commencés en 1867 et interrompus à 
diverses reprises, ne sont pas encore terminés. 

La dépense prévue doit atteindre le chiffre de 
1,096,736 francs. 



— ni 



THÉÂTRES 



N° 672 du Catalogue français 

THEATRE DU CHATELET. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION, VUES ET MONOGRAPHIE. 

Auteur du projet : M. Davioud, *, Inspecteur général du service 
d'Architecture de la Ville de Paris, mé- 
daille pour l'art et le progrès (Vienne 1873). 

Collaborateurs : MM. Renault, Inspecteur ; 

Aizelin, — Chevalier, — Robert, — 
Chatrousse, — Salmson ; statuaires. 
M. Cambon, peintre-décorateur. 

Les principaux théâtres de drame et de genre étaient 
autrefois groupés sur l'ancien boulevard du Temple. 

Au moment de l'ouverture du boulevard du Prince- 
Eugène, le théâtre du Cirque et le théâtre Lyrique ont été 
transférés en face l'un de l'autre, sur la nouvelle place du 
Châtelet, dont la décoration a été complétée par le dépla- 
cement et la réinstallation de la fontaine du Palmier 
(construite en 1808 sur les dessins de Bralle, pour perpé- 
tuer le souvenir de l'expédition d'Egypte). 

Cette décentralisation a eu pour effet d'apporter, dans 
un nouveau quartier plus rapproché de la rive gauche, un 
contingent utile de circulation et d'animation. 

Le théâtre du Châtelet ( ancien Cirque ) occupe une 
surface de 3,717 mètres présentant la forme d'un parallé- 
logramme, dont les grands côtés sont situés sur le quai de 
la Mégisserie et sur l'avenue Victoria. 



— 172 — 

La façade présente, sur la place, un double ran S d'ar- 
cades superposées. 

Les petites places ont une entrée spéciale sur l'avenue 
Victoria. 

La salle, dont la sonorité est remarquable, offre des 
dimensions à peu près analogues à celles de l'ancien 
Opéra récemment incendié. Elle contient 3,000 places - 
On y remarque l'absence des avant-scènes, jugées inutiles 
dans un théâtre d'optique. Elle est éclairée par un pla- 
fond lumineux en cristal dépoli. 

Les travaux ont duré deux années, et la dépense s'est 
élevée à 3,437,348 francs. 



N° 673 du Catalogue français 

THEATRE-LYRIQUE. 

DEUX PLANS, CODPE, ÉLÉVATION, VUES ET MONOGRAPHIE. 
Auteur du projet : M. Davioud (Gabriel-Jean-Antoine), #, Inspec- 
teur général du service d'Architecture de 
la Ville de Paris, médaille pour l'art et le 
progrès (Vienne 1873). 

Collaborateurs : MM. Lucas, Inspecteur, médaille de coopération 
(Vienne 1873); 
Elias Robert, statuaire; 
Nolau, — Rubé, — Cambon ; peintres. 

Le Théâtre-Lyrique occupe, en face du précédent, sur 
la place du Chàtelet, un parallélogramme d'une surface 
de 3,717 mètres, dont les grands côtés sont délimités 
par l'avenue Victoria et le quai de la Mégisserie. 

Les travaux ont duré deux années et la dépense s'est 
élevée à 2,247,815 francs. 






— 173 — 



N° 674 du Catalogue français 



THEATRE DU VAUDEVILLE. 

DEUX PLANS, COUPE, ÉLÉVATION, MODÈLE EN PLATRE. 

Auteur du projet : M. Magne (Auguste- Joseph), $, Inspecteur 
général du service d'Architecture de la 
Ville de Paris, médaille pour l'art et le 
mérite (Vienne -1873). 

Collaborateurs : MM. Monnier, Inspecteur, médaille de coopération 
(Vienne 1873); 

OlIVA, — CORDIER, — GlLRERT, — SAMR- 

son, — Chevalier, — Dubois-Davesnes , 
— Hébert (Emile) ; statuaires ; 

Mazeroli.es, — Foulouque; peintres d'his- 
toire. 

Rubé, — Charron ; peintres-décorateurs. 

L'ancien théâtre du Vaudeville, autrefois situé place de 
la Bourse, a dû disparaître au moment du percement de 
la rue Réaumur, et il a été reconstruit à l'angle du boule- 
vard des Capucines et de la Chaussée-d'Antin, sur l'em- 
placement occupé précédemment par l'hôte] Sommariva. 

La nouvelle construction occupe une superficie totale 
de 1,360 mètres carrés. 

Le vestibule du Vaudeville actuel est de forme circulaire; 
il est accessible par trois grandes baies en regard des- 
quelles trois autres ouvertures, conduisant dans les diver- 
ses parties du théâtre, sont symétriquement disposées. 

La salle, éclairée par un plafond lumineux, est largement 
desservie par plusieurs escaliers spéciaux. La scène, 
machinée en fer, est élevée sur trois dessous. 



— 174 — 

La construction du Vaudeville et des maisons de rapport 
adjacentes, commencée en janvier 1867, a été terminée 
le 1 er avril 1869. L'ouverture de la salle a pu avoir lieu 
le 22 du même mois. 

La dépense totale, y compris l'installation de tous les 
services, s'est élevée à 1,800,000 francs. 

Le nouveau Vaudeville repose sur un sol sablonneux, 
détrempé par la nappe d'eau qui formait autrefois le ruis- 
seau des Porcherons. Le niveau liquide étant supérieur au 
radier des dessous, il a été établi, pour rendre ces des- 
sous étanches, un béton général d'un seul jet et dont 
la résistance a été calculée de façon à annuler la pression 
des eaux. 



N- G75 du Catalogue français 

THEATRE DE LA GAITÉ. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION 

Auteur du projet : M. Cusm, architecte. 

Collaborateurs : MM. Trilhe, Inspecteur; 

Vital Dubray, — Doublemart, 
sculpteurs ; 

Jobbé-Duval, peintre. 



— Godin; 



La façade et l'entrée principale de ce théâtre sont 
situées sur le square des Arts-et-Métiers. 

L'entrée des artistes est sur la rue Réaumur. 

L'édifice, isolé latéralement des construction voisines 
par deux passages de 3 mètres de largeur, couvre un 
espace de 33 mètres sur 63 mètres. — Il est construit 
en fer. — Le plafond, modifié aujourd'hui, était lumineux. 



— 175 — 

La salle a un diamètre de 16 mètres et se compose : 

D'un parterre auquel sont adossées 12 baignoires; 

D'un amphithéâtre appuyé de 6 loges à droite et 6 loges 
à gauche et de 2 loges d'avant-scènes ; 

De 23 loges de l re galerie avec 2 loges d'avant-scènes ; 

De 18 loges de 2 me galerie avec amphithéâtre; 

Enfin, d'un amphithéâtre supérieur. 

Un vestibule d'arrivée, 2 foyers, de chacun 17 mètres 
sur 11, sont affectés aux spectateurs. 

La salle est desservie par 6 grands escaliers, sans 
compter le grand escalier d'arrivée. 

Les spectateurs des étages supérieurs accèdent à leurs 
places par des escaliers spéciaux. 

La salle peut contenir 3,000 personnes. 

La scène a une ouverture de rideau de 11 mètres de 
largeur sur 13 mètres de hauteur; la hauteur totale du 
comble au fond des caves est de 35 mètres. 

La profondeur des dessous est de 9 mètres. 

Les travaux ont duré deux années. 

La dépense des constructions s'est élevée à 1,500,000 fr. 



N° 676 du Catalogue français 

ORPHÉON. 

(Modèle.) 
PLAN, COUPE, ÉLÉVATION, PHOTOGRAPHIE. 

Auteur du projet : M. Davioud, #, architecte, médaille pour l'art et 
le progrès (Vienne 1873). 

L'exécution de ce projet est en ce moment ajournée. 
La dépense estimative de ladite exécution atteindrait le 
chiffre de 5,300,000 francs. 



— 170 — 



MARCHÉS. 



Renseignements généraux. 



Indépendamment des Halles centrales, la Ville de Paris 
a fait construire, depuis l'année 1850, un assez grand 
nombre de marchés, savoir : 

1° Le marché des Ternes, situé entre le boulevard 
Pereire, la rue Dcmours et la rue de l'Arcade, sur une 
superficie de 1,900 mètres; 

2° Le marché du Prince-Eugène, superficie 1,687 mètres; 

3° Le marché Saint-Sfavr-Popincowrt, superficie 1,708 
mètres; . 

4° Les marchés : 



du 
du 
du 
du 
du 
du 



II™ arrondissement, superficie 2,652 mètres. 



Hlme 

IV mo 

YHIme 

XV™ 
XVI™ 



id. 
id. 

id. 
id. 



id. 
id. 
id. 
id. 



2,693 
1,850 
2,652 
1,600 



id. deux marchés ayant 

ensemble 2,005 

du XVII me arrondissement, superficie 2,919 — 

du XVIII™ id. id. 2,582 — 

du XIX™ id. id. l'834 — 

du XX™ id. id. 1,706 — 

Pendant la même période, le grand marché aux bes- 
tiaux et les abattoirs de la Villette, qui occupent 50 hec- 



— 477 — 

tares, ont remplaeé les anciens abattoirs situés presque au 
centre du nouveau Paris. 

De plus, les opérations destinées au développement de 
l'entrepôt des vins ont été commencées au quai Saint- 
Bernard, à Bercy et à Ivry. 

Enfin, la Ville de Paris a fait construire, dans le 
ymo arrondissement et sur un emplacement circonscrit par 
la rue du Fer-à-Moulin et les rues du Pont-aux-Biches 
et Censier, la nouvelle halle, destinée à la concentration 
de l'approvisionnement des cuirs. 



12 



- 478 - 

v m 

N° 677 du Catalogue français. 

HALLES CENTRALES." 

PLANS, ÉLÉVATION, VDES. 

Auteur du projet : M. Baltard (Victor), 0. $, architecte (Prix de 
Rome), membre de l'Institut, médaille pour 
l'art et le progrès (Vienne 1873), (décédé). 

Collaborateurs : MM. Huillaed, — Radigon, — Pappert, -- Touchard, 
médaille de coopération (Vienne 1873). 

Les Halles centrales de Paris sont destinées à concen- 
trer la vente de tous les genres d'approvisionnements en 
denrées. 

Elles occupent une surface de 33,480 mètres. 

Leur type de construction, en fer et en fonte, a servi 
de modèle à la plupart des bâtiments d'une affectation 
analogue récemment construits en France et même à 
l'étranger. 

La difficulté de couvrir de grands espaces avec des 
points d'appui peu encombrants paraît avoir été définiti- 
vement résolue par ce nouveau genre d'architecture, si 
propre à favoriser l'aération puissante indispensable aux 
grands emmagasinements de denrées. 

De vastes sous- sols abritent les marchandises inven- 
dues. 

Les travaux, commencés en 1864, ont été achevés en 
1869. 

La dépense s'est élevée à 13,000,000 de francs. 






179 



N° 678 du Catalogue français. 



NOUVEAU MARCHÉ DU TEMPLE. 

PLAN, ÉLÉVATION, PHOTOGRAPHIE. 

Auteur du projet : M. de Mérindol (Jules-Charles-Joseph), $!, 
architecte. 



La façade principale de ce nouveau marché est située 
un peu obliquement sur la rue du Temple et dans l'ali- 
gnement du squa"re du Temple. Il résulte de cette obli- 
quité que la façade longitudinale sur la rue Percée 
présente une différence de 4 mètres en moins avec le 
côté du marché qui s'étend sur la rue Du-Petit-Thouars. 

La surface totale occupée est de 14,235 m , 14 ; la surface 
affectée aux boutiques est de 8,232 m , 86. 

Sauf les colonnes d'appui, pour lesquelles on a employé 
la fonte de Marquise (Pas-de-Calais), la construction tout 
entière est en fer. 

Les colonnes de fonte du rez-de-chaussée, coulées d'un 
seul morceau, atteignent, à leur base et aux chapiteaux, 
0"\80 x m ,72; leur emboîtement et leur ajustement sur 
les différentes faces sont exécutés avec une rare précision. 

Les travaux, commencés au mois de février 4863, ont 
été entièrement terminés à la lin de décembre 1863. 

La dépense totale s'est élevée à 3,120,000 francs. 






— 180 — 
N° 679 du Catalogue français. 

MARCHE PLACE D'ITALIE. 

PLAN, ÉLÉVATION, PHOTOGRAPHIE. 
Auteur du projet : M. Dubois, architecte. 

Ce marché, destiné à desservir le XIII e arrondissement, 
occupe une superficie de 2,672 mètres , dont 4 ,485 sont 
affectés à 298 boutiques. 

La construction est principalement en fer et en fonte. 
Sept grandes allées, dont quatre sont longitudinales et 
quatre transversales, desservent le marché. 

La couverture est en zinc. 

Les travaux ont duré une année. 

La dépense s'est élevée à 775,717 francs. 



N° 680 du Catalogue français. 

MARCHÉ PLACE DE L'EUROPE. 

PLAN, ÉLÉVATION, PHOTOGRAPHIE. 
Auteur du projet : M. Dubois, architecte. 

Ce marché, destiné à desservir le VIII e arrondissement, 
occupe une superficie de 2,715 mètres. 

Les boutiques, au nombre de 300, absorbent une surface 
de \ ,412 mètres. 

La construction est principalement en fer et en fonte. 

Huit grandes allées, dont quatre sont longitudinales et 
quatre transversales, desservent le marché. 

La couverture est en zinc. 

Les travaux, exécutés d'après les projets de M. Dubois, 
architecte, ont duré onze mois. 

La dépense s'est élevée à 691,000 francs. 



— 181 — 



N° 681 du Catalogue français. 



MARCHE ET ABATTOIRS DE LA VILLETTE. 

PLAN, ÉLÉVATION, PHOTOGRAPHIES. 

Auteurs du projet: MM. Baltard, 0. #, (de l'Institut), médaille pour 

l'art (Vienne 1873), 

et Janvier, ^, architecte, médaille de progrès 
(Vienne 1873). 

Les anciens abattoirs étaient contigus à l'ancien mur 
d'enceinte. Le passage constant des bestiaux, les éma- 
nations fétides des tueries et des fondoirs compromet- 
taient la sécurité et l'hygiène des rues voisines. Dès 
lors il était indispensable de déplacer ces établissements, 
et pour mieux assurer l'approvisionnement, l'économie 
des Irais de transport, le bon marché de la denrée, 
il importait, en les réunissant en un seul édiiice, de les 
rapprocher du marché aux bestiaux. 

Abattoir. 

Le nouvel abattoir occupe un vaste emplacement, limité 
sur ses divers côtés par la rue de Flandre , par les forti- 
fications, par une voie ferrée spéciale se reliant au chemin 
de fer de Ceinture, par le canal de l'Ourcq (qui sépare 
l'abattoir du marché aux bestiaux) et par le canal Saint- 
Denis. 

La ligne d'axe qui divise l'ensemble des constructions 
est perpendiculaire à la rue de Flandre. 

L'étendue des terrains occupés est de 31 hectares (dont 
44,218 mètres couverts de constructions). 






— 182 — 

Le style de ces constructions est complètement subor- 
donné à l'usage auquel les divers bâtiments sont 
affectés. 

Le sol sur lequel s'élèvent les abattoirs étant en contre- 
bas, des remblais très-considérables ont dû être exécutés. 
— Les fondations, assises sur un terrain argileux, sont 
profondes et construites d'abord en béton, puis en pierres 
meulières. En élévation, les socles des bâtiments sont en 
pierres d'Anstrude, les assises et dosserets en pierres de 
Crouy avec remplissage, soit en moellons piqués, soit en 
briques de Bourgogne apparentes. 

Les planchers des greniers destinés à l'approvisionne- 
ments des fourrages sont en fer hourdis en mortier et 
recouverts de bitume pour atténuer les causes d'incendie. 

Les combles sont couverts en tuiles mécaniques de 
Bourgogne, dites de Montchanin. 

On pénètre dans l'abattoir par neuf portes carrossables, 
et par six entrées spéciales pour les piétons, reliées entre 
elles par une grille de 120 mètres de longueur. 

Lorsque l'abattoir sera complètement construit , il con- 
tiendra 64 pavillons occupant ensemble une superficie de 
82,111 mètres. 

Sur 279 échaudoirs que doivent contenir les abattoirs, 
il en existait 149 en activité au 1 er janvier 1874 ; 26 
étaient construits , mais non encore livrés ; 104 restent à 
élever. 

Chaque corps de bâtiment se compose de deux pavil- 
lons parallèles, desservis par une cour commune qui sert 
de cour de travail pour les échaudoirs et pour les bouve- 
ries, et de cour de service en même temps que de parc 
pour les bestiaux. 

Deux pavillons d'administration sont installés à droite et 
à gauche, à l'entrée des abattoirs. 






— 183 — 

La porcherie est une vaste nef couverte par une cou- 
pole de 34 mètres de diamètre. 

Certaines dispositions particulières ont été appliquées 
dans cette porcherie: notamment un chemin de fer aérien 
qui permet de faire circuler les porcs et de les accrocher 
avec célérité; un appareil pour les brûler par le gaz et 
remplacer la paille d'une manière avantageuse, écono- 
mique et rapide, tout en écartant les causes d'incendie et 
de détérioration des bâtiments. 

Les travaux, qui sont encore en cours d'exécution, ont 
été commencés le 9 septembre 1863. La somme dépensée 
jusqu'à ce jour est de 14,540,700 francs. 

Marchés aux bestiaux. 

L'emplacement occupé par ce nouveau marché est borné 
par la rue d'Allemagne, par le Dépotoir, par le canal de 
l'Ourcq, qui le sépare des abattoirs et sur lequel 
sont établis deux ponts qui réunissent les deux établis- 
sements ; par l'embranchement du chemin de fer de 
Ceinture, qui amène les bestiaux jusque dans le marché, 
et par les fortifications. 

On entre au marché aux bestiaux par cinq portes car- 
rossables réunies par une grille de 95 mètres de dévelop- 
pement. Quatre entrées spéciales sont réservées aux pié- 
tons. Elles sont séparées pas les pavillons consacrés au 
concierge, à l'octroi et à la régie. 

Les animaux sont amenés au marché, soit à pied, soit 
en chemin de fer. 

Pour ceux qui arrivent à pied, de vastes parcs de comp- 
tage, divisés par des barrières en bois fortement assujet- 
ties, sont installés à gauche de l'entrée du marché. Au 
milieu de ces parcs est un abri qui permet de compter 
facilement les animaux un à un ; des tambours destinés 



— 184 — 
à compter les moutons permettent de faire cette opéra- 
tion sans que ces animaux puissent setouffer ni passer 
plus d'un à la fois. 

Quant au bétail venu par le chemin de fer, de nou- 
veaux parcs de comptage sont établis au fond, à droite de 
l'établissement. Les animaux transportés en wagon, de 
toutes les parties de la France, sont descendus sur un quai 
de débarquement, puis classés dans des parcs, comptés 
et conduits sur le marché où ils sont répartis, suivant 
leur nature, sous trois grands abris spécialement aménagés. 
Ces trois abris sont construits en fer et en fonte, celui du 
milieu, d'une superficie d'environ 18,000 mètres, est des- 
tiné à l'exposition et à la vente des bœufs ; il peut con- 
tenir cnvrion 6,000 bœufs, attachés à des lisses en fer 
supportées par des bornes en fonte. 

A. gauche, l'abri aux moutons, d'une surface de 12,330 
mètres, est divisé par des grilles de fer en compartiments 
dans lesquels peuvent être parqués 30,000 moutons. 

A droite, la halle aux veaux, d'une surface de 12,330 
mètres, est divisée par des grilles en fer en 174 compar- 
timents distincts, dont 70 peuvent contenir 2,500 veaux. 
Le surplus des compartiments est destiné aux procs et 
peut en contenir 4,000. 

Derrière ces halles sont de vastes étables destinées à 
recevoir les bestiaux, soit à leur arrivée, soit après la criée, 
s'ils sont invendus et s'ils peuvent être réexposés au mar- 
ché suivant sans avoir perdu ni leur force ni leur embon- 
point. Ces étables sont construites en pierre et meulière ; 
l'eau y circule abondamment. Elles se composent de trois 
groupes de bâtiments au centre de chacun desquels est 
ménagée une cour de service (de 53 mètres de long sur 45 
mètres de large) munie d'abreuvoirs. En avant de ces 
bouveries définitives sont des bouveries et porcheries pro- 









— 185 — 
visoires. L'ensemble de ces bâtiments permet d'héberger 
2,240 bœufs, 7,400 moutons, 2,200 veaux et porcs. 

Le marché et les abattoirs sont mis en communication 
à l'aide des deux ponts dont il vient d'être parlé. Ces ponts 
sont munis de rampes douces pour le passage des bes- 
tiaux et des voitures. Sur deux de ces rampes sont dis- 
posés des parcs pour le comptage des bœufs et des mou- 
tons se vendant aux abattoirs. Dans l'axe des ponts, sont 
réservés des passages pour les piétons, qui y accèdent à 
l'aide d'escaliers à doubles rampes avec paliers. 

Les ponts sont composés de fermes en fer, posées sur 
des culées en maçonnerie, surmontées de pilastres des- 
tinés à recevoir les grilles qui forment clôture entre le 
marché et le canal. Le tablier est garni de trottoirs avec 
grilles dites garde-fous ; il est voûté en briques avec chape 
en ciment de Portland. 

La halle centrale contient un grand espace occupé par 
de vastes abreuvoirs. 

En avant de ces abreuvoirs sont des bâtiments affectes 
aux divers services nécessaires à l'exploitation du mar- 
che; l'un de ces bâtiments, celui de gauche, est affecté 
aux bureaux et aux logements de la régie; on y trouve 
aussi une vaste salle servant en même temps de Bourse, 
de lieu de séance pour la distribution des prix d'encoura- 
gement à l'agriculture, ainsi que de local pour le tirage 
des places. 

Le bâtiment de droite comprend les bureaux et logements 
des agents employés aux divers services administratifs 
de la Préfecture de police et de la Préfecture de la Seine, 
ainsi qu'un corps de garde et un bureau télégraphique. 

Des trink-halls, deux buvettes-restaurants, des réser- 
voirs, de petits bâtiments affectés au service de l'octroi 
complètent le marché. 



— 186 — 

Il est à propos d'ajouter que l'ancienne fontaine du 
Château-d'Eau, construite en 4811 par l'architecte Simon 
Richard, a été transférée à l'entrée des marchés. Son 
caractère décoratif, très-simple, est en harmonie avec 
l'ensemble des bâtiments. 

La dépense des travaux s'élève aujourd'hui à 
12,233,000 francs. 

L'ensemble de ces travaux n'est pas terminé. 



N° 682 du Catalogue français 



FONTAINES DU THÉÂTRE-FRANÇAIS. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION ET PERSPECTIVE, DESSINS. 

Auteur du projet: M. Davioud (Gabriel-Jean-Antoine), *, archi- 
tecte, médaille pour l'art et le progrès 
(Vienne 1873), Inspecteur général du service 
d'Architecture. 

Collaborateurs : MM. Wild, Inspecteur; 

Carrier-Belleuse, — Mobeau (Mathurin), — 
Eudes, — Gauthier ; statuaires. 



L'exécution de ces fontaines a exigé deux années de 
travaux. 

La dépense s'élève à 230,000 francs. 



— 187 — 
N n 683 du Catalogue français . 

FONTAINE SAINT-MICHEL. 

ÉLÉVATION, VUES. 

Auteur du projet : M. Davioud (Gabriel-Jean-Antoine), $, archi- 
tecte, médaille pour l'art et le progrès 
(Vienne 1873), Inspecteur général du service 
d'Architecture. 

Collaborateurs : MM. Flament, Inspecteur; 

Duket, — Guillaume, — Barre, — Elia- 

ROBERT, — GUMERY, — JACQUEMART, — DE 

Bay, — Rouillard; statuaires. 

L'exécution de cette fontaine a exigé deux années de 
travaux. 
La dépense s'est élevée à 500,000 francs. 



N« 684 du Catalogue français. 

FONTAINE DU CHATEAU-D'EAU. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION, DESSINS. 

Auteur du projet : M. Davioud (Gabriel-Jean-Antoine), #, archi- 
tecte, médaille pour l'art et le progrès 
(Vienne 1873), Inspecteur général du service 
d'Architecture. 

Collaborateurs : MM. Quellain, — Hermain ; inspecteurs. 
Jacquemart, — Villeminot; sculpteurs. 






188 — 



I 



N° 685 du Catalogue français. 

FONTAINE DU LUXEMBOURG. 

PLAN, COUPE, ÉLÉVATION, PERSPECTIVE, DESSINS. 

Auteur du projet : M. Davioud (Gabriel-Jean-Antoine) , #, arch i 

tecte, médaille pour l'art et le progrès 
(Vienne 1873). 

Collaborateurs : MM. Flament, Inspecteur, médaille de coopéra- 
tion (Vienne 1873); 

Carpeaux, — Fremiet; statuaires. 

Villeminot, sculpteur, médaille de coopération 
(Vienne 1873). 

Lorsqu'il fut décidé qu'on ouvrirait des rues au 
travers de la pointe sud des annexes du jardin du 
Luxembourg, de manière à faire communiquer entre eux 
deux quartiers complètement séparés l'un de l'autre, 
l'opinion publique réclama la conservation de la grande 
artère qui s'étend entre le Palais du Luxembourg et 
1 Observatoire. La Ville de Paris se rendit acquéreur de 
cette allée, et tout en lui laissant son caractère propre 
elle l'encadra de deux voies publiques et la décora de' 
parterres à la française, de statues et d'objets d'art, de 
manière à la mettre en rapport avec le reste de la par- 
tie centrale du jardin du Luxembourg 

-De plus il fut décidé qu'elle serait terminée, du côté 
de la place de l'Observatoire, par une fontaine monu- 
mentale. 

Ces divers travaux de transformation ont duré quatre 
années. 

La dépense s'est élevée à 600,000 francs. 



— 189 — 

N c 686 du Catalogue français 

Monographie de l'Hôtel de Ville. 

MM. Caillât, #, architecte; 
Le Roux de Lincy. 
PHOTOGRAPHIES DE L'ESCALIER DE LA COUR CENTRALE 
M. Baltard, 0. $«, membre de l'Institut, architecte. 



N° 687 du Catalogue français 
Orphéon 

ALBUM DES DESSINS DU PROJET 
M. Davioud, #, architecte, Inspecteur général du ser- 
vice d'Architecture. 



N° 688 du Catalogue français 

Monographie du Théâtre-Lyrique. 

M. Davioud, *, architecte. 



N° 689 du Catalogue français 

Monographie du théâtre du Châtelet. 

M. Davioud, *, architecte. 



N° 690 du Catalogue français 

Monographie du théâtre du Vaudeville. 

M. Magne, ♦, architecte, Inspecteur général du ser- 
vice d'Architecture. 



— 190 — 

N° 691 du Catalogue français 
Monographie de l'église Saint-Ambroise. 

M. Ballu, 0. *, de l'Institut, architecte. 



N 692 du Catalogue français 
Monographie de l'église de la Trinité. 

M. Hallu, 0. *, de l'Institut, architecte. 



N° 693 du Catalogue français 
Monographie du Palais de Justice. 

M. Duc, C. *, de l'Institut, architecte. 



N° 694 du Catalogue français 
Monographie des Halles Centrales. 

M. Baltard, 0. #, de l'Institut, architecte. 



N° 695 du Catalogue français 

Concours pour la reconstruction de 
l'Hôtel de Ville. 

PLANS, COUPES, ÉLÉVATIONS ET PERSPECTIVES, DESSINS. PREMIER 
PRIX, EN COURS D EXÉCUTION 

MM. Ballu et Deperthes, architectes. 
Projets de : MM. Rouyer, 2 e prix, — Davioud, 3 e prix, — 
Vaudremer, 4 e prix, — Magne, 3 e prix, — Moyaux 
et Lafforgue, 6 e prix. 

PHOTOGRAPHIE DE DEUX PLANS DE LA FAÇADE PRINCIPALE ET 
D'UNE COUPE 



BEAUX-ARTS 



M. MICHAUX, $, Chef de Division. 
M. TISSERAND, I. y, Chef de Bureau. 



SERVICE DES BEAUX-ARTS 



Renseignements généraux. 



Le Service des Beaux-Arts de la Ville de Paris a pour 
mission de concourir, avec l'aide du service d'Architecture, 
à la décoration artistique des divers édifices municipaux 
et départementaux, ainsi qu'à l'entretien des objets d'art 
que renferment ces édifices. Il encourage libéralement, au 
nom de la Ville et du Département, toutes les formes de 
l'art, en proposant, chaque année, des commandes de 
peinture,' de sculpture, de vitraux, de gravure en taille- 
douce et de gravure en médailles. 

Dans chacun de ces genres, il procède par série : ainsi, 
il prend les églises une à une, qu'elles soient de construc- 
tion ancienne ou nouvellement bâties, concentre ses efforts 
et ses crédits sur un point déterminé, et arrive, avec le 
temps, à compléter la décoration picturale et sculpturale de 
chaque édifice. Les squares, les mairies, les écoles et au- 
tres établissements publics participent aussi à ses crédits, 
dans une mesure variable. 

Les peintures murales et les tableaux les plus remar- 
quables, que la Ville et le Département font exécuter, sont 
exposés à diverses chances de destruction ou d'avarie. On 
ne peut, d'ailleurs, les voir que sur place, et leur valeur 
artistique mérite une plus grande publicité. Pour leur as- 

13 



— 104 — 
surer la renommée dont ils sont dignes et pour maintenir 
en même temps, à un niveau élevé, l'une des formes de 
l'art auxquelles la photographie et ses dérivés font une 
concurrence chaque jour plus redoutable, le Service confie 
aux meilleurs graveurs en taille-douce le soin de reproduire 
les œuvres jugées les meilleures. Vingt-six planches , de 
dimensions diverses, ont déjà été publiées et sont mises, 
moyennant un prix modéré, à la disposition du public (1). 
Un même sentiment de sollicitude à l'égard d'une spé- 
cialité artistique peu encouragée, la gravure en médaille 
ainsi que fe désir de perpétuer le souvenir des grands tra- 
vaux accomplis par l'édilité parisienne, ont déterminé la 
Ville à faire frapper un certain nombre de médailles com- 
mémoratives, qui sont distribuées entre les membres du 
Corps municipal et font l'objet d'un échange avec les pièces 
analogues, frappées par les grandes villes de l'Europe et 
du monde civilisé. 

Cet ensemble de travaux artistiques est dirigé par une 
Commission spéciale composée des artistes et des savants 
les plus distingués, la plupart membres de l'Institut. La 
Commission donne son avis sur tous les projets de com- 
mande et d'acquisition d'œuvres d'art. Elle propose au choix 
du Préfet les artistes qu'elle juge les plus propres à pro- 
duire de bons ouvrages ; elle examine, avant toute com- 
mande définitive, les esquisses, les modèles, les cartons, etc.; 
suit la marche des travaux en cours d'exécutiou, et se 
rend soit dans les ateliers, soit sur place, pour apprécier 
l'œuvre une fois achevée et en prononcer l'acceptation. 

Pour remplir toutes les obligations artistiques qu'elle s'est 
imposées, la Ville de Paris a consacré, depuis 1850, une 
somme d'environ 0,000,000 fr. à la décoration des édi- 



(1) Chez l'éditeur Haro, 20, rue Bonaparte. 









— 195 — 

ficcs municipaux de construction ancienne. On peut citer 
notamment les églises Saint-Germain des Prés et Saint- 
Vincent de Paul, décorées par Hippolyte Flandrin; les 
églises Saint-Eustache, Saint-Severin, Saint-Rocli, dont 
les chapelles ont été dotées de peintures murales; les 
églises Saint-Gervais, Saint-Merry, dont la décoration est 
très-avancée, l'ancien Hôtel de Ville, dans l'intérieur 
duquel on admirait le plafond d'Ingres ; les peintures 
d'Eugène Delacroix, de Léon Cogniet, de Lehmann, de 
Cabanel, de Bénouville, etc., etc. 

Les édifices que la Ville a fait construire ou restaurer, 
depuis 1850, ont été décorés à l'aide de crédits spéciaux, 
et l'on peut évaluer à une somme de 2,800,000 fr. les 
travaux de cet ordre. On y voit figurer, entre autres mo- 
numents, les églises Saint-Ambroise, Saint-Augustin, 
Sainte-Clotilde , Saint-François-Xavier , Saint-Joseph , 
Notre-Dame de la Groix, Notre-Dame des Champs, Notre- 
Dame de Glignancourt, la Trinité, les écoles Turgot et 
Chaptal, les théâtres du Châtelet, de la Gaîté, du Vau- 
deville et le Théâtre-Lyrique ; la plupart des squares de 
Paris, les fontaines Saint-Michel, du Luxembourg et 
du Théâtre-Français, le Palais de Justice, la Préfecture 
de Police, le Tribunal de Commerce, etc., etc. 

Enfin, des crédits annuels, dont l'ensemble s'élève à 
400,000 fr. environ, ont été affectés à des travaux de 
copie, pour la décoration des églises et autres édifices 
communaux de la banlieue. 

La Ville de Paris et le Département de la Seine ont 
donc employé, comme encouragement à l'art, une somme 
approximative de 10 millions, depuis l'année 1850. En 
se montrant aussi libéraux envers les artistes, ils ont 
puissamment contribué à maintenir le niveau de la 
grande peinture et de la sculpture monumentale ; ils ont 






— J9G — 
permis à des débutants heureusement doués de se pro- 
duire et de développer leur talent, aux réputations nais- 
santes de s'affermir, et aux grandes renommées de se 
montrer, juscm'à la fin, dignes de la faveur publique. 






COLLECTIONS HISTORIQUES 






ï ! ' 



II 



COLLECTIONS HISTORIQUES. 



Renseignements généraux. 



Hôtel Carnavalet. 



L'hôtel Carnavalet, œuvre remarquable des architectes 
Bullant et Mansart, décoré par le ciseau de Jean Goujon, 
llustré par la résidence de M™ de Sévigné, a été acquis 
pria Ville, ia y a quelques années, et sauvé d'une des- 
truction imminente. Une restauration intelligente lui a 
rendu, au dedans et au dehors, son aspect primitif , et des 
constructions annexes, qui s'élèvent en ce moment sur 
trois côtés du jardin, en continuant les bâtiments exis- 
tants, permettront de grouper, dans des conditions analo- 
gues à celles de la cour de l'École des Beaux-Arts, toute 
une série de débris intéressants pour l'histoire de l'art 
parisien. Des fragments d'architecture et de sculpture, 
des édicules caractéristiques, quelques édifices même, 
échappés en entier aux incendies et aux démolitions, for- 
meront, par leur juxtaposition, des galeries continues et 
encadreront une cour centrale où viendront prendre place 
les restes artistiques du vieux Paris. 

Une partie de l'hôtel, qui constitue lui-même un char- 
mant spécimen de l'art français au xvi° siècle, est affec- 
tée à l'installation de la bibliothèque de la Ville de Paris, 
reconstituée après l'incendie de 1871. 

Les salles du rez-de-chaussée reçoivent les nombreux 
objets d'art et d'antiquité que mettent journellement à 
découvert les travaux opérés pour la transformation de 



- 200 — 
Paris, ainsi que les fouilles exécutées soit par les parti- 
culiers, soit par l'Administration municipale. La réunion 
de ces objets, que le service historique recueille incessam- 
ment et groupe selon les données de la science, formera, 
avec le temps, un musée lapidaire intimement lié à l'his- 
toire parisienne et à l'art parisien. 

Quelques salles du premier étage renferment un certain 
nombre d'objets appartenant à l'art décoratif ou industriel, 
et destinés, dans la pensée de ceux qui les ont réunis' 
soit à offrir des modèles de technologie comparée, soit à 
fournir des éléments pour une histoire de l'industrie artis- 
tique à Paris. Les collections de cette nature, encore peu 
nombreuses, ne peuvent se développer que lentement, 
au moyen de dons, de découvertes et d'échanges. Des 
recherches minutieuses, une érudition sûre et une cri- 
tique éprouvée sont les conditions nécessaires d'une telle 
formation. 

Les collections historiques de la Ville de Paris ne sau- 
raient donc être autre chose que les testimonia matériels 
de son histoire. C'est dans ces limites qu'elles doivent se 
renfermer. 

Surveillance archéologique des fouilles et démolitions. 

Ce service a pour mission de relever officiellement sur 
les chantiers de travaux municipaux et départementaux, 
officieusement sur les chantiers de travaux privés, toutes 
les indications de nature à reconstituer la topographie et 
l'aspect de l'ancien Paris. Il s'occupe également de re- 
cueillir les fragments d'architecture et de sculpture 
trouvés dans le sol et ayant appartenu à d'anciens édi- 
fices, ainsi que les objets d'art et d'antiquité arrachés aux 
vieux bâtiments parisiens, que le mouvement des con- 
structions modernes tend chaque jour à faire disparaître. 



— 201 — 
Parmi les chantiers qui ont fourni le plus d'objets et 
de renseignements depuis 1865, époque de la création de 
ce service, on peut citer : 

1° Le percement de la rue Gay-Lussac, où l'on a ren- 
contré les substructions parfaitement conservées d'un édi- 
fice important de l'époque gallo-romaine ; 

2' 1 La construction du nouvel Hôtel-Dieu, qui a entraîné 
la démolition de trois anciennes églises : Sainte-Marine, 
Saint-Denis de la Ghartre, Saint-Symphorien, et a permis 
de recueillir, à côté de nombreux fragments sculptés pro- 
venant de monuments romains ou du moyen âge, une 
certaine quantité d'objets curieux de toute sorte et de toute 
nature ; 

3° La démolition de la maison syndicale du corps des 
Drapiers, rue des Déchargeurs, dont la façade a été dé- 
montée avec soin et transportée à l'hôtel Carnavalet ; 

4« La démolition de l'ancien couvent de l'Ave-Maria, 
rue des Barres ; 

5° Les travaux d'égout du Lycée Napoléon (ancienne 
abbaye de Sainte-Geneviève), travaux dans lesquels a été 
trouvé un dépôt considérable de médailles romaines en or, 
comprenant, les monnaies frappées sous les règnes de 
Néron à Septime Sévère. 

Le Service entreprend aussi, sur des points déterminés, 
des fouilles spéciales, ayant pour but soit l'étude de ques- 
tions historiques ou topographiques non élucidées, soit la 
recherche d'objets d'antiquité destinés aux collections mu- 
nicipales. Voici quelles ont été, depuis l'année 1866, les 
principales fouilles exécutées dans ces conditions : 

1° Fouilles de l'ancienne porte Saint-llonoré et de ses 
abords, place du Théâtre-Français, faites pour aider à 






— 202 — 

déterminer le point où a eu lieu l'attaque de Paris par 
Jeanne d'Arc, en 4429 ; 

2° Fouilles exécutées dans la cour du Louvre pour mettre 
à découvert les substructions intactes du château de Phi- 
lippe Auguste et de Charles V ; 

3° Déblaiement des arènes gallo-romaines, situées dans 
la rue Monge ; 

4 n Fouilles de l'ancien cimetière Saint-Marcel, qui ont 
fourni au Musée parisien de nombreux et intéressants 
monuments funéraires, des inscriptions, des vases en 
terre cuite, des vases de verre et différents autres objets; 

5° Fouilles de l'antique nécropole du faubourg Saint- 
Jacques, qui ont produit des inscriptions funéraires de 
l'époque gallo-romaine, ainsi qu'une quantité considérable 
de vases en terre cuite variés de couleur, de forme et de 
dimension. 

Le service de surveillance archéologique, établi en 1865, 
est le pourvoyeur le plus actif des collections historiques 
parisiennes. 11 est confié à M. Théodore Vacquer, qui 
recueille depuis trente ans les éléments d'une monographie 
de Paris gallo-romain. 



HISTOIRE GÉNÉRALE DE PARIS 



III 



HISTOIRE GÉNÉRALE DE PARIS. 



La Ville de Paris, qui, de temps immémorial, fait con- 
signer, dans des registres spéciaux, les faits relatifs à son 
histoire, s'est constamment préoccupée, depuis trois 
siècles, du soin de mettre en œuvre les matériaux amas- 
sés par ses clercs et ses greffiers. Tantôt elle a excité les 
écrivains à entreprendre cette tâche, en son nom et avec 
son aveu; tantôt elle s'est empressée de venir en aide 
aux érudits qui en avaient pris spontanément l'initiative. 
Ses archives, détruites aujourd'hui, contenaient la preuve 
des nombreuses subventions et souscriptions consenties 
par elle en faveur des historiens, des jurisconsultes, des 
topographes, des héraldistes, des généalogistes et autres 
savants qui avaient fait des choses parisiennes l'objet de 
leurs études. 

Ces diverses entreprises, quoique très-fa vorisées, ont 
généralement peu survécu aux hommes qui les avaient 
conçues : elles ont produit des ouvrages estimables, mais 
imparfaits à certains égards. Aucune série, historique, 
administrative ou topographique, n'est complète. Sauvai, 
Félibien, de Lamare, pour ne citer que les auteurs les 
plus considérables, ont construit solidement certaines 
parties de l'édifice; mais le monument reste inachevé, et 
pour être assuré qu'on n'interrompra point encore la con- 
strution, il fallait en asseoir les fondations sur des bases 
plus solides. Aux subventions, aux souscriptions et autres 



Il II 



— 20G — 
secours passagers, il convenait de substituer une assistance 
permanente; aux essais intermittents, un travail régulier 
et continu. 

La transformation de Paris, accomplie dans ce dernier 
quart de siècle, constituait d'ailleurs une dette considé- 
rable envers le passé, et l'Administration municipale avait 
été la première à comprendre qu'en faisant disparaître 
1 aspect séculaire de la cité, elle contractait devant le 
public l'obligation d'en conserver le souvenir dans une 
suite de publications monumentales. 

De 1838 à 1856, elle a publié à ses frais plusieurs grandes 
monographies, et encouragé diverses études d'histoire 
parisienne. 

En 1860, elle s'est occupée de faire rechercher et mettre 
en ordre les documents relatifs à l'administration et à la 
topographie du vieux Paris. Un service spécial, créé pour 
reunir et coordonner les éléments de ce travail, a exploré 
avec succès tous les grands dépôts de manuscrits et 
d'imprimés. 

Cet essai ayant donné, en quelques années, les résultats 
les plus satisfaisants, le Service historique reçut, en 1865, 
de nouveaux développements et fut autorisé à publier un 
programme de travaux qui peut se résumer ainsi : 

« Pour écrire l'histoire de Paris, il ne suffit point de créer, 
en suivant les anciens errements, une de ces œuvres 
laborieusement complexes, telle qu'il s'en produit encore 
aujourd'hui. C'est un thème trop vaste, pour qu'on puisse 
songer à le traiter autrement que sous forme de mono- 
graphies et de recueils documentaires. En effet, indé- 
pendamment des faits religieux, civils et politiques qui 
sont le fonds commun de toute histoire, la formation 
successive de la cité, sa topographie, son administra- 
tion, ses monuments, ses institutions de toute nature 



— 207 — 
constituent autant de branches distinctes, qu'il est impos- 
sible, d'embrasser à la fois sans confusion. Ceux qui l'ont 
tenté autrefois et qui le tentent encore aujourd'hui, en 
écrivant de prétendues Histoires de Taris, composées de 
quelques volumes, — où s'entassent les faits généraux de 
nos annales, pêle-mêle avec les incidents particuliers de la 
vie parisienne, — ne font qu'accroître, sans profit réel 
pour la science, la bibliographie d'un sujet qui a ses 
sources distinctes et ses limites parfaitement marquées. » 

« Il ne peut plus être question aujourd'hui, pour les 
historiens de Paris, de faire des livres avec des livres, et 
de loger plus ou moins maladroitement l'histoire de France 
dans les rues de sa capitale. Il ne suffit pas, non plus, 
comme aux deux derniers siècles, de décrire une ville long- 
temps immobile, mais qui a si prodigieusement changé 
d'aspect depuis trente ans; de retracer avec plus ou moins 
de bonheur, des mœurs, des coutumes, des institutions, 
tout un mécanisme administratif si complètement trans- 
formé de nos jours. Il faut lire et commenter les vieux 
textes, évoquer par la science un passé qui ne se com- 
prend plus à la distance où nous le voyons aujourd'hui, et 
restituer laborieusement, avec l'aide de l'érudition éclairée 
par la critique , ce que les chroniqueurs et les vieux 
historiens, plus heureux que nous sous ce rapport, se 
bornaient à constater de visu. » 

Les premiers travaux, publiés de 1866 à 1870, répon- 
dent à l'importance du sujet et aux promesses du pro- 
gramme. Ils comprennent les ouvrages suivants : 



— 208 



- 
il II 



I. — Introduction à l'histoire générale de Paris. (1 vol.) 

C'est un exposé du plan adopté pour la nouvelle entre- 
prise, et un tableau résumé des efforts tentés par la Ville 
de Paris, depuis les temps les plus reculés, tant pour réunir 
les éléments de son histoire que pour encourager les 
savants à l'écrire dans des conditions dignes d'elle. 

Toutes les indications éparses dans les manuscrits et 
dans les livres ont été réunies avec le plus grand soin et 
établissent ce fait désormais hors de toute discussion : La 
Ville de Paris a préparé elle-même les matériaux de ses 
annales, de telle sorte qu'en les mettant en œuvre elle- 
même, elle ne fait que reprendre son bien et continuer sa 
propre tradition. 

De nombreuses pièces justificatives occupent les deux 
tiers du volume et constituent un recueil de documents du 
plus grand intérêt. L'ouvrage a pour auteur M. L.-M. Tis- 
serand, chef du bureau des travaux historiques. 



II. — La Seine. Études sur le bassin parisien aux âges 
antéhistoriques. (3 vol.) 

Cet ouvrage a pour objet la topographie antéparisienne, 
c'est-à-dire la connaissance du terrain, à moitié submergé, 
sur lequel s'est élevée plus tard la Lutèce gauloise. Il fait 
connaître les premiers êtres qui ont animé cette vague 
région; il coordonne l'ensemble des inductions que la 
science a pu tirer jusqu'ici, après avoir constaté la pré- 
sence de l'homme primitif dans le bassin de Paris et 
recueilli les vestiges de sa grossière industrie. C'est une 
œuvre mixte qui touche en même temps aux sciences na- 
turelles et aux sciences historiques, mais qui se rattache 



— 209 — 
plus étroitement -aux études de topographie ancienne que 
la Ville encourage, et qui doivent toujours précéder les 
investigations historiques proprement dites. L'étude géolo- 
gique et anthropologique du bassin parisien est en réalité 
la préface lointaine de la Topographie historique du vieux 
Paris. 

L'auteur de cet ouvrage est M. Belgrand, membre de 
l'Institut, inspecteur général des Ponts et Chaussées, direc- 
teur des Eaux et des Égouts de la Ville de Paris. L'Avant- 
propos a été écrit par M . Tisserand, et certains appen- 
dices ont pour auteurs MM. Roujou et Bourguignat. 



III. — Topographie historique du Vieux Paris, par Adolphe 
Berty. (Région du Louvre et des Tuileries. 2 vol. et 2 
feuilles de plan restitué.) 

C'est ici l'entreprise la plus considérable du Service 
historique, et la pierre angulaire de l'édifice qu'il s'ef- 
force d'élever. Quelques explications feront comprendre 
l'importance qu'il y attache. 

La Statistique monumentale, éditée par le ministère de 
l'Instruction publique, a été le point de départ de la Topo- 
graphie. Lorsqu'il s'est agi, pour compléter cette œuvre, 
de tracer un plan restitué du vieux Paris, on s'est aperçu 
que les plans anciens n'avaient, pour la plupart, aucune 
valeur géométrale, et que les grands édifices, civils et 
religieux, se détachaient seuls du milieu des construc- 
tions bourgeoises et marchandes qui les enserraient. Il 
restait ainsi, entre les monuments publics, les hôtels sei- 
gneuriaux et les habitations princières, de grands espaces 
couverts par des maisons de toute grandeur et de toute desti- 
nation désignées, par de curieuses enseignes, habitées, pour 
la plupart, par des gens de métier et offrant une variété 



— 210 — 
infinie de construction, de décoration et d'aménagement. 
C'est cette immense lacune, figurée par des hachures dans 
les plans ordinaires, qu'un chercheur a entrepris de com- 
bler, au moyen de plans restitués, où apparaissent distinc- 
tement toutes les parcelles bâties. Ces parcelles, dont on 
raconte la formation, les réunions et les démembrements, 
d'après les censiers et autres documents authentiques, 
forment par leur juxtaposition des îlots de maisons qui 
reproduisent exactement la physionomie de l'ancien 
Paris. 

Le lecteur pénètre, à la suite de l'auteur, dans les rues 
qui circonscrivent ces îlots; il en apprend les noms et les 
modifications diverses ; il se promène ainsi dans la vieille 
ville, frappant de porte en porte, rencontrant en che- 
min palais , églises , hôtels , et allant de maison en 
maison jusqu'à ce qu'il ait visité les deux côtés de la rue. 
Un doigt sur le plan, un doigt sur le texte, il voit dans 
celui-ci le commentaire perpétuel de celui-là ; de la sim- 
ple notice qui suffit à une maison de bourgeois et d'arti- 
san, il passe à la monographie que réclament toute grande 
résidence, toute fondation civile ou religieuse. Tout le 
vieux Paris défile ainsi devant ses yeux. 

L'originalité de ce travail, auquel l'Institut a rendu 
hommage, c'est d'avoir su utiliser les textes de manière à 
en tirer des plans. La restitution géométrale du Paris du 
moyen âge y est partout la résultante des indications 
fournies par les chartes. 

L'auteur est mort avant d'avoir pu achever son œuvre; 
mais il a laissé des notes, des croquis et des indications 
de toute nature, qui permettront de continuer le travail. 
Les deux premiers volumes, consacrés à la région du 
Louvre et des Tuileries, ont été publiés avec la collabora- 
tion littéraire de M. Tisserand et des appendices de 



— 211 — - 

M. Legrand ; un troisième volume est sous presse, et les 
autres suivront à peu d'intervalle. 

IV. — Paris et ses historiens, recueil d'écrits et de docu- 
ments originaux, par MM. Le Roux de Lincy et L.-M. 
Tisserand. (1 vol. et \ plan de restitution.) 

La pensée qui a présidé à la publication de ce volume, 
— le premier d'une série qui promet d'être longue, — est 
celle dont se sont inspirés les ailleurs du recueil des His- 
toriens de France. Les anciens chroniqueurs parisiens, les 
descripteurs de la vieille ville, soit qu'ils en aient parlé 
incidemment, soit qu'ils lui aient consacré un ouvrage 
spécial, sont aujourd'hui à peu près inconnus; et pourtant 
ils ont vu le Paris de leur temps, ils ont raconté ce dont 
ils avaient été témoins; aucun témoignage ne vaut le leur. 
Dans leurs naïfs écrits, oubliés pour la plupart, ils expo- 
sent simplement les mœurs, les coutumes de leurs con- 
temporains, décrivent leurs habitations, racontent les menus 
incidents de la vie parisienne, parcourent librement les 
rues, recueillent les dits et crieries qu'ils entendent, pénè- 
trent dans les maisons des grands, nous en dépeignent 
minutieusement l'intérieur et nous en présentent les hôtes. 
C'est la société du temps prise sur le vif; c'est le Paris des 
xn e , xm e , XIV e et xv e siècles, vu tel qu'il apparaissait 
alors, tel que l'ont aperçu des observateurs en situation de 
bien voir et en mesure de bien raconter. 

Antérieurement au xiv° siècle, on rencontre, en grand 
nombre, des mentions isolées, des passages à extraire, 
dont la réunion formera une sorte d'anthologie historique 
extrêmement curieuse; avec le xiv e siècle seulement, 
apparaissent les premiers écrivains qui aient consacré à la 
description de Paris un travail de quelque étendue, et 



— 212 — 

présenté leurs notes sous la forme d'une composition 
régulière. Ces écrivains sont Jean de Jandun (1323), Raoul 
de Presles (1371), Guillebert de Metz (1407), Astesan 
(1451). Le texte de ces descripteurs, traduit, annoté lar- 
gement, enrichi d'appendices dont les éléments, pris 
ailleurs, suppléent à tout ce que ceux-ci n'ont point dit, 
a pour commentaire les miniatures du temps et toutes les 
représentations figurées, à peu près contemporaines, qui 
peuvent en faciliter l'intelligence. Un plan de Paris, 
en 1380, complète la restitution de cette curieuse époque 
de la vie parisienne. 

Le vieux Paris, ainsi décrit et illustré, offre autant 
d'intérêt à l'œil qu'à l'esprit, et les descriptions, les chro- 
niques originales, commentées de cette façon, complètent 
très-heureusement les restitutions topographiques qui font 
l'objet de l'ouvrage précédent. 

La perte d'un grand nombre de documents, clans l'in- 
cendie de l'Hôtel de Ville, a rendu difficile la continuation 
du recueil des Historiens de Paris. Cependant les lacunes 
seront prochainement comblées, et l'ouvrage pourra être 
repris. 



V. — Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale, 

par M. Léopold Delisle. (2 vol.) 
Les Anciennes Bibliothèques de Paris, par M. Alfred Franklin. 

(3 vol.) 

La Première Bibliothèque de l'Hôtel de Ville, par L.-M. 
Tisserand. (1 vol.) 

La série à laquelle appartiennent ces trois ouvrages 
semble se rattacher plus particulièrement à l'histoire des 
lettres et des sciences à Paris, en France et dans le monde 
civilisé. En réalité, c'est un des côtés les plus curieux et 



— 213 — 

les moins connus de l'histoire parisienne. Sans doute, 
des travaux de ce genre présentent un intérêt général ; 
mais ils contribuent aussi à mettre en lumière Tune des 
raisons pour lesquelles, depuis le xn e siècle jusqu'à nos 
jours, Paris a exercé une influence si considérable sur le 
progrès et la diffusion des connaissances humaines. 

Pour ne parler que des collections manuscrites, objet 
des études spéciales de M. Léopold Delisle, leur histoire 
se confond souvent avec celle des ateliers parisiens, d'où 
sortaient non-seulement ces livres d'étude, que dévoraient 
les maîtres et les écoliers de presque toutes les universités 
de l'Europe, mais encore les beaux volumes enluminés, 
qui charmaient les loisirs de la noblesse et de la haute 
bourgeoisie, dans tous les pays où régnait la langue fran- 
çaise. Dans les temps modernes, nous voyons les col- 
lections parisiennes fournir un aliment inépuisable à la 
curiosité des philologues, des historiens et des antiquaires. 
Raconter la formation de ces collections, c'est donc, en 
quelque sorte, faire l'histoire intellectuelle de Paris et du 
monde savant, depuis les détails qui se rattachent à la 
fabrication matérielle et à la vente du livre (calligraphie, 
miniature, reliure, librairie, etc.), jusqu'aux plus hautes 
questions de prépondérance littéraire, qui ont toujours eu 
le privilège de passionner les Parisiens. 



L'histoire et la description détaillée des nombreuses 
bibliothèques que possédaient les monastères, les collèges, 
les palais, les résidences princières, puis les grands 
dépôts créés à Paris, depuis l'invention de l'imprimerie, 
ne se rattachent pas moins directement à l'histoire de la 
cité. La première bibliothèque s'établit, comme la pre- 
mière école, à l'ombre de la vieille basilique de Notre-Dame. 



— 214 — 

Plus tard, à mesure que la vie religieuse et littéraire se 
développe, il ne se fonde pas une abbaye, il ne s'établit 
pas un groupe scolaire à Paris, sans que les manuscrits 
d'abord, les imprimés ensuite, ne viennent prendre place 
sur les pupitres, où on les lit avec passion, où on les 
enchaîne, pour les conserver à l'usage de tous. 

L'origine de chacun de ces dépôts, leurs accroissements, 
leurs vicissitudes, le souvenir des personnages qui les ont 
créés, soutenus, enrichis, jusqu'à l'époque où la Révolu- 
tion s'en empare et les confisque, l'influence qu'ils ont 
pu exercer, non-seulement sur les connaissances, mais 
encore sur la prospérité de Paris et le développement de 
ses quartiers, tout cela appartient bien à l'histoire pari- 
sienne. Et pour rendre la relation plus étroite encore, un 
plan-fleuron, emprunté à l'un des anciens plans de Paris 
est placé en tête de chaque monographie , de manière à 
localiser l'établissement et à désigner le lieu où était éta- 
blie la bibliothèque. 

Des fac-similé, des ex libris, des vues contemporaines, 
reproduites avec une grande fidélité, complètent cet 
ensemble topographique et littéraire tout à la fois. 



Parmi les grandes bibliothèques de Paris, celle de la 
Ville devait occuper une place d'honneur : fondée vers le 
milieu du siècle dernier, alors que les grands dépôts de 
manuscrits et d'imprimés n'avaient qu'une publicité 
extrêmement restreinte, ouverte libéralement aux lecteurs, 
dans un quartier absolument dépourvu de ressources lit- 
téraires, elle prit la tête du mouvement intellectuel d'alors 
et fut la véritable avant-courrière des bibliothèques publi- 
ques modernes, qui appartiennent à tous les travailleurs. 
• Que de vicissitudes en un siècle ! Transférée de l'hôtel 



— 215 — 

Lamoignon dans la maison professe des Grands Jésuites, 
confisquée par le Directoire au profit de l'Institut, recon- 
stituée péniblement par un homme do cœur, patronnée et 
enrichie par les magistrats et les conseillers qui se sont 
succédé à l'Hôtel de Ville, promenée de la rue Saint- 
Antoine au quai d'Austcrlitz et à la place Lobau, elle est 
venue périr misérablement, avec toutes ses richesses artis- 
tiques, dans l'incendie de 1871 ! 

Toutes ces péripéties, racontées simplement, comme il 
convient à un récit de ce genre, émeuvent pourtant le lec- 
teur : on s'attendrit sur le malheur de ces pauvres livres : 
sunt lacrymœ rerum. Une ample collection de documents 
inédits, dont presque tous les originaux ont disparu, 
achève de donner à cette monographie le caractère sévère 
qui lui est propre. 



A côté de ces treize volumes, publiés en quelques 
années, se placent les ouvrages en cours d'impression, en 
préparation et en projet. 

Ceux qui appartiennent à la première catégorie auront 
vu le jour au moment où paraîtront ces lignes. L'analyse 
sommaire que nous allons en donner permettra au lecteur 
de se convaincre qu'ils ne dépareront point la collection. 



Etienne Marcel, Prévôt des Marchands (1356-1358), (1 vol.), 
est un tableau rapide du développement anormal que 
prit soudainement la Prévôté bourgeoise après la bataille 
de Poitiers et pendant la captivité du roi Jean. Cette 
monographie, écrite par M. Perrens, inspecteur de l'aca- 
démie de Paris, inaugure la série des études d'histoire 



— 216 — 
municipale et des biographies de Prévôts, telles qu'elles 
sont indiquées dans le plan de la collection. 

Les Sceaux, Armoiries, Couleurs, Devises et Livrées de la 
ville de Paris (2 vol.) sont, en réalité, une histoire héral- 
dique du pouvoir municipal. En suivant pas à pas la 
marche et les transformations nécessaires des signes exté- 
rieurs, par lesquels se manifestait 1 eclilité parisienne, on 
mesure, de siècle en siècle, le développement et les temps 
d'arrêt de cette institution; on comprend mieux ses rela- 
tions avec la royauté, les grands dignitaires, les seigneurs, 
la bourgeoisie marchande, les métiers et le peuple; on 
se rend un compte exact de la place qu'elle occupait à 
Paris sous l'ancien régime, de l'influence qu'elle y exer- 
çait et les traditions qu'elle nous a léguées. Et ce n'est pas 
seulement l'histoire de Paris qui gagne à être étudiée à 
ce point de vue: l'histoire de notre pays offre des parti- 
cularités inexplicables pour qui ne connaît pas les us et 
coutumes héraldiques du Corps municipal parisien. 

Dans un livre de ce genre, les documents originaux et 
les représentations figurées ont une place nécessaire; elle 
leur a été faite aussi large que possible. 

Les Jetons de l'Échevinage parisien, par feu d'Affry de la 
Monnoye (1 vol.), présentent l'histoire de Paris sous un 
aspect assez voisin de celui que nous venons d'indiquer. La 
numismatique est proche parente de l'héraldique : les 
jetons procèdent des sceaux; ils ont seulement quelque 
chose de plus individuel et offrent ainsi un caractère mixte. 
Tandis qu'un côté de la pièce métallique montre l'effigie 
du roi ou une vue de Paris, l'écusson national ou les 
armoiries municipales, l'autre côté fait voir le blason ou 
la devise propre du magistrat qui l'a frappée, rappelle 



— 217 — 
sommairement ses actes, les rattache aux faits généraux 
de notre histoire et ajoute aux documents écrits toutes 
les indications que le bronze peut transmettre. 

Ce livre, c'est le médaillier municipal expliqué et com- 
menté. 



Le Livre des métiers, d'Etienne Boileau, Prévôt de Paris, 
est un document des plus précieux pour l'histoire de l'in- 
dustrie parisienne et du commerce au moyen âge. Feu 
Depping en a donné une édition estimable, mais insuffi- 
sante au double point de vue de la correction des textes 
et de l'explication des mots. Celle que la Ville va publier 
a été soumise à une critique sévère; toutes les variantes 
des manuscrits existants y sont soigneusement relevées ; 
un glossaire et une introduction historique permettent de 
pénétrer aussi avant que possible dans l'esprit et dans la 
lettre de ce curieux document. 

Le Livre des métiers peut être le point de départ d'une 
série de publications sur les métiers de Paris, au point 
de vue de la réglementation publique. 



Parmi les ouvrages en préparation, il convient de men- 
tionner : 

1° Un troisième dernier et volume de l'ouvrage inti- 
tulé : le Cabinet des Manuscrits de la Bibliothèque nationale, 
présentant des spécimens d'écriture parisienne du v e 
au xvi e siècle, avec de savants commentaires sur le 
travail calligraphique des artistes parisiens ; 

2" Un troisième volume de la Topographie historique du 



I 



— 218 — 

Vieux Paris, consacré à la région du bourg et du faubourg 
Saint-Germain ; 

3° Un quatrième et un cinquième volume du même 
ouvrage, ayant pour objet la Cité et l'Université ; 

¥ Un Epitaphier général de Paris, offrant le relevé de 
toutes les inscriptions funéraires ayant existé dans les 
églises et clans les cimetières de la capitale, et présentant 
aussi une histoire sommaire de la population parisienne, 
depuis le xn e siècle. 

La Topographie historique compte et localise les maisons 
de l'ancien Paris; YÉpitaphier nous en fait connaître les 
habitants. Les deux ouvrages se complètent l'un par 
l'autre. 

On peut encore considérer comme étant à l'état de pré- 
paration plus ou moins avancée : 

1° Un travail de reproduction, par les meilleurs procé- 
dés de gravure héliographique, des plans originaux 
de la Tapisserie (1512), de Du Cerceau (1560), de Ques- 
nel (1609), de Mérian (1615) et autres « pourtraicts de 
Paris », antérieurs au plan presque géométral de Gom- 
bourt (1652) ; 

2° Une transcription des 104 volumes manuscrits con- 
servés aux Archives nationales et connus sous le nom 
de Registres du Bureau de la Ville. C'est la véritable his- 
toire administrative de Paris, écrite par les clercs et les 
greffiers de la Prévôté des Marchands, sous la dictée et 
le contrôle des magistrats municipaux eux-mêmes. 



Enfin, de nombreux ouvrages appartenant aux diverses 
séries de la collection et devant y prendre place, au fur 



— 219 — 
et à mesure qu'ils verrout le jour, ne sont encore aujour- 
d'hui qu'à l'état de projet. 11 suffit Je mentionner : 

1° Un Cartulaire général de Paris, vasLc recueil docu- 
mentaire embrassant l'histoire administrative de la Ville, 
du vi e au xiv c siècle ; 

2° Une compilation de même nature, présentant l'his- 
toire du droit, des usages et de l'organisation judiciaire à 
Paris et dans le Parisis, pendant le moyen âge ; 

3° Un tableau administratif et statistique du Paris mo- 
derne, comparé aux autres capitales du monde civilisé 
(1800-1870). 



Cete revue rapide des publications historiques de la 
Ville de Paris permet d'apprécier l'esprit dans lequel a 
été fondée la collection et la pensée qui préside aujour- 
d'hui à la continuation des travaux. Rien, dans le passé, 
n'a été aussi largement conçu ; rien n'est plus sympathi- 
que aux hommes du présent; tout fait donc espérer que 
l'avenir ne fera pas défaut à cette grande entreprise. 



BEAUX-ARTS. 



N° 696 du Catalogue français. 



Collection de Photographies de Peintures. 
Sculptures et Vitraux 

Exécutés dans les monuments de Paris, 






— 2-20 — 

N° 697 du Catalogue français. 
Décoration des voûtes de l'église de la Trinité. 

ESQUISSES. 



N° 698 du Catalogue français. 

Pénétration. 

Côté droit, tympan du fond du chœur. 



M. Barrias, #. 



N° 699 du Catalogue français. 

Pénétration. 

Côté gauche, tympan au-dessous de l'orgue. 
M. Jobbé-Duval, #. 



N° 700 du Catalogue français. 
Vitraux pour l'église Saint-Étienne du Mont. 

ESQUISSES. 
M. Félon (Joseph), peintre. 



N° 701 du Catalogue français. 
Rose de la nef de l'église Saint-Augustin. 

M. Lafaye (Prosper), peintre. 



N° 702 du Catalogue français. 
Vitraux pour l'église Saint-Ambroise. 



ESQUISSES. 



M. Maréchal, peintre. 



221 

N Q 703 du Catalogue français. 

Vitraux de l'église de la Trinité. 

Aquarelles. 
M. Oudinot, peintre. 



N° 704 du Catalogue français. 
Décoration du foyer du Théâtre-Lyrique. 



N° 705 du Catalogue français. 

Décoration du plafond de la grande salle du 
Tribunal de commerce. 



N° 706 du Catalogue français. 

Décoration du plafond de la Cour de cassation. 

1, Palais de Justiee. 



N° 707 du Catalogue français. 

Décoration des chapelles de Saint-François-Xavier 
et de Saint-François de Sales. 

Église Saint-Sulpice. 



N° 708 du Catalogue français. 

Décoration de la chapelle de la Vierge. 

Eglise de la Trinité. 

M. Denuelle (Alexandre-Dominique), peintre. 



— 222 



ALBUMS. 



N° 709 du Catalogue français. 

Album. 

Photographies, d'après les peintures d'Hippolyte Flandrin. 
Église Saint-Germain des Prés. 



N° 710 du Catalogue français. 

Album. 

Lithographies, d'après les peintures d'Hippolyte Flandrin. 
Église Saint- Vincent de Paul. 



N° 711 du Catalogue français. 
Album. 

Photographies, d'après les peintures de M. Lehmann. Salle des Fêtes 
(Hôtel de Ville). 



N° 712 du Catalogue français. 
Album. 

Photographies du surtout de table de la Ville. 
M. Baltard, de l'Institut, auteur du projet. 

MM. DlEBOLT, 

Thomas (Jules), 

Maillet, 

Moreau (Mathurin), 

Capy, 

Rouillard, sculpteurs ; 

Christophle, fabricant d'orfèvrerie. 



223 



TAPISSERIES. 



N° 713 du Catalogue français. 

La Ville de Paris aux XVII et XVIII e siècles. 
GRANDS PANNEAUX. 



N° 714 du Catalogue français. 
La Ville de Paris au XVIII siècle. 



N° 715 du Catalogue français. 
Bordures. 

FLEURS ET FRUITS. 



N° 716 du Catalogue français. 

Tapisseries. 

Exécutées pour la salle du Trône (ancien Hôtel de Ville). 

PANNEAUX. 

La Musique, — la Géométrie, — la Mécanique, — l'Architecture, — 
la Peinture, — la Chimie. 

DESSUS DE PORTES. 

Armes de la Ville. 

MM. Mazeroixes, 

Rubé et Chapron, peintres ; 

Saulandrouze de Lamornaix , manufacture de tapisseries à 
Aubusson. 



M 



— . ■■ 






11 



224 

SERVICE DES TRAVAUX HISTORIQUES. 

Histoire générale de Paris. 



N° 717 du Catalogue français. 
Introduction. 

PLAN DE LA COLLECTION. 

Précédents historiques. L.-M. Tisserand, chef du bureau des Travaux 
historiques. 1 volume. 

(Voir la notice précédente, page 20S). 



N° 718 du Catalogue français. 

Le bassin Parisien aux âges antéhistoriques. 

3 volumes. M. Belgrand, C. ^, membre de l'Institut, inspecteur 
général des Ponts et Chaussées, Directeur des Eaux et des Égouts. 
(Voir page 208). 



N° 719 du Catalogue français, 

Paris Gallo-Romain. 

(Voir page 200). 

Restitution archéologique. 3 feuilles. M. Vacquer, architecte. 

1" feuille : Amphithéâtre gallo-romain, découvert à Paris dans les 
travaux de la rue Monge; 

2" feuille : Grand édifice romain rectangulaire, découvert à Paris 
sous la rue Soufflot et aux abords ; 

3' feuille : Autre édifice romain découvert à Paris sous la rue Gay- 
Lussac et ses abords. 



— 223 — 

N° 720 du Catalogue français. 

Topographie historique du vieux Paris. 

2 volumes. A. Berty, architecte topographe. 

(Voir page 209). 



N° 721 du Catalogue français. 

Plan parcellaire restitué. 

Formant l'atlas de la Topographie historique du vieux Paris. 1 volume 
in-folio. A. Berty, architecte topographe. 
(Voir page 209). 



N° 722 du Catalogue français. 

Paris et ses historiens 

Aux xiv e et xv e siècles. 1 volume. Feu Le Roux de Lincy, conser- 
vateur honoraire à la Bibliothèque de l'Arsenal, et L.-M. Tisserand, 
secrétaire-archiviste de la Commission des Travaux historiques. 
(Voir page 211). 



N° 723 du Catalogue français. 
Paris en 1380. 

PLAN DE RESTITUTION ET LÉGENDE. 
1 volume. Legrand, architecte topographe. 



N° 724 du Catalogue français. 

Les Anciennes Bibliothèques de Paris. 

3 volumes. M. Franklin, de la Bibliothèque Mazarine. 
(Voir page 212). 



15 



— 226 — 

N° 725 du Catalogue français. 

Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque 

nationale. 

1 volume. M. Léopold Delisle, membre de l'Institut. 

(Voir page 212). 



N° 726 du Catalogue français. 

La première Bibliothèque de l'Hôtel de Ville. 

1 volume. L.-M. Tisserand, secrétaire-archiviste de la Commission 
des Beaux-Arls et des Travaux historiques. 



N° 727 du Catalogue français. 

Plan dit de la Tapisserie (1540) ? 

Reproduction photographique. Deux feuilles grand-monde. 



N° 728 du Catalogue français. 
Plan de Quesnel (1609). 



Reproduction. Album in-folio. 



RELEVÉS ARCHÉOLOGIQUES 

ET COLLECTIONS HISTORIQUES 

N° 729 du Catalogue français. 

Photographies 

Exécutées dans le cours des travaux de fouilles et de démolitions 
par le Service historique de la Ville de Paris. 1 volume petit 
in-folio. 



N° 730 du Catalogue français. 

Photographies 

Des fragments d'édifices gallo-romains découverts dans les fouilles 
et réunis pour former un musée lapidaire. 1 volume petit 
in-folio. 



GRAVURE EN TAILLE -DOUCE 
N° 731 du Catalogue français. 

M. Bertinot, $. Prix de Rome (1830), médailles aux Expositions 
universelles (18G1, 18G3, 1865, 1867), médailles pour l'Art (Vienne 
1873). 

Jésus bénissant les enfants. — La Charité. 

Reproduction des peintures de M. Signol, chapelle des Catéchismes 
(église Saint-Eustache) . 



N° 732 du Catalogue français. 

M. Bridoux. Prix de Rome (183-i), médailles (1811-1859), médaille 
pour l'Art (Vienne 1873). 

Jésus chez les docteurs. — La Théologie. 

Reproduction des peintures de M. Signol, chapelle des Catéchismes 
(église Saint-Euslache). 



N" 733 du Catalogue français. 

M. Danguin, 3 médailles (18G3-18G8-1873), médailles pour l'Art 
(Vienne 1873). 

Gravures d'après les peintures de M. Lehmann. 
Galerie des Fêtes (Hôtel de Ville). 






— 228 — 

N° 734 du Catalogue français. 

M. Devaiix. Prix de Rome (1848), médaille (1864), médaille pour 
l'Art (Vienne 1873). 

La Vierge et deux Anges en adoration. — Sainte Catherine 
et Sainte Ursule. 

Reproduction des peintures de M. Signol, chapelle des Catéchismes 
(église Saint-Eustache). 



N° 735 du Catalogue français. 

M. Dubouchet. Prix de Rome (1860), médailles (1869-1870), médaille 
pour l'Art (Vienne 1873). 

Gravures d'après les peintures de M. Lehmann. 
Galerie des Fêtes (Hôtel de Ville). 



N° 736 du Catalogue français. 

M. Haussoullier (William), médaille (1866;, médaille pour l'Art 
(Vienne 1873). 

Première communion de saint Louis de Gonzague. — Saint Louis 
de Gonzague renonce au monde et a sa famille. 

Reproduction des peintures de M. Bézard. 
Chapelle Saint-Louis de Gonzague (église Saint-Eustache). 



N° 737 du Catalogue français. 
M. Levasseur, médaille (1867), médaille pour l'Art (Vienne 1873). 

Gravures d'après les peintures de M. Lehmann. 
Galerie des Fêtes (Hôtel de Ville). 



229 



N° 738 du Catalogue français. 

M. Martinet, 0. #. Prix de Rome (1830), membre de l'Institut, mé- 
dailles aux Expositions universelles (1835-1 8 43-1840-1855-1867). 
1 • — Vision de saint Louis du Gonzague. 
Saint Louis de Gonzague visitant les pestiférés a Rome. 

Reproduction des peintures de M. Bézard. 
Chapelle Saint-Louis de Gonzague (église Saint-Eustache). 

2. — Martyre de saint Cïr et de sainte Juliette. 
Reproduction d'un tableau de Heim (église Saint-Gervais). 



N" 739 du Catalogue français. 

M. Morse, médaille (1867), 1" médaille (1874). 

Gravures d'après les peintures de M. Lehmann 
Galerie des Fêtes (Hôtel de Ville). 



N° 740 du Catalogue français. 

M. Outhwaite. 

L'Hiver. 
Reproduction d'un paysage de M. Léon Cogniet. 
Salon du Zodiaque (Hàtcl de Ville). 
L'Automne. 
Reproduction, idem. 



N° 741 du Catalogue français. 

M. Poncet (Jean-Baptiste), médailles (1861-1864). 
Entrée de Jésus a Jérusalem. 

Reproduction d'une peinture murale d'Hippolyte Flandrin. 

Sanctuaire (église Saint-Germain des Prés). 

La Montée au Calvaire. 

Reproduction, idem. 

3 Gravures. 
Reproduction, idem. 






— 230 — 

N° 742 du Catalogue français. 

M. Salmon (Louise-Adolphe), #. Prix de Rome, médailles aux 
Expositions universelles (1834-1853-1857-1859-1863-1867). 
Apothéose de Napoléon I". 
Reproduction du sujet central du plafond d'Ingres (Hôtel de Ville!. 



N° 743 du Catalogue français. 

M. Willmann (Edouard), #. Médailles (1857-1861-1868). 

1. — Le Printemps. 

Reproduction d'un paysage de M. Léon Cogniet. 
Salon du Zodiaque, Hôtel de Ville. 

2. — L'Été. 

Reproduction d'un paysage de M. Léon Cogniet. 
Salon du Zodiaque, Hôtel de Ville. 

3. — Vue de Paris. 



DIRECTION 



DE 



L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 



M. GRÉARD, O . * , 

Inspecteur général de l'Instruction publique, Directeur 
de l'Enseignement primaire de la Seine. 

DIPLOME D'HONNEUR (VIENNE 1873). 



ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 



L'élude comparative que nous nous proposons de 
présenter de la situation scolaire de la Ville de Paris en 
4874 (1 er juillet) et en 1860, époque à laquelle Paris a 
été agrandi des communes suburbaines, ne peut compren- 
dre, d'après le cadre général de ce catalogue, que l'exposé 
du développement des constructions d'écoles. 

Toutefois, pour qu'on puisse bien saisir le caractère et 
mesurer exactement l'importance des progrès accomplis, il 
est nécessaire de faire précéder ce tableau de quelques 
explications sur l'organisation générale de l'enseignement. 



Renseignements préliminaires. — Organisation de 
l'enseignement. 



Les établissements d'enseignement primaire dont l'en- 
tretien est, en totalité ou en partie, à la charge de la Ville 
de Paris, peuvent être rangés dans les diverses catégories 
ci -après : 

Salles d'asile ou écoles maternelles ; 

Écoles primaires élémentaires de garçons et de fdlcs ; 

Cours du soir pour les adultes et les apprentis; 

Établissements d'enseignement primaire supérieur ou 
d'enseignement professionnel ; 



— 234 — 

Établissements libres (écoles primaires élémentaires, 
cours pour les adultes) subventionnés par la Ville. 

Se rattachent, en outre, à l'enseignement primaire, les 
écoles normales, dont l'entretien est à la charge du 
Département. 






Salles d'asile. 

Les salles d'asile sont des établissements d'éducation 
où les enfants des deux sexes, de deux ans à sept ans, 
reçoivent les soins que réclame leur développement moral 
et physique. 

L'enseignement comprend : 

4° Les premiers principes de l'instruction religieuse, de 
la lecture, de l'écriture, du calcul verbal et du dessin 
linéaire ; 

2° Des connaissances usuelles à la portée des enfants; 

3° Des ouvrages manuels appropriés à l'âge des enfants ; 

4° Des chants religieux, des exercices moraux et des 
exercices corporels. (Décr. 21 mars 1855, art. 1 er ; loi 
du 10 avril 1867, art. 21.) 

Les leçons et les exercices moraux ne durent jamais 
plus de dix à quinze minutes et sont toujours entremêlés 
d'exercices corporels. (Décret du 21 mars 1855, article 
1 er ; loi du 10 avril 1867, article 21.) 

L'admission dans les salles d'asile de la Ville de Paris 
est entièrement gratuite. 



Écoles primaires élémentaires. 

L'enseignement donné dans les écoles primaires élémen- 
taires comprend : l'instruction morale et religieuse, la 



— 235 — 
lecture, l'écriture, les éléments de la langue française, le 
calcul et le système légal des poids et mesures, l'arithmé- 
tique appliquée aux opérations pratiques, les éléments de 
l'histoire et de la géographie, et, dans les écoles de filles, 
les travaux à l'aiguille. Il peut comprendre, en outre, des 
notions de sciences physiques et d'histoire naturelle, appli- 
cables aux usages de la vie ; des instructions élémentaires 
sur l'agriculture, l'industrie et l'hygiène ; l'arpentage, le 
nivellement, le dessin linéaire, le chant et la gymnas- 
tique (loi du 15 mars 1850, art. 23 et 48; loi du 21 juin 
1865, art. 9); le dessin d'ornement, les langues vivantes 
étrangères, la tenue des livres et des éléments de géo- 
métrie (loi du 10 avril 1867, art. 16). 

Cet enseignement est partagé en trois cours : Cours élé- 
mentaire, Cours moyen, Cours supérieur. Chacun de ces cours 
est divisé en autant de classes que le comporte le nom- 
bre des élèves. Les classes du cours élémentaire ne doi- 
vent pas contenir plus de 70 à 80 enfants ; celles du 
cours moyen plus de 60 à 70 ; celles du cours supérieur 
plus de 50 à 60. Un certificat d'études primaires est déli- 
vré, après examen, à tout élève du cours supérieur qui 
justifie des connaissances comprises dans l'ensemble de 
ce cours. (Organisation pédagogique des écoles de la Seine, 
approuvée par le Ministre de l'instruction publique, sur 
l'avis du Conseil supérieur, le 10 juillet 1868.) (1) 

Les instituteurs ou institutrices qui dirigent les écoles 
et les salles d'asile de la Ville de Paris sont laïques ou 
congréganistes. 



(1) Voir l'ouvrage intitulé : Organisation pédagogique des Ecoles du dépar- 
tement de la Seine, programmes et instructions par M. Gréard, Inspecteur 
général de l'Instruction publique, Directeur de l'enseignement primaire de la 
Seine. 






— 236 — 

Les enfants sont reçus, dans les écoles primaires, de six 
à treize ans. 

Les écoles primaires de la Ville de Paris sont entière- 
ment gratuites. 

L'enseignement du dessin est donné : 

4° Dans les écoles laïques de garçons, par des maîtres 
spéciaux ; 

2° Dans les écoles congréganistes de garçons et dans les 
écoles de filles, par les instituteurs et les institutrices. 

Il existe en outre, pour les filles, des classes centrales, 
établies dans chaque arrondissement, où les élèves du 
cours supérieur de toutes les écoles de l'arrondissement 
sont réunies le jeudi, de 8 heures à midi, sous la direction 
d'une maîtresse spéciale. 

L'enseignement du chant est donné, deux fois par 
semaine, par des professeurs spéciaux, dans chacune des 
écoles communales. 

L'enseignement de la gymnastique, organisé depuis 1872 
dans toutes les écoles de garçons , est dirigé dans les 
établissements laïques par les instituteurs, et dans les 
écoles congréganistes par des maîtres spéciaux. 



Cours d'adultes. 



es matières de l'enseignement obligatoire 



Les cours communaux pour les adultes et les apprentis 
comprennent 
et facultatif: (Voir page 235.) 

Les cours sont gratuits. 

Ils sont faits, le soir, clans les écoles communales, par 
les maîtres de ces écoles, pour l'ensemble des matières ; par 
des professeurs spéciaux, pour le dessin et pour le chant. 






— 237 — 



Établissements libres subventionnés par la Ville. 

La Ville accorde des subventions aux établissements 
libres d'enseignement élémentaire, dont les services méri- 
tent d'être encouragés, et lorsque leur installation maté- 
rielle est satisfaisante au point de vue de l'hygiène et 
des convenances pédagogiques. 

Des cours consacrés à l'enseignement du dessin pour 
les adultes, hommes et femmes, sont spécialement sub- 
ventionnés. Le chiffre des subventions est proportion- 
nel à l'importance des classes, c'est-à-dire au nombre 
moyen des élèves qui les fréquentent. Les directeurs des 
cours subventionnés sont tenus de recevoir, à titre gratuit, 
un nombre déterminé d'élèves. 

Enfin, la Ville accorde chaque année une subvention 
importante à deux Sociétés libres : la Société polytech- 
nique et la Société philotechnique, instituées pour faire 
gratuitement des cours aux ouvriers. 

Établissements d'enseignement primaire supérieur 
ou professionnel. 

L'enseignement primaire supérieur ou professionnel est 
donné dans les divers établissements municipaux ci-après 
désignés : 

Le collège Chaptal ; 

Les Ecoles primaires supérieures de garçons désignées 
sous la dénomination commune d'Écoles Turgot ; 

L 'Ecole spéciale pour les apprentis ; 

V Ecole supérieure pour les jeunes filles. 

Collège Chaptal. 

L'enseignement du collège Chaptal comprend six années 
d'études : quatre années d'études normales et deux années 
d'études complémentaires. 



.■' l; 



— 238 — 
Les matières des cours d'études normales sont: 
L'instruction religieuse, l'étude de la langue française, 
des langues vivantes et la langue latine (cette dernière 
facultativement) ; l'histoire et la géographie, le calcul, 
les mathématiques, les éléments de la physique, de la 
chimie, de la mécanique et de l'histoire naturelle; la 
comptabilité commerciale et la tenue des livres ; des 
notions de législation commerciale et d'économie poli- 
tique, le dessin géométrique et le dessin d'ornement. 

A la cinquième année des études (première année du 
cours complémentaire), les élèves sont partagés en deux 
divisions : 

Division industrielle et division d'études commerciales 
supérieures. 

Le Cours de la division industrielle comprend : 
La littérature française, la philosophie, l'histoire de 
France, la géographie économique et statistique ; l'étude 
de la langue latine (facultative), des langues anglaise ou 
allemande, italienne ou espagnole ; les mathématiques, 
la physique, la chimie, la mécanique, l'histoire naturelle, 
la cosmographie, le dessin géométrique et le dessin d'art. 

Le Cours de la division d'études commerciales comprend 
les mêmes matières étudiées spécialement au point de vue 
du commerce, et, de plus, la technologie (procédés de 
production et de fabrication), la comptabilité, la légis- 
lation commerciale et industrielle, le dessin industriel. 

Le Cours de la sixième année (dernière année des 
études) et destiné à préparer les élèves aux examens de 
l'École polytechnique et de l'École centrale. 

Le collège Chaptal reçoit , moyennant pension , des 
élèves internes et des élèves externes. 

Le Conseil municipal y entretient un certain nombre de 
bourses qui sont données à la suite de concours. 



239 



Écoles type Turgot. 

Les Écoles type Turgot sont spécialement consacrées 
à l'enseignement primaire supérieur. 

Le programme de ces Écoles comprend : 

L'étude de la langue française et des langues an- 
glaise et allemande, l'histoire et la géographie, la comp- 
tabilité , les mathématiques élémentaires et spéciales , le 
dessin géométrique et le dessin d'ornement, l'histoire 
naturelle, la physique, la mécanique et la chimie. 

Les Écoles type Turgot ne reçoivent que des élèves 
externes. 

Un certain nombre de bourses y est accordé annuelle- 
ment, par voie de concours, aux élèves les plus méri- 
tants des Écoles primaires élémentaires. 



Ecole spéciale pour les jeunes apprentis (1). 

L'École spéciale pour les jeunes apprentis, fondée en 
1872, forme des ouvriers pour le travail du fer et du 
bois. 

Les élèves ne sont admis qu'à l'âge de treize ans. Ils 
doivent être munis du certificat d'études primaires. 

La durée des cours est de trois ans. 

Le programme des études comprend : 

1° L'enseignement général proprement dit (langue 
française, arithmétique appliquée, géométrie, tenue des 
livres , dessin , éléments de mécanique, de physique et de 
chimie, notions d'hygiène et de droit usuel, chant, 
langues étrangères) ; 



(1) Voir le Mémoire sur les Ecoles d'apprentis, par M. Gréard. 



M 



— 240 — 

2° L'enseignement technologique (étude des outils, des 
matières premières, des produits, des procédés indus- 
triels, etc.); 

3° L'enseignement technique nécessaire au métier spé- 
cial que l'apprenti se propose d'embrasser. 

Les élèves sont reçus à titre gratuit ; tous les outils 
qui font partie du mobilier de l'école leur sont fournis. 

A la deuxième année de leur apprentissage, ils peuvent 
être admis à participer, pour une part proportionnelle à 
leur mérite et à titre de récompense, au bénéfice des pro- 
duits fabriqués. 



École primaire supérieure pour les jeunes filles. 

L'École primaire supérieure pour les jeunes filles, fondée 
en 17G0, par la charité privée, n'était à l'origine qu'une 
maison de refuge pour les orphelines. Plus tard, elle 
devint un établissement d'instruction. Les éléments de 
la langue française, du calcul, les travaux de couture y 
furent enseignés. En 1841, la Ville de Paris la prit à sa 
charge, dans la pensée d'y organiser une éducation pro- 
fessionnelle analogue à celle qui était donnée aux garçons 
dans l'École Turgot, et de faciliter aux jeunes filles, par un 
enseignement spécial, l'accès des emplois de commerce. 

Mais l'école n'est pas restée dans cette voie. La 
plupart des élèves ayant pris d'elles-mêmes l'habitude de 
s'y préparer à la carrière de l'enseignement, l'Adminis- 
tration , conformément au vœu des familles, a dû trans- 
former l'établissement en École normale ind'stitutrices. 






241 



Écoles normales. 

Les écoles normales sont destinées à former à la pratique 
de l'enseignement des élèves-maîtres et des élèves-maî- 
tresses. 

Avant 1872, il n'existait pas d'école normale dans le 
département de la Seine. L'administration était obligée 
de recruter le personnel de ses établissements primaires 
parmi les élèves des écoles normales des autres départe- 
ments. 

Une école normale pour les instituteurs a été fondée à 
Paris en 1872 et installée à Auteuil. 

On a installé dans le même immeuble une école pri- 
maire supérieure (type Turgot) et une école primaire 
élémentaire, dans lesquelles les élèves-maîtres sont exercés 
à la pratique de l'enseignement. 

L'École normale pour les institutrices (ancienne école 
supérieure de jeunes filles) doit être installée boulevard 
des Batignoiles, en même temps qu'une école primaire de 
filles et une salle d'asile destinées à lui servir d'annexés. 

Telle est, à Paris, l'organisation des établissements 
consacrés à l'enseignement primaire. 

Nous examinerons plus loin quelle était, d'après ces 
bases d'organisation , la situation scolaire de la Ville de 
Paris en 1860. 

Mais, pour s'en rendre compte, il faut, au préalable, 
rappeler brièvement les travaux qui avaient été effectués 
dans les dix années précédentes. Nous ne pouvons 
remonter plus haut, les documents nous faisant défaut, 
par suite de l'incendie de l'Hôtel de Ville. 

10 






— 242 — 
Renseignements antérieurs à 1860. 

Le nombre des établissements d'instruction primaire, 
écoles ou salles d'asile, entretenus par la Ville de Paris, 



était, en 1850, de 159, savoir : 

laïques 



Écoles de garçons. 

Écoles de filles . . 
Salles d'asile . . . 



congréganistes 



laïques 



congréganistes 



laïques 
Totaux . 



34 

27 

36 

26 

36 



Contenant 
places. 

14,023 



12,138 
4,924 



159 31,085 



Au 31 décembre 1859, c'est-à-dire au moment de 
l'annexion, le nombre des établissements de même 
nature se trouvait porté, dans l'ancien Paris, au chiffre 
de 177, savoir : 

67 écoles de garçons contenant . • . 17.530 places. 

68 écoles de filles contenant .... 14.752 — 
42 salles d'asile contenant 6.104 — 



Total 38.386 places. 

Le nombre des places s'était donc augmenté de 7,301. 

Voici comment cette augmentation avait été obtenue : 
40 (1) établissements avaient été créés ou transférés 
dans de nouveaux bâtiments, savoir : 



(1) Sur ces 40 établissements, 18 avaient été installés dans des immeubles 
appartenant à la Ville ou pris par elle en location, et 12 dans des bâti- 
ments construits spécialement. Voici la liste de ces constructions [Voir le 

tableau, page suivante ) : 



— 243 — 

Places. 

6 Écoles de garçons laïques. . . . contenant 1,860 
9 — congréganistes — 2,800 
4 Écoles de filles laïques — 670 

11 — congréganistes . — 3,130 

7 Salles d'asile laïques — 960 

3 — congréganistes . . — 600 

En outre, divers établissements existant antérieurement 
à 1850 avaient été agrandis au moyen d'acquisitions, de 
locations supplémentaires ou de travaux de construction, 
présentant un ensemble de I,0i0 places. 





SITUATION 

des 

ÉTABLISSEMENTS 


M mu 

Écoles de 
GARÇONS 


RE DES F 

Écoles de 
FILLES 


LACES 

Slll» 
d'asile 


m 
< 


1" 


It. de la Bienfaisance. 
R. du Rocher. 


J..I) 


1 Si 


co 


de i s ■; j 

a 4859 

1833 


IV 


R. des Prêtres. 


880 


- 


- 


1SE9 


Y« 


II. Parmentier, 1 et 3. 
R. de Belzunce. 


» 


300 
800 


880 


1859 
1859 


VI' 


R. Neuve-Bourg-l'Abbe. 


850 


» 


» 


1857 


VIII» 


R. des Amandiors-Popincourl. 
R. de Ménilmontanl, 113. 


» 


3110 
500 


» 


1853 
1857 


X' 


II. Clcr. 


» 


' 


1K0 


1858 


XII« 


R. Gracieuse et de l'Ép6e-de-Bois. 


» 


n 


130 


1851 




Totaux 


980 


1540 


840 


» 



— 244 — 

Le nombre des places d'école ou d'asile créées de 1850 
à 1860, s'était donc élevé au total à. . . J 1,560 places. 

Mais, pendant cette même période, 22 
établissements qui en contenaient. . . . 4,259 — 
avaient été supprimés pour cause d'insuffi- 
sance, de mauvaise installation ou d'insa- 
lubrité. 

Restaient, constituant une augmentation 
réelle, 22 établissements contenant . . . 7,301 places. 



Situation comparative en 1860 et 1874. 

Ces préliminaires établis, nous pouvons maintenant 
aborder l'objet de ce travail, c'est-à-dire la comparaison 
de la situation scolaire de Paris en 1860 et en 1874. 



Salles d'asile et Écoles. 



Au 1 er janvier 1860, Paris, agrandi des communes de 
l'ancienne banlieue, possédait 249 écoles primaires ou 
salles d'asile réparties, ainsi que l'indique le tableau ci- 
après, entre l'ancien Paris et la banlieue annexée : 



NATURE 


ANCIEN PARIS 


BANLIEUE ANNEXÉE 


DES 

ÉTABLISSEMENTS 


NOMBRE 

des Établissements 


NOMBRE 

des Places 


NOMBRE 

des Établissements 


NOMBRE 
des Places 


Ecoles de garçons . . . 


67 


17.530 


25 


5.865 


Écoles de filles 


68 


14.752 


26 


5.995 




42 


6.104 


21 


3.530 


Totaux 


177 


38.386 


72 


15.410 



— 245 - 

Soit, au total, 249 (1) écoles ou salles d'asile contenant 
53,796 places. 

A la fin de 1870, le nombre des écoles ou salles d'asile 
se trouvait porté à 340, contenant au total 88,992 pla- 
ces, soit une augmentation réalisée de 91 établissements 
et de 35,196 places. 

Pendant ces dix années, le nombre des créations ou 
des translations d'écoles et de salles d'asile a été de 170, 
savoir : 



35 écoles de garçons laïques 

24 — 

34 — de filles laïques. 

26 — 



congréganistes 



congréganistes 



30 salles d'asile laïques. 
21 — 



contenant 11,156 places. 

— 8.867 — 

— 9.417 — 

— 9.630 — 

— 5.278 — 



congréganistes 



— 4.260 



1.000 



De plus la Ville, au moyen 
de travaux d'agrandissements ou 
de remaniements intérieurs exé- 
cutés dans les établissements 
existants, a créé, dans ces 
établissements, environ. . . . 
nouvelles. 

Total 49.608 places. 

Mais en même temps la Ville 
avait supprimé 79 établissements 
insuffisants ou insalubres, conte- 
nant 14.412 — 



Restaient, par conséquent, 
comme augmentation réelle, 91 
établissements et 



>.196 places. 



oo 



(1) Voir ci-après, à la page 258, la liste détaillée de ces établissements. 






— 246 — 
Sur les 170 établissements créés ou transférés de 1860 
à 1870, 35 ont été installés dans des immeubles tout 
construits appartenant à la Ville ou pris par elle en 
location. 

Pour les 135 autres, des constructions spéciales ont été 
édifiées. 

L'ensemble de ces constructions est résumé dans le 
tableau suivant : 






— 247 — 
Tableau des constructions (1) scolaires exécutées de 1860 à 1870. 



IIP 



SITUATION 



ETABLISSEMENTS 



Rues Aumaire et Volts. 
Rue Barbette (a) . . . . 



NOMBRE DES PLACES 


Écoles 


Écoles 


Salles 


de 


de 




Garçons 


Filles 


d'asile 


440 


370 


120 


» 


» 


250 



w 

-M 
25 
Z 

< 



1866 
1866 



Rue des Boulangers, 19. . . 
Rue des Bernardins, 19. . . 
Rues Cujas et Victor-Cousin 

Rue de Poissy, 27 

Rue Boutebrie 



» 


375 


D 


» 


295 


■a 


300 


335 


290 


430 


» 


» 


» 


320 


» 



1866 
1862 
1864 
1865 
1862 



VI" 



VII" 



VIII" 



Rue de Vaugirard, 9 



240 



Rue Las-Cazes (a) 

Avenue de Lamotte-Piquet (aj 



340 



220 
260 



Rue d'Astorg, 14. . . . 
Rue de Florence, 7. . . 
Rue Malesherbes, 22 (a) 



60 


50 


» 


207 


» 


» 


T) 


450 


150 



1867 



1869 
1869 



1868 
1863 
1864 



IX" 



Rue Clausel, 12 

Rue de la Victoire 

Rue Neuve-Bossuet (a) . . . . 
Rue Neuve-Coquenard, 32 bis. 



a 


350 


120 


273 


190 


30 


» 


250 


D 


» 


U 


150 



1868 
1868 
1864 
1869 



Rue des Petits-Hôtels, 19 

Rues Claude-Vellefaui et Grange-aux-B, 

Idem , 

Rues de Marseille et des Vinaigriers (a). 
Rue de Chabrol, 41 (a) 



410 


» 


» 


350 


» 


B 


» 


JJ 


100 


420 


280 


120 


315 


260 


» 



1865 
1864 
1866 
1869 
1870 



XI* 



Avenue Parmentier et rue des Araandier s 

Rue Saint-Bernard, 20 

Rue Saint-Bernard, 33 



y> 


,, 


200 


440 


» 


» 


» 


J) 


210 



1866 
1864 
1867 



A reporter 4225 4005 1710 



(1) Les plans d'un certain nombre de ces constructions figurent dans 
l'Album de plans d'école exposé parla Ville de Paris (n° 747 du Catalogue). 
On les a signalées dans le tableau ci-dessus par le signe (a). 






— 248 — 
Tableau des constructions (1) scolaires exécutées de 1860 à 1870. 

(Suite.) 



XI' 

(snile) 



XII" 



XIII' 



XIV 



XV' 



XVI' 



SITUATION 

DES 

ÉTABLISSEMENTS 



Hcjjurt 



HOMKE DES PLACES 



EColf! 

de 
liarrons 



Mi:, 



Ecoles 
(larrons 



'i005 



Sallfs 
d'asile 



1710 



Cité du Prince-Eugène 

Boulevard Richard-Lenoiret rue Bréguet 

R. de l'Orillon prolongée et r. St-Maur. 
Rue Servait et boulev. des Amandiers (a) 
Rue Oberkampf, 113 



Rue du Rendez-Vous, 53 

Rue de Citeaux, 2» 

R. Ruty, 4, et r. du Rendez-Vous, 18 (a). 
Rue Ruty et rue du Rendez-Vous, 20 (a) 
Rue de Reuflly, 74 



Rue Vandrezanne (a) . . . . 
Rue du Moulin-des-Prés . . 
Rue Sainl-François-de-Sales. 
Rue de Lourcine 



Rue de la Tombe-Issoire 

Rue Delambrc 

Rue des Croisades 

Boulevard Arago et rue Leclerc (a) 



R. de Vaugirard, 149, et r. des Fourneaux 

Rue Sainte-Marie (a) 

Rue Quinault 

Rue Dorabasle, 28 (a) 

Rue Violet, 44 



Rue de I'assy, 27. . 
Rue Boissière, 18. . , 
Rue Boissière, 20. . . 
Rue de Longchamps 
Rue de Longchamps 



A reporter . 



9095 10674 5710 



(1) Voir la Note, page 247. 



en 

W 



a 


485 


240 


470 


430 


180 


» 


334 


140 


850 


460 


190 


B 


» 


160 



1863 
1867 
1868 
1866 
1805 



235 


» 


a 


» 


315 


» 


» 


300 


» 


» 


» 


140 


150 


80 


» 





1865 
1861 
1865 
1865 

1867 



» 


500 


300 


430 


» 


» 


290 


295 


150 


T> 


280 


185 



1809 
1864 

1865 
1870 



400 


400 


270 


340 


270 


230 


» 


489 


200 


270 


225 


150 



1867 
1867 
1864 
1870 



4^0 


280 


180 


410 


350 


200 


105 


100 


100 


240 


200 


220 


» 


» 


200 



1803 
1863 
1862 
1869 
1866 



200 


200 


150 


s 


325 


» 


» 


» 


215 


» 


360 


» 


» 


» 


200 



1870 
1861 
1864 
1865 
1867 



249 



Tableau des constructions (1) scolaires exécutées de iSGOà 1H10. 



xvi* 

(suite) 



( Suite.) 



SITUATION 

IIES 

ÉTABLISSEMENTS 



Report 



Rue du Ranelagh. 
Rue Hameliu. . . 
Rue Decamps (a) . 



NOMBRE DES PLACES 



Ecolel 

île 
lianeus 



1095 



Esolcs 

le 
Mita 



10074 



Salit! 
d'asile 



.YTIO 



-a 
z 
z 



260 


330 


100 


300 


» 


I 


330 


» 


» 



18C0 
1869 
1869 



XVII' 



Rue Balagny 

Boulevard Pereire (a) . . . . 
Rues Brochant et des Moines , 

Rue Lemercier 

Rue Lecomte, 6 



381) 


380 


230 


» 


420 


200 


a 


300 


300 


370 


» 


» 


200 


» 


>' 



1865 

1868 
1867 
1807 
1804 



Wll 



Rue de Tiiicy 

Rue du Poteau (a) 

Rue du Mont-Cenia 

Rue Cave 

Rue de Clignancourt, 61 et 63 
Rue Lepic, 62 (a) 



305 

360 



580 
360 



295 

280 
450 
MO 

360 



250 

180 
130 
100 
180 



1864 
1862 
1866 
1864 

1806 
1869 



XIX' 



xx° 



Rue d'Allemagne, 83 (a) . . . 
Rues de l'uebla et Richer (a). 
Idem, (a) 



Rue de Tlemcen, 9. . . . 
Rue Pelleport (a) .... 
Rue du Télégraphe (a) . . 
Rue des Quatre-Jardiniers 
Rue Julien-Lacroix .... 



Totaux. 



(Voir la Note, page 247. 



510 



490 



240 

250 



14865 16199 8450 



1807 
1869 
1869 



580 


510 


s 


460 


s 


» 


» 


430 


260 


480 


350 


210 


205 


'• 


» 



186 4 
1868 
1808 
1870 
1863 



— 250 — 

Interrompus à la fin de 1870, les travaux d'améliora- 
tions d'agrandissements ou de créations scolaires ont été 
repris activement dès la fin de 1871. 

Du mois de juin 1871 au mois de juillet 1874, 48 éta- 
blissements ont été installés dans de nouveaux bâtiments, 
savoir : 

20 écoles de garçons ; 
18 écoles de filles; 
10 salles d'asile. 

Ceux de ces établissements pour lesquels des construc- 
tions spéciales ont été édifiées, sont au nombre de 20. 

En voici la liste : 



m* 
vu» 

VII' 

XIII» 

XIII» 

XV» 

XVIII' 

XVIII' 

XVIII' 



SITUATION 

DES 

ÉTABLISSEMENTS (1) 



Rue des Quatre-Fils 

Rue Éblé (a) . 

Rue Chomel (a) 

Bue Baudricourt 

Bue Jeûner 

Rues Ginoux et Saint-Charles (a 

Rue Ordener 

Rue de Torcy (marché de la Chapelle). 
Rue des Poissonniers 

Totaux. . . 



PLACES 



Écoles 

de 
Garçons 



340 

» 

245 
250 
450 
290 
445 
260 
220 



2500 



Écoles 

de 
Filles 



270 
260 
260 
550 
285 

3) 

280 
250 



2155 



Salles 
d'asile 



160 

160 
290 
195 

» 

180 



985 



ANNEES 



1874 
1872 
1872 
1873 
1872 
1872 
1874 
1874 
1873 



7 établissements ont été installés dans des immeubles 
dont la Ville était propriétaire ou dont elle a fait l'acqui- 
sition, savoir : 



(i) Les constructions dont les plans sont insérés dans l'Album scolaire (n» 747 
du Catalogue) sont désignées par le signe (a). 



251 — 



IV' 
XVI' 



TV' 

XIX' 

XX' 



IMMEUBLES 

ACQUIS PAR LA VILLE 

Place des Vosges 

R. du Buis et de la Municipalité. . 

IMMEUBLES MUNICIPAUX 

AFFECTÉS AU SERVICE SCOLAIRE 

Rue des Billettes 

Rues Fessart et Lassus 

Place de Ménilmontant 

Totaux. . . 



Ecolei 

de 
(larron! 



PLACES 

Ecoles 

de 

Filles 



440 
325 



350 



H15 



420 



420 



Salles 
d'asile 



180 

» 

150 



ANSEES 



1873 
1873 



1872 
1871 
1871 



21 établissements ont été installés dans des bâtiments 
pris en location par la Ville : 



l" 
ni' 
v 

V 

y. 
IX' 

XI» 

XII' 

XIII' 

XIV' 

XVII' 

XVII' 

XVIII 

XVIII 

XX» 

XX» 

XX' 



SITUATION 

DES 

ÉTABLISSEMENTS 



Rue de la Fontaine-Molière. . . . 

Rue de Sévigné, 48 

Rue Tournefort, 33 

Rue de Buffon, 11 

Rue Gracieuse 

Rue de Bruxelles, 32 

Rue de Popincourt, 9 

Rue de Charenton, 315 

Boulevard de l'Hôpital ...... 

Boulevard du Montparnasse .... 

Cité des Fleurs 

Rue du Cardinet 

Rue de Clignancourt, 70 

Rue Marie-Antoinette et rue Tardicu 

Rue de Ménilmontant, 88 

Rue du Ratrait. 

Rue de Belleville 94 

Totaux 



Ecoles 

de 
Carrons 



PLACES 

Ecoles 



250 



420 

» 

372 
260 
360 

200 



160 

» 

340 

240 



.602 



Filles 



270 
225 



350 
315 

» 

160 
160 
270 

)1 

250 
320 



2.545 



Salles 
d'asile 



95 

200 



295 



ASNEES 



1872 
1871 
1871 
1874 
1874 
1874 
1874 
1872 
1874 
1872 
1873 
1872 
1873 
1872 
1872 
1872 



— i>o2 — 
Enfin, des travaux importants de reconstruction, amé- 
lioration ou agrandissement exécutés dans les établis- 
sements existants, représentent une augmentation de 
2,118 places. 

Il convient d'ajouter que, de 1871 à 1874, presque 
tous les établissements scolaires de la Ville de Paris ont été 
l'objet de remaniements intérieurs qui ont eu pour effet 
d'améliorer leur situation au point de vue de l'hygiène et 
d'approprier leurs distributions aux nécessités de l'ensei- 
gnement. C'est ainsi, notamment, que dans toutes les 
écoles, les classes trop grandes ont été divisées en deux 
ou plusieurs classes de dimensions moyennes, confor- 
mément aux règlesde l'organisation pédagogique. 

Cestravauxetremaniementsintérieurs.ont eu, en même 
temps, pour résultat d'augmenter, dans une proportion 
notable, le nombre des places disponibles, en permettant 
d'utiliser certains locaux jusqu'alors restés sans emploi. 
En outre, il a été créé un grand nombre de classes 
provisoires qui, en attendant la construction des écoles 
projetées, ont été installées dans les préaux couverts ou 
autres dépendances des écoles existantes. 
Le nombre des places ainsi créées est de . 6.000 

En les ajoutant aux 18,190 places obtenues 
au moyen des créations ou des travaux d'agran- 
dissement dont il a été question ci-dessus, on 

trouverait un total de 21 190 

places nouvelles. Il est vrai qu'il faut déduire 

de ce total I q^q 

places que contenaient 8 établissements suppri- 
més depuis 1871. 

Il resterait donc de ce chef, comme augmen- 
tation réelle obtenue de 1871 à 1874 19.520 

places. 



— 2o3 — 
Mais il y a lieu de comprendre, en outre, dans la caté- 
gorie des travaux effectués par la Ville de Paris, de 1871 à 
1874, une série importante de constructions qui, commen- 
cées en 1872 et 1873, sont sur le point d'être terminées et 
seront livrées au service scolaire au 1 er juillet 1874. 

Voici la liste de ces constructions: 



S 




PLACES 






s 


SITUATION DES ÉTABLISSEMENTS 

• 


» 1 


* S 


l'a 




VI» 
XII» 




320 
370 


303 


130 
103 




Avenue Daumesnil et impasse Jean-lloutun .... 




XII» 




430 


430 


20(1 




XIV e 




540 


340 


ISO 




XV 
XVII» 




320 
290 


440 
200 


200 
180 








XVII» 




330 


340 


180 




XIX» 




3S0 


380 


170 




XX» 




320 


310 


100 






3.113 


1.3G3 










8.220 







Ces 8,220 places, ajoutées aux 19,520 créées jusqu'à ce 
jour, porteront au total de 27,740 le nombre des nouvelles 
places créées de 1871 à 1874 (1 er juillet). 



Établissements d'enseignement primaire supérieur 
ou professionnel. 



La Ville a fait aussi d'importants sacrifices pour le déve- 
loppement des établissements consacrés à l'enseignement 
primaire supérieur ou professionnel. 

Plusieurs de ces établissements ont été reconstruits 



— 234 — 

depuis 1860. D'autres ont été agrandis. Enfin, de nou- 
velles créations ont été faites. 

Collège Chaptal (1). _ Les bâtiments 
Blanche, par le collège Chaptal étant devenus insuffisants 
des constructions considérables, destinées à recevoir les 
douze cents élèves (internes et externes) qui fréquentent ce 
collège, ont ete édifiées sur un terrain situé à 1 angle de la 
rue de Rome et du boulevard des Batignolles. 

École Turgot (2). - L'École mumcipae Turgot avait été 
nstallée au moment de sa création, en 1839, dans un 
immeuble situé rue du Vertbois. 

Les bâtiments ont été entièrement reconstruits, en 1866 
sur un plan en rapport avec l'importance de l'établisse- 
ment, qui compte actuellement 1,000 élèves. 

École Colbert. _ Les résultats produits par le mode 
d enseignement pratiqué à l'École Turgot ont déterminé 
1 administration municipale à créer, dans d'autres quartiers 
de Paris trois établissements conçus d'après le même type 

L École Colbert, destinée à desservir les quartiers du 
nord et du nord-ouest de Paris, a été créée en 1868 dans 
le 10 e arrondissement (3). 
Elle reçoit 500 élèves. 

École Laoomer. - L'École Lavoisier a été établie rue 
d Enfer, n' 19, en vue de desservir les quartiers de la 
nve gauche de la Seine qui, jusqu'à 1871, étaient restés 



d) Voir à la page 159 la notice spéciale relative à cette construction 
2) Voir à la page l 62 !a notice spéciale ^^ à ^ construction 

(3) Voir à la page 163 la notice spécia.e relative à cette construction 



— 2o3 — 
dépourvus d'établissements de ce genre. Elle a été 
aménagée pour 300 élèves. 

École d'Auteuil. — La Ville a acquis, en 1872, un immeu- 
ble situé rue du Buis, à Auteuil , dont elle a loué une 
partie au Département, pour l'installation de l'École nor- 
male d'instituteurs. 

Une École primaire supérieure pour 150 élèves a été 
annexée à cette École. 

Enfin, on a vu plus haut que deux Écoles normales ont 
été créées, l'une à Auteuil, pour les instituteurs, l'autre 
boulevard des Batignolles, pour les institutrices. 



Institut ou Maison mère des Frères des Écoles 
chrétiennes (1). 



La Ville a reconstruit l'immeuble rue Oudinot, dans 
lequel est installé l'Institut ou Maison centrale dos Frères 
des Écoles chrétiennes, qui partagent, avec les institu- 
teurs laïques, la direction des écoles communales de 
garçons. 



Établissements d'Enseignement secondaire et d'Enseigne- 
ment supérieur. 



Indépendamment des établissements d'enseignement 
primaire élémentaire, supérieur ou prolèssionnel, dont il 
a été question jusqu'ici, la Ville entretient un établisse- 



Il) Voir à l'album des Plans scolaires le plan de cet établissement. 



^r 






— 2S6 — 
ment d'enseignement secondaire, Je Collège Rollin, dont le 
programme est le même que celui des lycées de l'État. 

Depuis sa création, ce collège est installé sur la rive 
gauche de la Seine, rue des Postes. 

L'Administration municipale a pensé qu'il rendrait de 
plus grands services sur la rive droite, où les établissements 
d'instruction secondaire font presque entièrement défaut, 
tous les lycées de l'État, à l'exception d'un seul, étant 
concentrés sur la rive gauche. 

Un vaste terrain en façade, d'un côté sur l'avenue 
Trudaine, de l'autre sur le boulevard Rochechouart, a été 
affecté à la construction (1) des bâtiments nouveaux. 



Les bâtiments occupés par les lycées de l'État et par les 
établissements d'enseignement supérieur (facultés des 
lettres, des sciences, de médecine), ont été aussi l'objet, 
depuis 1860, de travaux d'amélioration ou d'agrandisse- 
ment, dont la dépense, en vertu d'une convention in ■ 
tervenue entre l'État et l'Administration municipale, a été 
supportée pour moitié par la Ville de Paris. 



On a vu que pendant les dix années qui avaient 
précédé l'annnexion, la Ville avait installé, dans de 
nouveaux bâtiments, 40 écoles primaires élémentaires ou 
salles d'asile, et créé 7,301 places nouvelles 

De 1860 à 1874 (1 er juillet), la Ville a créé ou transféré 
dans de nouveaux bâtiments 244 écoles primaires ou salles 



(1) Voira la page 160 la notice spéciale relative à cette const 



struclton. 



— 237 — 
d'asile. Grâce à ces opérations nouvelles et aux travaux 
d'agrandissement ou d'amélioration qui ont été exécutés 
dans la plupart des anciennes écoles, 62,936 places ont 
été créées. 

Ajoutées aux 53,796 places qui existaient en 1860, ces 
62,936 places ont porté au total de 116,732 le nombre 
des places existant aujourd'hui dans les écoles et les salles 
d'asile de la Ville de Paris. 

Pour qu'on puisse apprécier dans le détail, les progrès 
qui se sont accomplis depuis 1860, nous terminerons 
ce travail en présentant, dans le tableau ci-après, l'état 
comparatif des établissements d'enseignement primaire 
proprement dits (écoles primaires ou salles d'asile) en 1860 
et en 1874. 



17 






7 


























- 258 — 








ZsW comparatif des établissements scolaires 






Établissements existant en 1860 (1). 






H 








NOMBRE DES PLACES 






H 




NATURE 


SITUATION 










t/î 

£3 


QUARTIERS 


des 


des 


t/i 










S 


















o 




ÉTABLISSEMENTS 


ÉTABLISSEMENTS 


w 




J 






S 

•< 








< 

200 


190 












Laïques. . . . 


rue Jean-Lantier . . . 


100 g. 






St- Germain - 










100 f. 








l'Auxerrois 


Congréganistes. 


rue des Prêtres-St-Gerni . 
rue de l'Arbre-Sec. . . 


380 

» 
» 


9 

410 








des Halles 


Laïques .... 


rue J.-J. Rousseau. . . 


120 








Congréganistes. 


» 


» 


» 


» 






t cr 








» 


120 










Laïques .... 


rue du Hasard, 8. . . 


» 






Palais-Royal 


Congréganistes. 


rue d'Argenteuil . . . 
passage Saint-Roch . . 


300 
125 


» 
130 








de la place 


Laïques .... 


rue Saint-Honoré, 336. 


» 


ï) 






Vendôme 


Congréganistes. 


rue de la Sourdière. . 


» 
» 


250 


100 






2e 


Gaillon 


» 


» 


» 


ï> 




Vivienne 


h 


» 


» 


» 




du Mail 




rue du Sentier, 21 . . 


150 


r> 


» 








Congréganistes. 


rue de la Jussienne . . 


300 

» 


240 


9 






Bonne- 


Laïques .... 


Cour-d es-Miracles. . . 


150 


150 






Nouvelle 


Congréganistes. 


Cour-des-Miracles. . . 
rue de la Lune . . . 


250 

» 


» 
310 


■a 
» 






H) Api 


es l'annexion des 


communes de la ba 


nlieue. 











— 250 — 

au 1 er janvier i8G0 et au / cr juillet 1874. 

Établissements existant en 1874. 



NATURE 

des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



SITUATION 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



NOMBRE DES PLACES 



rue Jean-Lantier . 

rue des Prêtres. . 
rue de l'Arbre-Sec 



rue J.-J. -Rousseau. . 



Laïques 



Congréganistes 



Laïques . . . . 

Congréganistes. 



r. 'delà Fontaine-Molière, 
rue' d'Argenteuil, 37. . 
passage Saint-Roch, 33. 



3i3 
«2 



rue St-Honoré, 336 . . 

rue de la Sourdière, 27. 



Laïques ... 
Congréganistes 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



rue du Sentier, 21 . 
rue de la Jussienne . 



Cour-des-Miracles, 2, 4. 
Cour-des-Miracles, 4. . 
rue de la Lune, 12 . . 



253 



259 



410 



270 
193 



253 



318 



90 



123 



151 


)> 


» 


î) 


300 


140 


» 


» 


» 


}) 


» 


» 


250 


r> 


S 


317 


392 


» 



180 



— 260 — 
Établissements existant en 1860. 





09 







NOMBRE DES PLACES 




z 




NATURE 


SITUATION 








W 

5 
Ï5 
O 

PS 


QUARTIERS 


des 
ÉTABLISSEMENTS 


des 

ÉTABLISSEMENTS 


O 
(S 


n 

W 










Laïques .... 


'ue Sainte-Elisabeth. . 


300 


330 


» 






des Arts-et- 


Congréganistes. 


*ue Montgolfier .... 


530 


y> 


1> 




3 e 


Métiers 


i 


rue du Vert-Bois . . . 


130 

» 

» 


375 

,, 
100 


J) 




des Enfants- 
Rouges 


Laïques. . . . 
Congréganistes. 


rue de Beaujolais . . . 






Laïques .... 


» 


» 






Archives 


Congréganistes. 


impasse de Béarn et 
rue des Minimes . . 


230 

» 
350 
150 

9-40 

» 

160 


» 
» 

150 
169 

160 


•a 

» 




Saint-Avoye 


Laïques. . . . 
Congréganistes. 


rue Bourg-l'Abbé, 12. . 
rue du Temple, 79 . . 






Saint-Merri 


Laïques. . . • 
Congréganistes. 


rue du Cloître-St-Merri. 


90 

» 








r. de l' Homme-Armé, 10 


150 










rue des Billettes, 18. . 


100 


98 


» 




4" 






r. des Hospitalières 6, 10 


230 


212 


150 








rue Grenier-sur-1'Eau 


183 


130 


» 






Saint-Gervait 




rue Geoffroy-l'Asnier. 


» 


» 


180 








Congréganistes. 


r. des Blancs-Manteaux 
rue Sainte-Croix-de-la 


. 227 


» 


» 












» 


200 


» 










rue du Fauconnier, 9 


» 


220 


» 



— 261 — 
Établissements existants en 1874. 





NATURE 
des 


SITUATION 

des 


NOMBRE DES V 


LACES 












ÉTABLISSEMENTS 


ÉTABLISSEMENTS 


o 
o. 

■4 


a 


m 

1 






Laïques .... 


r. Volta et r. Aumaire, 4. 


473 


389 


128 






Congréganistes. 


rue Montgolfier, 1 . . . 


■148 


» 


» 








rue du Vert-Bois, 42. . 


» 


449 


» 






Laïques .... 


rue de Picardie, 3. . . 




•' 




Congréganistes. 


» 


n 


» 


)) 






Laïques .... 
Congréganistes. 


rue des Quatre-Fils . . 
r. Vieille-au-Temple, 108 

rue de Sévigné, 48 . . 

r. Béarn, 3, r. Minimes . 


3 40 

)) 
)) 

21S 


22;; 


Ml f. 




Laïques .... 


rue Montmorency, 1G . 


t> 


209 


» 




Congréganistes. 


r. N.-Buurg-1'Abbé, 3. 


325 


» 


» 






Laïques .... 


rue du Renard, 7. . . 


312 


241 


1113 






Congréganistes. 


r. du Cloitre-St-Merri. 


J) 


27 4 


" 








r.delTlomme-Armé, 10. 


260 
132 


208 
128 


148 
125 






rue des Billettes 18. . 






r. des Hospitalières, 6,10. 


482 


426 


144 








rue Grenier-sur-l'Eau . 


513 


502 


» 








r. Geoffroy-l'Asnier, 16. 


7) 


)J 


180 






Congréganistes. 


r. des Blancs-Manteaux, 
rue Sainte-Croix -de -la 


200 


» 

210 










rue du Fauconnier, 9. 


» 


299 


J) 





— 262 — 
Établissements existant en 1860. 



H 
















NATURE 


SITUATION 


NOMBRE DES 


PLACES 


3 


QUARTIERS 


des 


des 








o 

es 

PS 

-< 




ÉTABLISSEMENTS 


ÉTABLISSEMENTS 


O 

es 
ô 


ta 


M 
< 






Laïques .... 


rue des Tournelles et 










de l'Arsenal 




place Royale .... 


230 


180 


130 








passage Saint-Pierre. . 


)) 


» 


180 


4 e 




Congréganistes. 


passage Saint-Pierre. . 


268 


a 
80 


» 




Laïques .... 


quai d'Anjou, 35 . . . 


100 




Notre-Dame 


Congréganistes. 


r. du Cloître-N.-Dame . 


240 


156 


» 








r. Saint-Louis-en-1'Isle. 


195 


î) 


» 










» 

250 


160 
160 


» 






Laïques .... 


rue- de Pon toise, 21 


110 








Impasse aux Bœufs . . 


)> 


250 


125 








rue de Pontoise, 30 . . 


300 


» 


1) 




Saint-Victor 


Congréganistes. 


r. Neuve-Saint-Etienne - 
du-Mont, 32 (actuel- 














lement r. Rollin). . 


250 


» 


» 








rue des Boulangers, 42. 


• 


200 


» 


5 e 






rue des Bernardins, 21 . 


» 
» 


150 


» 




Laïques .... 


» 


)) 




Congréganistes. 


r. du Marché-aux-Che- 










Jardin des 






250 


» 


)> 




Plantes 




r. des Francs-Bourgeois- 














Saint-Marcel . . . 


230 


» 


ï) 








r. de l'Epée-de-Bois, 5. 


1 

)> 


230 

» 


100 




Laïques .... 


» 


» 






Congréganistes . 


r. Saint-Jacques, 277. . 


200 


» 


» 




Val -de-Grâce 




r. Saint-Jacques, 250. . 
r. des Postes, 59 (rue 


» 


150 


)) 








Lhomond) 


» 


200 


» 



— 203 — 
Établissements existant en 1874. 



NATURE 

des 
ÉTABLISSEMENTS 



Laïques . 



Congréganistes 



Laïques .... 
Congréganistes. 



Laïques. . . . 

Congréganistes. 



Laïques .... 
Congréganistes. 



Laïques. . . 
Congréganistes, 



SITUATION 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



r. Tournelles, pi. Royale. 
Impasse Guéménée . . 
passage Saint-Pierre. . 
passage Saint-Pierre. . 

quai d'Anjou, 35. . . . 
rue Chanoinesse. . . . 
rue Poulletier 

rue de Pontoise, 21 . . 

rue de Poissy 

rue Rollin, 32 

rue des Boulangers, 19. 
rue des Bernardins, 19. 



rue de Buffon, 11. . . 
boulevard St-Marcel, 20, 
rue de l'Epée-de-Bois, 5, 
rue Gracieuse 



rue Tournefort, 33. . . 
rue Berthollet, 1 . . . 

rue Saint-Jacques, 277, 
rue Saint-Jacques, 250 
rue Lhomond, 59 . . . 
rue de l'Arbalète . . . 



NOMBRE DES PLACES 


>5 

O 

o 


H 

■J 

tu 


t-4 


3o7 


33a 


130 


440 


420 


180 


» 


» 


200 


365 


» 


» 


» 


158 


112 


265 


)> 


» 


)> 


250 


» 


306 


278 


144 


355 


» 


» 


374 


7) 


)> 


y> 


366 


» 


» 


283 


y> 


)) 


225 


95 


210 


» 


)) 


» 


294 


100 


i) 


» 


200 


333 


» 


» 


» 


250 


98 g. 
Dti f. 


195 


)) 


» 


» 


279 


» 


î) 


216 


i) 


266 


a 


» 



S 



o 

si 

PS 

< 



6 e 



— 264 — 
Établissements existant en 1860. 



QUARTIERS 



Sorbonne 



de la Monnaie 



Odéon 



Notre-Dame 
des Champs 



St-Germain 
des Prés 



Saint-Thomas 
d'Aquin 



NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques . . 



Congréganistes. 



Laïques . 



Congréganistes. 



Laïques. 



Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes, 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



SITUATION 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



rue des Grès .... 
r. Jean-de-Beauvais, 22 

rue Pascal 

r. Saint-Jacques, 30. 
rue Boutebrie. . . . 



rue Racine, 7 

r. des Grands-Augus. 

tins 

r. St-André-des-Arts. , 
r. du Pont-de-Lodi, 2. 



rue de Sèvres. . . . 
rue de Vaugirard, 83 , 
rue de Madame. . . , 
rue de Vaugirard, 109 
rue de l'Ouest, 68 . . . 
rue de Vaugirard, 82 , 



rue Saint-Benoit, 18. . 
rue Saint-Benoît, 10. . 
rue Saint-Benoît, 12. . 



rue du Bac 

rue de Varennes, 39. 
rue Saint-Guillaume. 



NOMBRE DES PLACES 



100 
160 

300 



220 



220 



140 
400 



2G0 



283 



210 



320 



180 
80 



200 

220 

» 

230 



270 



290 290 



193 



190 



110 



130 
144 



100 



60 



— 265 — 
Établissements existant en 1874. 



NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques . . . . 

Congréganistes. 



Laïques. . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . 



Laïques. . 



Congréganistes. 



Laïques . 



Congréganistes. 



SITUATION 

des 

ÉTABLISSEMENTS 



r. Cujas, Victor-Cousin 

rue Saint-Jacques, 30 
r.desFossés-St-Jacq., 1 1 

rue Thon in 

rue de Boutebrie . . 



rue St-André-des-Arts 
rue du Pont-de-Lodi. 



rue de Vaugirard, 9. 



rue du Vieux -Colom 

bier, 29 

rue de Vaugirard, 83 
rue de Madame. . . 
rue d'Assas, 68. . . 
rue de Vaugirard, 82 



rue Saint-Benoît, 18 
rue de l'Abbaye, S 
rue de l'Abbaye, 8 I 

rue Saint-Benoît, 10 
rue Saint-Benoit, 12 



Laïques. . . . 
Congréganistes 



rue Chomel, 3 . 
rue de Varennes, 39 
rue Perronet . . 



NOMBRE PES PLACES 



:',36 
327 
198 



320 



183 

rtit 



300 



269 
369 



334 



238 

370 



J93 



223 
160 



372 



200 



1 I . g. 

144 r. 



130 



144 

102 



130 



60 



69 



□ 

s 

o 



7» 



— 266 — 
Établissements existant en 1860. 



QUARTIERS 



(les Invalides 



Ecole Militaire 



NATURES 

des 
établissements' 



Laïques. . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . , 
Congréganistes. 



Gros-Caillou 



Champs-Élys 



Faubourg du 
Roule 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



SITUATION 

des 

ÉTABLISSEMENTS 



rue de Bourgogne, 33. 



avenue de Saxe. . . 
rue Vanneau, 48. . . 
rue Vanneau, 76. . . 



rue Cler 

r. St-Dominique, 187. 



9 e 



Madeleine 



Europe 



Laïques . 



Congréganistes. 



Laïques 



Congréganistes, 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Saint-Georges 



Cbaustée-d'Antio 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



NOMBRE DES PLACES 



250 



360 



230 



370 



rue du Faubourg-Saint- 

Honoré, 154 

r. des Ecuries-d'Artois. 
rue de Ponthieu. . . . 
rue de Monceau. . . . 



rue de Suresnes. 



rue de la Bienfaisance, 
rue du Rocher . . . . 



rue Fontaine . . 
rue Clausel, 12 . 



160 
85 



250 
90 

» 

200 



150 



120 
170 



180 



250 



140 
230 



210 



140 



80 



60 



164 



120 





— 267 — 
Établissements existant 


en 1874. 




NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 


SITUATION 

des 
ÉTABLISSEMENTS 


NOMB 

o 
< 


*E DES 1 


>LACES 




w 


M 

< 


Laïques .... 
Congréganistes. 


rue Las-Cases, 27 . . . 


» 


190 






Laïques. . . . 

Congréganistes. 


rue Éblé, 14 . 

rue Vanneau, 48 . . . 

rue Vanneau, 76 . . . 


400 


270 
» 
t 


160 
170 


Laïques 

Congréganistes. 


rue Cler . . . 

av. de La Motte-Piquet. 

rue St-Dominique, 187. 


1 

400 

» 


272 

440 


180 

1» 
h 


Laïques. . . . 


» 


)) 


D 


t 


Laïques .... 

Congréganistes . 


rue du Faubourg-Saint- 
Honoré, 154 . . . . 


9Q\ 


215 

107 

t 

237 


» 

170 


r. des Ecuries-d'Artois. 
rue de Ponthieu, 47. . 
rue de Monceau, 15. . 


107 
» 


Laïques .... 
Congréganistes. 


rue d'Astorg, 14. . . . 
rue de Suresnes, 18. . 


60 


50 
273 


» 


Laïques .... 

Congréganistes. 


rue de la Bienfaisance, 
r. Malesherbes, 22 et 24. 
rue de Florence. . . . 


279 
266 
240 


108 
372 


200 


Laïques .... 
Congréganistes. 


rue Fontaine, 10 . . . 
rue Clausel, 10 et 12 . 
rue de Bruxelles, 32 . 
rue des Martyrs, 63 . . 


233 

» 
420 
346 


320 


T) 

120 

« 


» 


» 


» 


)) 



— 268 — 
Établissements existant en 1860. 



H 
H 




NATURE 


SITUATION 


NOMBRE DES 


PLACES 


en 
w 

H 


QUARTIERS 


des 


des 


f 




(O 


o 
ta 

ta 
< 




ÉTABLISSEMENTS 


ÉTABLISSEMENTS 


O 

e 


■j 

j 

ta 


< 




Faubourg 


Laïques .... 


r. du Faubourg-Mont- 














220 


220 


D 


9 e 


Montmartre 


Congréganistes. 


» 


308 


» 


)) 




Laïques. . . . 


impasse de l'Ecole, 9. . 


» 


» 




Rochechouarl 




rue Neuve-Coquenard . 


)> 


233 


250 






Congréganistes. 


» 


)) 




» 






Laïques. . . . 


rue des Petits-Hôtels. . 


» 


140 




St- Vincent 




r. du Faubourg-Saint- 










de Paul 






490 


» 


» 








rue de Belzunce. . . . 


220 


300 


» 


Porte Saint- 


Laïques. . . . 


rue de Paradis .... 


330 


» 


10 e 


Denis 


Congréganistes. 


rue de Chabrol, 61 . . 


360 
200 


î) 


» 


Porte Saint- 


Laïques .... 


r. des 'Vinaigriers, 31 . 


200 


» 








r. des Récollets, 19. . . 


330 


» 


150 








r. des Récollets, 23, 23. 


280 

» 


* 


170 




Laïques .... 


» 


» 




de l'Hôpital 


Congréganistes. 


rue Parmentier, 179 . . 


» 


300 


250 




Saint-Louis 




rue du Grand-Saint-Mi- 














chel (r. du Terrage). 


» 


300 


» 






Laïques .... 


rue Ferdinand - Saint- 












Maur (r. Morand) . . 


630 


)) 


ï) 








r. d'Angoulême, 56 . . 


» 


» 


220 




Folie-Méri- 


Congréganistes. 


rue Ménilmontant (rue 








11 e 


court 




Obcrkampf, 113) . . 


)> 


500 


» 






r. d'Angoulême, 54. . 


278 


S 


» 








r. des Fossés-du- Tem- 














ple et r. de l'Orillon 










, 






)) 


250 


» 



— 269 — 
Établissements existant en 1874. 



NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . 



SITUATION 

des 

ÉTABLISSEMENTS 



rue de la Victoire, 16 



NOMBRE DES PLACES 



Congréganistes . 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques ... 

Congréganistes 



Impasse de l'École, 9. . 

rue Milson 

r.N.-Coquenard, 32 bis 



rue des Petits-Hôtels. . 
r. des Petits-Hôtels, 21. 
r.duFaub-St-Martin,159 
rue de Belzunce, 5 . 



274 



323 



rue de Chabrol, 41 



Laïques . . 



Congréganistes. 



rue de Marseille et de; 

"Vinaigriers 

rue des Récollets, 23 . , 



Laïques 



Congréganistes. 



rue de la Chopinette, 19 
rue Grange-aux-Belles 
rue Parmentier, 179. 
rue du Terrage, 16 . 
r. Claucle-Vcllcfaux, 33 



rue Morand, 3 . . . 
rue d'Angoulême, 56. 

rue Amelot 

rue Obcrkampf, 113. 
rue d'Angoulême , 54 
rue de l'Orillon pro- 
longée 



210 



359 

468 



348 



442 
335 



420 



406 



948 



266 



260 



» 
383 



263 



424 



363 

619 

492 



337 
579 



316 



144 



163 



120 
150 



100 
128 
923 



135 

» 
208 

» 

126 






— 270 — 
Établissements existant en 1860. 



QUARTIERS 



e 
< 



NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



St-Ambroise. 



11° 



La Roquette 



Laïques. . . . 
Congréganistes. 



SITUATION 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



NOMBRE DES PLACKS 



Laïques 



rue de l'Asile - Popin 
court 

rue des Amandiers-Pô^ 
pincourt 



Sainte-Mar- 
guerite 



12 e 



Bel-Air 



Congréganistes. 



rue Keller, G 

r. de la Roquette, 102. 

r. de la Roquette, 2. . 

r. Neuve-de-Lappe (ac- 
tuellement rue des 
Taillandiers) . . . . 

rue de la Roquette, 25. 



Laïques . . . , 
Congréganistes 



Laïques . . . 
Congréganistes 



rue Saint-Bernard, 34 
rue Saint-Bernard, 33 



300 
340 
190 



600 



300 



210 
ISO 



160 



350 



Laïques . . . 
Picpus I Congréganistes 



Bercy 



r. Neuve-Mongenot 
avenue du Bel-Air. 



r. de Reuilly, 17 

r. de Charenton, 271 . . 



100 



250 



r. de Reuilly, 25 . . . m 



300 



220 



160 



Laïques. . . . 
Congréganistes. 



placedel'Eglise,5 (place 

de la Nativité). . . 
r. G-ange-aux-Merciers.J 



150 



200 



200 



180 



150 



150 1 
300 



160 




— 27i — 
Établissements existant en 1874. 



NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques 



Congréganistes. 



Laïques , 



Congréganistes 



Laïques . . . . 
Congréganistes . 



Laïques . . . . 
Congréganistes . 



Laïques 



Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes . 



SITUATION 



ÉTABLISSEMENTS 



rue Servan, 48 et 50. 



rue Keller 

b. R.-Lenoir, r. Breguet 
rue de la Boquette, 2. 
rue des Taillandiers, 25 . 
rue de Charonne, 99 . . 
rue de Popincourt, 9. . 
aven, de la Roquette, 25. 
avenue Parmentier, 13. 



cité Voltaire, 2 . . 
rue Saint-Bernard, 20 
rue Saint-Bernard, 33 



rue du Rendez-Vous, 
rue Ruty, 5 



rue de Reuilly, 17. . . 
rue de Reuilly, 74. . . 
a.Daumesnil,r. Charent. 
rue de Charenton, 315. 
rue de Reuilly, 39. . . 
rue de Reuilly, 77 . . 



place de la Nativité, 5. 
passage Corbes, 43 . . 



NOMBRE DES PLACES 


d 


H 


W 
'■4 


)) 


» 


» 


577 


446 


200 


559 


435 


180 


520 


384 


200 


190 


» 


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)) 


206 


)) 


» 


)) 


137 


» 


350 


)> 


600 


» 


)) 


S 


391 


160 


» 


434 


22 i 


491 


» 


» 


» 


624 


201 


344 


» 


» 


)) 


336 


279 


» 

174 
450 
372 
531. 

» 


198 
100 
450 

500 


220 

V) 

200 
308 


252 


223 


161 


» 


462 


)) 







- 272 — 
Établissements existant en 1860. 












'§ ARRONDISSEMENTS 


QUARTIERS 


tfATURE 

des 
ÉTABLISSEMENTS 


SUDATION 

dos 

ÉTABLISSEMENTS 


NOMBRE DES 


PLACES 






m 
ta 

o 

On 

M 

< 

Cl 

300 

3) 
» 

» 

300 

200 
200 

ISO 
150 

» 

250 

» 
» 

9 


■ 

300 

» 

» 
300 


tn 
M 

< 




Quinze-Vingts 


Laïques .... 

Congréganistes. 


rue Traversière, 45 . . 

rue Traversière, 37 . . 

» 


225 

» 




13 e 


Salpêlrière 


Laïques. . . . 
Congréganistes. 




350 

» 




La Gare 


Laïques. . . . 
Congréganistes. 


place Jeanne-d'Arc . . 
place Jeanne-d'Arc. . . 
place Jeanne-d'Arc . . 


200 

» 

250 

1S0 
150 
300 


» 
220 




Maison-Blan- 
che 


Laïques. . . . 
Congréganistes. 


avenue d'Italie, 74. . . 
rue Vendrezanne. . . . 


180 

11 

200 




Croulebarbe 


Laïques. . . . 
Congréganistes. 


rue Saint-Hippolyte . . 
rue de la Glacière. . . 

» 


2S0 

» 
> 

» 

n 

» 


150 




\i* 


Montparnasse 


Laïques. . . . 
Congréganistes. 


rue du Faubourg-Saint- 

» 


80 

» 




de la Santé 


Laïques .... 
Congréganistes. 


» 


8 
» 


» 







— 273 — 
Établissements existant en 1874. 



NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques . 



ConOTÔganistes. 



Laïques . . . 

Congréganistes 



SITUATION 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



rue d'Aligre, 5 . . . . 
rue Traversière, 37 . . 
boulevard Mazas et im- 
passe Jean-Bouton. . 
rue de Citeaux , 26 . . 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes . 



rue Jenner, 48 ... . 
boul. de l'Hôpital, 165. 



NOMBRE DES PLACES 



1114 

» 

370 



450 
260 



place Jeanne-d'Arc, 33. 407 

rue Beaudricourt, 57. . 250 

place Jeanne-d'Arc, 14. 370 

lace Jeanne-d'Arc, 32. 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . , 
Congréganistes. 



Laïques . . . , 
Congréganistes , 



avenue d'Italie, 76 . , 
r. St-François-de-Sales. 
r. du Mouîin-des-Prés. 
rue Vendrezanne, 38.. 



rue St-Hippolyte, 27. 
rue de Lourcine, 140. 



rue Delambre, 14. . 
boulevard Arago, 99. 
boulv. Montparnasse. 



r.delaTombe-lssoire, 81 



227 
310 
457 



383 



382 
285 
360 



430 



500 



363 
430 



550 
311 



452 
260 

» 
404 



166 
307 

» 

505 



234 



269 
230 



407 



181 
165 



290 



160 

» 

227 



132 
114 

315 



112 



200 
120 



220 



18 



I 



1 






— 274 — 
Établissements existant en 1860. 



a 
z 

o 
ce 

m 



QUARTIERS 



14° 



15 e 



16° 



Montrouge 



Plaisance 



St-Lambert 



Necker 



Grenelle 



Javel 



Auteuil 



NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques . . . , 

Congréganistes , 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



SITUATION 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



rue Boulard .... 
rue Monthyon, 1 (place 
Montrouge). . . . 



Laïques . . . , 
Congréganistes . 



Laïques 



Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . , 
Congréganistes, 



place de la Mairie, 
place de la Mairie. 



NOMBRE DES PLACES 



400 



rue des Trois-Sœurs . . 300 
rue de l'Ouest, 67. . 
rue de l'Ouest, 6-4 . 



300 



250 



rue Violet, 44. 
rue Violet, 73. 
rue du Théâtre 

» 

s 

rue Jouvenet . 
rue Boileau. . 
rue Jouvenet. 



310 



450 



150 



300 



» 
300 



350 



150 



200 



200 



250 



100 



— 275 — 
Établissements existant en 1874. 



NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques . . . , 
Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . , 
Congréganistes. 



Laïques . . . . 

Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . , 
Congréganistes 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



SITUATION 

des 

ÉTABLISSEMENTS 



rue Boulard . . . 
place de Montrouge 



rue des Trois-Sœurs. 

rue d'Alésia 

rue des Croisades, 1 . 



rue Dombasle, 28 
place de la Mairie. 



rue Quinault, 8 . 
rue Blomet. . . . 
rue de Vaugirard. 



rue Ginoux. . 
rue Violet, 44 
rue Violet, 73 



rue Sainte-Marie 



rue de la Municipalité 
rue Boileau, 88. . . 
rue Jouvenet, 27 . . 



NOMBRE DES PLACES 



i40 



252 
299 



175 

520 
492 



290 
573 



408 



325 



238 



540 

478 



1/4 

383 



150 

440 
283 



285 
460 



400 



181 



250 



180 
240 



160 
150 



136 

200 
181 



193 
275 



200 



90 



276 



o 
os 



16" 



17 e 



Etablissements existant en 1860. 



QUARTIERS 



La Muette 



Porte Dau- 
phine 



des Bassins 



des Ternes 



Plaine Mon 
ceaux 



Batignolles 



NATURE 

des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques 



Congréganistes 



Laïques . . . 
Congréganistes 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . 
Congréganistes 



Laïques . . . 
Congréganistes 



Laïques . 



Congréganistes 



SITUATION 

des 

ÉTABLISSEMENTS 



gr de r. de Passy, 27 



r. de Longchamps . . 
avenue de St-Cloud, 79 



rue des Jardins, 12. 
rue des Jardins, 17. 



rue St-Ferdinand 
rue d'Ârmaillé . . 
rue St-Ferdinand. 



NOMBRE DES PLACES 



00 



104- 

120 



250 



350 



rue des Batignolles . . 

rue de la Paix (rue de 

la Condamine) . . . 

place de l'Eglise . . . 

rue d'Orléans 

rue Salneuve 



450 



200 



05 



120 
110 



150 



250 



300 



300 



150 



140 



250 s 
200 f 



— 277 - 
Établissements existant en 1874. 



NATURE 
des 

ÉTABLISSSEMENTS 



Laïques . . . , 
Congréganistes 



Laïques . . . 

Congréganistes 



SITUATION 

dos 
ÉTABLISSEMENTS 



rue de Passy, 20 . . 
rue du Ranelagh, 70 



rue Decamps, 4. . . 
rue de Longchamps. 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques ... 
Congréganistes 



Laïques-. . . . 
Congréganistes. 



Laïques ... 
Congréganistes. 



rue Boissière, 54 
rue Hamelin . . 

rue Boissière, 54 



rue Laugier 

rue Saint-Ferdinand, 5. 
rue d'Armailé, 33. . . 
boulevard Pereire. . . 



rue Ampère . . 
rue du Cardinet 



rue des Batignolles, 20 
rue de la Condamine, 89 
rue Lemercier, 105 . . 
rue Legendre, 40 . . . 
rue Salneuve, 40 . . . 
rue Brochant, 28 . . . 



NOMBRE DKS PLACES 



200 

250 



300 



315 



200 

» 
502 



350 



418 

» 

313 
322 



194 



35G 



120 



200 



191 



293 


» 


290 


180 


)) 


200 


)) 


» 


346 


250 


340 


180 


100 


)) 


}) 


J) 


325 


)) 


» 


220 


» 


à 


. 330 


)) 


320 


350 



— 278 — 
Établissements existant en 1860. 



H 
S5 
M 

3 

en 

5 
•r, 
o 

ts 
es 
■< 


QUARTIERS 


NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 


SITUATION 

des 

ÉTABLISSEMENTS 


NOMBI 

K 

O 
O 

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B 

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CA 

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PLACES 

PB 

< 




17 e 


Les Épinettes 


Laïques .... 
Congréganistes 


» 
» 






18" 


Grandes Car- 
rières 


Laïques : . . . 
Congréganistes. 




» 




Clignancourt 


Congréganistes. 


chaussée Clignancourt, 
52 


150 
100 

» 

150 

» 
» 

350 
100 


200 

120 
i 

150 

» 

» 
400 

250 

» 


150 

■ 




place de la Mairie et 
rue de Lavieuville. . 
» 




Goutte-d'Or 


Laïques .... 

Congréganistes. 


rue Doudeauville . . . 


100 

» 




La Chapelle 


Laïques .... 
Congréganistes. 


imp. des Couronnes, 2. 






19 e 


La Villette 


Laïques .... 
Congréganistes . 


place de la Mairie. . . 
place de la Mairie. . . 
rue d'Allemagne, 90. . 


» 

150 

1) 




Pont de Flan- 
dre 


Laïques .... 
Congréganistes. 




ï) 

■» 


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)) 


)) 
)) 




Amérique 


Laïques .... 
Congréganistes. 


» 


s 

» 


a 


1) 
)> 





279 



Établissements existant en 1874. 



NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes, 



Laïques 



Congréganistes 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . , 
Congréganistes 



Laïques . . . 
Congréganistes 



SITUATION 

des 

ÉTABLISSEMENTS 



rue Balagny, 30 . . 
rue du Port-St-Ouen 
rue Lecomte, G . . . 



rue du Poteau . . . . 

impasse Constantine, 5 
rue Lepic, 62. ... , 



r. de Clignancourt 61-03 
rue de Clignancourt, 70 
rue Ordener .... 
rue de la Vieuville e 

place de la Mairie 
rue des Poissonniers, 43 
rue Tardieu, 3 . . . . 
rue du Mont-Cenis, 77 



rue Doudeauville, 1 et 3 
rue Richomme, 13 
rue Cave 



rue de Torcy, 20 . 
rue de Torcy (marché 

de la Chapelle) . 
rue Pajol, 8 . . . 



place de la Mairie . 
place de la Mairie 

rue Jomard. . . . 
rue de Meaux, 53. . 
rue d'Allemagne, 87. 



et 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



Laïques . . . . 
Congréganistes. 



rue Barbanègre. . 



rue Lassus, 11 . . 
rue de Louvain, 7. 



NOMBRE DES PLACES 



376 
200 
214 



380 



507 



410 
220 
160 



358 
35 i 



304 

260 
302 



421 

» 

433 



380 



350 



372 
160 



276 
216 



305 

280 



250 
471 



300 

» 

473 



284 
280 



304 



567 



380 



301 



240 



176 



180 

» 

125 
234 



180 

» 

200 



180 



250 
310 



170 



84 



m 



— 280 — 
Établissements existant en 1860. 





t/3 
z 

W 

S 
H 

m 

DQ 

5 

T. 
O 
M 
« 

< 


QUARTIERS 


NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 


SITUATION 

des 

ÉTABLISSEMENTS 


NOMBRE DES PLACES 






6 
o 
es 

o 

210 


w 
■j 

h 

1 

1) 

210 


H 






19 e 


Combat 


Laïques .... 
Congréganistes. 














Laïques .... 


rue Henri-Chevreau. . 


)) 












rue Levert, 42, et rue 






» 












de la Mare, 27 . . . . 


225 


230 


)) 








Belleville 




rue de la Mare, 93 . . 
boulevard du Combat . 
rue de Tourtille. . . . 




» 


100 
100 
120 










Congréganistes. 


» 


» 


» 


» 










Laïques .... 


» 


}> 


» 


1> 








St-Fargeau 


Congréganistes. 


» 


» 


» 


» 






20 e 








» 


>) 










Laïques .... 


» 


» 








Père-Lachaise 




















Congréganistes. 


» 


» 
150 




)) 








Laïques .... 


rue des Ecoles .... 


» 








Charonne 


Congréganistes . 


rue des Écoles .... 


» 


150 


200 






23395 


20747 


9651 














53.796 





— 281 — 



Établissements existant en 1874. 



NATURE 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



Laïques . . . . 
Congréganistes, 



Laïques 



Congréganistes 



Laïques. . . 
Congréganistes 



Laïques . . . 



Congréganistes 



Laïques. . . . 

Congréganistes, 



SITUATION 
des 

ÉTABLISSEMENTS 



rue de Puebla, 459 



r. Henri-Chevreau, 26 
rue Levert, 42 . . 
rue de la Mare, 93 
place de l'Église 
Ménilmontant. . 
rue de Tourtille, 14 
square National, 17 6 
rue de Belleville, 94 
rue Julien-Lacroix 



de 



ts. 



rue Pelleport, 166. . . 
rue du Télégraphe, 18 

rue de Tlemcen, 9 . , 
rue du Retrait, 15 . . 
rue de Ménilmontant, 8É 
rue Richer, 4 

» 

rue des 4 Jardiniers. 

rue Riblette 

rue Yitruve, 1 et 3 . . 

Totaux 



NOMBÏ 

VU 

O 

(4 
o 


E DES PLACES 


en 

W 

-3 


M 

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566 


519 


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293 


» 


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462 


1) 


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80 

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» 


150 


» 


» 


192 


212 


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» 


240 


320 


9 


35 i 


» 


S 


» 


)) 


» 


430 


410 


» 


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)) 


221 


022 


MO 


» 


340 


» 


» 


» 


250 


)) 


» 


» 


120 


» 


» 


» 


466 


35 i 


200 


320 


310 


100 


359 


296 


300 


50952 


46002 


19778 


116.732 





— 282 — 



N° 744 du Catalogue français 

Modèle d'un groupe scolaire 

Comprenant : 

ÉCOLE DE GARÇONS, ÉCOLE DE FILLES, ASILE ; 
(Réduction au 5») 

Avec deux appendices à la même échelle, indiquant la distribution 

du rez-de-chaussée et celle du 1« étage. 

Une salle de classe dud it groupe avec son mobilier. 

(Réduction au 10«) 

La salle de l'exercice de l'asile, même groupe, avec son 

mobilier. 

(Réduction au 10 e ) 

Auteur du projet : M. Cordier, architecte. 
Entrepreneur du travail : M. Janmn, entrepreneur de sculpture 
Collaborateurs : MM. Jullien, ébéniste ; - Houssemaine, sculpteur. 

Ce groupe scolaire, situé à l'angle des rues Laugier et 
Fourcroy (17° arrondissement), comprend : une école de 
garçons, une école de filles et une salle d'asile. 
Les constructions occupent un superficie de. 920 m 
Les préaux découverts ou cours de récréa- 
lion ... " , „„ 
1.200 

Soit au total 2~2Ô0~™ 

Les bâtiments comprennent : 

Aurez-de-chaussée, la salle d'asile (classe et préau 
couvert), les préaux couverts de l'école de garçons et de 
1 école de filles ; 

Au premier étage, 10 classes : 4 classes de garçons 
4 classes de filles et 2 salles de dessins, l'une pour les 
garçons, l'autre pour les filles. 



— 283 — 

Le nombre des places est de 180 dans la salle d'asile et 
de 290 dans chacune des deux écoles, soit, au total, 
760 places. 

Les logements de maîtres, au nombre de 6, sont ins- 
tallés dans des pavillons situés à l'extrémité de chacun 
des trois établissements. 

L'eau et le gaz sont distribués dans toutes les parties 
des bâtiments. 

Les appareils de chauffage et de ventilation sont dispo- 
sés de façon à assurer à chaque enfant 10 mètres cubes 
d'air pur par heure, à la température de 15 degrés centi- 
grades. 

Les murs sont construits en pierres de taille et les plan- 
chers en fer. 

Toutes les classes sont parquetées, ainsi que le préau 
couvert de l'asile. Les préaux couverts des deux écoles 
sont dallés en bitume. 

La dépense des constructions s'est élevée à la somme 
de 456,000 francs. 



N° 745 du Catalogue français 
Modèle des Magasins 

DU MOBILIER SCOLAIRE, DU MATÉRIEL D'ENSEIGNEMENT 
ET DES FOURNITURES DE CLASSE. 
(Réduction au 10") 
Auteur du projet : M. Boyer, chef de division. 

Chef du travail : M. Lecoq, menuisier. 

Collaborateurs : MM. Bardel, tapissier; — Roussin, serrurier; — 

Godin, ferblantier; — Levasseur, sculpteur; 

— Wuhrer, graveur géographe, médaille de 
progrès (Vienne 1873). 

Le magasin du matériel scolaire a été créé, en 1871 , 
dans le but d'assurer aux écoles, grâce à des approvi- 






■ 



— 284 — 
sionnements proportionnés aux besoins, la fourniture ré 

cahiers, plumes, crayons, cartes, tableaux, etc.) que du 
mobilier scolaire et de ménage (bureaux de m très 
ables chapes, bancs, bibliothèques et armoires, rid ux ' 
chevalets éponges, encriers, thermomètres, pendules, etc .' 
L installation de ce magasin permet de pourvoir d'ur- 
SmX 7 eXtra ° rdinaires ou «* réparations ac- 

det ob i, Pa T ° U ParlG rem P' ac ^ent immédiat 

almf TTT ° U h ° rS d ' US ^ e; de cont -ler la 
qualité des objets fournis par les entrepreneurs adjudica- 
taires, en rapprochant ces objets des modèles déposé" 
enfin, d expérimenter et de réaliser les perfectionnée s" 
qui! peut être utile d'apporter au matériel scolaire 



n» 746 



du Catalogue français. 



Modèle d'une salle de dessin 

ET DE SES DÉPENDANCES, AVEC LE MOBILIER. 
(Réduction au 10 e ) 
(École de M. Lequien fils, rue des Petits-Hôtels.) 
Auteur et exécutant : M. Deniau, modeleur-ébéniste. 
Collaborateur : M . Lequien fils, sculpteur. 

L'école de dessin et de sculpture du X« arrondissement 
fondée en 4836, rue de Chabrol, a été transférée, en 1864 
rue des Petits-Hôtels, 19, dans un local construit et amé- 
nage spécialement. 

L'enseignement de cette école, qui comprend: le dessin 
d après l'estampe, d'après la bosse, et d'après nature ; 
le dessin de machines et de bâtiments, la perspective, le 



— 28S — 
modelage, etc., etc., s'adresse aux apprentis et aux ou- 
vriers adultes de toutes les catégories d'industrie et d'art 
industriel. 

L'école se compose d'une grande salle rectangulaire pour 
le dessin d'après l'estampe et la bosse, le dessin géomé- 
trique et le modelage; et de deux annexes: une salle pour 
le dessin d'après nature et un amphithéâtre pour les 
leçons orales de géométrie et de perspective. — Viennent 
en complément le magasin des modèles et le cabinet du 
directeur. 

La salle rectangulaire, dont la hauteur est de 5 m ,50, a 
une superficie de 311 mètres carrés. Elle peut contenir 
260 élèves installés dans les travées et aux hémicycles. La 
salle pour le dessin d'après nature contient 50 places, ainsi 
que l'amphithéâtre. 

Le système de l'installation est combiné de manière à 
faire travailler concurremment les élèves qui dessinent 
d'après l'estampe ou d'après la bosse et ceux qui modèlent. 
Les élèves dessinant d'après l'estampe ont le modèle placé 
devant eux, dans un cadre ; ils sont assis sur un tabouret 
indépendant et mobile ; ils appuient sur la barre du porte- 
modèles leur carton qui, d'autre part, repose sur leurs 
genoux. Ceux qui dessinent d'après la bosse sont rangés 
en demi-cercle autour du modèle ; ils sont assis et ap- 
puient leurs cartons sur une barre de fer fixe en forme 
d'hémicycle. Les modeleurs sont placés derrière les des- 
sinateurs d'après la bosse ; ils travaillent debout sur des 
selles tournantes adhérant à une plate-forme continue ; 
ils ont leur modèle à côté d'eux posant sur la plate-forme. 
Les élèves du dessin géométrique sont assis et font reposer 
leurs planches sur une table légèrement oblique. 

L'école est éclairée par 121 becs de gaz. Les appareils 
sont de deux sortes : ceux qui éclairent les travées sont 






— 28G — 
en forme de X renversé et ont 8 becs (4 pour chaque côté 
de la travée) sur le tube transversal ; chaque bec est 
muni d'un abat-Jour. Ceux qui éclairent les hémicvcles 
présentent les mêmes dispositions ; un appareil mobile 
est placé au milieu de chaque hémicycle pour régler la 
lumière qui convient au modèle. Un appareil spécial mo- 
bile est affecté à chaque selle de modeleur. 



N° 747 du Catalogue français. 
Album 

Des plans, photographiés aux cinq millièmes, d'écoles communales 

construites de 1860 à 1873. 

Directeur du travail: M. Uchard, architecte. 

Exécutant : M. Fernique, photographe. 



N° 748 du Catalogue français. 

Album de vues photographiques 

Prises dans les écoles et dans les salles d'asile. 
Exécutant : M. Fiscou, photographe. 



N° 749 du Catalogue français. 

Albums 

Du mobilier des écoles et des salles d'asile. 
M. Uchard, architecte. 



— 987 



N° 750 



du Catalogue français. 



Plans 

Des collèges municipaux et des écoles supérieures municipales 
collège Rollin, collège Chaptal, école Turgot, école Colbert. 

Auteurs : MM. Roger, Train, Chat, Villain, architectes. 






ADMINISTRATION GÉNÉRALE 



DE 



L'ASSISTANCE PUBLIQUE 



M. DE NERVAUX, 0. #, Directeur. 



19 



ASSISTANCE PUBLIQUE 



Renseignements généraux. 

En ce qui concerne les établissements hospitaliers, 
l'administration de l'Assistance publique, depuis 1850,' 
a achevé l'hôpital de Lariboisière. Elle a construit l'hôpital 
Saint-Eugène, l'hôpital de Berck-sur-Mer, la maison de 
retraite Chardon-Lagache. 

Elle a entrepris la reconstruction de l'Hôtel-Dieu et du 
nouvel hôpital de Ménilmontant. 

Elle a transporté et réédifié, dans de vastes propor- 
tions, la Maison municipale de santé du Faubourg-Saint- 
Denis, les hospices de Sainte-Périne, des Petits-Ménages 
et des Incurables, les asiles de Vaucluse, de Ville-Evrard 
et de Sainte-Anne. 

Elle a amélioré les services généraux par la construction 
de la Boulangerie et du Magasin central. 
Elle a créé vingt-huit maisons de secours. 
Ces divers travaux ont permis de porter le nombre des 
lits d'hôpital, de 6,743 à 7,820, et- le nombre des lits 
d'hospice, de 10,629 à 11,260, de développer le traitement 
des malades à domicile jusqu'à pouvoir secourir, chez 
eux, 63,395 malades par an; enfin, d'élever le nombre 
des indigents assistés, de 63,134 à 105,119. 

Nota.- On trouvera plus loin, page30i, des descriptions sommaires des 
divers nouveaux édifices hospitaliers dont les plans ne figurent pas à l'Expo- 
sitwn de Londres. Ces renseignements complémentaires permettront de se 
rendre compte, dans leur ensemble, des sacrifices que la Ville de Paris s'est 
imposes pour développer, d'une façon proportionnelle aux besoins de la popu- 
lation parisienne, les établissements de bienfaisance. 






— 292 — 



N° 751 du Catalogue français 

HOPITAL DE MÉNILMONTANT 

PLANS, DESSINS 

M. Billon, architecte. 

Système de ventilation et de chauffage. 

M. Ser, $, Ingénieur de l'administration de l'Assistance publique, 
professeur à l'École centrale des arts et manufactures. 

Cet hôpital, construit sur le coteau de Ménilmontant, 
comblera le vide qui existe sur la rive droite de la Seine, 
entre l'hôpital Lariboisière et l'hôpital Saint-Antoine, en 
mettant à la disposition des nombreux habitants du 
XX e arrondissement (et même d'une partie importante de 
la population des XI e et XIX e arrondissements), un vaste 
établissement hospitalier. 

L'emplacement choisi mesure 52,764 mètres. Il affecte 
la forme d'un trapèze circonscrit par de larges voies 
publiques. 

L'ensemble de l'édifice se compose de quatre grands 
bâtiments séparés par de vastes espaces et constituant en 
quelque sorte quatre hôpitaux distincts. 

La cour principale présente une superficie de 4,300 mètres. 
Les rez-de-chaussées, éclairés par cette cour, sont entière- 
ment distribués en chambres de deux et quatre lits. Chaque 
étage comporte deux salles, et chaque salle a son escalier 
particulier et sa salle de réunion pour les convalescents. 
Des galeries formant terrasses seront ouvertes à ceux-ci 
afin qu'ils puissent respirer le grand air sans descendre. 

Les étages supérieurs sont munis de monte-charges 



— 293 — 

qui permettront d'élever les malades couchés et les 
approvisionnements. 

Le nombre des lits s'élèvera au chiffre de 560, répar- 
tis dans 20 salles et dans 70 chambres. 

Un service supplémentaire de 192 lits, pouvant être 
utilisés dans des circonstances exceptionnelles, sera installé 
dans les combles. 

A droite et à gauche des quatre grands bâtiments dont 
il vient d'être parlé, deux constructions spéciales seront 
élevées pour le service des accouchements et pour le trai- 
tement des maladies contagieuses. 

La chapelle sera placée dans l'axe de la cour princi- 
pale. Le bâtiment d'administration aura deux étages avec 
combles. Le chauffage s'effectuera au moyen de la vapeur 
et d'une circulation d'eau chaude installée dans les sous- 
sols. La dépense totale des travaux s'élèvera à environ 
9,326,015 francs. 



N° 752 du Catalogue français 

HOPITAL MARITIME DE BERCK- SUR-MER 

(Pas-de-Calais). 
PLANS, DESSINS. 

MM. Lavezzaiu (Emile), $, architecte; 
Faure , Inspecteur. 

Sytème hydraulique. 

M. Ser, #, Ingénieur de l'administration de l'Assistance publique, 

professeur à l'École centrale des arts et manufactures. 

L'hôpital de Berck, construit sur le bord de la mer, est 
desservi par la gare de Montreuil-Verton (à 32 kilomètres 
de Boulogne-sur-Mer). Cet établissement est consacré au 



■P 



— 294 — 

traitement des enfants atteints de certaines variétés de la 
scrofule. 

La forme générale des constructions est celle d'un 
parallélogramme ouvert du côté de la mer. 

Les travaux, commencés en 1867, ont été terminés en 
1869. 

La dépense totale s'est élevée à 3,235,130 francs. 



N° 753 du Catalogue français 

ASILE D'ALIÉNÉS DE VAUCLUSE 

PLANS, DESSINS 

M Lebouteux (Denis), architecte, prix de Rome; 
M. Maréchal (Henri), Inspecteur. 

L'asile d'aliénés de Vaucluse, situé dans le départe- 
ment de Seine-et-Oise, à 25 kilomètres de Paris, s'élève 
en amphithéâtre sur la pente d'un coteau dominant le 
vallon de l'Orge, lequel est traversé par la ligne de Paris 
à Orléans. 

Il comprend plusieurs groupes de bâtiments , renfer- 
mant des lits pour 600 aliénés indigents, — 300 hommes 
et 300 femmes, — des bâtiments pour l'administration, 
les services généraux, des bains, une chapelle, des 
ateliers, etc., etc. 

Les constructions sont disposées par pavillons séparés, 
avec préaux et cours; des galeries couvertes donnent 
accès à toutes les parties de l'asile ; l'ensemble de l'édifice 
présente une surface d'environ 58,000 mètres. 

Les clôtures sont faites de façon à laisser aux malades 
la vue entière de la campagne et des sites environnants, 



— 293 — 
afin de leur enlever, autant que possible, l'idée qu'ils 
sont emprisonnés. Les préaux et les cours sont plantés 
d'arbres, de fleurs et de gazons. 

Le régime des aliénés est le régime en commun, par 
quartiers de 50 malades, avec dortoirs de 12 à 16 lits et 
quelques chambres séparées. 

Tous les bâtiments, chauffés, ventilés, éclairés par le 
gaz que fournit une petite usine spéciale à l'asile , sont 
abondamment pourvus, au moyen d'une machine à va- 
peur, d'eau prise dans la rivière, qui passe au fond du 
vallon. Enfin, un réseau complet dégoûts débarrasse 
l'asile de toutes ses eaux vannes. 

L'asile de Vaucluse a été construit en quatre ans et 
demi (de 1865 à 1869). 

La dépense totale s'est élevée à la somme de 3,668,674 
francs 20 c. 



N° 754 du Catalogue français 

HOSPICE DES INCURABLES 

(A IVRY, PRÈS PARIS) 
PLANS, DESSINS 

M. Labrouste (Théodore), 0. #, membre de l'Institut, architecte, 
prix de Rome. 

M. Billon, Inspecteur. 

M. Ser, $, Ingénieur de l'administration de l'Assistance publique, 

professeur à l'École centrale des arts et manufactures. 

M. Lelaurien, Inspecteur. 

La translation et la réunion des deux hospices d'incu- 
rables de Paris dans le grand établissement d'Ivry, a per- 
mis de concentrer les deux services en dehors de la ville, 



m 



— 296 — 
dans d'excellentes conditions hygiéniques et avec une 
notable économie dans les frais généraux. 

Les deux anciens hospices ne contenaient que 1,179 lits. 
Le nouvel établissement, construit sur des terrains appar- 
tenant à l'Administration et faisant partie de la commune 
d'Ivry, en contient 2,029. 

La superficie occupée est de 176,000 mètres; les con- 
structions couvrent une surface de 23,664 mètres. 

L'ensemble des bâtiments, réunis par une galerie, se 
divise en trois corps principaux. 

Les services généraux sont groupés de façon à desservir 
en même temps le quartier des femmes et celui des hom- 
mes. Ces deux quartiers, parfaitement symétriques, con- 
stituent ainsi deux hospices tout à fait distincts. 

Les constructions affectées aux vieillards ont trois étages. 

Les salles sont chauffées au moyen de l'air chaud. La 
cuisine se fait par la vapeur et la rôtisserie par le gaz. 

Les travaux ont été terminés en 1869. 

La dépense totale atteindra un chiffre d'environ 8 mil- 
lions 800 mille francs. 



N" 755 du Catalogue français 

ASILE D'ALIÉNÉS DE SAINTE-AiYNE 

DESSINS 
M. Questel, O. *, architecte, membre de l'Institut. 

L'asile d'aliénés de Sainte-Anne a été construit dans 
l'un des quartiers sud de Paris, près le boulevard Saint- 
Jacques. 

Ce vaste établissement occupe un terrain en forme de 



— 297 — 
quadrilatère à peu près régulier, entouré par quatre rues 
et occupant une surface d'environ 13 hectares 30 ares. 

Les terrains sur lesquels l'asile a été élevé composaient 
en partie l'ancienne ferme Sainte-Anne, dont la création 
remontait à l'époque de Henri IV. 

Les bâtiments du nouvel asile, commencés en 1803, ont 
été achevés en 1867; leur aspect général est d'une 
grande simplicité. La pierre n'a été employée que dans les 
soubassements, les angles et les bandeaux des façades ; 
tout le reste est en moellon piqué, les combles ont leurs ' 
chevrons apparents, ils sont recouverts de tuiles Muller. 
L'asile peut contenir 600 aliénés, tant hommes que 
femmes, sans compter 40 autres malades des deux sexes 
placés dans le quartier d'admission ; en tout 640 malades. 
La dépense totale s'est élevée au chiffre de 5,369,604 
Irancs, y compris les travaux de consolidation exécutés 
dans les carrières et qui ont coûté près de 700,000 francs. 



N° 756 du Catalogue français 



ASILE DE VILLE-EVRARD 

DESSINS 
Feu M. Lequeux, architecte en chef du département de la Seine. 

L'asile de Ville-Evrard (département de Seine-et-Oise) 
est situé entre la Marne et la route nationale n" 34 de 
Paris à Strasbourg, à H kilomètres de Paris. 

Le classement des aliénés, leur régime, le nombre des 
lits, les agencements administratifs, sont les mêmes qu'à 
l'asile de Vaucluse. 



— 298 — 

Les bâtiments sont séparés les uns des autres, reliés 
par des galeries, et entourés de préaux et de vastes cours 
d'isolement plantés en jardins. L'ensemble présente une 
surface de 59,500 mètres. 

L'éclairage, la distribution des eaux, l'évacuation des 
eaux vannes se font comme à Vaucluse. C'est l'eau de la 
Marne qui alimente l'asile. 

Les travaux ont duré quatre ans et demi, de 1864 à 
1869. 

La dépense totale s'est élevée à la somme de 3,194,931 
francs. 



ASSISTANCE PUBLIQUE 



(SUITE) 



RENSEIGNEMENTS COMPLÉMENTAIRES 



NOTICES SUR DIVERS ÉDIFICES HOSPITALIERS DONT LES PLANS 
NE SONT PAS EXPOSÉS 






301 



ADMINISTRATION CENTRALE 

DE L'ASSISTANCE PURLIQUE 

Les bureaux administratifs de l'Assistance publique qui 
occupaient, sur le Parvis-Notre-Dame, le bâtiment dit de 
Saint-Christophe, ont été transférés, en 1858, dans un 
bâtiment spécial construit sur la place de l'Hôtel-de-Ville. 
Ce déplacement était nécessité par les projets de voirie 
alors adoptés par le Conseil municipal. Les constructions, 
commencées en 1856, sous la direction de M. Véra, ont 
été achevées en deux années. 

La dépense s'est élevée à 2,217,931 fr. 72 c. 

MAGASIN CENTRAL 



Cet édifice est affecté à l'emmagasinement de tous les 
approvisionnements nécessaires au service matériel de 
l'Assistance publique. Il centralise les matières premières ; 
les objets de coucher, de linge et d'habillement en 
usage dans les divers établissements hospitaliers y' sont 
confectionnés sur place dans de bonnes conditions d'éco- 
nomie et de fabrication. 

Le Magasin central, construit sous la direction de 
M, Ponthieu, occupe une superficie d'environ 13,000 
mètres. Il a la forme d'un parallélogramme. Les bâtiments 
de façade sont occupés par les bureaux, le dépôt des 
ventes et par un atelier spécial. Les magasins et les 
autres ateliers sont installés dans les rez-de-chaussées et 
aux deux étages des constructions situées sur la cour 
intérieure. 
La dépense s'est élevée à 1,870,177 francs. 



— 302 — 

NOUVEL HOTEL-DIEU 

L'état de vétusté de l'ancien Hôtel-Dieu ayant nécessité 
sa reconstruction, l'administration de l'Assistance publique 
a décidé que cette reconstruction aurait lieu dans de plus 
vastes proportions et sur un autre emplacement également 
situé dans la Cité et délimité par la place du Parvis-Notre- 
Dame, la rue d'Arcole, le quai Napoléon et la rue de la Cité. 
Le nouvel édifice, orienté du nord au midi, fait face 
aux doux bras de la rivière. - 11 occupe une superficie 
d'environ 22,000 mètres. 

L'entrée principale est située sur la place du Parvis ; les 
bâtiments en façade sont affectés aux services adminis- 
tratifs et au logement du personnel. — L'hôpital propre- 
ment dit se subdivise en trois groupes de constructions 
disposés autour d'une cour centrale. 

Un double bâtiment longitudinal, auquel se rattachent 
des pavillons transversaux (trois à droite et trois à gau- 
che), s'étend sur toute la longueur de cette cour. 

La façade, sur le quai Napoléon, est affectée aux ser- 
vices funéraires, à la communauté et à la chapelle. — Les 
cuisines, la pharmacie, les bains, la buanderie, les réfec- 
toires du personnel et les magasins, seront placés dans 
les sous-sols. 

On ne peut, quant à présent, déterminer le chiffre de 
la dépense totale; mais il y a lieu de penser qu'en de- 
hors des frais d'expropriation, qui ont atteint 18,000,000 
les devis primitifs et les devis supplémentaires, fixés à 
20,000,000 environ, seront suffisants. 

D'ailleurs, les dispositions générales du futur Hôtel- 
Dieu sont, en ce moment, l'objet de modifications qui 
doivent en changer toute l'économie. 

Les travaux sont dirigés par M. Diet, auteur du projet. 



— 303 — 

HOPITAL LARIBOISIÈRE 

L'hôpital Lariboisière occupe, dans l'ancien clos Saint- 
Lazare, un périmètre de 51,872 mètres. 

L'ensemble des constructions se compose de six pavil- 
lons à deux étages pouvant contenir 606 lits. 

Ces pavillons, formant deux lignes parallèles, sont 
séparés par des préaux. 

Une vaste cour occupe le centre de l'édifice. — Tous 
les services communiquent entre eux au moyen d'une 
galerie vitrée qui peut servir de promenoir. 

Les bureaux, le personnel administratif, les salles de 
consultation, la cuisine et la pharmacie, les dortoirs des 
gens de service, sont installés dans les bâtiments de façade. 
La chapelle fait face à la grande cour. 
A droite et à gauche de cette chapelle sont disposés 
les locaux consacrés aux bains, à la lingerie, à la buan- 
derie, au dortoir des filles de service et aux deux amphi- 
théâtres. 

Le stuc remplace la peinture dans les pavillons de 
malades et dans les bâtiments affectés aux services géné- 
raux. 

Les systèmes de MM. Thomas, de M. Laurens pour 
la ventilation, combinés avec les systèmes Grouvelle et 
Duvoir-Leblanc pour le chauffage, ont été appliqués. 
Les appareils servent à la fois au chauffage et à la 
ventilation des salles, des chambres, des réfectoires, au 
service des fourneaux d'office, à la distribution d'eau 
chaude, au chauffage des bains, de la buanderie, à l'aéra- 
tion des fosses et à la mise en mouvement de la pompe 
hydraulique. 

La dépense totale, y compris le prix des terrains, s'est 
élevée à 10,445,146 fr. 06 c. 



■ 



— 304 — 

MAISON MUNICIPALE DE SANTÉ 

La Maison municipale a été fondée, en 1802, par le Con- 
seil général des Hospices, et installée d'abord dans le 
faubourg Saint-Martin. Elle fut ensuite transférée, en 4816, 
dans les bâtiments d'une ancienne communauté, située 
dans la rue du Faubourg-Saint-Denis. 

Le percement des grands boulevards de Strasbourg et 
de Magenta, en 1853, a nécessité sa réinstallation définitive 
sur l'emplacement actuel contigu au chemin de fer de l'Est, 
et d'une superficie de 12,602 m ,55. 

Les travaux ont été dirigés par M. Labrouste, membre 
de l'institut, architecte en chef de l'Assistance publique. 

Le service administratif, les bureaux, les logements, les 
salles de consultations , les dortoirs des serviteurs , sont 
installés dans le corps de bâtiment en façade. 

Les locaux affectés aux malades sont situés en arrière et 
séparés par la cour principale, de chaque côté de laquelle 
s'élèvent les services généraux. 

L'organisation des bains a reçu un développement con- 
sidérable. 

Les bâtiments des malades ont deux étages sur rez-de- 
chaussée. Ces rez-de-chaussée contiennent les appartements 
réservés. Les chambres particulières , à un ou deux lits, 
occupent le premier étage. Les chambres communes, à 
trois, quatre et six lits, sont situées au second étage. 

Les travaux ont duré un peu moins de deux années. 

La dépense totale s'élève à 3,915,312 francs. 

HOSPICE DES MÉNAGES 

L'ancien Hospice des Ménages, fondé en lô'o7 sous le 
nom de Petites-Maisons, abritait à la fois des aliénés, des 
enfants et des vieillards infirmes. 



— 30o — 
En 1801, l'administration des Hospices de Paris ayant 
centralisé la direction deïHôtel-Dien, de ses dépendances, 
de la Charité et de ses annexes, de l'Hôpital général et 
des Incurables, décida que l'Hospice des Ménages serait 
désormais affecté spécialement aux époux en ménage et 
aux personnes veuves. 

Mais au moment de l'agrandissement de Paris et de 
l'annexion des communes suburbaines, cet établissement 
fut transféré dans les environs de Paris, sur un emplace- 
ment faisant partie du domaine hospitalier et situé sur le 
territoire de la commune d'Issy. 

Ce terrain présente, dans son ensemble, une superficie 
de plus de 60,000 mètres. 
Le nouvel édifice y occupe une position très-favorable 
La façade se compose de trois corps de bâtiment consa- 
cres aux services administratifs et d'où la vue s'étend 
jusqu aux coteaux de Saint-Cloud. 

Les constructions forment, en arrière de cette façade 
deux grands parallélogrammes séparés par une cour rec- 
tangulaire au centre de laquelle s'élève la chapelle. 

Cette cour centrale occupe une superficie de 8 500 
mètres. 

Des galeries couvertes facilitent de toutes parts les 
communications. 

L'Hospice des Ménages contient 1,387 lits. 

L'Hospice Devillas, dont l'installation dans l'intérieur de 
Par.s était toute provisoire, sera réédifié sur le même em 
placement, et les services généraux seront communs aux 
deux établissements. 

Les travaux ont duré trois ans, et la dépense totale s'est 
élevée a 5,414,208 francs. 



20 






306 - 



MAISON SAINTE-PÉRINE 

Cet établissement, autrefois installé rue de Chaillot, est 
destiné à venir en aide, sur la fin de leur carrière, à 
d'anciens fonctionnaires et à leurs veuves, ou à des per- 
sonnes qui, après avoir connu l'aisance, perdent leur 
position précédente. 

Par suite du percement de deux nouveaux boulevards, 
la Maison de Sainte-Périne a été transférée dans une 
vaste propriété située à Auteuil. Les bâtiments actuels 
sont situés au point culminant d'un parc qui ne mesure 
pas moins de 79,000 mètres. M. Ponthieu, auteur des 
plans et chargé des travaux, a adopté le système des 
pavillons isolés. 

Par suite, l'ensemble des bâtiments se compose, sur le 
parc, d'une ligne de constructions séparées, di-posées des 
deux côtés de la cour principale et reliées entre elles par 
des gai. ries couvertes. 

L'ensemble des dépenses peut être évalué à 2,414,303 
francs. 






FONDATION CHARDON -LAGACHE 



Cette maison de retraite, fondée par M. et M me Chardon- 
Lagache, est destinée à recevoir des époux en ménage, 
des veufs ou veuves, et des célibataires, moyennant le 
paiement d'une pension. 

La construction, commencée en 1864, a été terminée en 
4865, sous la direction de M. Véra. Les bâtiments, bien 
exposés, bien aérés, ne laissent rien à désirer sous le 
rapport des aménagements intérieurs. Les fondateurs ont 



— 307 — 
déjà fait exécuter certaines modifications dans les services; 
de nouveaux bâtiments ont été élevés pour augmenter le 
nombre des pensionnaires. 

La construction seule a coûté 1,030,065 francs. 

Cette somme a été intégralement soldée par les fonda- 
teurs, ainsi que toutes les dépenses de premier établisse- 
ment. 



DIRECTION 



EAUX ET ÉGOUTS 



M. BELGRAND, C. & 

Inspecteur général des Ponts et Chaussées, 
membre de l'Institut, Directeur. 

DIPLOME D'HONNEUR (VIENNE 1873) 



LES EAUX. 

Renseignements généra ux. 

CONDUITES D'EAU DE LA VILLE DE PARIS. 

La longueur des rues de Paris est de 865,863 mètres ; celle 
des conduites d'eau est bien plus grande, parce que, dans 
le système adopté, les eaux du service privé sont complè- 
tement séparées de celles du service public. La longueur 
des conduites d'eau devrait donc être deux fois plus 
grande que celle des rues. Il n'en est pas ainsi, parce que 
la séparation des deux services n'est pas encore complète- 
ment effectuée. 

En réalité, au 1 er janvier 1874, la longueur des conduites 
publiques dans Paris, non compris celles des parcs et 
des squares, était de 1,431,000 mètres. Cette longueur 
se décompose ainsi : 

En béton : 

Conduite forcée de l m ,30 de diamètre 1.350 m . 

Conduites en fontes 1 .359.630 

— en tôle bitumé j 63.000 

— en plomb 3.000 

Petite canalisation en plomb 4.000 

Total (1) _j . 43 1 ■000-» . 

Le volume d'eau que le service tient dans ces conduites 
à la disposition des consommateurs peut s'évaluer ainsi en 
mètres cubes par vingt-quatre heures : 

(1) Cette longueur est certainement trop grande; elle résulte de l'addition 

des longueurs de conduites posées chaque année; mais il est probable que 
l'on n'a pas retranché exactement les longueurs de conduites abandonnées 
en terre et aujourd'hui sans usage. La vérification des longueurs réelles se 
fait en ce moment. 






— 314 — 
/ Provenant de la rivière 

I d'Ourcq 105.000 mc 

Eau du canal J De la Marne relevée dans 

de l'Ourcq ] le canal par les usines 

f deTrilbardouetd'Isles- 

\ les-Meldeuses .... 80.000 

Eau de Seine relevée par les douze machines 

à vapeur de Poit-à-l'Anglais, Maisons-Alfort, 

Austerlitz, Chaillot, Auteuil et Saint-Ouen. . 88.000 

Eau de la Marne montée par les machines 
de Saint-Maur 43 qqq 

Volume total de l'eau de rivière 316.000 m = 

Eau des puits artésiens 6.000 6.000 

Eaux de sources. 

Eau d'Arcueil -1.000 

— de la Dhuis 20.000 

— de la source de Saint-Maur, 
relevée par les machines de Saint- 

Maur 12.000 

Volume total des eaux de source 33.000 33.000 

Total général 355.000 mc 

Les machines de Trilbardou et d'Isles-Ies-Meldeuses, 
qui relèvent l'eau de la Marne pour compléter l'alimenta- 
tion du canal de l'Ourcq, ne travaillent que dans les saisons 
sèches. Le canal est suffisamment alimenté dans les sai- 
sons humides. Pour relever 88,000 mètres cubes d'eau de 
Seine, il faut que les douze machines à vapeur marchent 
ensemble. 






— 313 — 

Le maximum d'eau de Seine montée en vingt-quatre 
heures a été, pour l'année 1873, de 85,000 mètres cubes. 

En comptant seulement le maximum d'eau élevée par 
les machines en 1873, on trouve que le volume que le 
service tient à la disposition des usagers, est de 352,000 
mètres cubes. 

Lorsque les dérivations de la Dhuis et de la Vanne seront 
au complet, le disponible s'élèvera à 462,000 mètres cubes. 

La quantité d'eau consommée est très-inférieure à ce 
volume. 

En voici le résumé, mois par mois, pour l'année 1873 : 

CONSOMMATION EN 24 HEURES 
1" QDINZ.I1NE. 2 e Q UINZAINE. 

Janvier ..'... 213. 000 mc 210.000 mc 

Février 219.000 226.000 

Mars 225.000 232.000 

Avril 236.000 244.000 

Mai 238.000 247.000 

Juin 251.000 260.000 

Juillet 272.000 272.000 

Août 260.000 258.000 

Septembre .... 253.000 245.000 

Octobre 239.000 239.000 

Novembre .... 230.000 231.000 

Décembre .... 218.000 238.000 
On doit faire remarquer, d'ailleurs, que la consommation 
est réglée par les usagers eux-mêmes et non par le service 
des eaux, qui tient toujours à leur disposition le volume 
maximum. 

La distribution est faite par: 
59 Fontaines monumentales ; 
224 Bornes à repoussoir; 
33 Fontaines de puisage ; 









— 310 — 

26 Fontaines marchandes d'eau filtrée ; 
556 Bornes-fontaines; 
4,500 Bouches sous trottoir; 

240 Bouches pour remplir les tonneaux d'arrosement; 
-VJUO Bouches d'arrosage à la lance; 
80 Bouches d'incendie ; 
155 Bureaux de stationnement ; 
681 Effets d'eau d'urinoirs ; 
152 Établissements de l'État ; 
" — du Département; 

83 ~ d e l'Assistance publique ; 

49 Édifices religieux ; 
247 Écoles et collèges ; 

167 Établissements municipaux divers ; 
3 Grauds parcs (Bois de Boulogne,' de Vincennes 
Champs-Elysées) ; 

50 Squares; 

38,000 Abonnements du service privé (1). 

Les eaux des sources sont exclusivement destinées au 
service privé. Néanmoins, les abonnés peuvent choisir si 
cela leur convient, l'autre espèce d'eau qui circule dans les 
rues. L'eau de source arrive partout aux étages supérieurs 
des maisons. 

Ces eaux sont recueillies dans les H grands réservoirs 
de Mémlmontant, Passy, Belleville, Charonne, parc des 
Buttes-Chauniont, Monceau, Gentillv, Panthéon, Saint- 
\ictor, Racine, Vaugirard, et dans les cuvettes de distri- 
bution du cimetière de Passy, de Montmartre et du château 
de Montmartre. 



(1) Ce nombre paraîtrait petit, comparé à celui des abonnements de 
Londres qu. dépasse 500,000, si l'on ne savait que les maisons de Paris sont 
tiès-grandes et qu ellas sont au nombre de 70,000 seulement. 






— 317 — 

La capacité de ces réservoirs est de . . . 231.000 mc . 

Les dessins du plus grand de ces bassins, le réservoir 
de Ménilmontant, sont exposés à Londres. Le réservoir de 
Montrouge, qui recevra les eaux de la Vanne, est en 
construction. Sa capacité est plus grande que celle du 
réservoir de Ménilmontant, elle est de . . . 305.000 mc . 



RÉSERVOIR DE MÉNILMONTANT 

Ce réservoir est à deux étages. — Les deux bassins 
inférieurs, d'une capacité de 28,500 mo , reçoivent les eaux 
de la Marne, relevées par les machines de Saint-Maur; le 
trop-plein est à l'altitude 100. Les deux bassins supé- 
rieurs, d'une capacité de J00,000 mr , reçoivent les eaux de 
la Dhuis et de la source de Saint-Maur. Leur trop-plein 
est à l'altitude -108 mètres. 

Les deux étages sont séparés par des voûtes d'arête de 
m .35 d'épaisseur, en meulière et mortier de ciment de 
Passy. 

Les bassins supérieurs portent une couverture légère 
formée de voûtes d'arête de 6 mètres d'ouverture et de 
m ,07 d'épaisseur. Ces voûtes sont couvertes d'une couche 
de terre gazonnée de m ,40 d'épaisseur. 

La surface utile du réservoir est de 2 hectares. Il a 
coûté, en chiffres ronds, 4,030,000 francs, y compris 
380,000 francs pour acquisition de terrain. Sa capacité 
utile étant de 128,000 mètres, le prix du mètre cube de 
capacité est de 28 francs. 

Trois usines hydrauliques : Saint-Maur, Trilbardou et 
Isles-les-Meldeuses, relèvent les eaux de la Marne. Voici 
des renseignements sur les deux plus remarquables de ces 
appareils, celui de Saint-Maur et celui de Trilbardou, dont 
les modèles sont exposés cette année à Londres. 









~ 318 — 

USINE DE SAINT-MAUR 

Cette grande usine se compose de quatre roues turbines 
du système Girard et de 120 chevaux cha- 
cune, soit en tout de m chevaux 

et de trois turbines, système Fourneyron, 
de 100 chevaux chacune, soit ensemble 



300 



Total de la force hydraulique. 
On y ajoute en ce moment deux machi- 
nes à vapeur de 1S0 chevaux chacune. 

Force totale de l'usine. 



780 chevaux 

300 — 
TÔ80d^ux 



Le force motrice est due à l'eau de la Marne et à la 
chute du canal de Saint-Maur. La Marne contourne le 
promontoire connu sous le nom de Boucle-de-Marne, et 
après un trajet de 13,000 mètres revient sur elle-même 
passer à un kilomètre environ de son point de départ. Le 
canal de Saint-Maur coupe l'isthme à son point le plus étroit 
par un court souterrain. Pour ne point nuire à la navi- 
gation, la ville a creusé un second souterrain qui conduit 
l'eau à son usine. Les travaux, commencés en 18G4, ont 
été terminés en 18GÔ'. La chute qu'on gagne ainsi est 
de 5'MO environ en très-basses eaux ; elle est en moyenne 
de 4 mètres. 

Deux des roues du système Girard sont employées à 
monter 12,000 mètres cubes d'eau par vingt-quatre heures, 
puisés dans une source découverte à Saint-Maur par M. le 
directeur Belgrand. Le puisage est fait à l'altitude 28, et 
l'eau est élevée à l'altidude 108 dans le réservoir de la 
Dhuis à Ménilmontant, soit à 80 mètres de hauteur. 
Les deux autres roues et deux des turbines puisent 



— 319 — 
28,000 mètres cubes d'eau de la Marne à l'altitude 34 et 
les refoulent à l'altitude 100, soit à 66 mètres de hauteur, 
dans les bassins inférieurs de Méuilmontant. Enfin, l'une 
des turbines prend 12 à 15,000 mètres cubes d'eau à 
l'altitude 34 et les élève à l'altitude 72, soit à 38 mètres 
dans le lac de Gravelle qui sert à la distribution du bois 
de Vincennes. 

Lorsque toutes les machines marchent, le volume d'eau 
monté en vingt-quatre heures par l'usine de Saint-Maur 
est donc de 52 à 55,000 mètres cubes. 

En 1873, le volume d'eau maximum a été 
monté en mai et s'est élevé à. ...... 51.075 mc . 

Le minimum a eu lieu après le chômage de la Marne 
pendant le remplissage des biefs, au mois d'août, et ne 

s'est élevé qu'à 27.216 mc . 

C'est pour parer à cette faiblesse du service, qui a tou- 
jours lieu au moment où l'eau est le plus nécessaire, 
c'est à-dire pendant les grandes chaleurs, qu'on con- 
struit en ce moment les deux machines à vapeur de 150 
chevaux . 



USINE DE TRILBARDOU 

Depuis 1857, toute la partie de la France, située au 
nord du plateau central, a souffert d'une sécheresse dont 
on ne trouve aucun exemple dans les xvn e et xvm e siècles 
et très-probablement en remontant dans les siècles anté- 
rieurs jusqu'au xv c . 11 est résulté de ces sécheresses, que 
non-seulement la navigation des canaux Saint-Denis et 
Saint-Martin, alimentés par les eaux du canal de l'Ourcq, 
était arrêtée pendant les mois chauds, mais encore que la 
Ville ne pouvait tirer de ce dernier canal les 105,000 
mètres cubes qu'elle a le droit d'y puiser tous les jours. 



— 320 — 
En réalité, ce puisage est tombé, dans certains mois, au- 
dessous de 80,000 mètres cube. 

Par suite, l'État a autorisé la Ville de Paris à puiser 
dans la Marne 500 litres d'eau par seconde au moulin de 
Trilbardou devenu sa propriété, et un pareil volume de 
500 litres au barrage d'Isles-les-Meldeuses, construit pour 
la navigation, et dont la chute a été mise à la disposi- 
tion du service des Eaux. 

L'usine de Trilbardou a été achevée entièrement et 
mise en service le 19 avril 1868; celle dTsles-les-Mel- 
deuses le 3 juillet de la même année. 
^ Ces usines ne travaillent que pendant les basses eaux 
d'été, lorsque l'alimentation du canal de l'Ourcq est insuf- 
fisante. 

On a exposé à Londres le modèle de la roue principale 
de Trilbardou. C'est une roue de côté du système Sage- 
bien. Son diamètre est de 11^,04; sa largeur en couronne 
de 5°\96: La chute varie de m ,40 à 1™,20. La roue peut 
absorber de 500 à 1,100 litres d'eau par seconde et par 
mètre de couronne. Elle fait un tour et demi par minute. 
Elle élève l'eau à 15 mètres environ et peut en monter 
28,000 mètres cubes par jour. Son rendement en eau mon- 
tée, lorsque la chute est bonne, est égal aux 70 centièmes 
de la puissance théorique de cette chute. C'est certaine- 
ment le meilleur moteur que la Ville possède. 

Il paraît inutile de décrire les autres établissements qui 
élèvent l'eau distribuée ■ dans Paris. Ces établissements 
sont pourvus de machines à vapeur et de pompes dont 
les types sont connus. 

DISTRIBUTION DE L'EAU 

Le service public et le service privé ne seront jamais 
complètement séparés, même lorsqu'il y aura deux con- 



„ — 321 — • 

duites dans toutes les rues. En effet, il a été décidé que 

es abonnés conserveraient toujours le droit de prendre 

eup eau dans la conduite du service public, lorsque cela 

eux -conviendrait mieux. Ainsi, dès cette année, ['eau de 

la Vanne destinée au service privé circulera dans les 

quarhers bas et moyens , à côté de l'eau de l'Ourcq 

destinée au service public. ' 

Les abonnés pourront, si cela leur convient, prendre 

eau de 1 Ourcq qui se vend 60 francs le mètre cube d» 

ae feeme, Ji20 francs le mètre cube 

Les abonnés et les agents du service public puisant sur 
les mêmes conduites, il est absolument im poss mI de dire 
avecpréc 1SI on quel est le volume d'eau affecté à chacûa 

des deux grands embranchements de la distribution 
service public et le service privé. ' 

Voici les indications qui peuvent être données sur ce 
point intéressant: sur ce 

Le nombre des maisons de Paris est de 70 000 Au 

taux ae la ville se décomposait ainsi : 



NATURE DE L'EAU 



Eau de l'Ourcq . 

Eau de Seine et autres. 



NOMBRE TOTir 
NOMBRE d e " 

I MÉTRÉS (L lins 
D ABONNEMENTsI P ar i" ul ' 

d après les polites 



15.706 
22.183 




PRODUIT AWllEL 

EN ARGENT 

au l ,r janvier 1873 



30.822 
37.848 



2.042.4S6'20 

3.871.092 G3 



— 322 — 

11 faut ajouter au produit en argent les recettes des 
fontaines marchandes et quelques accessoires. 

La liquidation de 1873 s'est élevée à 6,358,398 fr. 41 c. 

La consommation journalière dépasse de beaucoup 
74,670 mètres cubes d'eau, surtout pendant l'été, parce 
que les eaux de l'Ourcq et une partie des autres eaux Font 
distribuées à robinet libre, et qu'il y a un gaspillage 
énorme dont la salubrité de la ville profite. 

Ainsi, pendant le siège de Paris, Je canal de l'Ourcq et 
l'aqueduc de la Dhuis ayant été coupés, tous les services 
se rattachant à la voie publique furent suspendus. L'eau 
restant disponible fut réservée pour les besoins des habi- 
tants, abonnés ou non, et pour les établissements hospi- 
taliers, pour ceux de la ville, du département et de 
l'État. La consommation s'éleva aux chiffres suivants : 

Fin de septembre 116.000 mc 

128 + 136 
Octobre 132.000 

2 

120 -f 123 
Novembre . . . . . 122 000 

2 

116 -f 106 
Décembre . . . . \\\ 000 

2 

84 + 91 
Janvier .... 88.000 

2 

Si l'on retranche 10 à 12,000 mètres cubes pour les 
établissements publics, il reste, en octobre, environ 
120,000 mètres cubes pour la consommation privée, et 
qu'on le remarque bien, octobre est un mois de petite 
consommation. 

En résumé, le volume d'eau distribué à Paris est réparti 



- 323 — 

aujourd'hui d'une manière à peu près égale entre les 
services se rattachant à la voie publique et les services 
intérieurs comprenant les maisons abonnées et les établis- 
sements de l'État et de la Ville. 
Les abonnements aux eaux de la Ville sont ainsi réglés : 



PETITS ABONNEMENTS. 



QUANTITÉ JOURNALIÈRE D'EAU FOURNIE 


PRIX PAR AN 


EAU ITOURCQ 


EAU DE SEINE 

et antres. 


De 1 à 150 litres . . . 


00 
50 
40 


60' 

100 
120 
100 

81) 


De ISO à 500 litres 


De 1 à 5 mètres cubes . . 
De S à 10 mètres cubes. . 
De 10 à 20 mètres cubes 



GRANDS ABONNEMENTS 

TELS QUE CEUX DES CHEMINS DE EER. LE PRIX DE 

L'EAU DE SEINE EST AINSI FIXÉ : 



VOLUMES D'EAU FOURNIS PAR JOUR 



Pour 100 mètres cubes jusqu'à 200 

(Ce prix décroit de 2 francs par mètre cube pour 

chaque accroissement de 50 mètres cubes jusqu'à 

700 mètres cubes.) 
Pour 700 mètres cubes le prix est de .... 

Au-dessus de 700 mètres cubes, le prix de l'eau reste invariable, 
parce que ce prix est de 11 centimes par mètre cube, ce qui 
représente, à 2 centimes près, les dépenses de la Ville. 



PRIX l'ÀR AN 

pour chaque 

mètre cube 
fourni par jour 



GO francs. 



40 — 






- 324 



AQUEDUCS DE DERIVATION D'EAUX 
DE SOURCES 



M 



L'altération progressive des eaux de la Seine par les 
déjections de l'industrie et de la population, décida l'ad- 
ministration municipale à dériver un volume d'eau de 
sources suffisant pour subvenir à tous les besoins de la 
population. L'entreprise était difficile, car le bassin de la 
Seine, entre la mer et le pied de la chaîne de la Côte-d'Or, 
est un vaste plateau dont l'altitude dépasse de bien peu 
celle des points culminants de la Ville, Belleville et Mont- 
martre. Les sources de tout le bassin de la Seine furent 
explorées, et on constata, après de longues études, les faits 
suivants. Paris est entouré d'une lentille de gypse qui 
altère la qualité de toutes les sources importantes, entre 
les limites de la Normandie, de la Champagne et de la 
Beauce. C'est au delà de ces trois limites qu'il fallait trouver 
des eaux de sources assez abondantes pour alimenter le 
service privé de Paris, assez élevées pour atteindre les 
points culminants de la Ville et aussi peu chargées de sels 
terreux que les eaux de la Seine. 

Les belles sources de la Beauce et de la Normandie 
furent écartées, soit parce que leur altitude est trop basse, 
soit parce que leur dérivation présente d'énormes difficul- 
tés, soit parce que les usines qu'elles font marcher sont si 
nombreuses et si importantes qu'il était difficile de les 
exproprier. 

C'est donc en Champagne qu'on chercha et qu'on trouva 
les sources nécessaires. L'opération fut scindée en deux. 
Le volume d'eau nécessaire à l'alimentation des quartiers 



— 325 — 

hauts de la rive droite, évalué à 40,000 mètres cubes par 
vingt-quatre heures, provient des sources d'un affluent de 
la Marne, le Surmelin; la Ville possède les principales 
sources de cette rivière, notamment la Dhuis, qui a donné 
son nom à l'aqueduc de dérivation. Les eaux de la Dhuis 
sont distribuées à Paris depuis 1865. On n'a rien exposé 
à Londres qui se rattache à ce grand travail, si ce n'est le 
plan du réservoir de Ménilmontant, dont il a été ques- 
tion ci-dessus. 

On se bornera à faire connaître ici que la longueur de 
l'aqueduc se décompose ainsi : 

Parties voûtées dans des tranchées à ciel 

ouvert 100.822 m 

Parties en souterrains 12.928 

Siphons pour traverser les vallées .... 17.130 

Longueur totale 130.880 m 

L'aqueduc a 1"\76 de hauteur sous clef et l m ,40 de 
largeur aux naissances de la voûte. Les siphons sont for- 
més de tuyaux en fonte de 1 mètre de diamètre. 
La source de la Dhuis est à l'altitude. . . . ISS" 
L'eau arrive au réservoir de Ménilmontant 
à l'altitude 408 



La pente totale de l'aqueduc est donc ... 20 m 
La charge des siphons est de m ,5o par kilomètre; la 
pente de l'aqueduc maçonné, de m ,10 par kilomètre. 

AQUEDUC DE DÉRIVATION DES SOURCES 
DE LA VALLÉE DE LA VANNE 

L'eau de ces sources est destinée à alimenter les mai- 
sons des quartiers bas et moyens. 






H 



I 



— 326 — 

Le débit de l'aqueduc en basses eaux sera de 90,000 
mètres cubes. 

Le débit moyen, de 100,000 mètres cubes par vingt- 
quatre heures. 

Les travaux de l'aqueduc de la Vanne sont suffisam- 
ment avancés pour conduire à Paris, en ce moment 
environ 40,000 mètres cubes d'eau par vingt-quatre heures' 
Le prix élevé des fontes n'a pas permis de construire 
partout les deux branches des siphons. On espère les 
terminer cette année, ainsi que les machines hydrauliques 
qui doivent relever les sources basses, et alors la puis- 
sance de l'aqueduc sera de 100.000 mètres cubes et plus. 

OBJETS EXPOSÉS A LO.\DHES 

1° Photographies des sources principales, savoir : 
Source d'Armcntières, 

— du Bîme de Cérilly, 

— de Saint-Philibert, 

— du Miroir-de-Theil, 

— de Noé; 

2° Profil en long de l'aqueduc et coupe géologique de 
la tranchée ; 

3° Carte géologique ; 

4° Dessins des principaux ouvrages, savoir : 
Siphon de l'Yonne, 

— de Moret, 
Percement de souterrain, 
Arcades du Grand-Maître, 
Pont aqueduc d'Arcueil ; 

& Photographies des principaux ouvrages, savoir : 

Souterrains de Goquibu et de Montrouget : quatre 
photographies ; 



~ 327 — 
Arcades du siphon de l'Yonne, 

— — Moret, 

— Grand-Maître, 
Pont aqueduc d'Arcueil; 

6° Album complet des photographies de l'aqueduc. 
Voici la description successive de ces divers objets. 

LES SOURCES. 

Les sources qu'on dérive par les travaux qui s'exé- 
cutent en ce moment, n'ont jamais donné moins 
de 73,000 mètres cubes en vingt-quatre heures- en 
moyenne, leur débit atteint au moins 100,000 mètres cubes. 
La source complémentaire qu'on y adjoindra, en temps de 
basses eaux, porte le nom de Cochepie; elle appartient à la 
Ville de Pans et elle sera jetée dans l'aqueduc par des 
travaux peu importants. 

La limpidité de ces sources est admirable et elles sont 
bien rarement troublées, à peine une ou deux fois par an 
L'une d'elles, la source de Saint-Philibert, depuis quatorze 
ans que la Ville de Paris la possède, n'a jamais perdu sa 
splendide limpidité. 

L'analyse de leurs eaux a été faite par MM. Mangon et 
Wurtz, membres de l'Institut. Il a été constaté qu'elles 
ne contenaient pour ainsi dire que du carbonate de chaux 
dans la proportion de 17 à 20 centigrammes par litre. Leur 
titre hydrotimétrique, d'après les essais de M. le directeur 
Belgrand, est compris entre 17 et 20 degrés. Il y a donc 
concordance parfaite entre les analyses et ces estais 
puisque 1 centigramme de carbonate de chaux correspond 
à 1 degré hyd rôti métrique. 

Cette proportion de carbonate de chaux est excellente 
Elle n'est pas assez grande pour que l'eau soit incrus- 









— 328 — 
tante ; elle suffit pour rendre la fonte et Je plomb inatta- 
quables par l'eau. Suivant les chimistes français et notam- 
ment d'après M. Dumas, une dose de 15 à 20 centigrammes 
de carbonate de chaux par litre est indispensable pour que 
l'eau soit parfaitement salubre. 

Les sources de l'aqueduc de la Vanne sont disposées 
en deux groupes : 

Les sources hautes, qui arrivent dans l'aqueduc par la 
simple action de la gravité, sont : la Bouillarde, Armen- 
tières, le Bime de Cérilly et FJacy. L'eau de cette der- 
nière est relevée de quelques mètres par des turbines et 
des pompes à force centrifuge, actionnées par l'eau du 
Bime de Cérilly. Les sources hautes ne donnent jamais 
moins de 35,000 mètres cubes par vingt-quatre heures, 
et leur débit s'élève parfois jusqu'à 100,000 mètres cubes.' 

Les sources basses, qui coulent à 15 ou 20 mètres au- 
dessous du niveau de l'aqueduc principal, sont : Chigy, 
'e Maroy, Saint-Philibert, Malotrie, Caprais-Boy, l'Auge,' 
le Miroir de Theil et Noé. Leur débit est peu variable et 
descend rarement au-dessous de 40,000 mètres cubes 
par vingt-quatre heures. 

Trois usines, actionnées par les eaux de la Vanne, 
seront employées à relever l'eau de ces sources, savoir : 

Usine de Chigy. — Une roue Sagebien et un système 
de pompes remplaçant l'ancien moulin de Chigy, acheté 
par la Ville, relèveront les sources de Chigy et du Maroy. 

Usine de la Forge. — Deux turbines du système Féray 
remplaceront le moulin de la Forge et relèveront de 
18 mètres environ, au moyen de pompes, une partie de 
l'eau des sources de Saint-Philibert, de Malotrie, de 
Caprais-Boy, de l'Auge, du Miroir de Theil et de Noé. 

Usine de Malay-k-Roij. — La Ville a acheté le grand 



— 329 — 
moulin de ce nom et l'a remplacé par une roue Sagebien 
et des pompes qui relèveront le reste de l'eau de ces six 
sources . 

Ces trois usines sont presque achevées et fonctionne- 
ront vers la fin de l'année courante. 

Aqueduc 

Dispositions générales. — La longueur de l'aqueduc se 
décompose ainsi : 

Parties voûtées en tranchées ou supportées par des 

substructions 93.000 m 

Parties supportées par des arcades 46.600 

Parties voûtées en souterrains 41.900 

Si P h on s 21.500 

LoNCxUEUR TOTALE. . . 173.000 m 

Dans cette longueur sont compris 16,223 mètres d'aque- 
ducs de captation des sources soit en fonte, soit en maçon- 
nerie, dont les dimensions varient suivant l'importance 
du travail à faire, savoir : 

Conduites libres 9.60o m 

— forcées. . . . 6.618 m 

Total. . . . 16.223 m 



et de plus un aqueduc collecteur de forme circulaire de 
20,386 mètres de longueur, dont le diamètre intérieur- 
varié de l m ,70 à l m ,80. L'aqueduc principal, qui fait suite 
à ce collecteur est aussi de forme circulaire ; son diamètre 
varie de 2 mètres à 2 m ,I0. 

Les siphons se composent de deux conduites en fonte 
de l m ,10 de diamètre intérieur. 



V 






— 330 — 

L'altitude du point de départ de l'aqueduc collecteur 
est à la source d'Armentières lll m 17 

Celle du trop-plein du réservoir de Montrouge, 
à l'arrivée de l'eau à Paris 80 00 

Pente totale de l'aqueduc 3jm \j 



La pente par kilomètres de l'aqueduc collecteur est 
de m ,20 ; celle des parties maçonnées du grand aqueduc 
varie de m ,10 à 0M2. Enfin, la charge des siphons est 
de m ,60 par kilomètre. 

Aqueduc collecteur.— La longueur de l'aqueduc collecteur, 
entre les sources d'Armentières et l'aqueduc principal, est 
de 20,386 mètres ; elle se décompose ainsi : 

Partie en tranchées ordinaires 12.240 m 

2o Souterrains 6.746 

Substructions et arcades de la Ranche, de 
Milly, de Monteaudouard, du siphon de Pont- 
sur- Vanne et de la porte de Theil, etc . . . . 1.000 
Siphon de la Vanne (longueur développée). . 1.400 

Longueur totale 20.386 



Les souterrains et tranchées sont ouverts dans la craie 
ou dans des terrains de transport: limon, arène et cail- 
loux, provenant souvent de la craie. Les travaux ont été 
très -difficiles sur 3 kilomètres, à partir d'Armentières, 
parce qu'on a trouvé de très-grandes sources qu'on a ren- 
fermées dans un drain. 

Le siphon de la vallée de la Vanne traverse la tourbière 
qui en occupe le fond sur une longueur d'environ 1 kilo- 



- 331 — 
mètre. Les tuyaux de l"ylO de ce siphon sont support 
au-dessus de la tourbe par des pieux ; ils sont recouverts 
d'un remblai crayeux. (Voir, dans l'album, la photographie 
très-intéressante de cet ouvrage.) 

Aqueduc principal jusqu'au siphon de l'Yonne. — L'aque- 
duc principal commence sur les coteaux de la rive droite 
de la Vanne, presque en face de l'usine de la Forge qui 
relève une partie des sources basses. Il passe sans dis- 
continuité de la vallée de la Vanne à celle de l'Yonne 
dont il suit également la rive droite jusqu'au siphon 
qui traverse celte dernière vallée. Sa longueur se dé- 
compose ainsi : 

Partie construite en tranchées 44.974™ 

10 souterrains j o-y 

Substructions et arcades de Beauregard, de 
Vaumarot, du siphon de Saligny, du siphon de 
Soucy, de la Chapelle, de Cuy, du siphon de 
l'Yonne, etc . m.™ 

Siphons de Saligny et de Soucy j*036 

Longueur totale . . . 18.960 m 



Siphon de l'Yonne. - Ce siphon est le plus grand de 
tous. Sa longueur développée est de 3,737 mètres- sa 
flèche est de 40 mètres. Il est soutenu au-dessus des eaux 
des crues de l'Yonne par un pont aqueduc de 1,493 mètres 
de longueur, composé de 162 arches, dont 45 de 6 mètres 
d'ouverture, 21 de 7 mètres, 80 de 8 mètres, 10 de 12 
mètres, 2 de 22» 60, 4 de 30 mètres et 1 de 40 mètres. 
Il est construit en béton aggloméré. 



- 332 — 
La tranchée qui reçoit les tuyaux est ouverte dans des 
alluvions limoneuses ou caillouteuses anciennes. Ces allu- 
vions quaternaires se soudent, sans discontinuité, aux 
alluvions du cours d'eau moderne. Le siphon sur la rive 
gauche remonte dans la craie blanche. On ne peut donner 
ici de détails sur les terrains de transport limoneux peu 
importants traversés au fond des autres vallées, ni sur 
les blocs de grès superficiels qu'on rencontre cà et là à la 
surface du sol. 



Aqueduc principal depuis le siphon de F Yonne jusqu'à la 
fin des arcades de Fresnes et des terrains crétacés. — Cette 
partie de l'aqueduc est remarquable par le nombre et la 
longueur des souterrains qui percent les contre-forts de la 
craie. 

Sa longueur se décompose ainsi : 

Partie ouverte en tranchées 8.814 m 

15 souterrains 9.345 

Substructions et arcades d'Oilly, de Pont-sur- 
Yonne, de Villemanoche, delà Chapelle, d'Aigre- 

mont, de Chevinois, de Fresnes, etc 4.488 

Siphons d'Oilly, de Villemanoche, d'Aigremont 
et Chevinois 1.871 

Longueur totale 21.348" 



La plus grande partie des tranchées est ouverte dans 
des terrains limoneux superficiels. 

Le terrain crétacé est particulièrement propre aux tra- 
vaux des aqueducs ; on y a ouvert, à partir des sources, 
plus de 16 kilomètres de souterrains, ce qui n'a exigé, 
pour ainsi dire, aucun boisage. 



— 333 — 

Aqueduc principal tracé dans les terrains tertiaires éocènes, 
depuis les arcades de Fresnes jusqu'à F extrémité des substruc- 
tions de Moret ; entrée, de la forêt de Fontainebleau. — La 
longeur de cette par Lie de l'aqueduc se décompose ainsi : 

Parties construites en tranchées 7,336 m 

Souterrains du Tertre-Doux, de la Fontenotte, 
des Carrières, de Radignon, de Noisy-le-Sec, de 
Vaubert, des Sureaux, de Ville-Saint-Jacques, 
de la Fontaine, de la Colonne 5,658 

Arcades et substruclions du siphon du Loing, 
de la Grande-Paroisse, etc 443 

Siphon de Moret (longueur développée) . . 2,357 

Total L\794 m 



La craie paraît encore dans certaines parties, surtout 
dans le souterrain de la Fontenotte et çà et là dans le 
souterrain du Tertre- Doux. 

Les terrains tertiaires que le tracé rencontre jusqu'à 
Paris, sont à niveau décroissant. L'aqueduc les traverse 
donc successivement en commençant par les plus an- 
ciens, c'est-à-dire par les terrains éocènes. Contrairement 
à ce qui a lieu dans la plus grande partie du bassin de la 
Seine, ces terrains appartiennent entièrement à des for- 
mations d'eau douce. L'aqueduc passe d'abord en souter- 
rain dans un mamelon de sable d'eau douce, connu dans 
le pays sous le nom de Tertre-Doux, puis il entre dans 
l'argile plastique, composée d'une seule couche de glaise 
panachée de gris, de violet et de rouge, véritable terrain 
éruptif analogue à ceux que vomissent, encore de nos 



— 334 — 
jours, les geysers d'Islande ; au-dessus de la glaise s'élève 
une masse pu.ssanle de calcaire d'eau douce d'une grande 
dureté. Les souterrains de Radignon, de Noisy-ie-Sec de 
Ville-Saint-Jacques sont ouverts partie dans l'agile partie 
dans le calcaire, quelquefois dans les deux à la fois Ils 
ont donné lieu à de grandes difficultés d'exécution L'ex- 
traçuon du calcaire d'eau douce, dans le souterrain de 
Ville-Saint-Jacques, a coûté 32 francs par mètre cube 

C'est surtout à partir de ce souterrain que se développe 
un terrain de transport très-important : le limon diluvien 
a deux couches, dans lequel la tranchée de l'aqueduc 
est ouverte sur une grande longueur. Ce limon ne sn 
trouve que sur les plateaux dépourvus de pente Vers la 
fin de I'mvasion des eaux diluviennes, qui ont creusé les 
vallées du bassin de la Seine, cette masse de boue liquide 
a perdu peu à peu sa vitesse, et lorsque cette vitesse n'a 
plus ete assez grande pour tenir en suspension les parties 
grossières du limon, il s'est formé instantanément un pre- 
mier dépôt composé entièrement de limon grossier ; au- 
dessus s'est abaissé plus lentement un nuage de limon fin 
qui forme la seconde couche. Ce terrain de transport s'é- 
tend sur les plateaux sans pente qui occupent nne très- 
grande partie du bassin de la Seine, de la Picardie et de 
a Flandre. Il est la source de la richesse des cultures de 
la Br,e de la Beauce, du Vexin, de la Normandie, etc. 
Ca et a il descend sur les pentes, entraîné par les 
plu.es. Il a été étalé par les débordements des cours d'eau 
sur le fond des vallées qu'il a fertilisées. 

Ce terrain, lorsqu'il est intact, c'est-à-dire lorsqu'il est 
composé de deux couches, ne renferme jamais de débris 
orgamques; mais lorsqu'il a été remanié par les eaux on 
y rencontre des fossiles et notamment des ossements' de 
mammifères de l'époque quaternaire. On a fait dans 



— 335 — 

les tranchées de l'aqueduc d'intéressantes découvertes de 
ce genre. 

Entre l'extrémité du souterrain de Ville-Saint-Jacques 
et à la tête du siphon du Loing, l'aqueduc a été construit 
dans le limon des plateaux à deux couches et sans diffi- 
cultés sérieuses. Ce limon, véritable terre franche, n'est 
ni glissant comme l'argile, ni ébouleux comme le sable. 
Sur une longueur de quelques mètres, on a trouvé dans 
la tranchée de nombreux bois de rennes encore adhé- 
rents aux ossements de la tête. Plusieurs de ces bois 
étaient entiers ; mais ils étaient tellement friables qu'on n'a 
pu conserver que la base du bois jusqu'au-dessus du pre- 
mier andouiller. MM. les ingénieurs Buffet et Lesguillier, 
avec lesquels M. le directeur Belgrand a visité cette 
curieuse fouille, ont reconnu, comme lui, que le limon 
était formé d'une seule couche très-peu homogène, ana- 
logue aux alluvions des bords des cours d'eau. Déplus, le 
fond de la fouille était tapissé de cailloux roulés; évidem- 
ment ce dépôt correspondait au lit d'un ruisseau. Ce lit a été 
comblé par des matières entraînées par les eaux pluviales. 
Le siphon de Moret descend et remonte les coteaux de 
la vallée au fond d'une tranchée ouverte dans le calcaire 
d'eau douce; au fond de la vallée, il est supporté au-dessus 
du niveau des grandes eaux du Loing sur 53 arcades d'une 
longueur totale de 584 mètres, dont la photographie et 
les dessins ont été exposés à Londres. Les fondations de ce 
grand pont aqueduc reposent sur les graviers des allu- 
vions anciennes du Loing. 

L'extrémité d'aval du siphon passe par- dessus le che- 
min de fer du Bourbonnais, sur un pont métallique de 
30 mètres d'ouverture. A peu de distance de ce point, le 
tracé quitte le calcaire d'eau douce pour entrer dans un 
terrain marin. 



— 336 — 

Aqueduc principal tracé dans les sables de Fontainebleau 
depuis les substructions de Moret jusqu'aux arcades de Che- 
valines. — La longueur de l'aqueduc se décompose ainsi : 

Parties en tranchées 16.162 m 

Souterrains de Bouligny, de Montmorillon, 
de Médicis, de la Salamandre, de Noisy, de Milly, 
de Coquibu, de Montrouget, de Thurelles, de 
Dannemois, de la Padole, de Beauvais, et petits 

souterrains 11.477 

Souterrains à fenêtre d'Arbonue, de Noisy.. 1.618 
Arcades et substructions des Sablons, du 
Grand-Maître, de la route de Nemours, de la 
route d'Orléans, de la Goulotte, du siphon 
d'Arbonne, de Soisy-sur-Écolle, de Montrouget, 
du siphon de Montrouget, du siphon de Dan- 
nemois, etc 6.183 

Siphons d'Arbonne, de Montrouget, de Dan- 
nemois 3.225 

Siphon de route 27 

Longueur totale 38.692"' 



La masse énorme de sablons de la forêt de Fontainebleau 
a été un des plus grands obstacles au tracé de l'aqueduc 
de la Vanne. En 1855, un premier avant-projet fut étudié 
par M. le directeur Belgrand et par M. l'ingénieur Les- 
guillier. D'après ce travail, les sables devaient être contour- 
nés et l'aqueduc aurait suivi les bords de la Seine. Mais 
à l'extrémité de la forêt, une partie de la pente se trouvait 
perdue, et on arrivait à Paris à l'altitude de 70 mètres ; 
cette altitude étant insuffisante, le projet a été repoussé 



— 337 — 

.'aqueduo de „ D„2 M B XS Z H * f*™' " e 

,i„ „„ , . • De, o iancl eut I idée de suivre un 

de ces longs ravmB, d'origiue diluvienne, qui sillonnent k 
masse des sables de la fort,. „ lraïersa , £. œ ™™< 
ounuente en apparence, sensiblement en ligne " sl 

L «n ™ , ,U ' f md ' s P e °^leponrla distribution, 

rfenl,r uTn 7 CC Sill °" rcCtil, *» c csl ><>» «'re 

ïe les il'"! UC ? CSl S " PI '° rtli SUr 5 ' aM ■*» 

» >» li.»- des p ,a, „/ £•££* S '"°™ * « 
« -Pta-de M„„t,,„ g et et Z^M^^ZÎ' 
Il rentre dans les calcaires d'«m ,l V , Beauvais - 

de la petite rivière S ) e , , ^ h traVersée 
^.-intéressante a é é fa 1 < ^T^ Sdo,( W ie 

ciensl,Hdei::^ etet,0U " dailSj - J --- 
Les mamelons de sables dp P™< ■ ., 

sns du souten,,,, de la Pad„,e, on a tronvélett'e tabiel 

§9 






— 338 — 
grès striée comme les roches qui se trouvent sur le passage 
des glaciers. Cette découverte a beaucoup intéressé les géolo- 
gues, et M. Belgrand a conduit deux fois la Société géologi- 
que à la Padole. La photographie d'un des fragments de 
cette roche striée se trouve dans l'album exposé à Londres. 

Aqueduc principal trace dan» h limon des plateaux et dans 

les amas de meulières du pays de Hurepoiœ, entre, les arcades 
de. Chevannes et le siphon de l'Orge. — La longueur de l'a- 
queduc se décompose ainsi : 

Parties en tranchées 3.347m 

Souterrains de Couvrance et de Courcou- 
ronnes ^çn 

Arcades et substructions de Chevannes, du 
siphon d'Ormoy de Courcouronnes, de fïis- 

Orangis et de Viry 12.530 

Siphon d'Ormoy 1 451 

10 petits siphons maçonnés sous les routes 
et chemins 9g4 

Longueur totale I8.019 m 

Le plateau de Hurepoix, que l'aqueduc traverse depuis 
Chevannes jusqu'au siphon de l'Orge, est absolument plat 
et a une altitude un peu trop basse ; il en résulte que sur 
11.612 mètres l'aqueduc s'y trouve en relief au-dessus du 
sol porté tantôt sur des basses substructions, tantôt sur des 
arcades. Les tranchées sont ouvertes dans le limon à deux 
couches, sous lequel on a trouvé généralement les meu- 
lières disséminées en larges amas; on a naturellement 
employé ces excellents matériaux pour la construction de 
l'aqueduc. La deuxième couche du limon a été trouvée 
assez solide pour porter les fondations des arcades do 
Courcouronnes. 



— 339 — 
La vallée de l'Essonne, qui traverse le pays de Hurepoix 
a été franchie par un siphon. Comme toutes les vallées dii 
bassin de la Seine, dont les versants sont entièrement per- 
méables, la vallée de l'Essonne est très-tourbeuse. Sur une 
longueur de 400 mètres environ, la double conduite qui 
constitue le siphon est supportée par un pilotis dont les 
pieux ont jusqu'à 15 mètres de longueur. Entre l'Essonne 
et l'Orge, à Courcouronnes, l'aqueduc perce, par un sou- 
terrain, un mamelon de sable de Fontainebleau. Cette 
partie de l'aqueduc, en raison de ces nombreux ouvrages 
d art, a été fort coûteuse, sans être d'ailleurs d'une exé- 
cution difficile. 



Siphon de la vallée de l'Orge. - Longueur dévelop- 
pee 1.972* 

La tranchée du siphon de l'Orge traverse, au sommet 
des coteaux, l'extrémité des dépôts de meulières, tantôt 
en place, tantôt à l'état d eboulis, puis les marnes vertes 
et le calcaire d'eau douce (cale, de Saint -Ouen) A l'alti- 
tude G0'«,76 il rencontre, sur la pente du coteau «le la 
nve droite, Je limon ancien du lit de l'Orge. Au fond de 
la vallée, il repose sur l'alluvion ancienne de la rivière. 

_ Aqueduc principal tracé entre l'extrémité du siphon de 
lOrcje et de Paris. -La longueur de l'aqueduc se dé- 
compose ainsi : 

Parties ouvertes en tranchées . g 104 m 

Souterrains de Champagne, de Rungis, de Clie- 
villy, de l'Hay, des Saussayes, des Sablons, des 
Garennes, du fort de Montrougc 8.215 

A reporter 14.319™ 



— 340 — 

Report 14.319'" 

Arcades et substructions d'Arcueil, de Gentilly, 

des fortifications 2.602 

Siphons du fort de Montrouge 275 

Longueur totale . . . 17.19(3™ 

Entre le siphon de l'Orge et la Bièvre, le tracé traverse 
d'abord la partie inférieure des terrains miocènes ; dans 
le souterrain de Champagne, il rencontre notamment le 
calcaire à ostrea longerostris. A partir de la sortie de ce 
souterrain jusqu'à 1,500 mètres de l'IIay, la tranchée tra- 
verse le limon des plateaux et atteint les amas de meu- 
lières. — Il entre ensuite en souterrain dans les marnes 
vertes, sur une longueur de 2,800 mètres. Cette partie 
du travail a été rendue très-difficile par la présence de la 
nappe d'eau des marnes vertes qu'on a rencontrées presque 
partout. L'aqueduc est construit sur un large tuyau de 
drainage qui conduit l'eau de cette nappe dans l'ancien 
aqueduc d'Arcueil, dont le débit a été au moins doublé. 

L'aqueduc marche ainsi à quelque distance de celui 
d'Arcueil jusqu'au village de ce nom, et il franchit la 
vallée de la Bièvre sur 77 arcades de 990 mètres de lon- 
gueur, totale superposées à celles du pont aqueduc de 
Marie-de-Médicis, et qui s'élèvent à 38 mètres au-dessus 
du fond de la vallée. Une des photographies de l'exposi- 
tion représente une partie de cet ouvrage. On y voit un 
reste de l'aqueduc romain et le pont aqueduc de Marie- 
de-Médicis, surmonté par les arcades de la Vanne. 

Avant d'arriver à l'aqueduc d'Arcueil, le tracé rencontre 
une faille qui relève le calcaire grossier au niveau des 
marnes vertes, et il reste clans ce calcaire jusqu'à Paris. 

Le calcaire grossier a été exploité presque partout, soit 
en souterrain, soit à ciel ouvert, et de grands travaux de 



■>A ^- ._ 






— 341 — 

consolidation ont dû être pratiqués à une vingtaine de 
mètres au-dessous du sol. 

On a indique sommairement, dans la description qui 
précède, les ouvrages d'art qui ont dû être exécutés en 
divers points de l'aqueduc. 

En général on s'est servi, pour les maçonneries, des 
matériaux qu'on trouvait sur place dans le pays. Ainsi, 
depuis l'origine du tracé jusqu'à la limite du terrain cré- 
tacé, les maçonneries des parties couvertes de l'aqueduc 
ont été faites en silex de la craie avec mortier de ciment ; 
entre cette limite du terrain crétacé et le Loing, on a 
fait usage du béton aggloméré, système Coignct, avec 
sable de rivière, seule matière qu'on avait sous la main. 

Depuis le Loing jusqu'aux arcades de Chevannes, les 
seuls matériaux disponibles étaient les grès tendres et le 
sablon fin de Fontainebleau. Il a été reconnu que les en- 
duits ne tenaient pas sur les grès. L'aqueduc a donc été 
fait en béton aggloméré avec sablon fin de Fontainebleau. 

Enfin, des bords de L'Essonne à Chevannes, jusqu'à 
Paris, on a trouvé partout, presqu'à pied-d'œuvre, la meu- 
lière; l'aqueduc a naturellement été construit partout avec 
cet excellent moellon. Il est résulté de ce système une 
grande économie dans l'exécution des travaux. Ainsi, les 
4,493 mètres du pont aqueduc de l'Yonne n'ont coûté 
que 650,000 francs, y compris les travaux en régie. De 
même le décompte des travaux du pont aqueduc d'Ar- 
cueil, de 990 mètres de longueur, ne montera qu'à 
932,000 francs. Avec les matériaux appareillés, dont on fait 
usage dans les travaux publics des mêmes contrées, les 
dépenses auraient été plus que doublées. 

Lorsque l'acqucduc de la Vanne sera complètement ter- 
miné, c'est-à-dire en 1875, le volume d'eau dont la Ville 
pourra disposer chaque jour sera : 






— 342 — 
Volume d'eau indiqué ci-dessus. . 
Eau de la Vanne 

Total 

Lorsque l'aqueduc de la Dhuis sera achevé 
il faudra compter en plus 

Total général .... 

En retranchant pour les mécomptes 
45,000 mètres cubes (principalement sur 
le rendement des usines de Trilbardou et 
d'Isles-les-Meldeuses), il reste 



355.000 mc 
90.000 

445.000™ 



20.000 
465.000 mc 



420.000' 



La population de Paris, d'après les derniers recensements 
(31 décembre 1872), est de 1.851.792 habitants, 
Le volume d'eau disponible étant de. . 420.000 mc 

la consommation par tête et par jour pourrait être de 
420.00 
1.851 792 = ^ ^ tres P ar P ersonn e> 

quantité plus que suffisante. 11 est probable que, pendant 
quelques années encore, les usagers laisseront, comme 
aujourd'hui, une partie de l'eau dans les réservoirs de 
la Ville. 

Si l'on ne considère que l'eau consommée à domicile et 
que l'on admette l'hypothèse qui se réalise aujourd'hui, 
c'est-à-dire que cette consommation soit la moitié de là 
consommation totale, on trouve que le volume d'eau qui, 
après l'achèvement des aqueducs, sera livré au service 
privé, s'élèvera à 114 litres par tête et par jour. 



LES ÉGOUTS 



Renseignements généraux. 

La longueur des égouts publics de Paris, construits au 
31 décembre dernier, se décompose ainsi : 

Grands égouts collecteurs 29.757™ 

Egouts collecteurs 36.879 

Egouts ordinaires o06. 477 

Total 573.113 

A quoi il convient d'ajouter : 

Branchements de bouches 37.345 

— de regards 20.199 

Longueur totale des égouts publics. 630.657™ 

En outre, les branchements particuliers 
qui mettent les maisons en communication 
avec les égouts publics, sont au nombre de 
17,433 ; 16,800 sont curés par les agents de 
la Ville et ont une longueur de 140.000 

La longueur totale des égouts de Paris 
est de 770.657'" 



La plupart des branchements particuliers desservent 
deux maisons. 

Si nous ne considérons que les égouts proprement dits 
qui forment, d'après ce qui précède, une longueur de 
573 kilomètres, la longueur des rues étant de. . . 866 k 

il semble qu'il ne resterait à construire que . . . 293 k 



W 



- 346 — 

mais la plupart des rues de 20 mètres de largeur et au- 
dessus sont pourvues de deux égouts. En somme, si l'on 
subdivise les égouts par arrondissement, on trouve les 
longueurs suivantes pour les égouts faits ou à faire : 



DO 


LONGUEURS EN KILOM. 


S— 


LONGUEURS EN KILOM. 


M 
M 

va 


DES ÉGOUTS 


M 


DES ÉGOUTS 


ça 

S 

ecs 

es 
-< 


construits 


à coDstrnire 


totales. 


0B 
-s 

a 


construit! 


ù construire 


totales. 










Reports . 


272,5 


122,4 


394,9 


I" 


24,5 


8,4 


32,9 


XI" 


33,0 


19,8 


52,8 


II e 


15,4 


8,7 


24,1 


XII" 


26,3 


29,0 


53,5 


111° 


16,3 


9,9 


26,2 


XIII" 


22,6 


38,5 


61,1 


1V S 


16, G 


14,2 


30,8 


XIV 


21,8 


26,2 


48,0 


yo 


27,5 


12,2 


39,7 


XV» 


28,1 


30,3 


61,4 


Vie 


20,4 


17,8 


37,9 


XVI e 


51,9 


37,6 


89,5 


VII 


26,6 


20,6 


17,2 


xvu» 


39,1 


39,6 


78,7 


VIII e 


61,0 


7,1" 


68,1 


XVIII e 


23,1 


49,4 


72,5 


IX e 


33,6 


9,3 


42,9 


XIX' 


30,8 


26,5 


57,3 


X" 
A reporter 


30,6 


14, S 


45,1 


XX e 


15,3 


36,4 


31,7 


272, S 


122,4 


394,9 


Prolongea 


eut des coll 


clouri hors 






8,3 


)) 


8,3 






Totaux 








461,7 


1031,7 









11 reste à construire 462 kilomètres d'égouts ; mais en 
réalité, il faut admettre qu'aujourd'hui 1 12 kilomètres de 
ces galeries seraient bien peu utiles. En réalité, la longueur 
d'égouts à construire immédiatement ne dépasse pas 350 
kilomètres. 



— 347 — 
Les égouts collecteurs sont nettoyés mécaniquement, les 
uns par des bateaux-vannes, les autres par des wagons- 
vannes. 

Les égouts-collecteurs curés par le bateau-vanne (types 
n os 1 et 3) ont une longueur de 17.G00 m 

Les autres collecteurs (types n os 2 à 9) ont 
une longueur de 49.036 

Total. ...... 66.636 

Les longueurs des égouts ordinaires sont les suivantes : 

T ype n" 10 35.137'" 

— H 201 

— 12 320.507 

— 13 354 

— 14 2.0.S5 

Anciens types 145.050 

Sa »s types 3.0.X2 

Longueur totale 506.476 m 



La longueur totale des égouts construits depuis la 
réorganisation du service, c'est-à-dire depuis 1856, est 
de 430 kilomètres. 



Égouts collecteurs. 



Dès le xv e siècle, on avait organisé à Paris un réseau 
de fossés d'assainissement qui se déversaient dans un 
collecteur, le ruisseau de Ménilmontant, qui débouchait 
en Seine, au ponceau de Chaillot. 



— 348 — 

On n'a point à faire ici l'histoire de ces égouts, et on se 
bornera à rappeler que Je ruisseau de Ménilmontant mérita 
bientôt et prit le nom d'égout de ceinture. C'était un 
cloaque abominable qui chassait François I er du château 
des Tournelles ; mais le château des Tuileries, qu'il acheta 
pour sa mère, ne valait pas beaucoup mieux, car les 
odeurs de 1 egout de la porte Saint-Honoré le rendaient 
peu habitable. On n'était pas difficile alors, et jusqu'au 
xvni c siècle, 1 egout de ceinture continua à rouler des 
eaux infectes, dont la Bièvre nous donne encore une idée 
aujourd'hui. 

En 1737, Turgot, alors prévôt des marchands, renferma 
l'égout de ceinture entre deux murailles et tapissa son lit 
d'un épais radier formé de deux assises de pierre de taille. 
En 4750, les riverains, incommodés par l'intolérable odeur 
de cet immonde cours d'eau, obtinrent l'autorisation de le 
couvrir d'une voûte. Ils restèrent chargés à perpétuité de 
l'entretien de cette voûte; mais ils obtinrent l'autorisation 
de construire dessus. Aujourd'hui, l'égout de ceinture existe 
encore dans des propriétés particulières, sur une longueur 
de 2,400 mètres environ, entre la rue de l'Arcade et la 
Seine. 

On ne tarda pas à reconnaître que cet égout, large d'une 
toise seulement, était insuffisant, et qu'à la moindre averse 
il débordait de la manière la plus désastreuse, faisant sauter 
les trappes des regards, envahissant les boutiques, etc. 
Dès 1830, lorsque la construction des égouts commença à 
prendre un grand développement, les ingénieurs dirigèrent 
la pente de la plupart de ces galeries, non plus vers 
l'égout de ceinture, mais vers la Seine. Il en résulta un 
inconvénient non moins grave : deux fois par jour, au 
moment de l'ouverture des bornes-fontaines, l'eau de la 
Seine se colorait en noir, et les machines de Chaillot et 



— 349 — 
du Gros-Caillou n'aspiraient plus qu'un liquide fétide et 
dégoûtant. Vers 1851, lorsqu'on construisit la rue de 
Rivoli, on y établit un nouveau collecteur qui recueillait 
les eaux des égouts et les déversait en Seine, à l'aval du 
pont de la Concorde. On espérait que ces eaux resteraient 
collées à la rive et que l'eau des machines de Chaillot en 
serait débarrassée. 

Mais il n'en fut pas ainsi. 

On reconnut : l" que le radier de l'égout de Rivoli était 
à un niveau trop élevé et qu'il recevrait difficilement toutes 
les eaux de la rive droite; 2 IJ qu'il était trop étroit et 
absolument insuffisant. 

Lorsque le service fut contié à M. Belgrand, en 185G, 
on adopta, sur sa proposition, le réseau des égouts collec- 
teurs, aujourd'hui construits. Ce réseau est composé des 
lignes suivantes : 



Collecteurs généraux. — On donna ce nom aux deux 
égouts qui reçoivent les eaux des parties de la Ville situées 
à droite et à gauche de la Seine. 



Collecteur général de la rive droite. — Suit la ligne des 
quais, depuis le bassin de l'Arsenal jusqu'à la place de la 
Concorde, traverse cette place, longe la rue Royale, le 
boulevard Malesherbes, passe sous le contre-fort de Mont- 
ceau en souterrain par la rue Malesherbes et la route 
d'Asnières, et débouche en Seine à l'aval du pont d'As- 
nières.En adoptant ce tracé, on a gagné toute la pente du 
fleuve dans le long trajet qu'il fait en doublant le cap du 
bois de Boulogne, et, en outre, la différence de hauteur de 
crues, soit en tout 2 m ,40. 






— 350 — 

La longueur de ce premier collecteur général est de 
9/162 mètres. 






Collecteur général de la rive gauche. — Part du boulevard 
de l'Hôpital, suit le boulevard Saint-Marcel, les rues 
Geoffroy-Saint-Hilaire, Linné, des Écoles, les boulevards 
Saint-Germain et Saint-Michel, la ligne des quais jusqu'au 
pont de l'Aima, passe en siphon sous la Seine et en sou- 
terrain sous l'avenue Joséphine, la place de l'Étoile, l'ave- 
nue Wagram, la rue de Courcelles, la place Pereire, suit 
hors Paris les rues du village de Levallois, de Villièrs et 
se décharge dans le collecteur de la rive droite, un peu 
avant son débouché en Seine. 
Sa longueur est de 40,304 mètres. 
M. le directeur Belgrand reconnut l'absolue nécessité 
d'arrêter les eaux des coteaux de la rive droite par deux 
égouts collecteurs. En effet, ces eaux, descendant avec une 
vitesse torrentielle, inondaient à chaque averse les quartiers 
du Temple, du Faubourg-Poissonnière, Saint-Martin, Saint- 
Denis, Montmartre, de la Chaussée-d'Antin, Saiut-Houoré. 
L'un de ces collecteurs part des fortifications, près de 
l'avenue Daumcsnil, suit la petite vallée de Fécamp, jus- 
qu'au fond de la Grande-Pinte, puis les rues de Chare'nton 
de Beccana, Saint-Bernard, de la Folie-Méricourt les' 
boulevards Voltaire, Bichard-Lenoir, passe sous le canal 
Saint-Martin, puis sous les rues de la Douane, du Châ- 
teau-d'Eau, des Petites-Écuries, Bicher, du Faubourg-Mont- 
martre, Saint-Lazare, Abbatucci, et débouche dans le col- 
lecteur général. Sa longueur est considérable et dépasse 
40 kilomètres. La seconde ligne des coteaux contourne parles 
boulevards extérieurs, les Buttes-Chaumont et Montmartre, 
et forme ainsi deux égouts séparés qui se réunissent à là 
porte de la Chapelle et débouchent en Seine, à Saint- 






— 3S1 — 

Denis. La partie construite de cet égout a une longueur 
de 40,290 mètres. 

La partie plate de Paris est si étendue sur la rive droite, 
qu'il devint indispensable de construire un tronçon de 
collecteur entre la crête que forment les boulevards inté- 
rieurs et la butte des Moulins. Cet égout, depuis la place 
des Victoires, suit le rue Neuve-des-Petits-Champs, des 
Capucines, le boulevard de ce nom, et débouclie dans le 
collecteur général, place de la Madeleine. 

Sur la rive gauche, on prend les eaux des coteaux de 
Montrouge, par le collecteur des avenues Duquesne et 
Bosquet. 

Pour compléter ce réseau, il reste à construire les collec- 
teurs des quais situés en amont du pont d'Austerlitz et en 
aval du pont de l'Aima ; deux kilomètres de longueur 
environ du collecteur de la butte Montmartre, et en lin 
l'égout qui fera disparaître la Bièvre. Les circonstances ac- 
tuelles n'ont pas permis d'entreprendre ces travaux. 

Appareils servant au curage des égouts. 

Le Wagon à bascule n'est qu'un tombereau ordinaire qui 
sert au curage des égouts collecteurs dans lesquels l'eau 
manque. Les matières qu'il transporte sont déchargées, 
soit dans des bateaux construits ad hoc qui voyagent sur 
la Seine, soit dans la cunette des collecteurs mieux fournis 
d'eau. 

Les dessins exposés à Londres donnent l'élévation et le 
plan de cet appareil. 

Le Wagon-vanne sert à curer les collecteurs de second 
ordre. Deux rails espacés de l m ,20 sont fixés sur les 
angles de la cunette de l'égout et portent le wagon. Une 
vanne, ayant à quelques centimètres près le même profil 



' t 



— 352 — 
que la cunette, est ajustée à ce wagon, et, au moyen 
d'un engrenage, peut être abaissée jusqu'au radier de 
l'égout — Lorsqu'elle est ain?i placée, l'eau s'accumule en 
arrière et sort avec violence par deux trous qui y sont 
ménagés et chasse les sables et les matières plus légères 
qui ne tardent pas à former un banc dont la longueur 
atteint parfois 100 mètres et plus. Ce banc est inces- 
samment affouillé en amont, les sables s'élèvent en tour- 
billons au-dessus et forment vers l'aval un long plan 
incliné sur lequel ils glissent. On déplace ainsi non seu- 
lement le sable et la boue, mais encore des blocs assez 
volumineux de meulières et d'autres matériaux soli- 
des. La masse voyage donc à la manière des dunes, et 
le wagon, poussé par l'eau, reste toujours collé en amont 
contre la masse de détritus qu'il affouillé. Les matières 
parcourent ainsi jusqu'à 10 kilomètres (collecteur des 
coteaux) et finissent par tomber dans un égout collec- 
teur à bateau. 

A l'arrière du wagon, la cunette de l'égout est toujours 
parfaitement propre. On a exposé, à Londres, le modèle 
de ce wagon et des dessins indiquant les détails les plus 
intéressants. 

Le Bateau-vanne sert à nettoyer les deux collecteurs gé- 
néraux. La cunette du collecteur général de la rive droite 
a 2 m ,20 de largeur, entre le boulevard de Sébastopol et la 
place de la Concorde ; 3 mètres, entre la place de la Con- 
corde et le collecteur des coteaux, et 3 m ,5'0 jusqu'à la 
Seine. 

La largeur de la cunette du collecteur général de la rive 
gauche (collecteur de la Bièvre) est uniformément de 
2 m ,20. 

La vanne est adaptée à l'avant du bateau et s'ajuste 



- 353 — 
dans la cunette exactement comme celle du wagon-vanne ; 
seulement, les bancs qui voyagent en avant sont beaucoup 
plus considérables. 

Les autres appareils qui servent au curage des égouts 
ordinaires sont des rabots et des balais analogues à ceux 
employés dans les autres villes. On étudie actuellement 
un système de wagooet, qui servira au curage des 
égouts ordinaires et qui simplifiera beaucoup le travail îles 
égoutiers. Cet appareil fonctionne déjà avec plein succès 
dans l'égout du boulevard Bourdon. 

Les malières chargées dans les wagonets voyagent par 
convois, sur de petits chemins de fer établis dans les 
égouls ordinaires, jusqu'au collecteur général dans lequel 
on les décharge. 

Siphon de l'Aima. 

Le collecteur général de la rive gauche ne pouvait être 
maintenu sur cette rive du fleuve, jusqu'à l'aval de Paris, 
sans salir l'eau de la Seine de la manière la plus fâcheuse 
dans la riche banlieue que traverse le fleuve, dans le 
long repli qu'il forme après être sorti de la ville : Sèvres, 
Saint-Cloud, le bois de Boulogne, Neuilly, etc. Pour tirer 
un parti quelconque des eaux d'égout et purifier le fleuve, 
il fallait nécessairement amener, en un seul point, toutes 
les déjections de la grande Ville. 

Il fut donc décidé que les eaux de la Bièvre et des 
égouts de la rive gauche seraient dérivées sur la rive 
droite, en passant sous la Seine. C'est dans ce but qu'a été 
construit le siphon de l'Aima. Ce siphon est composé d'un 
double tube en tôle de m ,02 d'épaisseur, qui passe sous 
la Seine, en tète du pont de l'Aima, noyé dans un massif 
de béton. 

23 




i~'i€fe-ill 



î«"". C 



Vv& 



— 354 — 
Le diamètre intérieur des tubes est de 1 mètre. La lon- 
gueur de la conduite forcée se décompose ainsi : 
Partie construite en maçonnerie de ciment : 

Rive gauche \\m 74 

Rive droite 2 10 

Partie métallique entre les deux 155 79 

Longueur totale . . . 169 m ,63 

Voici les précautions qu'on a prises pour arriver à un 
succès complet : 

On a reconnu, par des expériences faites préalable- 
ment, que toute aspérité dans l'intérieur des tubes pouvait 
arrêter un corps lourd et déterminer une obstruction. Les 
feuilles de tôle sont donc assemblées non pas à recouvre- 
ment sous les rivets, comme c'est l'usage, mais au moyen 
de couvre-joints; l'intérieur des tubes est complète- 
ment lisse, et un pavé ou tout autre corps lourd qui y 
voyage ne peut s'arrêter contre une aspérité ; 

L'entrée de la conduite est à l'altitude de. . 26 m ,00 

A l'aval, elle est à 25 50 



La charge du siphon est donc 



m ,50 



Pour le nettoyer, on s'est réservé une différence de 
niveau de 2 m ,10 entre les banquettes d'amont et d'aval 
des deux collecteurs. Au moyen d'une vanne placée en 
amont, on obtient une grande accumulation d'eau et on 
produit des chasses puissantes qui, en général, suffisent 
pour maintenir les tubes en bon état de propreté ; 

Cependant, ces chasses n'ont pas paru donner une 
sécurité suffisante, et l'expérience a prouvé que cette crainte 
était fondée. 



— 3m — 

Vérification de l'état de propreté des tubes. — Boule. 

On fait passer successivement, dans chaque tube deux 

fois par semaine, le mardi et le samedi, une boule en bois 

ayant 0-.85 de diamètre, c'est-à-dire 15 centimètres de 

moins que les siphons. Cette boule étant plus légère que 

1 eau, roule sur la génératrice supérieure du tube, de telle 

sorte qu'il reste, en-dessous, un vide de 0*15. Si le tube 

est propre, la boule passe à très-peu près avec la vitesse de 

1 eau et effectue son voyage souterrain en 2' 1/2 ou 3' ■ 

mais s'il existe un commencement d'obstruction elle' 

butte contre cet obstacle ; l'eau s'échappe avec violence 

par-dessous et chasse en avant les corps solides accumulés 

en aval ; la boule avance en les suivant, et le banc qui se 

forme ainsi marche jusqu'à ce qu'il atteigne l'extrémité 

du siphon. C'est un travail entièrement analogue à celui 

du bateau-vanne et du wagon-vanne. Il est rare que la 

boule chasse devant elle beaucoup de détritus ; cependant 

on a constaté les faits suivants : 

Le 10 décembre 1868, après une forte pluie, qui avait 
jeté beaucoup de matières dans le siphon, la boule fut in- 
troduite. Son voyage dura 11 minutes, et lorsqu'elle parut 
en aval, elle poussait devant elle un énorme monceau de 
lumier, de boue et de gravier. 

Un autre jour, elle resta un quart d'heure dans le siphon 
et elle en fit sortir plusieurs peaux de bœufs, provenant 
sans doute des tanneries de la Bièvre. 

Il se forme donc, de temps à autre, des commencements 
d obstruction qui deviendraient fort graves et pourraient 
suspendre l'écoulement, si l'on n'avait le secours de la boule 
Le siphon de l'Aima a été mis en service le 12 no- 
vembre 1868. Depuis cette époque, il fonctionne avec une 
entière régularité et sans interruption. 



356 — 



IRRIGATIONS. APPLICATION DES EAUX d'ÉGOUT A l'aGRICULTDRE. 



Depuis que les collecteurs sont construits, la Seine con- 
serve sa belle couleur glauque dans la traversée de Paris et 
dans le long circuit qu'elle fait autour de Billancourt, Sè- 
vres, Saint-Cloud, le bois de Boulogne, Neuilly, jusqu'au 
pont d'Asnières ; cette riche banlieue est à très-peu près 
délivrée des eaux d'égout. Mais à l'aval du débouché du 
collecteur général, au-dessous d'Asnières, le lit du fleuve 
présente, au moins sur la rive droite, le spectacle le plus 
affligeant. L'eau, entièrement noire, dépose, sur près d'un 
kilomètre, des bancs de boue qui se renouvellent inces- 
samment, malgré des dragages continuels. D'immenses 
bulles de gaz s'échappent de ces matières en fermentation 
et viennent crever à la surface de l'eau. 

On doit dire cependant qu'aucune odeur sensible ne se 
répand dans le voisinage et que depuis 1859, époque de 
la mise en service du collecteur général, aucune maladie 
spéciale, due à l'action des eaux d'égout, n'a été constatée 
dans les localités voisines. C'est simplement la vue qui 
est offensée .. . La population trouve même, sur la rive 
gauche du fleuve,- une eau plus pure qu'avant la construc- 
tion des collecteurs. 

L'accumulation des eaux d'égout en un seul point a 
donné le moyen de purifier le fleuve. 

Une vaste plaine de gravier et de sable, d'environ 
2,000 hectares de superficie, est renfermée dans un des 
replis de la rive gauche du fleuve ; on lui donne le nom 
de plaine de Germevilliers. Ces graviers, presque stériles 
et d'une perméabilité indéfinie, sont éminemment propres 
au genre d'irrigation qu'on se propose d'entreprendre. 
Des essais faits aujourd'hui sur une grande échelle utili- 



— 357 — 

sent déjà un cinquième de l'eau débitée par les collecteurs 
généraux. Le système adopté consiste : 

1° A dériver, par le simple effet de la gravité sur la 
plaine de Gennevilliers, les eaux du collecteur des quartiers 
hauts qui sort de Paris par la porte de la Chapelle. Ce 
travail est terminé et toutes les eaux des XVIII e , XIX e et 
XX e arrondissements arriveront sans aucune dépense sur la 
plaine de Gennevilliers, dès que le pont de Saint-Ouen, 
sur lequel les deux conduites doivent passer, sera recon- 
struit, c'est-à-dire dans quelques mois. 

Ce pont est un de ceux qui ont été détruits avant le 
siège de Paris; 

2° A élever les eaux du collecteur général d'Asnières 
à 11 mètres environ, pour les faire passer sur le pont de 
Clichy. Ce travail sera fait par six machines à vapeur de 
150 chevaux chacune. On évalue à environ 100 000 000 
mètres cubes le volume d'eau d'égouts qui pourra alors 
être répandu sur la plaine. Une seule des machines fonc- 
tionne aujourd'hui ; 

3° A conduire les eaux ainsi élevées sur les terrains 
arrosabies, au moyen de conduites forcées en maçon- 
nerie ; 

4° A livrer les eaux aux cultivateurs qui consentiront 
à les recevoir; 

5° A clarifier, au moyen du sulfate d'alumine, les eaux 
qui ne pourront être utilisées par l'agriculture. 

Jusqu'ici, on a livré les eaux d'égout aux cultivateurs, 
sans aucune rétribution. Le nombre d'hectares arrosés est 
de 100 environ ; mais ce nombre s'accroît rapidement, 
au fur et à mesure que les rigoles s'allongent. Ces terres 
presque stériles, qui rapportaient à peine les frais de 



— 358 — 
culture, se couvrent, par l'action des eaux d'égout, des 
produits les plus riches et les plus variés. 

C'est surtout la culture maraîchère qui se développe ; 
les asperges, les artichauts, les légumes de toute sorte! 
les fleurs les plus délicates, les arbres fruitiers, les plantes 
destinées à la parfumerie, la menthe, l'absinthe, donnent 
les produits les plus abondants et les plus distingués. Tel 
hectare de terre qui ne valait pas la peine d'être cultivé, 
rend aujourd'hui, en produits bruts, de 2,000 à 10,000 
francs par an, et pour des cultures plus généreuses, mais 
plus restreintes, beaucoup plus de 10,000 francs. 

L'École des ponts et chaussées a bien voulu prêter son 
bon concours à la Ville et se charger des analyses. 

Voici quelques-uns des résultats constatés dans son 
laboratoire sur les échantillons fournis en 1869 par 
MM. Mille et Alfred Durand-Claye. 



MATIÈRES CONTENUES, EN MOYENNE, DANS UN MÈTRE CUBE 

d'eau d'égout. 



(Moyennes de l'année 1869.) 



Matières organiques. . . 
Volatiles ou combustibles. 



Azote . 



k 043 



Autres mati res k 690 



k 733 



Acide phosphorique k 017 

Alcalis .... i Potasse • • • ° k 035 

Soude. . . . k 071 



Alcalis terreux 



Chaux Q k 403 



k 106 



k 424 



Magnésie k 021 

Résidus insolubles dans les acides k 652 

Alumine et produits non dosés k 395 



Total 



2 k 327 



— 3m — 

Les matières en suspension dans l'eau se décomposent 
ainsi : 

M ;.-, . \ Azote k 019 ) „: nnB 

Matières organiques auoao k 327 

f Autres matières . k 308 ) 

Matières minérales k 842 

Total .... 1 k 1 09 



•3 



Les matières en dissolution sont les suivantes : 

., ... . ( Azote k 024 ) 

Matières organiques J k 406 

1 ( Autres matières k 382 j 

Matières minérales k 752 



Total J k 1 58 



On a dit plus haut que l'eau du fleuve présentait, à l'aval 
de l'égout d'Asnières, le spectacle le plus affligeant. Voici 
les quantités d'azote contenues dans 1 mètre cube d'eau 
du fleuve: 

Pont d'Asnières, en amont du collecteur. . . k 0015 

Au débouché du collecteur général 0.0295 

A 250 mètres en aval 0.0030 

A 5,375 mètres en aval 0.0020 

Au débouché du collecteur de Saint-Denis. . 0.0980 
Au débouché du canal Saint-Denis, un peu 

en aval 0.0030 

Au débouché du Croult 0.0070 

A 625 mètres du débouché du collecteur Saint- 
Denis 0.0040 

A 3,250 mètres du débouché du collecteur 

Saint-Denis 0.0030 

Sur la rive gauche de la Seine, à Épinay. . . 0.0015 






^m^m 



— 360 — 
Telles qu'elles sont aujourd'hui, les eaux du fleuve sont 
impropres aux usages domestiques et sont au moins répu- 
gnantes jusqu'à Rouen. Mais elles s'éelaircissent rapide- 
ment, à mesure qu'on s'éloigne des collecteurs. Déjà à 
Épinay, sur la rive gauche, elles ne sont pas plus char- 
gées de matières organiques qu'en amont des collecteurs. 
Mais, quoi qu'on fasse, on n'arrivera jamais à les ramener 
à l'état de bonnes eaux potables. 










361 



N° 757 du Catalogue français. 

Réservoirs de Ménilmontant. 

(Voir la nolicc précédente, page 317.) 



Auteurs du projet: MM. 



Collaborateurs : 



DESSINS 

Belgrand, Inspecteur général des Ponts et 
Chaussées, Directeur; — diplôme d'honneur, 
(Vienne 1873); — M. Huet, ingénieur ordi- 
naire des Ponts et Chaussées, médaille de 
mérite (Vienne 1873). 

MM. Bousquet, conducteur des Ponts el Chaussées, 
médaille de coopération (Vienne 1873) ; 
— Perperot, dessinateur; — Fernique, 
photographe. 



N° 758 du Cat 



iLOGUE FRANÇAIS. 



Usine de Saint-Maur. 

(Voir la notice précédente, page 318. 
MODÈLE 



Auteurs du projet: MM. 



Collaborateurs , 



Belgrand, Inspecteur général des Ponts et 
Chaussées, Directeur,— diplôme d'honneur 
(Vienne 1873); — Nouton, ingénieur, mé- 
daille de mérite (Vienne 1870);— Callon, 
— Fourneyron, — Girard, ingénieurs 
civils, médaille de coopération (Vienne 1873). 

MM. Couronne, contrôleur principal des machi- 
nes, médaille de coopération (Vienne 1873) ; 
Lecoeur, — Meker; conducteurs des Ponts 
et Chaussées. 




— 362 — 

N° 759 du Catalogue français. 
Usine élévatoire des eaux de la Marne. 

(Voir ]a notice précédenle, page 319.) 

DANS LE CANAL DE L'ûURCQ A TR1LBARD0U. 

MODÈLE EN RELIEF DE LA ROUE ET DES POMPES 

(4 feuilles de dessins encadrées.) 

Auteurs du projet : MM. Belgrand, Inspecteur général des Ponts et 
Chaussées, Directeur, — diplôme d'honneur 
(Vienne 1873);— Huet, ingénieur ordinaire 
des Ponts et Chaussées, médaille de mérite 
(Vienne 1873);— Sagebien, ingénieur civil, 
médaille de mérite (Vienne 1873). 

Duval, conducteur principal ; — Digeon, 
modeleur. 



Collaborateurs : MM. 



N° 760 du Catalogue français. 

Conduites d'eau de la Ville de Paris. 

(Voir la notice précédente, page 320.) 



PLAN GÉNÉRAL. 



Auteurs du projet : MM 



Collaborateurs ; 



Belgrand, Inspecteur général des Ponts et 
Chaussées, Directeur, — diplôme d'honneur 
(Vienne 1873); — Roussel, ingénieur en chef 
des Ponts et Chaussées, médaille de men- 
tion (Vienne 1873) ;— Allard, — Bernard, 
— Couche, — Foulard, — Gardier, — 
Grégoire, — de Labry, — Loche, — 
Rousseau; ingénieurs ordinaires des Ponts 
et Chaussées; — Renard, Inspecteur des 
aqueducs. 

MM. Avrjl frères, graveurs, 






Auteurs du projet : MM 



Collaborateurs 



— 363 — 
N° 761 du Catalogue français. 

Égouts de la Ville de Paris. 

(Voir la notice précédente, page 345.) 
PLAN GÉNÉRAL. 

Belgrand, Inspecteur général des Ponts et 
Chaussées, — diplôme d'honneur (Vienne 
1873) ; — Roussel, ingénieur en chef des 
Ponts et Chaussées, médaille de mérite 
(Vienne 1873);— Allard, — Bernard,— 
Couche, — Foulard, — Gardier, — Gré- 
goire, — de Labry, — Loche, — Rous- 
seau, ingénieurs ordinaires des Ponts et 
Chaussées ; — Renard, Inspecteur des 
aqueducs. 
MM. Avril frères, graveurs. 



N° 762 du C 



ATALOGUE FRANÇAIS. 



Appareils servant au curage des égouts. 

(Voir la notice précédente, page 3ol). 
DESSINS, MODÈLE DU WAGON A BASCULE, MODÈLE DU WAGON 

A VANNE, MODÈLE DU BATEAU-VANNE. 
Auteurs du projet: MM. Belgrand, Inspecteur général des Ponts et 
Chaussées, Directeur, — diplôme d'honneur 
(Vienne 1873) ; — Rousselle, ingénieur en 
chef des Ponts et Chaussées, médaille de 
mérite (Vienne 1873) ; — Nouton, ingé- 
nieur ordinaire des Ponts et Chaussées ; 
— Couronne, contrôleur principal des 
machines, médaille de coopération (Vienne 
■1874). 
Gallet, Inspecteur de l'assainissement ; — 
Louis, — Bancelin ; contrôleurs ; — Dal- 
lard, dessinateur ; — Delord, ajusteur à 
l'atelier de Chaillot ; — Cartellier, chau- 
dronnier à l'atelier de Chaillot, 



Collaborateurs : MM. 









— 364 — 

N° 763 du Catalogue français. 
Le Bassin parisien aux âges antéhistoriques 

(Voir la notice des travaux historiques, page 208). 
(3 volumes.) 

Auteur du projet : M. Belgrand, Inspecteur général des Ponts et 
Chaussées, diplôme d'honneur (Vienne 1873). 

Collaborateurs : MM. Roujou, géologue; — L.-M. Tisserand, Chef 
du bureau des Travaux historiques. 



N° 764 du Catalogue français 

Aqueduc de dérivation des sources de la vallée 
de la Vanne. 

(Voir la notice précédente, page 32i et suivantes.) 

DÉTAILS DES ARCADES, DESSINS ET PHOTOGRAPHIES. 

Auteurs du projet : MM. Belgrand, Inspecteur général des Ponts et 

Chaussées, Directeur, — diplôme d'honneur 

(Vienne 1873) : 

Buffet, médaille de mérite (Vienne 1873), 

ingénieur en chef des Ponts et Chaussées; 

— HUET, — HUMBLOT, — LeSGUILLIER, — 

Vallée, médaille de mérite (Vienne 1873), 
ingénieurs ordinaires des Ponts et Chaus- 
sées; — Renard, Inspecteur des aqueducs. 
Collaborateurs : MM. Guy, Chef du bureau du Directeur, médaille 

de coopération (Vienne 1873);— Petitjeajx, 
Chef du bureau de l'Ingénieur en chef;— 
Picart, — Ninout, — Bresson, conduc- 
teurs chefs des bureaux des Ingénieurs 
ordinaires; — Bonhoure, — Braye, — 
Briotet, médaille de coopération (Vienne 
1873); — Dequaye, — Liévin, — Quignon, 
conducteurs des travaux;— Boujou, géolo- 
gue ;— Daigney, dessinateur ;— Perperot, 
dessinateur; — Collard, photographe. 



— 3GS — 

N° 765 du Catalogue français. 

Dérivation de la Vanne. 

(Voir la notice précédente page 32j et suivantes). 

PHOTOGRAPHIES EN ALBUM. 

Auteurs du projet : MM. Belgrand, Inspecteur général des Ponts et 

Chaussées, Directeur, diplôme d'honneur 
(Vienne 1873); — Buffet, ingénieur en 
chef des Ponts et Chaussées, médaille de 
mérite (Vienne 1873); — Huet, — Humblot, 

— Lesguillier, — Vallée, ingénieurs 
ordinaires des Ponts et Chaussées ; — 
Renaud, Inspecteur des aqueducs. 

Collaborateurs : MM. Guy, Chef du bureau du Directeur; — Petit- 

Jea::, Chef du bureau de l'Ingénieur en 
chef; — Picard, — Ninout, — Bresson, 
conducteurs chefs des bureaux des ingé- 
nieurs ordinaires; — BoNHOURE, — Braye, 

— Briotf.t, — Dequaye, — Lievin, — 
Quignon, conducteurs des travaux; — 
Hoi'jou, géologue; — Daigney, dessinateur; 

— Perperot, dessinateur , — Collard, 
photographe. 



N° 766 du Catalogue français. 
Siphon de l'Aima, pour le passage des eaux de 
l'égout collecteur de la rive gauche de la Seine 
à la rive droite. 

(Voir la notice précédente, page 353) . 
MODÈLE. — DESSINS 
Auteurs du projet: MM. Belguand, Inspecteur général des Ponts et 

Chaussées, Directeur, diplôme d'honneur 
(Vienne 1873); — Buffet, ingénieur en 
chef des Ponts et Chaussées, médaille de 
mérite (Vienne 1873). 
MM. Holssin, conducteur, médaille de coopération ; 
— Morin, dessinateur ; — Digeon, mode- 
leur. 



Collaborateurs 



— M6 — 



I 



m 



N« 767 Du Catalogue français. 



Irrigations pour l'application dea eaux dea égonta 
tîXr daDS ' a Pla ' ne " G ™li era 

(Voir la notice précédente, page 336). 

DESSINS 

A*», du projet : MM. Belgran», I nspecteur gén ^ ^ ^ ^ 

Chaussées, Directeur, diplôme d'honneur 
(V.enne 1873) ; _ Mille, ingénieur en 
chef des Ponts et Chaussées, médaille de 
progrès (Vienne 1873) ; - Durand-Claye 
(Alfred), ingénieur ordinaire des Ponts et 
Chaussées, médaille de pogrès (Vienne 1873). 
MM. Locquet, conducteur des Ponts et Chaussées ; 
— Briqué, conducteur municipal. 



Collaborateurs : 



TABLE DES MATIÈRES 



DIRECTION DES TRAVAUX DE PARIS 



pages. 

Plan de Paris. — Renseignements généraux. — Service du Plan de 

Paris 9 à 16 

Voie publique. — Voirie. — • Renseignements généraux : 1» Les 
tronçons des voies nationales; — 2° les lignes de ceinture; — 
3° les voies d'accès aux chemins de fer; — 4° Voies d'une grande 
utilité générale 17 à 81 

Voie publique. — Voirie. — Service vicinal. — Pont d>> la rue 
de Louicine; — Machine balayeuse; — Tonneau d'arrosement; 

— Cylindre compresseur ù vapeur 82 à 96 

Ponts. — Ponts de Billancourt et de Courbevoie; — Ponts de Su- 

resnes; — Ponts construits en France par le service vicinal. 97 à 100 
Promenades. — Bois de Boulogne; — Bois de Vincennes ; — Parc. 

des Buttes-Chaumont; — Parc de Montsouris; —Parc Monceau, lui à 109 
Squares de Paris. —Delà Tour Saint-Jacques; — des Innocents; 

— Sainte-Clotilde; — Louvois ; — de la Chapelle-Expiatoire; — 
de Belleville; — Montholon; — de Montrouge; — des Arts-et- 
Métiers; — des Batignolles ; — delà Trinité; — Monge; — Victor; 

— Troeadéro; — Fleuriste de la Muette; — Pépinières.... 110 à 119 

Plantations. — Renseignements généraux 121 à 130 

Architecture. — Palais de Justice; — Tribunal de commerce; — 

Prison de la Santé 131 a 137 

Casernes 1 38 à 140 

Églises. — Saint-Ambroise; — Saint-Augustin; —Saint-Bernard; — 
Saint-François-Xavier; — Saint-Joseph ; — Saint-Laurent; — Notre- 
Dame de Clignancourt; — Notre-Dame de la Croix; — Notre- 
Dame des Champs; — Saint-Pierre de Montrouge; — de la 
Trinité; — Synagogue; — Temple israélite ; — Temple de Gre- 
nelle 141 à 156 

Édifices consacrés à l'Enseignement. — Sorbonne ; — École 
de médecine de Paris; — Collège Chaptal; — Collège Rollin ; — 
Lycée Saint-Louis; — Lycée Cpndorcet; — École municipale 
Turgot; — École Colbert; — École de la rue Éblé; — École 
avenue de la Motte-Piquet; — Ecole avenue Daumesnil ; — École 
rue d'Alésia 157 à 165 

Mairies . — Renseignements généraux 1 06 à 1 70 

Théâtres. — du Châtelet; — Théâtre-Lyrique; — du Vaudeville; 

— de la Gaîté; — Orphéon 171 à 175 

Marchés. — Renseignements généraux. — Halles centrales; — Nou- 
veau marché du Temple; — Marché place d'Italie; — Marché et 
abattoirs de la Villette 176 à 186 

Fontaines. — du Théâtre-Français; — Saint-Michel; — du Chéteau- 

d'Eau; — du Luxembourg..! 186 à 188 



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— 368 — 



pages. 
Monographies - Hôtel de Ville; - Orphéon (projet); - Théâtre- 
Lyrique; — Théâtre du Châtelet; — Théâtre du Vaudeville- — 
Eglise Saint-Ambroise; - Église da la Trinité; — Palais de Jus- 
î,"' e ,itTT, «ailes centrales; — Concours pour la reconstruction 
de 1 Hôtel de Ville 19 n 

Beaux-Arts. — Renseignements généraux ]93 à i9d 

Collections historiques. — Renseignements généraux. — Hôtel 
Carnavalet; — Surveillance archéologique des fouilles et démo- 
htl0ll, ~ 197 à 202 

Histoire générale de Paris. — [Catalogue].— Beaux-Arts • — Ser- 
vice des Travaux historiques; — Relevés archéologiques et collec- 
tions historiques; — Gravure en taille-douce 203 à 230 

Enseignement primaire. — Renseignements préliminaires; — 
Organisation de l'Enseignement; — Salles d'asile; — Écoles pri- 
maires élémentaires; — Cours d'adultes ; — Établissement pri- 
maire supérieur ou_ professionnel; — Collège Chaptal ; — Écoles 
t/pes 'lurgjt; — Ecule spéciale pour les jeûnas apprentis- — 
Ecole primaire supérieure pour les j -unes filles; Écoles nor- 
males ; — Kenseigu -ments antérieurs à 1860; — Situation com- 
parative en 1850 et 1874; — Salles d'asile et Écoles; — Tableau 
des construirons scolaires exécutées de 1860 à 1870; — Établisse- 
ments d enseignaient primaire supérieur ou professionnel- — 
Inslilul ou maison Mère des Frères des écoles chrétiennes'- — 
Établissements d'enseignement secondaire et d'enseignement 'su- 
périeur; — Etat comparatif des établissements scolaires au 1« 
janvier 1860 et au 1" juillet 1874; — tCutalogue) ; — Modèle d'un 
groupe scolaire; — Modèle des magasins; — Modèle d'une sale 
de dessin; — Albums ; — Plans 231 à 287 

Assistance publique. — Renseignements généraux. — (Catalogue ) — 
Hôpital Meniliiioutant; — Hôpital maritime de Berck-sur-Mer • — 
Asile d'aliénés de Vaucluse; — Hospice des Incurables- — Asile 
d aliénés de Sainte-Anne; — Asile de Ville-Evrard '. . . 2S9 à 298 

Assistance publique (suite). — Renseignements complémentaires.— 
Administration centrale de l'Assistance publique; — Magasin 
central; — Nouvel Hôtel-Dieu;— Hôpital Lariboisière; — Maison 
municipale de Santé; - Ho.pice des Ménages; — Maison Sainte- 
Penn '-; -. 299 à 307 

Eaux et Egouts. — Les Eaux. — Renseignements généraux — 
rte>ervou- de iVlénilmontaiit ; — Usine de Samt-Maur; — Usine de 
lnlbardou; — Distribution de l'eau; — Aqueducs de dérivation 
d eaux de sources; — Aqueduc de dérivation des sources de la 
vallé ; de la Vanne 3ng à 342 

Lbs Égouts. — Renseignements généraux. (Catalogue.) 343 à 366 



I 




FIN DE LA TABLE. 



IMP. CENTRALE DES CHEMINS DE FER.— A. CUAIX El C", RIE BERCÈRE, 20, PARIS. —7073-4. 






IMPRIMEE» ET LIBR.4IRIE CENTRALES DES CHESIIKS DE FER. - A. CHAH ET C" 
RUE BERGÈRE, 20, A PARIS. — 7075-4.